Métro Belgique n°4310 18 mai 2021
Métro Belgique n°4310 18 mai 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4310 de 18 mai 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : la Belgique en route pour l'Euro.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 BD MARDI 18/5/2021 metrotime.be VOÎLA ! ÇA,C'E$T FOUR MOi 1P)0 11CgIR Fer. $.4 5000 014 ! es-r LÀ'aiÀs-r"C me rer ! -(tAm..-rEzt)P PLAtkr/KID Ten.AnYrtl r ?..000 ▪ - KILLER'2 Vet. DE SUCETTCS.4 rbitebniKii% En-me:eue 1,-45 ooc $20000 HOP LÀ-BAS ! Las MAINS gN L'AIR ON Ng BOUGE PLUS ! -reop 1-tAter !) DISPONIBLE AU RAYON BD Erroc & Rodrigue Bamboo Édition www.bamboo.fr
metrotime.be MARDI 18/5/2021 CULTURE 15 ‘WENDY’  : VIVRE OU GRANDIR, POURQUOI CHOISIR ? « Peter Pan est habituellement une histoire de garçons » Huit ans après le succès de son premier film ‘Les Bêtes du Sud Sauvage’, Benh Zeitlin revient avec ‘Wendy’, une relecture emballante du récit de ‘Peter Pan’. Présenté en avant-première lors du dernier Festival du Film de Gand en octobre en présence de son réalisateur, le film nous présente des personnages bien connus, mais sous un tout nouveau jour. Explications ! ‘Wendy’est-il une adaptation fidèle du roman ‘Peter Pan’ ? Benh Zeitlin  : « L’idée que le point de vue soit celui de Wendy vient de ma sœur Eliza, avec qui j’ai écrit le film.’Peter Pan’a toujours été son histoire favorite, mais dans l’histoire, l’aventure est réservée aux garçons. La liberté aussi ! Au pays imaginaire, Wendy reste en fait à la maison pour réparer les vêtements et border les enfants… On voulait casser ça et transformer la maternité en pouvoir absolu. En faire une force magique qui n’impose pas de choisir entre la bienveillance et l’insouciance. Notre monde a tendance à demander aux femmes de trancher, et nous voulions écrire une histoire où Wendy refuse de faire ce choix. Elle décide qu’elle veut les deux. » Comment avez-vous trouvé votre Wendy ? « Tous les acteurs du film sont non-professionnels, même les adultes. Pour Wendy, on voulait l’opposé des enfants parfois formatés qui ont l’habitude de passer des castings. On a trouvé Devin dans son école. Elle n’avait jamais fait de théâtre, mais elle jouait depuis toujours à inventer des histoires avec sa petite sœur. Ça vaut tous les cours du monde. Lors de son audition, ses yeux se sont illuminés ! Elle découvrait un nouveau plaisir, juste devant nos yeux. » Les enfants ont-ils vu le film ? « Oui, c’était très émouvant. Ils ont adoré, même si le film utilise un langage poétique auquel ils ne sont pas vraiment habitués. Ça m’a rassuré car je ne voulais pas faire un film trop abstrait, uniquement destiné aux adultes. » REVIEWS WENDY (iTunes, AppleTV, Google Play, Proximus Pickx) « Tous les enfants grandissent. Mais certains… s’échappent ». Elevée par une mère célibataire dans la chaleur poussiéreuse du Sud des Etats-Unis, un soir, Wendy s’échappe aussi. Embarquée sur un train mystérieux avec ses frères jumeaux, elle atterrit sur une île étrange où vivent des enfants, menés par un certain Peter Pan… Dans cette relecture ambitieuse du conte de JM Barrie, Benh Zeitlin (‘Les Bêtes du Sud Sauvage’) choisit le point de vue de la fille -brillamment interprétée par la jeune Devin France dans le rôletitre. Quelque part entre ‘Sa Majesté des Mouches’et ‘La Cité des Enfants Perdus’, le film est porté par une mise en scène infusée de réalisme magique (nature luxuriante, créatures mystérieuses, chants). C’est ‘too much’par moments, mais ça reste un voyage passionnant, qui nous reconnecte à notre âme d’enfant. (em) Ph. September Film ●●●●○ LA FEMME A LA FENÊTRE (THE WOMAN IN THE WINDOW) (Netflix) Confinée dans sa grande maison newyorkaise à cause de son agoraphobie, Anna (Amy Adams) vit une vie recluse à base de visionnages de films, d’alcool et de cachets, et de coups de fil réguliers à son mari et à sa fille. Ses rares contacts avec l’extérieur sont son locataire, son psy… et les voisins d’en face, les Russell, qui viennent d’emménager, et qu’elle observe par sa fenêtre. Un soir, ce qu’elle voit en face la plonge dans l’effroi… Devant la trame de ce thriller, on pense à ‘Fenêtre sur cour’ou encore à ‘Blow Up’, ces classiques du cinéma voyeur. Des références que Joe Wright (‘Reviens-moi’) se réapproprie brillamment, grâce à une mise en scène soignée (mouvements de caméra, lumières tamisées), un scénario habile plein de faux-semblants, et un casting de talent (Gary Oldman, Julianne Moore…). (em) Ph. Netflix ●●●●○ Ph. September Film Qui étaient vos héros d’enfance ? « J’adorais Robin des Bois, et le sens de sa mission en général ! Sans oublier Indiana Jones, et tout autre type d’explorateur en fait. » Et vous, que faites-vous pour garder votre part d’enfance ? « Je fais des films (rires) ! On a tellement peur de grandir quand on est petit, de perdre notre imagination. Mais si tout va bien, grandir permet justement de réaliser certains de nos rêves de gosse. Ce film en est un bel exemple ! » Ph. Cinéart MOVIES LA VOIX HUMAINE (THE HUMAN VOICE) (Sooner, Proximus Pickx, MyLum.Tv) Une femme attend son amant pour lui rendre ses affaires et sceller leur rupture… mais il n’arrive jamais. PedroAlmodovar (‘Tout sur ma mère’) et Tilda Swinton (‘We Need To Talk About Kevin’) sur la même affiche, c’est déjà un sacré pitch en soi ! Et même s’il ne s’agit que d’un courtmétrage d’une trentaine de minutes, le résultat est à la hauteur des talents réunis. Tourné dans un décor de cinéma aux artifices apparents, ce portrait de femme (au bord de la crise de nerfs, absolument) bascule tantôt dans le drame poignant, tantôt dans l’envolée métaphysique. Les couleurs vives du maître espagnol et la majestueuse générosité de l’actrice anglaise font des étincelles, et on croise naturellement déjà les doigts pour que ces deux-là se retrouvent fissa. (si) ●●●●○ r iR Elli Mastorou @cafe_soluble OXYGENE (Netflix) Une jeune femme se réveille dans un caisson de haute technologie. Elle ne sait pas qui elle est, où elle est, ne parvient pas à ouvrir le caisson, ses réserves d’oxygène s’épuisent à vue d’œil, et elle panique. Ce thriller français part certes d’une idée intrigante, et l’actrice principale Mélanie Laurent prend son rôle à bras-le-corps. Le problème, c’est qu’on est peu surpris des tournures, rebondissements et révélations que le réalisateur Alexandre Aja (‘Haute tension’, ‘Crawl’) met dans son film, à l’exception d’un seul et unique gros moment de frayeur. ‘Oxygène’n’offre donc guère plus qu’un produit de série, certes de production professionnelle, mais qui sera vite oublié. Le film s’inspire largement de drames à personnage unique comparables, tels ‘Moon’et ‘Buried’. Mais il lui manque le cœur, qui rendait si uniques ces deux prédécesseurs. (rn) Ph. S. Besson 4 ●●○○○ unVell



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