Métro Belgique n°4292 16 fév 2021
Métro Belgique n°4292 16 fév 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4292 de 16 fév 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : carnaval virus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 NEWS MARDI 16/2/2021 metrotime.be u AFP/S. Hussain New Delhi privé d’eau Des dizaines de milliers de foyers de New Delhi étaient privés d’eau courante hier, à la suite d’une crue dévastatrice qui a frappé il y a huit jours une vallée dans le nord de l’Inde. Les autorités expliquaient la pénurie par la grande quantité de boue et de débris en provenance de la vallée de Rishiganga, dans l’État d’Uttarakhand, dont l’eau approvisionne en grande partie Delhi à 530 km de là. Belga/Nasa La Libye toujours plongée dans le chaos TRIPOLI Dix ans après la révolution qui a emporté la dictature de Mouammar Kadhafi, la Libye reste engluée dans un profond chaos. Le pays se retrouve livré aux ingérences étrangères, aux dépens d’une population exsangue privée de ses immenses ressources énergétiques. Après des années d’impasse dans ce pays divisé en deux camps, des progrès politiques « tangibles » ont été accomplis ces derniers mois, selon le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres. Un cessezle-feu a été conclu, un rebond de la production pétrolière enregistré et vendredi dernier un nouveau Premier ministre par intérim Abdel Hamid Dbeibah a été désigné pour assurer la transition jusqu’aux élections prévues en décembre. Mais les défis restent colossaux après 42 ans de dictature et une décennie de violences depuis l’intervention internationale sous le couvert de l’Otan déclenchée en mars 2011 et conclue en octobre suivant par la mort du « guide » Kadhafi, traqué jusque dans son fief de Syrte. La Libye reste minée par les luttes de pouvoir, le poids des milices et la présence de mercenaires étrangers, ainsi que par la corruption. Les infrastructures sont à plat, les services défaillants. L’INSÉCURITÉ RÈGNE La fin du régime Kadhafi en 2011 a viré au chaos, laissant le pays sous la coupe de dizaines de milices locales aux allégeances mouvantes et déstabilisant la région par son afflux d’armes et de combattants. Partout, l’appareil sécuritaire s’est désintégré. Des groupes djihadistes se sont, un temps, engouffrés dans la brèche. À son apogée, le groupe État islamique (EI) a disposé d’un bastion à Syrte. Le camp du gouvernement d’union nationale (GNA), installé en 2016 à Tripoli au terme d’un fragile processus onusien, est fortement appuyé par la Turquie. Son rival, en Cyrénaïque, dans l’est, incarné par le militaire Khalifa Belga/M. Turkia L’Iran réaffirme son opposition à la bombe A TÉHÉRAN La République islamique d’Iran a réaffirmé hier son opposition à la bombe atomique, arguant d’un interdit religieux sur la possession d’une telle arme après une polémique suscitée par les propos d’un ministre. « La fatwa du guide suprême sur l’interdiction des armes nucléaires est toujours valide », a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes Saïd Khatibzadeh en faisant référence à un décret religieux du numéro un iranien, l’ayatollah Ali Khamenei. La fatwa du Guide déclare comme « haram » l’utilisation de la bombe atomique et est régulièrement brandie par les autorités iraniennes comme une garantie absolue des bonnes intentions de la République islamique en matière nucléaire. Mais le ministre des Renseignements iranien, Mahmoud Alavi, a semé le doute il y a quelques jours avec des propos jugés « très inquiétants » par le département d’État à Washington. « Notre industrie nucléaire est une industrie pacifique, le Guide suprême (l’a(explicitement déclaré dans sa fatwa (…) Mais si un chat est acculé, il peut se comporter autrement que le ferait un chat libre », avait déclaré M. Alavi à la télévision d’État le 8 février. « S’ils poussent l’Iran dans cette direction, alors ce ne sera pas la faute de l’Iran, mais la faute de ceux qui l’ont poussé », avait-il Haftar, est soutenu par les Émirats arabes unis, l’Égypte et la Russie. Belga/Khamenei.ir encore dit avant d’ajouter qu’en temps normal, l’Iran n’a ni une telle intention ni un tel plan. » À l’étranger, les propos de M. Alavi ont pu être perçus comme une tentative de faire monter les enjeux dans le bras de fer qui oppose Téhéran à Washington. ◀ I Un hélicoptère sur Mars Plus d’un siècle après le premier vol motorisé sur Terre, la Nasa veut faire voler un hélicoptère sur Mars pour la première fois. Transporté à bord de la mission Mars 2020, le petit hélicoptère Ingenuity devra accomplir une prouesse  : s’élever dans un air d’une densité équivalente à seulement 1% celle de l’atmosphère terrestre. Ingenuity ressemble en réalité plutôt à un gros drone, et doit être assez léger pour se soulever dans un air extrêmement léger. UNE POPULATION APPAUVRIE Depuis l’échec des pro-Haftar à s’emparer de Tripoli l’an dernier, après plus d’un an de combats, les tentatives de médiation se sont multipliées. En octobre, un accord de cessez-le-feu a été arraché sous l’égide de l’Onu. Contrairement aux précédents, il semble globalement respecté. Des pourparlers interlibyens ont débouché sur un accord pour une présidentielle en décembre. Un exécutif de transition composé du Premier ministre par intérim Dbeibah et d’un nouveau conseil présidentiel vient d’être désigné. Le cessez-le-feu a rétabli un semblant de normalité. Dans la capitale, où les forces de sécurité ont regagné du terrain, les milices locales à la gâchette facile se font plus discrètes. Mais le quotidien reste rythmé par des pénuries de liquidités et d’essence, les coupures d’électricité et l’inflation. Dans ce pays, aux plus grandes réserves d’or noir du continent, les Libyens se sont progressivement appauvris.◀ EN BREF ▶ Des manifestants prodémocratie sont de nouveau descendus dans les rues hier en Birmanie, mais en nombre moindre que les jours précédents après l’intensification de la répression par la junte qui a déployé des troupes dans le pays. ▶ « Nous quitterons l’Afghanistan au moment opportun. Nous procéderons à une évaluation de la situation sur le terrain et trancherons ensemble », a fait savoir le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, Vague de froid intense en Grèce Belga/S. Mitrolidis ATHÈNES La Grèce est actuellement frappée par un front froid avec de fortes chutes de neige et du vent, relatait la télévision publique hier, ce qui cause des problèmes notamment dans le nord et le centre du pays. Au nord, la plupart des liaisons par ferry sont à l’arrêt à cause de vents violents. Dans l’archipel des Sporades, des arbres sont tombés sur des lignes électriques, ce qui a entraîné des coupures de courant. En outre, des chutes de neige ont provoqué des perturbations sur les routes. Selon la police, la plupart des routes du centre et du nord de la Grèce ne sont praticables qu’à l’aide de chaînes à neige. L’autoroute reliant Athènes et Thessalonique a même été fermée. hier. La décision sur la présence de ses troupes dans le pays sera prise lors de la réunion des ministres de la Défense des pays de l’Alliance mercredi et jeudi, a-t-il assuré. ▶ Un incendie a détruit des dizaines de logements de fortune de travailleurs non documentés près d’Almeria, au sud de l’Espagne, dans la nuit de samedi à dimanche, laissant près de 200 personnes sans abri, rapportent El Pais et la BBC. ◀
metrotime.be 1 MARDI 16/2/2021 NEWS 7 Télétravail  : le désamour des « millenials » BRUXELLES Perte de repères, sentiment de frustration, manque de compréhension des attentes de leur entreprise  : les « millenials » vivent souvent moins bien que les salariés plus âgés le télétravail massif imposé par la crise sanitaire. Les chiffres ont de quoi surprendre. Une étude Abbyy, spécialiste de l’intelligence numérique, a révélé début février que « près des deux tiers (61%) des moins de 35 ans déclarent que les process mis en place par leur entreprise rendent leur travail plus ardu alors que seulement 36% des 55 ans et plus partagent ce constat ». Réalisée en novembre auprès de 4.000 personnes travaillant dans des entreprises de plus de 50 salariés en France, en Allemagne, aux États-Unis et au Royaume-Uni, l’étude montre également que les « millenials », pourtant à l’aise avec les outils informatiques, estiment que ce nouveau mode de travail leur fait perdre du temps (85% contre 20% des 55 ans et plus). « UN PRÉJUGÉ » « L’enjeu, il est plutôt humain et managérial que technologique », explique Christophe Nguyen, psychologue du travail. « C’est un préjugé d’affirmer que les jeunes sont ‘digital natives’, hyper flexibles, indépendants, et veulent travailler de cette façon qui paraît moderne ». « Ils sont en perte de repères puisqu’ils n’ont pas eu le temps de s’acculturer à l’entreprise, d’intégrer ses codes et ceux du métier, d’acquérir des certitudes que d’autres travailleurs plus anciens ont pu transposer en télétravail », poursuit-il. La difficulté est d’autant plus grande pour ceux qui ont découvert leur entreprise en pleine pandémie, de chez eux. « On est un peu seul, on voit des mails passer de gens qu’on ne connaît pas, une organisation, des termes et des process qu’on découvre », confie Pauline, 28 ans, juriste dans un laboratoire pharmaceutique à Paris. Arrivée dans sa nouvelle entreprise en période d’essai pendant le premier confinement, elle considère encore qu’elle effectue sa prise de poste. « Je me suis demandé  : ‘si je ne m’en sors pas là, est-ce que j’ai bien fait de démissionner de mon ancien boulot ?’C’était une période un peu anxiogène », avoue-t-elle. DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE Les jeunes télétravailleurs en sont réduits à interpréter les mails et messages pour capter la personnalité et l’état d’esprit Cette idée n’est pourtant pas totalement nouvelle. Instagram avait déjà lancé un test en Inde en décembre 2020 qui permettait aux utilisateurs de s’essayer au live sur la plateforme avec plusieurs participants. Un test qui a apparemment porté ses fruits puisque la plateforme a décidé de proposer cette option aux autres pays. C’est lors d’une interview dans l’émission « A Little Late » de Lilly Singh sur YouTube que le directeur général d’Instagram, Adam Mosseri, a annoncé le lancement de cette nouveauté dans les prochaines semaines  : « Nous avons travaillé sur des groupes live – enfin. (…) Nous allons lancer la possibilité de faire des lives avec plus d’une autre personne, jusqu’à quatre autres personnes, dans les prochaines semaines, ce qui nous excite vraiment. », a-t-il déclaré. Si Adam Mosseri a communiqué la possibilité de faire des lives avec « quatre autres personnes », le test réalisé lors de l’interview n’a seulement montré que quatre personnes au total en direct. Pour le moment, les utilisateurs sur Instagram ne peuvent réaliser des lives qu’avec une seule autre personne à la fois. Cette option Ph. lechatnoir/IStock.com de leurs collègues. Insuffisant pour nouer des liens. Résultat  : 70% des travailleurs de moins de 29 ans sont en détresse psychologique, soit deux fois plus que les 50-59 ans, selon un sondage d’OpinionWay réalisé du 2 au 9 décembre auprès de 2.009 salariés français. Outre la perte de repères, la solitude associée au télétravail est vécue avec une acuité particulière par les « millenials ». « Être seule chez soi toute la journée, c’est un enfer », soupire Marie, responsable juridique depuis deux ans dans la même entreprise que Pauline. Au-delà du fait qu’elle « aime bien aller au bureau pour le pourrait permettre à Instagram de se démarquer puisqu’aucune autre plateforme ne propose de faire des lives avec plusieurs participants en même temps. lien social », elle déplore « une perte des horaires »  : « avant je ne regardais pas mes mails le soir, ni le week-end. D’autres facteurs expliquent les raisons de ce désamour pour le télétravail. Plus précaires que les 55 ans et plus, les « millenials » débutent souvent leur vie professionnelle dans des espaces réduits, peu propices au travail, parfois en colocation, et sont plus susceptibles d’avoir de très jeunes enfants à charge. Parfois considéré comme le modèle du futur avant la pandémie, le télétravail est l’objet d’une forme de désenchantement qui pourrait pousser les LE SUCCÈS DES LIVES Avec la situation sanitaire, les lives ont explosé sur la toile. Face à la distanciation sociale imposée, les événements en direct ont permis aux internautes de garder un lien pour se sentir moins seuls. Instagram pourrait tirer son épingle du jeu en capitalisant sur cette tendance qui ne faiblit pas. Le fait d’être plusieurs dans un même live pourrait également permettre aux utilisateurs de se sentir moins intimidés et ainsi les pousser à plus utiliser cette fonction, ce qui créera plus d’engagements sur la plateforme. Depuis l’avènement de TikTok, Instagram ne cesse de multiplier les innovations entreprises à ajuster leur stratégie une fois la crise sanitaire passée. « UNE RÉFLEXION EST NÉCESSAIRE » « Il n’y a pas beaucoup d’organisations qui ont réellement repensé leur modèle d’organisation du travail de manière pérenne, elles l’ont seulement adapté à la crise », commente Xavier Alas Luquetas, consultant en prévention des risques psycho-sociaux. Selon lui, une réflexion des entreprises est nécessaire, en particulier pour les « millenials » qui « fonctionnent plus collectivement, en réseaux, que la précédente génération ». ◀ Bientôt des lives à plusieurs sur Instagram MENLO PARK Instagram compte développer son produit en proposant des lives à plusieurs. Lors d’une interview, le patron d’Instagram en a même fait la démonstration. Cette nouvelle option pourrait être lancée dans les semaines à venir. AFP/D. Charlet et les changements pour tenter de reséduire les internautes. ◀



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