Métro Belgique n°4301 19 mar 2021
Métro Belgique n°4301 19 mar 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4301 de 19 mar 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : premier parc Nitendo au Japon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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14 CULTURE VENDREDI 19/3/2021 metrotime.be LA RAPPEUR BRUXELLOIS PEET DÉCOLLE EN SOLO « J’ai trop de fierté pour aller sur une appli comme Tinder ! » Cela faisait un moment que l’on attendait de voir Peet prendre son envol en solitaire avec un premier album. Fidèle à lui-même, le rappeur bruxellois montre les diverses facettes de sa personnalité en faisant preuve d’auto-dérision et d’humour, notamment au moment d’aborder son côté glandeur-fêtard aux fins de mois difficiles. ‘Mignon’raconte Peet, et Peet s’est définitivement bien entouré pour que son histoire vaille la peine d’être racontée… Ça fait un moment que tu es dans le monde de la musique, pourtant ce n’est que ton premier album. Comment tu l’expliques ? Peet  : « J’ai multiplié les projets en solo et avec le 77, mais ce premier album est un aboutissement en soi. Cette fois-ci, on est partis en résidence avec des musiciens pour être vraiment focus donc ça avait une saveur différente. Là il y avait un saxophoniste, un claviériste, un ingé son, des producteurs,… une vraie équipe en soi ! En plus de ça, derrière ce disque il y a une promo, un concept, c’est un projet complet, alors que ce n’était pas le cas avant. Au final, le coronavirus nous a donné le coup de pouce qu’il fallait pour vraiment prendre le temps de faire les choses bien. » Tu as appelé ton album « Mignon », qui est ton nom de famille. C’était pour démontrer que le disque est à ton image ? « Je me délivre à fond dans cet album et je me mets à nu. À l’origine, ce n’était pas spécialement la raison pour laquelle je l’avais appelé comme ça, mais avec le temps plus j’en parle, plus ça devient clair dans mon esprit. En le nommant comme ça, je donne quelque chose d’intime aux gens parce que ce n’est pas spécialement quelque chose qu’ils savent de base. Cet album, c’est ce que je vis et ce que je ressens au quotidien. » Du coup le son « Kéké », qui parle de drogues en Zwangere Guy, le grand frère Ph. Youtube On retrouve trois featurings sur cet album  : l’un avec son meilleur ami Morgan, l’autre avec Swing, la jeune étoile montante de L’Or du Commun, et un dernier avec Zwangere Guy. « C’est impossible qu’il rate ce qu’il fait. Il est tellement passionné par le hip-hop et le transmet tellement bien. Il ne s’arrête jamais », explique Peet avec une admiration à peine dissimulée. S’ils se connaissent depuis longtemps, le Bruxellois n’a pas encore connu l’ascension fulgurante de Zwangere. Mais dans « Rêves », ils partagent l’affiche sur une prod’léchée en français et en néerlandais, évoquant ça et là leurs aspirations d’hier et surtout de demain. Ph. D.R. tous genres, c’est aussi une part de toi ? « Ouais bien sûr, maintenant dans ‘Kéké’j’ai voulu mettre en avant une certaine jeunesse et j’ai extrapolé ce côté-là de moi. C’est sûr que parfois, la dépendance est un peu une crainte qui m’habite parce que j’ai la bière facile, même si ça ne m’empêche pas du tout de vivre une vie normale. Mais parfois j’ai du mal à m’arrêter quand je commence à boire, et c’est quelque chose qu’on voit tous autour de nous en soirée. Ceci dit, le ‘kéké’ne se rend pas compte de ce qu’il fait et de ses excès, ou en tout cas il s’en fout, ce qui n’est pas mon cas. » Justement le coronavirus a réduit le nombre de soirées et le nombre de rencontres, notamment REVIEW M p "4P SOUNDCHECK avec la gente féminine, dont tu parles dans « Out ». Ce n’est pas trop compliqué d’être célibataire en 2021 ? « (rires) Si de ouf, même si là j’ai le mojo (NDLR  : une période de succès) en ce moment. Ceci dit, j’ai trop de fierté pour aller sur une application comme Tinder. Ça aide d’avoir une petite notoriété, je n’aime pas les groupies, mais si grâce au rap, je crée des bons liens, je fais des rencontres et on s’ouvre mutuellement des portes, tant mieux. Je prends les choses comme elles viennent et si je peux en profiter, c’est cool ! » Tu parles souvent d’argent, c’est quoi ton rapport à la thune ? « Je ne suis pas quelqu’un qui veut énormément d’argent, mais je veux en avoir suffisamment que pour ne plus devoir y penser et regarder sur mon compte à la fin du mois si j’en ai assez pour le boucler. Les concerts, c’est ce qui paie le mieux et pour l’instant forcément, c’est compliqué. En fait, comme je parle de ce que je vis dans mes textes et que chaque mois j’ai des problèmes à ce niveau-là, ça se trouve forcément dedans. Je parle aussi beaucoup de mon côté branleur, peut-être que si je ne l’avais pas, je n’en serais pas là (rires). » « Pierrot » nous apprend que tu es un gars par moments déconnecté, mais aussi que tu te transcendes quand tu es sur scène. Tu as des fourmis dans les jambes en ce moment ? « C’est vrai que je suis quelqu’un de très sociable et qui rigole beaucoup, mais je suis souvent dans mes pensées, même si j’ai du monde autour de moi. Pour ce qui est de la scène, je me transforme en Super Sayian. Quand j’y suis, j’ai une confiance en moi que je n’ai nulle part ailleurs, même s’il faut le gérer aussi. Mon père n’a pas le compliment facile, mais quand il m’a vu au Botanique juste avant le confinement, il m’a dit que j’étais vraiment fait pour ça. » Sébastien Paulus « 17 », le coup de cœur de l’album Quand Peet nous explique qu’il se délivre sur cet album, c’est surtout sur cette émouvante chanson qu’on le ressent. Le rappeur y aborde le décès prématuré de sa maman il y a de ça cinq ans. Les mots sont méticuleusement choisis, l’instru arrangée par son meilleur ami Morgan épouse parfaitement le flow de Peet, qui raconte à sa façon cet épisode tragique. Le premier réflexe du jeune homme avait été d’appeler son répondeur pour entendre la voix de sa mère, c’est le fil rouge de ce titre. Dans ‘Mignon’, Peet ne cherche pas à s’inventer une vie ; il se raconte de façon directe et prosaïque, sans s’encombrer de lourdeurs stylistiques. Le Bruxellois parle à une jeunesse qui a été mise sur pause depuis un an, et dont il fait encore complètement partie. Si cet album est une forme d’autobiographie du rappeur, alors Peet ressemble à n’importe quel jeune, et c’est cette normalité qui nous fait entrer dans l’album. Déjanté dans la vraie vie comme sur l’album, Peet avait aussi à cœur de montrer certaines des introspections de Pierre Mignon, de son vrai nom, sans doute aussi pour montrer qu’il était aussi un artiste avec une grande sensibilité qui lui est propre. ●●●○○
metrotime.be VENDREDI 19/3/2021 CULTURE 15 Sky Rojo, le pari osé des créateurs de La Casa de Papel Sky Rojo, c’est l’histoire de trois prostituées en cavale, une sorte de Thelma et Louise moderne et osé. C’est signé Álex Pina et Esther Martínez Lobato, ça sort aujourd’hui sur Netflix, et ça va cartonner ! Dès les premières images, le ton est donné ! Des couleurs saturées, un paysage désertique (la série se déroule à Tenerife) et un club de strip-tease baptisé le Las Novias. C’est dans cet endroit sombre qu’on découvre Coral, Wendy et Gina (Verónica Sánchez, Lali Espósito et Yany Prado), trois prostituées qui, après avoir commis une très grosse bêtise, se voient dans l’obligation de prendre la fuite. Les trois jeunes femmes sont pourchassées par Moisés et Christian (Enric Auquer et Miguel Ángel Silvestre), les hommes de main du proxénète Romeo (l’excellent Asier Etxeandia), qui possède le Las Novias. Elles vont devoir s’entraider pour rester en vie. DE SACRÉES BONNES FEMMES La force de cette nouvelle série des créateurs de La Casa de Papel, c’est tout d’abord ces Dans sa jeunesse, Joey Starr a arrêté très tôt d’aller à l’école, réalisant qu’il n’était pas fait pour ça. Près de 40 ans plus tard, l’acteur est de retour dans une série en tant que professeur de français, ce qui lui procure une certaine fierté. « Je ne dirais pas que c’est une revanche, je n’aime pas ce terme, mais je suis content de pouvoir dire à certains ‘Regardez, je l’ai fait’ », nous explique-t-il. « Il y a 30 ans, je me suis mis à danser et me voici aujourd’hui à jouer un prof de français. Ça fait partie des tournants de la vie et j’adore ça. » Nicolas Valeyre, l’enseignant qu’il incarne, est un ours mal trois personnages féminins particulièrement attachants ! Des femmes fortes, d’une résilience incroyable, interprétées par des actrices de talent. Sky Rojo (qui signifie Ciel Rouge), c’est donc une série résolument féministe qui aborde de manière audacieuse le milieu de la prostitution et ses nombreux dangers. SEXE, VIOLENCE ET HUMOUR NOIR Cette première saison compte huit épisodes de 30 minutes. Et on ne s’ennuie pas une seule seconde ! C’est difficile de faire mieux au niveau action. Il y a du sexe et beaucoup de violence mais aussi une petite dose d’humour noir qui vient encore davantage pimenter le tout. Bref, Sky Rojo, c’est un shoot d’adrénaline à réveiller les morts. Vous en prendrez bien une dose ? (mb) léché au style brut de décoffrage. Si le fait de jouer un professeur de français semble à mille lieues des attributions de Joey Starr, la personnalité de Nicolas Valeyre, elle, ressemble beaucoup plus au rappeur. Dans la salle des profs et en classe, cet enseignant atypique est remis en cause de par ses méthodes fantaisistes, qui sortent complètement du cadre scolaire classique. Celles-ci seront nécessaires pour convaincre les élèves de 2 e D de ses bonnes intentions par rapport à eux, qui se sentent délaissés par l’école et les enseignants. C’est par le biais d’un concours d’éloquence que le Photos Netflix Joey Starr retourne sur les bancs de l’école Le 31 mars, RTL-TVI diffusera les deux premiers épisodes de la série « Le Remplaçant », à 20h30 et 21h20. Dans cette fiction, Joey Starr incarne Nicolas Valeyre, un professeur de français remplaçant qui se retrouve dans une classe particulièrement récalcitrante. Les élèves n’attendent qu’une chose, qu’il jette l’éponge, mais cet humaniste convaincu ne l’entend pas de cette oreille. Ph. P.Warrin/TF1 professeur tentera de raviver leur amour du français… UNE FRESQUE SOCIALE Ce programme, à la dimension sociale forte, Joey Starr l’avait dans un coin de sa tête depuis près de trois ans. « Lorsqu’ils sont venus me voir, je n’y croyais pas une seule seconde, mais le fait d’avoir joué dans diverses séries les a convaincus. Ils m’ont demandé comment je voyais les choses et si j’avais des è 61. 114> ‘te-4 trucs en tête », raconte l’artiste. Toutefois, il admet volontiers qu’il a dû faire des concessions pour que sa fresque sociale soit accessible au grand public et, d’une certaine manière, édulcorée. C’est effectivement un public large et familial que vise cette fiction qui fera tantôt rire, tantôt pleurer, mais toujours avec un ton léger. « Le Remplaçant » sera diffusé le 31 mars à 20h30. La Casa de Papel bientôt de retour ? Les fans de La Casa de Papel attendent avec impatience l’arrivée de la saison 5 sur Netflix. L’ultime saison du show nous dira si Tokyo, Raquel, Le Professeur et Rio vont s’en sortir. « La saison 5 sera la plus épique de toutes celles qu’on a tournées », avait annoncé Álex Pina. Certains médias espagnols ont évoqué le 7 avril comme date de diffusion. D’autres penchent pour août 2021. Netflix n’a encore rien confirmé. Il se pourrait aussi que la saison 5 -qui compte dix épisodes- soit coupée en deux afin de faire durer le plaisir. Encore un peu de patience… ◀ REVIEW Au moment de découvrir les premières images du « Remplaçant », on conclut rapidement que tout est assez caricatural et que le programme ne réserve pas de grandes surprises. Le ton reste le même tout au long des deux premiers épisodes, mais certains arcs narratifs constituent une réelle surprise et permettent de donner un réel intérêt au tableau qui nous est proposé. Au milieu de ces nombreux personnages loufoques ou exagérés, c’est au final la normalité de Nicolas Valeyre (interprété par Joey Starr) qui permet d’équilibrer cette fiction. Sans révolutionner le genre, « Le Remplaçant » fait passer un agréable moment et fera le bonheur des familles en quête d’un programme qui mettra tout le monde d’accord. ●●●○○



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