Métro Belgique n°4295 26 fév 2021
Métro Belgique n°4295 26 fév 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4295 de 26 fév 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : des Simpson revisités.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 NEWS VENDREDI 26/2/2021 metrotime.be AFP/N. Asfouri Latifa demande une enquête La princesse Latifa, qui dit être retenue en « otage » par son père, le souverain de Dubaï, a appelé la police britannique à enquêter à nouveau sur l’enlèvement de sa sœur aînée en 2000 à Cambridge. Selon le récit de Latifa, la princesse Shamsa avait tenté de fuir son père lorsqu’elle était en vacances en Angleterre, mais la jeune fille a été retrouvée après deux mois de fuite, « droguée », ramenée à Dubaï et « enfermée ». Elle n’a pas été revue depuis. AFP Photo Fuite massive de données médicales en France PARIS La section cybercriminalité du parquet de Paris a ouvert mercredi une enquête après la fuite sur internet d’informations médicales sensibles de près de 500.000 personnes en France, a indiqué hier le parquet. PÉKIN La Chine a démenti hier avoir infligé un dépistage anal de la Covid-19 à des diplomates américains, dans l’espoir de désamorcer une polémique naissante entre les deux puissances. La Chine a commencé en début d’année à généraliser les tests rectaux, jugés plus fiables que les méthodes traditionnelles, le coronavirus pouvant rester présent plus longtemps dans le système digestif. D’après les médias américains Vice et Washington Post, des employés du département d’Etat en poste en Chine se sont plaints d’avoir subi « par erreur » un dépistage anal de la Covid, alors qu’ils en sont en principe exemptés. Interrogé L’enquête, confiée à l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC), a été ouverte du chef d’« accès et maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données » et « extraction, détention et transmission frauduleuse » de ces données, a précisé le parquet. Un fichier comportant 491.840 noms, associés à des coordonnées (adresse postale, téléphone,email) et un numéro d’immatriculation à la sécurité sociale, circulait librement sur au moins un forum référencé par des moteurs de recherche. Ces noms sont parfois accompagnés d’indications sur le groupe sanguin, le médecin traitant ou la mutuelle, ou encore de commentaires sur l’état de santé (dont une éventuelle grossesse), des traitements médicamenteux ou des pathologies (notamment le VIH). DE 2015 À 2020 Selon la rubrique de vérification Checknews du quotidien Libération qui a enquêté sur le sujet, les données proviendraient d’une trentaine de laboratoires de biologie médicale, situés pour l’essentiel dans le quart nord-ouest de la France, et correspondent à des prélèvements effectués entre 2015 et octobre 2020. La Direction générale de la santé a indiqué mercredi que cette fuite faisait par Pékin dément avoir infligé un test anal à des diplomates lors d’une conférence de presse, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a démenti ces informations. « La Chine n’a jamais exigé de diplomates américains qu’ils se soumettent à des prélèvements anaux », a assuré M. Wang, plus habitué à être interrogé sur la rivalité sino-américaine en matière stratégique ou de droits de l’Homme. La méthode de dépistage par écouvillonnage rectal a été utilisée lors d’un récent rebond épidémique limité à Pékin. Elle a également été imposée à des voyageurs internationaux placés en quarantaine à leur arrivée en Chine. Un diplomate d’un pays tiers a confié avoir AFP/J. Saget ailleurs l’objet d’investigations par « l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), le Ministère des Solidarités et de la Santé, en lien avec la Cnil (Commission AFP/STR refusé de s’y soumettre après avoir été placé en quarantaine à domicile à son retour dans le pays. Les responsables concernés n’ont pas insisté, a-t-il rapporté. ◀ Le « miracle » de la Chine Le président Xi Jinping a qualifié hier de « miracle » l’élimination de l’extrême pauvreté en Chine, un objectif que Pékin voulait atteindre à tout prix avant le centenaire du Parti communiste, en juillet. Depuis le lancement de ses réformes économiques à la fin des années 1970, la Chine affirme avoir sorti 800 millions d’habitants de la misère. « Aucun autre pays ne peut sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté en si peu de temps », s’est félicité Jinping. Nationale de l’Informatique et des Libertés) et l’éditeur de logiciel, dont il est suspecté que des anciennes installations de sa solution de gestion de laboratoire soient impliquées ». ◀ La transition commence en Libye BEYROUTH Le Premier ministre libyen désigné, Abdel Hamid Dbeibah, a soumis hier la composition de son gouvernement en vue de son approbation par le Parlement, première étape d’une transition qui prévoit la tenue d’élections en décembre pour mettre fin à une décennie de chaos. Le bureau de M. Dbeibah a annoncé mercredi soir que la liste serait transmise au Conseil présidentiel, avant d’être soumise à l’approbation de la Chambre des représentants. Le Premier ministre désigné a jusqu’au 19 mars pour obtenir cette confiance, avant de s’atteler « Surveillance renforcée » dans 20 départements AFP/L. Marin PARIS Vingt départements français ont été placés sous « surveillance renforcée » en raison d’une circulation accrue du coronavirus, et pourront faire l’objet de mesures de confinements locaux à partir du 6 mars si la situation continuait à se dégrader, a annoncé hier le Premier ministre français Jean Castex. Les départements concernés recouvrent toute l’Ile-de-France, le Rhône, les Bouches-du-Rhône, une grande partie des Hauts-de-France, la Drôme, la Moselle, la Meurtheet-Moselle ou encore l’Eure-et- Loir. « J’ai demandé aux préfets d’engager des concertations avec les élus en vue d’envisager des mesures de freinage proches de celles mises en place à Nice et Dunkerque » cette semaine, a ajouté Jean Castex. ◀ AFP/J. Eid à la lourde tâche d’unifier les institutions et mener la transition jusqu’au scrutin du 24 décembre. ◀
metrotime.be VENDREDI 26/2/2021 CULTURE 7 LE QUINTET DE COURTRAI SIGNE AVEC « SAND », UN DES ALBUMS DE L’ANNÉE Balthazar, les Belges passés maîtres dans l’art de la séduction Les crooners de Balthazar poursuivent leur aventure avec « Sand », un cinquième album dans la même lignée que le précédent. Les Belges livrent une parade nuptiale pleine de légèreté et de sensualité à leurs fans, qui ont arrêté il y a bien longtemps de repousser leurs avances entêtées et entêtantes. Rencontre avec le duo de chanteurs qui incarne l’âme de Balthazar, passé maître dans l’art de la séduction. En 2018, vous reveniez sur les devants de la scène avec « Fever », que vous avez décrit comme votre album le plus groovy. Est-ce que « Sand » est dans la continuité de cet album ? Jinte  : « Fever a sonné comme une sorte de réunion après nos aventures en solitaire respectives. Cette envie de fêter nos retrouvailles s’est ressentie dans notre musique qui était plus extravertie et groovy. Avec « Sand », on souhaitait poursuivre sur cette lancée et aller plus loin, tout en conservant l’ADN de Balthazar. L’album a été partiellement écrit durant la tournée, ce qui a renforcé le sentiment de continuité dans les intentions des deux disques. » Le titre « Losers » apparaît comme le temps fort de l’album, et il s’agit d’ailleurs du premier single que vous avez sorti. C’était une évidence ? Maarten  : « C’est toujours un exercice très compliqué de choisir un premier single et la mayonnaise a tout de suite pris auprès de notre public, mais on sent que c’est loin d’être le seul. Nous n’aimons pas vraiment mettre l’emphase sur un titre. Nous sortons un album comme un tout et, si « Losers » est sans doute le titre le plus ‘catchy’, je suis sûr que les personnes qui achèteront l’album sauront apprécier de la même manière les chansons plus complexes. » Au niveau de la production, on sent que l’album est beaucoup plus épuré que par le passé… M.  : « De fait, il s’agit de l’album le plus électronique que l’on ait fait jusqu’à présent. On varie beaucoup dans le choix des sortes de batteries et de synthétiseurs que l’on utilise. Le confinement a directement influencé notre façon de travailler puisque chacun était derrière son ordinateur. C’était nouveau pour nous, mais nous avons beaucoup apprécié cette façon de fonctionner parce que cela nous a permis de découvrir plein de nouvelles sonorités. Ces restrictions nous ont permis d’être créatifs et cela ancre notre album dans les temps que nous vivons. » Est-ce que votre expérience vous fait prendre de plus en plus de libertés ? J.  : « C’est difficile à dire parce que l’on n’a pas encore beaucoup de recul sur l’album. C’est certainement au public de juger cela. Ce n’est pas notre premier opus donc on ne doit pas spécialement donner une direction claire à ce que l’on fait, on peut se nourrir de nos nombreuses influences. Je crois que l’on écrit de façon beaucoup plus directe et honnête avec le temps. Par le passé, on racontait les choses de façon métaphorique et nous allons désormais beaucoup plus rapidement à l’essentiel. Dans ‘You Won’t Come Around’par exemple, on recherche réellement l’essence des choses. » Des clips sont déjà sortis pour « Losers » et « On a Roll », avec une forte identité cinématographique. Est-ce que vous puisez parfois votre inspiration dans le septième art ? M.  : « On nous dit souvent que notre musique a quelque chose de très visuel et cinématographique, mais ce n’est pas spécialement dans nos intentions à l’origine. Je pense que l’on cherche à installer une atmosphère et qu’en cela on se rapproche du cinéma. » On a pu constater par le passé que vous êtes de véritables bêtes de scène. Est-ce que vous avez le sentiment que la scène est l’accomplissement d’un album ? J.  : « Dès le moment où nous écrivons des chansons, nous imaginons déjà ce que cela donnera sur scène, même si nous devons prendre notre mal en patience pour le moment. Durant notre tournée précédente, nous avons ressenti que les gens commençaient à beaucoup plus danser sur nos chansons et c’était nouveau ! On a l’impression que ‘Sand’est encore plus dansant, donc on a hâte de le présenter sur scène. » Et si vous deviez choisir une scène sur laquelle monter, quelle serait-elle ? M.  : « Je serais heureux avec n’importe quelle scène, au point où on en est, même les endroits pourris dans lesquels nous avons commencé (rires) ! » J.  : « On a réalisé récemment que nos shows préférés étaient ceux sans trop de spectateurs, avec environ 500 personnes. Cela crée une atmosphère intime et on peut interagir avec le public, c’est là que les concerts sont les meilleurs à mes yeux. » Sébastien Paulus Balthazar sera en concert le 26 novembre à la Lotto Arena d’Anvers. Ph. Alexander D'Hiet REVIEW SOUND CHECK Balthazar a dû s’adapter à la crise sanitaire et a fortement changé sa façon de travailler pour faire éclore « Sand ». Les Belges se sont nourris du plaisir retrouvé à jouer ensemble lors de la tournée de « Fever » pour insuffler à l’album une atmosphère fiévreuse et sensuelle. Toujours aussi subtils et légers, les crooners de Courtrai gardent intacte leur capacité à faire gesticuler le public. Cet opus, durant lequel la thématique du temps qui passe est omniprésente, représente à lui tout seul un moment suspendu, une parenthèse enchantée, voire une furtive idylle avec l’auditeur. (sp) ●●●●●



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