Métro Belgique n°4299 12 mar 2021
Métro Belgique n°4299 12 mar 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4299 de 12 mar 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : le train gratuit pour aller se faire vacciner.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 VENDREDI 12 MARS 2021 DOSSIER OUTDOOR « Il y a un potentiel de découverte énorme en Europe ! » Y a-t-il un endroit en Belgique où vous préférez vous entraîner ? « Pas très loin de chez nous, on a le bois de Lauzelle à Louvain-la-Neuve. C’est un bois qui est très vallonné et qui permet vraiment de faire du dénivelé. Il y a plein de jolis chemins. Avec un ami, à la fin de chaque entraînement, on se jette à l’eau car il y a plusieurs petits étangs où l’eau est très claire et très froide. Je vais me parquer au club de tennis de Justine Henin et de là je fais mes tours en forêt. Sinon, on est allé courir à Stavelot l’autre jour et c’était aussi génial car on a découvert de nouvelles régions, des endroits que l’on ne connaissait pas. On passe par des énormes forêts, on voit des animaux… Personnellement, la zone que je trouve la plus sauvage et la plus belle en Belgique, ce sont les Fagnes. J’y pars régulièrement avec mon van dans lequel je peux dormir. Je prends mon vélo avec moi et je pars pour le week-end. » Après tout cela, avez-vous encore le temps de vous promener en famille ? « Oui bien sûr ! » Avez-vous des endroits favoris ? « J’ai la chance d’habiter à la campagne, notre maison est presque à côté des champs. On a des chemins de remembrement ici qui sont très beaux. C’est marrant car depuis le début de la pandémie, il y a de plus en plus de monde qui se balade par ici alors qu’avant on ne croisait jamais personne dans ces petits chemins. » Et à l’étranger, quel est le plus bel endroit que vous n’ayez jamais vu ? « C’est une question très difficile car on a vu beaucoup de très beaux endroits qui sont très différents les uns des autres. Mais moi, je suis vraiment un amoureux des grands espaces et du monde sauvage. Rien ne me plaît plus qu’un endroit où l’on ne croise personne, où l’on peut être déconnecté du monde et où l’on a la sensation que l’homme n’a pas eu d’impact sur la nature. Je pense par exemple aux Canaux de Patagonie, au sud de l’Argentine et du Chili. Ce sont des endroits exceptionnels où il n’y a personne. Mais il y a aussi toutes les belles chaînes de montagnes à partir de 2.000/2.500 mètres d’altitude, que ce soient les Alpes, l’Himalaya, ou les Andes. Mais si je devais décider demain de ne vivre que dans un pays toute ma vie, je pense que j’irais en Nouvelle-Zélande. » À l’autre bout du monde ! « Oui c’est loin, mais je prendrais ma famille avec moi. Je trouve que c’est un pays exceptionnel. Il y a seulement quatre millions d’habitants et le pays est fantastique  : la mer, les rivières, les montagnes, les saisons… Si ce n’était pas aussi loin, je pense même que j’y habiterais. » Vous avez parlé de l’air, de la mer, de la terre. Quel est l’élément dans lequel vous vous sentez le plus à l’aise ? « J’aime beaucoup expérimenter, apprendre de nouvelles choses. Mais grimper des sommets et des montagnes, je trouve cela fantastique. Encore récemment je suis allé dormir avec un ami en pleine montagne en creusant en igloo. C’est vraiment quelque chose que j’adore. Après, c’est vrai que je suis attiré par tous les milieux. Le monde sous-marin me passionne. Je me suis mis à faire de l’apnée il y a deux ans, à naviguer aussi évidemment. Et cela me manque beaucoup. Je disais toujours qu’en cas de crise mondiale le meilleur endroit où se trouver était un bateau. Et la Covid m’a un peu prouvé le contraire. Dès que les frontières ferment, tout devient plus compliqué. On était partis pour un tour du monde et du jour au lendemain, tout était fermé. Mais je vais repartir en expédition en bateau une fois que la situation se sera améliorée. » Avez-vous déjà une idée de la destination ? « On est très attirés par l’Amérique du Sud. Ce qui est chouette, c’est que tu peux passer l’été dans les Açores, c’est vraiment magnifique. Puis tu peux te diriger vers les Canaries et le Cap-Vert. Le Cap-Vert, on y est déjà passés mais on n’a pas encore exploité la région. Et puis je pense traverser l’Atlantique, mais au lieu d’aller vers les Antilles, j’irais plutôt vers le Brésil. Puis redescendre vers les Canaux de Patagonie, soit remonter vers Antilles. On devra s’adapter aux conditions. C’est l’avantage du bateau, cela permet de se réinventer et de se réorganiser. Il y a tellement de choses à découvrir encore, et pas loin de chez nous. Mon premier réflexe quand j’ai commencé à voyager était d’aller au bout du monde. Mais en fait il y a un potentiel de découverte en Europe qui est énorme. Rien qu’en Norvège, dans les îles Féroé, en Écosse ou en Irlande… c’est sublime. Et je pense que c’est une des leçons de la Covid. On est beaucoup à s’être rendus compte qu’il y avait beaucoup de belles choses pas loin de chez nous. » En vous écoutant, on prend vraiment conscience de votre amour pour l’aventure et les découvertes. D’où cela vous vient-il ? « J’ai eu la chance de grandir dans une famille qui voyageait pas mal en Europe. On metro allait toujours en vacances en Italie, en Espagne, etc. Cela m’a donné le goût du voyage. Puis le déclic est venu quand j’ai commencé à voler en parapente et en paramoteur… En voyant la Terre depuis le ciel, je me suis dit qu’il devait y avoir tellement de belles régions à voir. À mes 18 ans, j’ai eu ma première voiture que j’avais retapée. J’avais un matelas trop court à l’arrière et je devais dormir en boule dans mon coffre. Avec un groupe d’amis, on était à fond dans le ‘van life’, à planter une tente au milieu d’une prairie pour aller voler en parapente le lendemain. Le tout avec des moyens hyper limités à l’époque. Et c’est resté, cela a juste un peu évolué. Depuis, c’est vrai qu’on a vécu des choses incroyables. Et le fait de voyager, d’aller à la rencontre des autres, cela permet d’apprendre beaucoup sur soi-même, sur les différentes cultures, sur les pays qu’on traverse. Et cela nous enrichit. » Que conseilleriez-vous à une personne qui rêve de partir à l’aventure mais n’ose pas franchir le pas ? « Comme je le dis souvent en anglais, ‘life begins at the end of your comfort zone’, c’est-à-dire ‘la vie commence à la fin de ta zone de confort’. Je pense qu’il faut sortir de sa zone de confort pour prendre des risques. Même si c’est compliqué au début, ou qu’il faut se réinventer, cela permet d’apprendre pleins de choses sur soi, d’évoluer en tant que personne… Cela vaut vraiment le coup de ne pas avoir peur et de vivre sa passion. Après, attention, je ne pense pas qu’un style de vie soit meilleur qu’un autre. Mais chacun doit trouver sa voie. Et pour cela il faut sortir de sa zone de confort, peu importe le lieu ou le domaine, c’est super important. » Clément Dormal Ph. J. Charpentier Vous attendez votre deuxième enfant. Comment conciliez-vous votre vie de famille et celle d’aventurier ? « On s’était posé la question pour Jack, notre premier enfant. Il était né depuis trois semaines qu’on est partis en bateau dans les îles Canaries. Il a ensuite traversé l’Atlantique à onze mois. Sa première année, il l’a vraiment passée sur le bateau. Il a évolué très vite, c’était l’école de la vie pour lui. Le matin, il se réveillait avec des dauphins nageant devant le bateau et le soir, il s’endormait avec le coucher du soleil en pleine mer. Il a vu des trucs assez dingues pour un enfant de son âge. Mais c’est vrai qu’avec l’arrivée du deuxième on a eu envie d’un peu plus atterrir. Et personnellement j’ai plus difficile à partir dans des expéditions ambitieuses avec des enfants car il y a le facteur risque qu’il faut prendre en compte. Donc on va essayer de trouver un compromis entre deux/trois très belles expéditions par an où je partirais parfois seul pendant un mois, et le reste du temps alterner entre la Belgique et peut-être le bateau. Mais dès qu’ils seront capables d’être de petits équipiers à bord, on les embarquera partout. » Envisagez-vous un retour à une vie plus classique un jour ? « Non je ne pense pas. J’ai un truc dans le sang, c’est la nature et la campagne. Je me verrais bien terminer au milieu d’un jardin en faisant de la permaculture. Mais ce sera dans 25 ans. En attendant, on a encore tellement à découvrir. On aimerait aussi s’engager beaucoup plus d’un point de vue environnemental. Quand tu passes tes journées à l’extérieur, que ce soit en montage ou dans l’océan, tu te rends vraiment compte de ce qui est en train de se passer, et c’est parfois un peu dur. Quand tu vis dans la nature au jour le jour, tu te rends compte qu’elle souffre et qu’on va dans le mur. Sans vouloir faire du greenwashing, on veut conscientiser les gens làdessus en leur montrant à quel point la nature est belle et à quel point il faut la préserver. » ◀
metro 3 DOSSIER OUTDOOR VENDREDI 12 MARS 2021 Comment rempoter vos plantes ? Guide pour les débutants Il n’y a rien de plus joli qu’une jungle urbaine dans votre intérieur ou sur votre terrasse ! Mais, toutes ces plantes ont besoin d’entretien. Ce sont des créatures vivantes, ce qui signifie que vous ne pouvez pas les abandonner à leur sort. Maintenant que le printemps pointe le bout de son nez, vos amies vertes sortent lentement mais sûrement de leur sommeil hivernal. Il est temps dès lors de vous retrousser les manches ! CAMILLE VAN PUYMBROECK L’une des tâches les plus chronophages quand on a des plantes chez soi, c’est de les rempoter à temps. Comment faire ? Et de quoi faut-il tenir compte ? Nous avons listé pour vous les points essentiels pour que votre verdure ne dépérisse pas. LE TIMING EST LA CLÉ Le fait que vos plantes vertes soient à l’intérieur ne signifie pas pour autant qu’elles ne dépendent pas des saisons. On l’oublie souvent. La luminosité et la température dans la maison varient en effet beaucoup selon la période de l’année. Pendant l’automne et l’hiver, la plupart des plantes font de ce fait une sorte de pause hivernale, ce qui veut dire qu’elles poussent moins ou pas du tout et qu’elles consacrent toute leur énergie à leur survie. Durant cette période, elles sont dès lors aussi moins armées contre les changements soudains. Par contre, le printemps et l’été sont le moment idéal pour donner un nouveau pot à vos plantes. À partir du printemps, elles entrent de nouveau dans leur période de croissance et elles sont plus résistantes que pendant les mois plus froids. QUELLE PLANTE A BESOIN D’UN NOUVEAU POT ? Toutes vos plantes ne doivent pas être rempotées chaque année. Les plantes à croissance lente comme les cactus peuvent parfaitement vivre dans le même pot pendant 5 ans. Les plantes jeunes, à croissance rapide, ont quant à elles besoin d’être relogées chaque année. Si vous ne le faites pas, leurs racines n’auront plus de place pour continuer à grandir, avec toutes les conséquences que cela suppose. Votre amie verte laissera pendre misérablement ses feuilles ou n’en produira plus de nouvelles. Certaines variétés ont même des racines tellement puissantes qu’elles briseront leur pot en morceaux ! Si vous avez chez vous une plante adulte ou une plante qui est tellement grande que vous n’arrivez plus à la rempoter, il suffit alors de remplacer la couche de terre supérieure. Enlevez-en environ 5 centimètres – en faisant bien attention à ne pas endommager les racines. Puis ajoutez une nouvelle couche de terreau. Vous évitez ainsi l’épuisement complet du substrat et l’asphyxie de votre plante. UN POT N’EST PAS L’AUTRE O.K., votre plante a besoin d’un nouveau chez soi, mais comment le choisir ? En tout premier lieu, il faut regarder la taille du pot. Une règle facile à retenir est que le nouveau pot doit être environ 20% plus grand que le précédent. Le moyen le plus facile de le contrôler est de mesurer le diamètre, mais la hauteur a bien évidemment aussi toute son importance. C’est ensuite au tour du type de pot. Il en existe grosso modo deux types  : avec trou d’évacuation et sans trou d’évacuation. Si vous n’êtes pas encore une/une expert/experte en matière de quantité d’eau à donner à vos plantes, c’est peutêtre une bonne idée d’opter pour un modèle avec trou. Vous évitez ainsi de donner trop et que l’eau excédentaire ne soit prisonnière dans le fond du port sans trou. Ce qui peut faire pourrir les racines ou d’autres dégâts. Si vous choisissez quand même un pot sans orifice d’évacuation, l’astuce consiste alors à y placer dans le fond une couche d’hydrogranulés qui vont absorber l’eau excédentaire, puis la libérer au fur et à mesure. Lors de l’achat, la plupart des plantes sont livrées dans un pot en plastique et certaines personnes choisissent de placer leurs plantes d’abord dans un pot en plastique, puis dans un cache-pot. Cela offre l’avantage de laisser facilement sortir l’eau excédentaire, mais cette méthode comporte aussi des inconvénients. En effet, le plastique ne laisse pas passer l’air, si bien que la terre peut vite s’étouffer. D’un autre côté, l’eau peut facilement s’échapper à cause de tous les trous d’évacuation et il est donc possible que vous deviez alors plus souvent arroser vos plantes qui aiment l’eau. La méthode la plus sûre est donc probablement de placer directement vos plantes dans un pot en terre cuite avec trou. DU TERREAU ET DE L’EAU Pour rempoter vos plantes d’intérieur, il vaut mieux utiliser du terreau. Il est généralement enrichi en substances nutritives essentielles pour vos amies vertes. Si vous voulez rendre ce terreau un peu plus aéré pour que les racines reçoivent davantage d’oxygène, vous pouvez ajouter de la perlite (un sable siliceux d’origine volcanique d’aspect granuleux). Basez-vous sur un rapport de 1 part de perlite pour 3 parts de terreau. Vous évitez ainsi que le terreau ne devienne imperméable. En général, l’eau de pluie est votre meilleure associée pour abreuver vos plantes. Elle ne contient en effet pas de calcaire et beaucoup de plantes ne supportent pas cette substance. ◀ Pas à pas Vous savez quelles plantes vous allez rempoter et dans quels pots, et vous disposez du terreau adéquat ? Il est alors temps de vous y mettre. Ce sera un jeu d’enfant avec le plan étape par étape que l’on vous propose. 1. Si vous utilisez un pot sans trou d’évacuation, ajoutez d’abord dans le fond une couche d’hydro-granulés. En ce qui concerne les pots avec trou, c’est une bonne idée de recouvrir partiellement ce dernier (par exemple avec un tesson de pot cassé) pour éviter que le terreau ne s’échappe. 2. Ajoutez une couche de terreau de quelques centimètres. 3. Dépotez prudemment votre plante. S’il s’agit d’un pot en plastique, pincez doucement pour que la plante se détache plus facilement. S’il s’agit d’un pot en terre cuite, vous allez devoir éventuellement tapoter le pot. Détachez doucement les racines et essayez de retirer le vieux terreau si possible. 4. Déposez votre plante dans le nouveau pot sur la couche de terreau, puis comblez avec du terreau. Ne remplissez pas le pot à ras bord, conservez un espace de 2 cm environ dans la partie supérieure pour que l’eau ne déborde pas quand vous arrosez et ne tassez pas trop le terreau. 5. Arrosez votre plante et partez du principe que vous devez en donner un peu plus que d’habitude. Le nouveau terreau est souvent sec et, en outre, le pot (d’autant plus quand il est en terre cuite perméable) absorbe aussi un peu d’eau du terreau. 6. Trouvez une jolie place à votre plante et donnez-lui beaucoup d’amour ! Illustration  : Elise Buntinx



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