Métro Belgique n°4318 15 jun 2021
Métro Belgique n°4318 15 jun 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4318 de 15 jun 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : la liaison de train reliant Paris à Bruxelles a 175 ans.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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a 2 MARDI 15 JUIN 2021 Le guide carrière de Metro ›START Télétravail  : au-delà de deux jours par semaine, ses effets bénéfiques s’amenuisent Trop de télétravail diminue ses effets bénéfiques, ressort-il d’une étude publiée dans la revue de l’UCLouvain « Regards économiques ». Une psychologue de l’ULiège, un économiste et un professeur de management de l’UCLouvain ont croisé leurs regards pour analyser les aspects positifs et négatifs de la pratique afin de proposer des pistes pour l’avenir. La crise du coronavirus a amené 40 à 60% des Belges à télétravailler, accélérant brutalement sa diffusion. Plébiscitée par une part des travailleurs et implantée durablement dans les nouvelles habitudes professionnelles, la pratique en développement peut avoir une incidence sur nos manières de travailler, de consommer et de vivre. Selon les scientifiques, au-delà de deux jours de télétravail par semaine, ou de 50% du temps de travail, l’impact positif sur la productivité s’atténue. À la recherche d’un job d’employé(e) ? 3 chercheurs d’emploi sur 4 décrochent un emploi après une formation Cefora. Consultez nos formations sur www.unjobdemploye.be Nos formations sont organisées en collaboration avec nos différents partenaires en fonction de leur expertise. PRÉSERVER LES LIENS SOCIAUX Si le télétravail est source de satisfactions importantes, travailler depuis la maison peut également provoquer de l’inconfort (ergonomie, conflit privé-professionnel ou ambiguïté des attentes notamment). Les experts encouragent dès lors les employeurs à formaliser la possibilité de télétravail et à permettre à leurs salariés d’être dans de bonnes conditions de travail à domicile. La pratique intensive du télétravail menace, selon les trois experts, l’existence de communautés de travail au sein des organisations au profit de liens plus formels. « Afin de préserver les liens sociaux, garants d’une performance de long terme, le management doit réguler la présence des équipes de travail en tenant compte de leurs réalités propres », ajoute l’équipe à l’origine de l’étude. Pour finir, les travailleurs sont invités à organiser leurs temps et espaces professionnels/privés afin de permettre une « conciliation harmonieuse ». ◀ Waouw, juste ce qu’il me faut.  : CESSRA 2&'Apprendre et grandir ensemble AFP/L. Venance Télétravail  : que veulent les Belges après la crise ? Ph. D.R. Alors que la fin de la période corona se profile à l’horizon, les Belges semblent loin d’être las du télétravail. 84% d’entre eux souhaiteraient en effet continuer à travailler de chez eux deux jours par semaine ou plus après la crise actuelle. C’est 19% de plus qu’au début de la crise du coronavirus, selon une enquête du bureau de conseil BDO. Quelque 65% des sondés déclarent par ailleurs être plus productifs chez eux qu’au bureau en raison d’un gain de temps, d’une meilleure concentration et de l’absence de trajet domicilelieu de travail. Il apparaît toutefois également que les collaborateurs ont également hâte de retourner au bureau, même si le travail en soi n’est pas la raison principale mais bien, pour 72% d’entre eux, de revoir ses collègues et d’avoir des contacts plus informels. Par ailleurs, alors que se profile un retour progressif au bureau, une personne sur cinq estime que son lieu de travail a besoin d’un lifting pour le rendre plus agréable, pointe une enquête du prestataire de services RH Tempo-Team. Plus d’un salarié sur trois (39%) se plaint entre autres du bruit ambiant sur son lieu de travail et un sur cinq estime que trop de personnes travaillent au même endroit. Un quart des interrogés indiquent devoir travailler avec une lumière artificielle et près de la moitié disent qu’il faudrait investir davantage dans l’ergonomie. ◀
metrotime.be MARDI 15/6/2021 CULTURE 11 Génie ou vandale ? On a visité l’expo Banksy à Bruxelles ! C’est l’une des expos les plus attendues de l’été. Ce jeudi 10 juin, les œuvres de Banksy débarquaient à la Grand-Place de Bruxelles. Le célèbre street artist anonyme n’a cependant pas appliqué ses pochoirs sur les murs de la capitale, « Banksy  : Genius or Vandal ? » est une grande exposition non autorisée par l’artiste. Bien qu’anonyme, Banksy est le street artist le plus connu (et le plus coté) au monde. Depuis le début des années 2000, cet artiste britannique originaire de Bristol passionne les amateurs d’art urbain et déclenche des véritables « chasses aux œuvres » lorsqu’il peint ses pochoirs dans une ville. Parmi les terrains de jeux préférés de Banksy, il y a Bristol, dont il est originaire, mais aussi New York, Londres, Paris ou les territoires palestiniens. Banksy n’a jamais appliqué ses pochoirs sur les murs bruxellois, mais avec l’expo « Banksy  : Genius or Vandal ? », ce sont plus de 80 de ses œuvres qui sont exposées dans la capitale. BANKSY DANS UNE ANCIENNE BANQUE… Après s’être installée à Moscou, Lisbonne, Milan, Madrid, Hong Kong, Osaka ou encore Las Vegas, l’exposition pose ses valises à Bruxelles. Depuis ce jeudi 10 juin, au numéro 5 de la Grand-Place, dans les anciens locaux de CBC, les visiteurs ont accès à 1.500 m² dédiés à l’univers de l’artiste. Banksy, qui dénonce souvent le capitalisme et la société de consommation, exposé dans une ancienne banque ? Cela peut paraître surprenant. Mais au final, cela s’inscrit parfaitement dans l’univers controversé de l’artiste et de l’exposition « Genius or Vandal ? ». À l’entrée, les visiteurs peuvent scanner un code QR pour avoir accès, sans supplément de prix, à un audio guide sur leur smartphone. Un petit conseil  : prévoyez des écouteurs pour en profiter pleinement ! Dans la première salle, les visiteurs sont plongés dans une première expérience immersive avec une vidéo de 20 minutes projetée à 360 degrés qui met en lumière le travail de l’artiste. Ensuite, après une présentation des premiers pochoirs de Banksy, apparus au milieu des années 1990, et des quelquesunes des rares photos qui existent de lui à ses débuts (toujours le visage caché), le visiteur débarque dans une étonnante reconstitution de l’atelier de Banksy. L’exposition devient ensuite plus traditionnelle avec des œuvres de Banksy. Dans la pénombre, elles sont parfaitement éclairées et mises en valeur. Parfois, elles sont mises en scène comme avec cet étonnant casque de policier transformé en boule à facettes qui éclaire une salle. Les œuvres sont la plupart du temps des sérigraphies, imprimées à une dizaine ou centaines d’exemplaires, vendues par Banksy, numérotées et signées, et appartenant à des collectionneurs privés. Il y en a au total un peu plus de 80. La pièce la plus imposante, et dont l’origine est sans doute aussi la plus douteuse, est « Fallen Angel », une grande fresque peinte par Banksy en 2005 à Londres. Comme cela arrive souvent avec le travail de Banksy, le morceau de mur a ensuite été découpé et c’est lui qui est exposé à Bruxelles. DES ŒUVRES MARQUANTES Au-delà des dizaines de pochoirs, l’expo comporte aussi deux œuvres d’art très récentes réalisées par Banksy  : « GoldFish », un poisson rouge qui saute de son bocal vers une peinture représentant la mer, et un paillasson sur lequel est inscrit Welcome avec les TIME OUT Ph. T. Wallemacq restes d’un gilet de sauvetage similaire à ceux des migrants qui traversent la Manche ou la Méditerranée. Deux salles sont également consacrées aux dernières grandes expositions mises en scène par Banksy  : Dismaland, son parc d’attractions désenchanté, et son hôtel-musée ouvert à Bethléem en 2017 avec vue sur le mur de séparation. Enfin, l’exposition se conclut par une expérience facultative en VR d’environ 10 minutes. Pour 3 € , casque de réalité virtuelle sur la tête, les visiteurs sont plongés dans des ruelles étroites et des entrepôts désaffectés. Sur les murs tout autour d’eux, les œuvres les plus emblématiques de Banksy prennent vie et s’animent. Si la réalisation, mêlant 3D et photo réalisme est à la hauteur et que le travail est de qualité, cette expérience reste plutôt anecdotique. De plus, les personnes qui ne sont pas habituées à la VR risquent d’avoir la nausée. UNE BELLE SURPRISE Cette exposition, dont la visite dure entre 1h et 1h20, est une excellente surprise. Joliment mise en scène, elle permet d’admirer le travail de Banksy au plus près et de plonger de son univers. Elle met également le visiteur face aux contradictions de cet artiste qui dénonce constamment la société de consommation et le monde de l’art, mais qui en fait partie intégrante et qui récolte des millions d’euros (souvent pour la bonne cause !) en vendant ses œuvres. Installée à Bruxelles jusqu’en septembre, « Banksy  : Genius or Vandal ? » est un passage obligatoire pour les fans de Banksy et les amateurs de street art. L’exposition est accessible du lundi au dimanche. Il est nécessaire de réserver sa visite à l’avance. Comptez 16,5 € pour une entrée « standard » pour un adulte et 24,5 € pour un ticket VIP incluant l’accès à l’expérience en réalité virtuelle et un poster de l’expo. Il existe également des Pass Famille pour deux adultes et deux enfants à prix réduit. Enfin, la SNCB propose un Discovery Ticket pour assister à l’exposition tout en bénéficiant d’un billet de train aller/retour à moitié prix. Informations et réservations sur www.banksyexpo.com Thomas Wallemacq



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