Métro Belgique n°4303 26 mar 2021
Métro Belgique n°4303 26 mar 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4303 de 26 mar 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : en route pour Tokyo.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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im 1 6 NEWS VENDREDI 26/3/2021 metrotime.be L’Inde en retard dans ses exportations de vaccins NEW DELHI L’Inde est engagée dans le système Covax, qui a pour but de répartir les vaccins entre 200 pays, visant à aider les régions les plus défavorisées. Toutefois, le géant prend du retard dans ses exportations à cause d’une demande locale accrue, motivée par un regain des contaminations. Face à une demande locale accrue en Inde, la livraison de vaccins anti-Covid destinée aux pays défavorisés via le système Covax est retardée. Les livraisons « vont être retardées faute d’avoir obtenu des licences d’exportation pour les doses supplémentaires de vaccins produites par le Serum Institute of India (SII) qui devaient être expédiées en mars et avril », a expliqué un porte-parole de l’Alliance du Vaccin (Gavi) qui copilote le système Covax. AFP/A. Roque UNE DEMANDE LOCALE ACCRUE Ces retards dans l’octroi de nouvelles licences d’exportation « sont dus à la demande accrue de vaccins » en Inde, qui est confrontée au retard des vaccinations et au regain des contaminations, a-t-il ajouté, avant de détailler  : « Covax est en pourparlers avec le gouvernement indien afin de s’assurer que les livraisons soient faites le plus rapidement possible ». Le système international Covax vise à fournir cette année des doses à 20% de la population de près de 200 pays et territoires, et comporte un mécanisme de financement visant à aider 92 pays défavorisés. L’Inde est tenue de fournir à Covax des doses du vaccin AstraZeneca/Oxford à destination de 64 pays défavorisés, en échange d’un soutien financier pour muscler les capacités de production de l’institut indien. ◀ ADDIS-ABEBA L’Afrique avait été relativement épargnée par la crise sanitaire lors de la première vague grâce à une action efficace et coordonnée de ses membres. Une étude révèle que la seconde vague a été plus dévastatrice sur ce continent. Elle révèle que peu de restrictions ont été décidées et que la population ne les a pas respectées. Le Danemark ne veut toujours pas d’AstraZeneca AFP/P. Magakoe L’Afrique plus durement touchée par la seconde vague AFP/A. Solaro COPENHAGUE Le Danemark prolonge de trois semaines la suspension du vaccin AstraZeneca dans son programme d’immunisation contre la Covid-19, pourtant déclaré « sûr et efficace » par le régulateur européen et l’OMS, ont annoncé hier les autorités sanitaires. « Nous avons aujourd’hui décidé d’étendre notre suspension de trois semaines », a annoncé le directeur de l’Agence nationale de Santé, Søren Brostrøm, expliquant avoir besoin de « plus de temps » pour exclure entièrement un lien entre les quelques cas connus de caillots sanguins rares mais graves et la vaccination avec AstraZeneca, qui n’a toutefois pas été démontré. Premier pays d’Europe à suspendre complètement l’utilisation du vaccin après des rapports décrivant des cas exceptionnels de caillots sanguins, combinés à un faible taux de plaquettes et des saignements, le Danemark a pris note de l’avis favorable de l’EMA sur le vaccin. Selon les autorités danoises, le régulateur européen « n’exclut pas » de lien, ce qui l’amène à poursuivre son enquête, au nom du principe de précaution. » Nous ne savons toujours pas si certains groupes sont plus à risque (…) nous allons aussi voir l’importance du risque  : est-il acceptable et pouvons-nous le justifier », a affirmé M. Brorstøm. Au Danemark, 5,7% des 5,8 millions d’habitants sont entièrement vaccinés et 11,1% ont reçu une première dose. ◀ La plupart des pays africains ont mis en place moins de mesures de restrictions pendant la deuxième vague de Covid-19, pourtant marquée par 30% de contaminations en plus, montre l’une des rares études consacrées à l’impact de la pandémie sur ce continent. Entre mi-février et fin décembre 2020, 2,8 millions de cas d’infections par le coronavirus ont été enregistrés dans les 55 pays de l’Union africaine, soit seulement 3% du total mondial, et 65.602 décès ont été comptabilisés. La réaction rapide et coordonnée des pays africains pour faire face à la pandémie, avec des premières mesures en moyenne 15 jours avant la détection du premier cas sur leur territoire, « a probablement limité la sévérité de la première vague », estiment les chercheurs. MOINS DE RESTRICTIONS En revanche, les assouplissements qui ont suivi et la baisse de l’adhésion des populations aux mesures de prévention et BERLIN La Sarre a annoncé hier mettre fin aux principales restrictions anti-Covid juste après le lundi de Pâques sur présentation de tests négatifs, devenant le premier État régional allemand à franchir ce pas. Cette initiative intervient alors que la grogne de l’opinion allemande à l’encontre des limitations de déplacement imposées par les autorités ne cesse d’enfler. « Nous avons décidé de relâcher les restrictions pour la vie privée et publique », a annoncé le ministre-président de cette petite région frontalière de la France et du Luxembourg, Tobias Hans. À partir du 6 avril, les cinémas, théâtres, salles de aux restrictions, souvent par nécessité économique, « ont contribué à l’impact plus important observé pendant la deuxième vague ». Le nombre moyen de contaminations fin décembre, alors que les deux tiers des pays du continent traversaient ou venaient de traverser une deuxième vague, s’établissait à 23.790 par jour, soit 30% de plus qu’au pic de la première vague, mi-juillet 2020, où 18.273 cas par jour en moyenne étaient dénombrés. Par ailleurs, le taux d’incidence est comparable à la moyenne mondiale dans certains pays. Les trois quarts des décès dus à la Covid-19 répertoriés se concentrent dans cinq pays (Afrique du Sud, Egypte, Maroc, Tunisie et Algérie). ◀ Une région allemande en route vers le déconfinement AFP/T. Kienzle concerts, terrasses de cafés et restaurants, clubs de sports vont être rouverts et les restrictions de contacts entre personnes largement assouplies, a-t-il ajouté. ◀
metrotime.be VENDREDI 26/3/2021 NEWS 7 Une cellule affiliée à l’EI démantelée AFP/H. Mekouar RABAT La police marocaine a annoncé hier l’arrestation de quatre Marocains suspectés d’avoir des « plans terroristes » à Oujda, en lien avec le groupe État islamique (EI), une opération menée en coordination avec les renseignements américains. Les quatre suspects, âgés entre 24 et 28 ans, « ont déclaré leur loyauté à l’émir présumé de l’État islamique » et planifié de « mener des plans terroristes contre des installations nationales vitales, des locaux sécuritaires et des bases militaires » dans le royaume. L’enquête préliminaire a aussi révélé que les mis en cause « cherchaient à acquérir une expertise dans la fabrication des explosifs et des engins explosifs » et coordonnaient avec un leader de l’EI « en vue de leur fournir les ressources et le soutien logistique nécessaire pour financer leurs projets destructeurs ». Une importante somme d’argent et des passeports, ainsi que plusieurs armes blanches ont été saisis au domicile du suspect principal. ◀ Pékin en guerre avec des marques de prêt-à-porter PÉKIN Après H&M la veille, Nike, Uniqlo ou encore Adidas sont devenues hier les dernières marques à subir les foudres chinoises, après leurs boycotts du coton du Xinjiang sur fond d’allégations de « travail forcé » de musulmans ouïghours. La polémique a pris de l’ampleur, au point de voir des personnalités rompre leurs contrats d’ambassadeurs de marques. Le Xinjiang (nord-ouest de la Chine) a longtemps été frappé par des attentats visant des civils et attribués à des séparatistes ou des islamistes ouïghours. Pékin y impose depuis quelques années une surveillance policière drastique. Selon des études publiées par des instituts américains et australiens, au moins un million de Ouïghours ont été internés dans des « camps » et certains soumis à du « travail forcé », notamment dans des champs de coton de la région. La Chine juge ces rapports truffés de « fausses informations » et assure que les « camps » sont des « centres de formation professionnelle » destinés à apporter un emploi à la population afin de l’éloigner de l’extrémisme. LE COTON BOYCOTTÉ Après la publication d’études sur le « travail forcé », plusieurs entreprises de prêt-à-porter comme le suédois H&M, l’américain Nike, l’allemand Adidas ou le japonais Uniqlo se sont engagées l’an passé, dans des communiqués, à boycotter le coton du Xinjiang. La région représente près d’un cinquième de la production mondiale et fournit de nombreux géants de l’habillement. Les communiqués de ces entreprises sont opportunément réapparus cette semaine sur le réseau social chinois Weibo, déclenchant une polémique alimentée par l’imposition lundi par l’Union européenne, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada de sanctions contre la Chine concernant le traitement des Ouïghours. En représailles, Pékin a sanctionné des personnalités et organismes européens. AFP/N. Asfouri « VOUS RÊVEZ ! » Première entreprise visée, H&M avait déjà vu mercredi ses produits retirés des principaux sites chinois de vente en ligne. Ses magasins restent toutefois ouverts. La polémique a enflé hier avec l’annonce par plusieurs acteurs et chanteurs chinois qu’ils coupaient tout lien avec Nike, Adidas, Uniqlo, Converse ou encore Calvin Klein, dont ils ou elles étaient les ambassadeurs d’image. « Les intérêts du pays passent avant tout », a indiqué l’actrice Tan Songyun pour mettre fin à son partenariat avec Nike, se disant « fermement opposée à toutes les actions malveillantes visant à salir » la Chine. Signe d’une possible intervention de l’exécutif, c’est la Ligue de la jeunesse communiste, une organisation affiliée au parti au pouvoir, qui avait lancé les hostilités sur Weibo-. « Diffuser des rumeurs et boycotter le coton du Xinjiang, tout en espérant gagner de l’argent en Chine ? Vous rêvez ! », avait-elle écrit. Interrogé sur le fait de savoir si Pékin orchestrait cette polémique, le ministère chinois des Affaires étrangères a démenti hier toute responsabilité. « Le marché chinois est comme il est. Nous n’avons nul besoin de nous lancer dans des intimidations », a indiqué la porte-parole Hua Chunying. « Une chose est toutefois certaine  : les Chinois n’autoriseront probablement pas des étrangers à profiter des largesses de la Chine tout en la critiquant. » ◀ EN BREF ▶ Le président américain Joe Biden a fixé jeudi un objectif de 200 millions d’injections de vaccin contre la Covid-19 dans ses 100 premiers jours à la Maison Blanche. ▶ Une trentaine de pays participent à un projet confidentiel de partage de données concernant les organisations jihadistes dans le monde, qui sont susceptibles d’alimenter les procédures judiciaires. ▶ La petite enclave britannique de Gibraltar a décidé de mettre fin à certaines restrictions alors que 70% de sa population est déjà vaccinée.



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