Métro Belgique n°4289 5 fév 2021
Métro Belgique n°4289 5 fév 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4289 de 5 fév 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : les métiers de contact à l'ordre du jour.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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4 NEWS VENDREDI 5/2/2021 metrotime.be 11 Vers un début de déconfinement en Allemagne BERLIN Le ministre allemand de la Santé s’est prononcé hier en faveur d’un début d’assouplissement des mesures de restrictions liées à la pandémie de Covid-19. Ce déconfinement pourrait débuter avant la fin de l’hiver. « Nous ne pouvons rester dans ce confinement dur tout l’hiver, notre société ne le supporterait pas bien », a dit Jens Spahn, alors que l’impatience de l’opinion se fait de plus en plus sentir. En outre, « les chiffres sont encourageants, nous observons une tendance significative à la baisse concernant les nouvelles infections », a ajouté le ministre. Le taux d’incidence est passé à 87 hier, et se rapproche de 50, le seuil, audessous duquel les autorités envisageront des assouplissements du confinement partiel en Allemagne. Les restrictions actuelles sont programmées jusqu’au 14 février. Les Allemands AFP/B. Ferrandez sont invités à éviter le plus possible les contacts, avec généralisation du télétravail, fermeture des écoles, commerces non alimentaires, restaurants, bars, lieux culturels et sportifs, ainsi qu’une stricte limitation des rencontres. Plusieurs virologues ont mis en garde contre une sortie prématurée du confinement, en raison notamment du risque posé par les variants du virus. VACCINÉ MAIS PAS PRIVILÉGIÉ Le Conseil allemand d’éthique a de son côté insisté sur le fait que lorsque des restrictions seront levées, elles devront l’être pour tout le monde, et pas seulement pour les personnes vaccinées. Dans un avis publié hier, il déconseille d’accorder des privilèges aux personnes vaccinées. Des privilèges seraient à proscrire tant qu’il n’est pas établi que les vaccinés ne peuvent pas transmettre le virus. ◀ AFP/N. Almeida Le vaccin AstraZeneca réservé aux moins de 65 ans COPENHAGUE Les autorités sanitaires norvégiennes et danoises ont annoncé à leur tour que le vaccin anti-Covid d’AstraZeneca serait réservé aux moins de 65 ans, faute de données suffisantes sur ses effets au-delà de cet âge. Les deux royaumes nordiques adoptent ainsi la ligne choisie par plusieurs pays de l’Union européenne, dont la Norvège n’est pas membre mais à laquelle elle s’est associée pour l’approvisionnement en vaccins. Les autorités sanitaires d’Allemagne, de France ou encore de Suède ont elles aussi fixé à 65 ans l’âge limite au-delà duquel le vaccin du laboratoire suédo-britannique n’est pas conseillé. UN INTERVALLE PLUS LONG Le vaccin d’AstraZeneca sera administré avec un intervalle compris entre neuf et douze semaines entre les injections de la première et de la deuxième dose en Norvège et Un foyer du variant britannique détecté en Italie CORZANO Un foyer du variant britannique du coronavirus a été détecté en Italie dans une bourgade du nord du pays et les experts ont demandé « une attention particulière concernant la diffusion de nouveaux variants ». Le 24 janvier, 24 personnes, élèves et enseignants, ont été testées positives dans une école de Corzano, une localité d’environ 1.400 personnes dans le nord de l’Italie, et les autorités sanitaires locales ont décidé de tester 189 personnes supplémentaires, des cas contacts. Sur ces 189 personnes, 139 ont été testées positives. Vu ce chiffre élevé, les autorités sanitaires ont demandé le séquençage de certains échantillons. Sur AFP/F. Monteforte quatorze échantillons séquencés, les 14 sont positifs au variant britannique. La fondation scientifique sanitaire Gimbe a mis en garde contre une légère reprise des contaminations en Italie, soulignant le danger des nouveaux variants. Nino Cartabellotta, président de la fondation, est plus alarmiste encore, évoquant « la menace des nouveaux variants, déjà arrivés en Italie, qui risquent de faire exploser la courbe des contaminations ». Plusieurs cas du variant brésilien ont été enregistrés fin janvier en Italie, tandis que l’échantillon du premier cas potentiel sudafricain est en cours de séquençage. L’Italie a enregistré près de 90.000 morts depuis le début de la pandémie, et la troisième économie de la zone euro a plongé dans sa pire récession depuis la Deuxième Guerre mondiale. ◀ de quatre à douze semaines au Danemark. « Nous voyons qu’un intervalle plus long entre les doses entraîne une meilleure protection », a indiqué Sara Watle, médecin du FHI. Relativement épargnée par la pandémie, la Norvège affiche l’un des taux d’incidence les plus bas d’Europe. À ce jour, au moins 135.000 personnes ont reçu une première dose de vaccins Pfizer/BioN- Tech ou Moderna. Au Danemark, où la campagne de vaccination est l’une des plus avancées, 1,68% des 5,8 millions d’habitants sont entièrement vaccinés et 3,28% ont reçu une première dose. Les deux pays comptent avoir proposé la vaccination à l’ensemble de leur population adulte d’ici l’été. POUR LES MOINS DE 55 ANS EN BELGIQUE La Belgique a quant à elle décidé mardi de ne pas recommander le produit AstraZeneca pour les personnes plus âgées, mais provisoirement seulement pour les personnes de moins de 55 ans. Pour le moment, il n’y a pas assez de données disponibles sur l’effet du vaccin chez les personnes âgées. « Il se peut que cela fonctionne bien, même avec les plus âgés. Une fois que ces données seront disponibles, nous pourrons nous lancer rapidement. Sinon, nous devrons adapter la commande », a précisé le porte-parole interfédéral Covid Steven Van Gucht sur VTM. Ces données très attendues devraient être disponibles dans les six semaines. ◀ L’impact de la covid « catastrophique » sur le traitement du cancer AFP/P. Huguen BRUXELLES L’impact de la pandémie de Covid-19 sur le traitement du cancer est « catastrophique », a alerté l’OMS. Parmi les 53 pays de la région Europe, un pays sur trois a partiellement ou totalement interrompu ses services de cancérologie à cause de la mobilisation contre la pandémie et des restrictions de voyages. « Certains pays ont connu des pénuries de médicaments anticancéreux, et beaucoup ont vu une baisse significative des nouveaux diagnostics de cancer, même dans les pays les plus riches », a noté le directeur de l’OMS Europe, Hans Kluge. En Belgique, lors du premier confinement au printemps 2020, le nombre de cancers diagnostiqués a reculé de 30 à 40%. En Europe, les cancers, le diabète et les maladies respiratoires chroniques sont responsables de plus de 80% des morts chaque année. ◀
metrotime.be 1 VENDREDI 5/2/2021 NEWS im 5 Le virus sorti d’un labo chinois ? « C’est peu crédible » AFP/H. Retamal WUHAN Le chef des experts de l’OMS qui enquêtent à Wuhan sur l’origine de la pandémie a semblé écarter la thèse de la fuite de laboratoire. Peter Ben Embarek fait partie de la dizaine de chercheurs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) arrivés le mois dernier en Chine pour enquêter sur l’apparition de la Covid-19. L’équipe s’est rendue avant-hier à l’Institut de virologie de Wuhan, accusé, notamment par l’ancien président américain Donald Trump, d’avoir laissé s’échapper le virus d’un de ses laboratoires, accidentellement ou non. Il s’agit jusqu’à présent du site le plus controversé visité par la délégation. Toutefois, cette visite a été « une étape importante pour comprendre d’où viennent ces histoires ». L’Institut de virologie de Wuhan dispose depuis 2012 d’un laboratoire de haute sécurité P3 qui étudie de nombreux virus, notamment les coronavirus. Il possède également un P4 (pour les pathogènes dangereux). Un laboratoire à la sécurité davantage encore renforcée et que l’OMS a pu visiter. UN SCÉNARIO « DIGNE D’UN FILM » Peter Ben Embarek affirme avoir eu avec ses interlocuteurs chinois des « discussions très franches », utiles « pour comprendre » leur position sur « un certain nombre d’affirmations vues et lues dans les médias ». Aucune preuve ne vient cependant jusqu’ici accréditer cette hypothèse. Toutes ces conjectures feraient d’« excellents scénarios pour des films et des séries », estime le chef des experts de l’OMS, promettant cependant de « suivre la science et les faits » pour tirer une conclusion définitive sur l’origine de la pandémie. La délégation doit achever sa mission à Wuhan la semaine prochaine, cependant sans certitude de réponses complètes sur l’origine du virus. EN BREF YOUNG ◀ ▶ Le procureur démocrate Jamie Raskin a demandé hier à Donald Trump de « témoigner sous serment » concernant « sa conduite le 6 janvier », jour de l’attaque du Capitole par ses partisans qui lui vaut d’être renvoyé en procès devant le Sénat. Ce témoignage, qui comprendra un contreinterrogatoire, devrait avoir lieu entre le lundi 8 et le jeudi 11 février. Le procès de l’ancien président pour « incitation à l’insurrection » doit débuter le 9 février. Un diplomate iranien condamné à 20 ans de prison ANVERS Le tribunal correctionnel d’Anvers a condamné hier un diplomate iranien, Assadollah A., à 20 ans de prison pour terrorisme. Trois complices belges d’origine iranienne ont eux été condamnés à des peines allant de 15 à 18 ans de prison ainsi qu’à la déchéance de leur nationalité belge. Ils étaient poursuivis pour un projet d’attentat contre un rassemblement de l’opposition iranienne en France en 2018. Les avocats des parties civiles ont salué un jugement « courageux » et « historique ». Le parti iranien d’opposition NCRI y voit pour sa part une confirmation claire que le régime iranien est impliqué dans le terrorisme d’État. L’Iran a immédiatement AFP/J. Thys réagi, dénonçant « fermement » cette condamnation. Téhéran avait déjà prévenu en amont du jugement qu’il ne le reconnaîtrait pas, affirmant que la procédure est « illégitime, en raison de l’immunité diplomatique » de l’accusé. ◀ ▶ L’ex-président de la BCE Mario Draghi a débuté ses consultations pour trouver une majorité prête à soutenir son gouvernement après avoir été appelé à la rescousse pour sortir l’Italie de la crise politique. ▶ Le président des États- Unis Joe Biden va mettre fin au soutien américain aux opérations dans la guerre au Yémen. Cette décision a été saluée par les rebelles Houthis qui y voient le début de la fin de la guerre. Dossier GRADUATES Mardi dans ton journal !



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