Métro Belgique n°4314 1er jun 2021
Métro Belgique n°4314 1er jun 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4314 de 1er jun 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : un crocodile à Namur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 CULTURE MARDI 1/6/2021 i metrotime.be EMMA STONE SE GLISSE DANS LA PEAU DE CRUELLA D’ENFER MOVIES « Nous n’avons pas gommé les défauts de Cruella » Tout le monde aime Emma Stone ! Qu’elle pousse la chansonnette dans ‘La La Land’ou qu’elle s’en prenne à Michael Keaton dans ‘Birdman’, le charme opère à chaque fois. Dans ‘Cruella’, elle nous invite pour une fois à la détester… et le plaisir n’en est que plus grand ! Aimiez-vous le dessin animé des ‘101 Dalmatiens’ ? Emma Stone  : « Je l’adorais ! Je trouvais Cruella super amusante, et je faisais une obsession sur le fait que les chiens y sont dessinés comme leurs maîtres. Moi-même, j’ai plusieurs chiens chez moi. » C’est un film plutôt sombre pour un Disney… « Oui, c’est beaucoup plus osé que ce que j’avais en tête ! Ça reste un film enfants admis, mais l’humour joue sur la dualité de’Cruella’. Est-elle vraiment méchante ou non ? On ne sait jamais vraiment… » REVIEWS CRUELLA (En salles le 9 juin, sur Disney+ depuis le 28 mai) C’est si bon d’être méchant ! Après Angelina Jolie dans la peau de ‘Maléfique’, voici Emma Stone dans celle de Cruella d’Enfer. Et une chose est sûre, on y gagne au change ! Le film est un peu longuet, mais ce plongeon dans la jeunesse de Cruella, à travers sa rencontre avec la terrifiante Baronne (Emma Thompson), a l’humour et la classe nécessaires pour nous faire oublier ‘Les 101 dalmatiens’. Le ton flirte avec ‘Le Diable s’habille en Prada’, pour l’univers vache de la mode, ou même avec ‘Ocean’s Eleven’, pour le braquage de haut vol. Le tout est pimenté par une touche de culture queer, que ce soit via le travestissement de Cruella dans des performances de mode spectaculaires, ou encore grâce à tous ces personnages marginaux, levant allègrement leur majeur aux conventions. (si) Ph. Disney ●●●○○ Ph. Disney Cruella a-t-elle des faiblesses ? « Oui bien sûr, elle est humaine. Mais sa propension à exploser, même si elle a grandi en la considérant comme un frein, devient la force qui va canaliser son génie. Et on a refusé de gommer ce qui dépasse. On ne voulait pas d’un personnage-modèle, facile à cataloguer. » PINK  : ALL I KNOW SO FAR (Prime Video) Depuis les années 2000, elle squatte le hit-parade avec ses mélodies punkpop, son attitude gentiment rebelle, et sa coupe de cheveux caractéristique. Elle n’a peut-être pas la gloire planétaire d’une Britney ou d’une Beyoncé, mais Pink, alias Alicia Moore, n’est pas loin derrière. La preuve  : en 2019, sa tournée européenne a rempli les stades, de Copenhague à Rock Werchter, jusqu’au mythique Wembley de Londres. Capturant des moments de show spectaculaires mais surtout beaucoup d’intimité, ce documentaire de Michael Gracey (‘The Greatest Showman’) suit la chanteuse, son équipe et sa famille. On y découvre une performeuse infatigable et engagée, mais aussi une mère dévouée, qui fait le grand écart -parfois littéralement- entre carrière et maternité. Un beau portrait de femme, pour les fans -mais pas que. (em) ●●●○○ Elle a aussi ses bons côtés… « Vous pensez que les personnes méchantes qui se baladent sur cette planète réalisent qu’ils sont si mauvais ? Moi, je crois qu’ils pensent avoir raison. Donc incarner une héroïne en me disant uniquement’je suis trop méchante’, ça n’avait pas beaucoup de sens. » GHOST LAB (Netflix) Qui a dit qu’il n’y avait que des contenus américains sur Netflix ? Fraîchement débarqué dans leur catalogue, voici un film thaïlandais au pitch bien barré. ‘Ghost Lab’raconte l’histoire de Gla et Wee, deux médecins et vieux amis qui, après avoir été confrontés à un événement particulier, décident de mener l’expérience ultime  : prouver l’existence des fantômes. Une recherche qui va les mener à franchir certaines limites… Après tout, la meilleure façon de prouver qu’il y a une vie après la mort, c’est d’aller vérifier, non ? « Donner son corps à la science » prend un tout nouveau sens dans ce film au pitch improbable qui navigue entre horreur, drame et comédie… et pas vraiment avec subtilité  : des scènes d’émotion à celles de baston, tout est exagéré. Rafraîchissant… ou exaspérant, selon votre sensibilité. (em) ●●●○○ Ph. Prime Video Ph. Netflix Ph. D.R. Mais c’était amusant d’être méchante malgré tout ? « Tellement ! Mon visage est toujours très expressif, comme s’il était fait de caoutchouc, et je dois normalement le contenir un peu. Mais là, on m’a demandé d’en faire des tonnes. Ils n’ont pas dû me le demander deux fois (rires) ! » Le film se passe dans l’univers de la mode. Quel était votre costume favori ? « Je dirais la robe de 12 mètres de long que je porte sur le camion poubelle, parce qu’elle est aussi surréaliste qu’épatante. Je ne porterai jamais ça dans la vraie vie, et sur le plateau, ça me provoque de petits moments où je me dis :’Wow, là, je suis dans un film’ ! » Vous stressez encore sur un tournage, malgré le succès ? « J’ai un naturel très angoissé, et les moments où je me sens la plus ancrée, c’est en faisant de l’impro, du théâtre ou du cinéma. Je n’ai pas de petits rituels, car plus tu te plonges dans l’instant, plus le stress diminue. Quand tu te jettes à l’eau, il n’y a plus de temps pour s’inquiéter du reste. » r Stanislas Ide @stanislas.ide THE KILLING OF TWO LOVERS (Sooner, Proximus, Ciné Chez Vous, Voo) Un homme observe deux personnes endormies dans un lit. Il ne fait aucun bruit. Dans ses yeux, un mélange de détresse et de colère. Dans sa main, une arme qu’il pointe d’abord sur la femme, puis sur l’homme. C’est sur cette scène intense que le réalisateur américain Robert Machoian débute son remarquable ‘The Killing of Two Lovers’. Il prend d’emblée le spectateur à contre-pied, car ce qui suit n’est pas un thriller glaçant, mais un drame relationnel intimiste sur un couple qui traverse une profonde crise. Machoian dépeint tranquillement son histoire avec un enchaînement de prises de vues statiques pour la plupart, mais les émotions justes font mouche. Ces scènes sont souvent poignantes, parfois on a du plaisir à les regarder. Surtout quand les enfants de la famille évoluent librement devant la caméra et nous entraînent dans leur jeu. (rn) ●●●●○
COMMENCEZ VOTRE NOUVELLE SEMAINE DE TRAVAIL AVEC AMBITION METROTIME.BE/START Ph. Pexels START D’après cette enquête, menée auprès de quelque 3.000 travailleurs, 45% d’entre eux ont postulé au moins une fois au cours des six derniers mois, contre 34% lors du premier confinement, il y a un an. Le télétravail est devenu un élément clé dans les candidatures  : 58% des travailleurs en tiennent compte dans le choix d’un nouvel employeur. « On constate que les collaborateurs qui n’ont pas eu la possibilité de travailler à domicile au cours de l’année écoulée ont davantage postulé (68%) par rapport à ceux qui ont pu le faire (30%). Les travailleurs qui ont souvent dû se rendre au bureau pendant la crise du coronavirus envisagent aussi plus fréquemment de changer de secteur (63% contre 44%) », souligne le directeur d’Acerta Consult, Benoît Caufriez. CETTE SEMAINE DANS METRO START LE GUIDE CARRIÈRE DE METRO Nouvel élan pour la mobilité professionnelle Près de quatre travailleurs belges (37%) sur dix envisagent un changement de carrière dans les douze prochains mois, d’après une enquête du prestataire de services RH Acerta et du site d’emploi StepStone. Près de 20% des sondés disent vouloir un emploi complètement différent dans un autre secteur, tandis que 13% visent un emploi similaire ou un passage à un autre statut (4%). 2 Travailler 55 heures ou plus par semaine serait (très) dangereux pour la santé 3 À Bruxelles, un infobus pour répondre aux questions des entrepreneurs UN MANQUE D’APPRENTISSAGE D’après l’enquête, 62% des travailleurs interrogés se déclarent prêts à consentir des efforts supplémentaires pour leur employeur moyennant le même salaire. Près de 40% estiment par ailleurs ne pas avoir assez de possibilités d’apprentissage dans leur fonction. Pour les employeurs, il s’agit d’un signal important  : 60% des collaborateurs qui jugent l’apprentissage insuffisant dans leur emploi ont postulé en dehors de l’entreprise, contre 30% des collaborateurs qui estiment apprendre suffisamment, relève l’enquête. « Les entreprises doivent faire preuve de vigilance pour conserver leurs meilleurs talents. Une communication transparente, par exemple sur le travail à domicile et les possibilités de relever de nouveaux défis, constitue un bon début. La plupart des collaborateurs veulent savoir à quoi s’en tenir après une année de coronavirus », conclut Benoît Caufriez. ◀



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