Métro Belgique n°4290 9 fév 2021
Métro Belgique n°4290 9 fév 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4290 de 9 fév 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : à quand un vrai déconfinement ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 8 - 9  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
8 9
8 CULTURE MARDI 9/2/2021 metrotime.be ANIMA FÊTE SES 40 ANS… EN LIGNE ! Un festival 100% sur la toile Depuis bientôt un an de pandémie, les festivals de ciné sont face à un dilemme  : tenir une version en ligne, reporter, ou annuler ? Anima, le célèbre festival du film d’animation bruxellois, a opté pour le premier choix  : du 12 au 21 février, vous pourrez découvrir toute leur programmation sur une plateforme créée pour l’occasion. Metro a parlé à Dominique Seutin, la nouvelle co-directrice de l’événement, pour un petit tour d’horizon de cette 40 e édition. Comme il a lieu en février, l’an dernier le festival s’était déroulé tout à fait normalement. Cette année, avec une pandémie, un 40 e anniversaire et une nouvelle direction, l’équipe d’Anima avait un triple défi à relever. « Jusqu’à dernière minute, on espérait bien sûr se tenir en vrai » explique la co-directrice Dominique Seutin. Mais la situation ne s’améliorant pas, il a fallu trancher. « On a décidé de se maintenir aux mêmes dates, car c’est événement populaire, très fédérateur durant des vacances de Carnaval ». Anima 2021 est donc « 100% online », sur une plateforme spécialement créée pour l’occasion, « avec nos petites mains ! » SPÉCIALE « 40 YEARS OF ANIMA » Pour célébrer leur 40 e anniversaire comme il se doit, ce programme rétrospectif présente des œuvres et des cinéastes qui ont marqué l’histoire du festival. Une sorte de ‘very best-of’« qui reflète vraiment l’esprit d’Anima  : de la belle animation, des œuvres qui plairont à la fois aux connaisseurs et au grand public… » LA NUIT ANIMÉE « C’est notre traditionnelle programmation nocturne du festival, une soirée avec une sélection de films un peu atypiques  : du drôle, du trash, du politiquement incorrect… » Le rendez-vous préféré des noctambules REVIEWS MALCOLM & MARIE (Netflix) Quand Malcolm et Marie rentrent chez eux ce soir-là, un peu ivres mais fatigués, le plan est de manger un bout et d’aller se coucher. Mais ce soir, c’était la première du film de Malcolm. Un film inspiré de la vie de Marie. Et dans son discours, Malcolm a oublié de la remercier… Un petit oubli qui en dit long, et à partir duquel va commencer une joute verbale impressionnante d’1h45, qui nous en fait voir de toutes les couleurs même si le film est en noir et blanc. Délivrés entre les larmes, la colère ou la résignation, les dialogues magistraux de ce couple qui se déchire dissèquent les rapports humains (genre, classe, race, création) avec une démesure impitoyable. John David Washington (‘Tenet’) et Zendaya (‘Euphoria’) livrent des performances d’une égale intensité. Deux Oscars SVP ! (em) ●●●●○ sera cette année disponible durant toute la durée du festival – après le lancement officiel en direct sur la page Facebook d’Anima, ce samedi 13 février à 19h. PROGRAMMATION ENFANTS « Habituellement on fait un seul programme enfants, mais cette année reçu tellement de bonnes choses, qu’on a décidé d’en faire trois ! » Des films à découvrir par thème (‘avant de dormir’‘Saint-Valentin pour les petits’), par tranche d’âge (à partir de 3 ou 6 ans) … ou au hasard des envies. Pour les familles, Anima propose le Pass kids, une formule spécifique sans accès aux programmes pour adultes, histoire d’être sûr(e)s de pouvoir les laisser seuls devant l’écran. COURTS-MÉTRAGES Répartis dans différentes sections, plus de 150 courts-métrages animés sont à découvrir ! De la compétition, des programmes spéciaux comme le « best of shorts », « c’est du Belge », ou une spéciale Saint Valentin… « On y retrouve beaucoup d’histoires ancrées dans la réalité, au croisement du docu et de l’animation -comme cette histoire de trois filles et leur correspondence amoureuse avec un tueur en série ! » LONGS-MÉTRAGES POUR ADULTES La compétition officielle promet de belles découvertes, avec des films inédits venus du Japon, de Suède BLISS (Prime Video) Un dicton anglais dit que « l’ignorance est un gage de bonheur » (« ignorance is bliss »). En gros, moins on en sait, mieux c’est. Un adage que ce film met à l’épreuve, en nous plongeant dans le monde gris de Gregg (Owen Wilson), dépressif, divorcé, et qui vient de se faire virer. Sa rencontre avec Isabel (Salma Hayek), une femme aux étranges pouvoirs magiques, le fait douter  : et si son monde n’était qu’un leurre ? Sans l’expérience du malheur, peut-on vraiment connaître le bonheur ? Son questionnement n’est pas sans rappeler les pilules colorées de Matrix, mais ‘Bliss’n’est pas prêt pour une trilogie  : les personnages mal dégrossis peinent à émouvoir, et la réalisation use et abuse de lourds effets. Résultat, aucun des mondes n’est convaincant – ni le « faux », ni le « vrai » … Niveau crédibilité, il faudra repasser. (em) ●●○○○ MOVIES ANIMA neE Etesalowouie FES11,641 12-21 ([6. 2021 In Musse 5 Onllne winriiiimeekbo..-e-w ami assr.— e— mu mur §P e— O. Wir"i= Affiche Anima 2021 TU MERITES UN AMOUR (MyFrenchFilmFestival.com) Révélée à 20 ans par Abdellatif Kechiche dans ‘La Graine et le Mulet’(2007), Hafsia Herzi s’est depuis construit un parcours discret mais solide dans le cinéma d’auteur français -et belge (‘La Marche’, ‘Le Sac de Farine’). En 2019, elle passait derrière la caméra pour son premier long, inédit en Belgique jusqu’ici. Dans ‘Tu Mérites un Amour’, titre romantique emprunté à un poème de Frida Kahlo, elle incarne Lila, une jeune femme tiraillée entre ses sentiments pour Rémi, son amoureux volage, et son désir de liberté et de nouvelles rencontres. Une errance amoureuse dans la chaleur de l’été, portée par une mise en scène soignée, naturaliste et nonchalante, qui donne à voir la vie comme elle est. À découvrir en ligne sur MyFrenchFilmFestival-.com jusqu’au 15 février. (em) ou de Pologne, qui explorent l’amour ou le conflit (‘Josep’, ‘Topp3’, ‘My Favorite War’) - mais aussi des reprises comme ‘Lupin III  : the First’, une aventure effrénée « où se mélangent la fameuse légende d’Arsène Lupin… et l’univers de Miyazaki ! » 40 e festival Anima -en ligne- du 12 au 21 février – www.festivalanima.be Cérémonie d’ouverture  : Vendredi 12/02 à 17h sur la page Facebook du Festival Anima @festivalanima Ph. Netflix Ph. Prime Video Ph. Les Films de la Bonne Mère Sony Pictures Releasing International ●●○○○ THE GLORIAS (Proximus Pickx) Le mouvement féministe compte de nombreuses héroïnes. C’est pour cela que Gloria Steinem refusa en 1971 de poser en couverture de Newsweek pour le ‘Women’s Lib’. La vie de Steinem est aussi un bon angle pour montrer l’évolution du mouvement dans les années 60-70. Dans ‘The Glorias’, la réalisatrice Julie Taymor (‘Frida’) souligne à chaque fois qu’il s’agit d’une histoire collective. Steinem aimait voyager, car cela lui permettait de rencontrer des femmes de tous horizons. Le fil rouge de ce (long) film est d’ailleurs Steinem dans le bus, entamant parfois des conversations avec des versions plus jeunes ou plus âgées d’elle-même. Taymor n’évite pas toujours les dialogues pamphlétaires et la symbolique explicite, mais les actrices -et le sujet- sont assez convaincants pour valoir le détour. (rn) ●●●○○
Votre premier job en 4 étapes Dossier Young Graduates P.3 Comment dépenser son premier salaire F P.4 Postuler efficacement malgré la pandémie ARNO PARTISSIMO, BOULIMIQUE DE PROJETS DIGITAUX « On ne peut jamais prévoir un buzz, il faut un peu de chance ! » Jeune indépendant bruxellois de 26 ans, Arno Partissimo ne se prédestinait pas à une carrière de vidéaste. Pourtant, au fil des expériences, ce boulimique de nouveaux projets est parvenu à en faire son gagne-pain, notamment en accompagnant des artistes. Il y a un an, le Belge casse littéralement Instagram avec son filtre « Which Disney are you ? » et depuis, il récolte les fruits de son dur labeur… À l’origine, tu ne te voyais pas du tout entreprendre une carrière de photographe ou de vidéaste… Arno  : « C’est vrai ! J’ai eu un parcours scolaire spécial parce que j’ai toujours rêvé de devenir professeur de gym. J’ai donc entrepris des études qui liaient le sport et les sciences, ce qui me plaisait énormément. Je me suis spécialisé dans la gymnastique et j’ai commencé les compétitions, mais j’ai malheureusement eu un gros accident à l’âge de 17 ans, qui m’a forcé à trouver une solution pour rebondir, car je ne pouvais plus accéder à mon rêve. C’est à ce moment-là qu’un peu par hasard, je me suis acheté mon premier appareil photo… » C’est là que tu as réalisé que tu pouvais faire autre chose que du sport ? « Oui, j’ai appris les rudiments avec un ami qui étudiait la photo et, petit à petit, étant fan d’électro, j’ai eu envie de tenter le coup dans l’événementiel. J’ai commencé à envoyer des messages sans prétention à des organisateurs de soirées et de festivals, pour pouvoir participer gratuitement à leurs événements en échange de mes photos, ce qui me plaisait énormément. Je me suis créé des contacts et j’ai gagné la confiance des organisateurs, donc j’ai pu avoir des accès sur scène, derrière la barrière du public, bref, devenir un vrai photographe événementiel. » Est-ce que tu as tout de suite réussi à en faire un gagne-pain ? « Pas du tout, durant toute cette période je faisais cela de façon bénévole. Pour décrire un week-end classique, je me levais à 6h du matin pour aller à l’école, je finissais à 16h et je me mettais directement en route vers des soirées auxquelles je devais souvent me rendre en train. Je prenais mes photos et j’attendais le premier train à 6h du matin pour rentrer chez moi, mais j’aimais beaucoup cela, même si je ne gagnais rien à ce moment-là. Au fur et à mesure, j’ai tout de même commencé à être payé pour les services que j’offrais. » Ce quotidien a été un peu chamboulé alors que tu étais en 2 e bachelier de communication… « Oui, j’avais débuté des études à l’ISFSC et je jonglais entre des contrats rémunérés pour mon activité de photographe et mon cursus scolaire. Ce n’était pas évident mais je voulais continuer à faire les deux pour avoir une certaine sécurité en ayant un diplôme. Tout a basculé à Noël, lorsqu’un DJ m’a proposé de faire une tournée au Brésil et j’ai dû faire un choix entre mon année et mon activité professionnelle. J’ai réalisé que je ne pouvais pas dire non à une tournée internationale, en me disant qu’au pire je recommencerais mon année. Je ne pouvais pas prédire que j’aurais à nouveau ce genre d’opportunités. Mais ça m’a permis de faire d’autres rencontres internationales et d’étoffer encore mon réseau, ce qui a véritablement lancé ma carrière professionnelle. » C’est donc à ce moment-là que les opportunités se sont multipliées ? « Oui, j’ai continué d’aller en cours car je me suis dit que j’engrangeais de toute façon du savoir qui me serait utile, mais je savais que je ne passerais pas mon année. Et puis j’ai reçu un message d’Henri PFR qui m’a dit  : « Tu fais quoi dans 48h ? », avant de m’inviter à le suivre sur sa tournée aux États-Unis C’était la première fois que l’on a bossé ensemble (rires). J’ai aussi collaboré avec un YouTubeur spécialisé dans les technologies avec plus de deux millions d’abonnés, Jojol. Bref, Ph. D.R. « Il faut du culot pour se lancer à fond » tout ça a consolidé mon projet de photographe et vidéaste. À l’origine c’était une passion, mais c’est devenu une passion qui me rémunère et me fait vivre. Cela m’a beaucoup rassuré, parce qu’il faut du culot pour se lancer à fond. » P.6 En savoir plus sur la page suivante. ▶



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :