Métro Belgique n°4289 5 fév 2021
Métro Belgique n°4289 5 fév 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4289 de 5 fév 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : les métiers de contact à l'ordre du jour.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 FEELGOOD VENDREDI 5/2/2021 metrotime.be a Faut-il bannir l’aluminium de son quotidien ? Depuis quelques années, les déodorants contenant des sels d’aluminium sont pointés du doigt et de plus en plus de consommateurs y prêtent attention. Mais l’aluminium est également présent dans les cuisines. Représente-t-il un danger pour la santé ? Faut-il s’en passer ? LES DÉODORANTS AUX SELS D’ALUMINIUM SONT-ILS DANGEREUX ? Pendant des dizaines d’années, les géants de l’industrie cosmétique ont mis des sels d’aluminium dans leurs déodorants, qu’ils soient en spray, en stick ou avec une bille. En effet, cette molécule a un pouvoir anti-transpirant, c’est-à-dire qu’elle permet de limiter la transpiration en résidant la taille des pores de la peau. Mais à partir du début des années 2010, des études scientifiques ont commencé à semer le doute chez les consommateurs. En 2016, une étude suisse établissait un lien entre les sels d’aluminium présents dans les déodorants et le développement du cancer du sein. Peu à peu, les marques ont commencé à proposer des antitranspirants sans sels d’aluminium et les consommateurs à privilégier des déodorants naturels. En pleine pandémie de coronavirus, l’information est passée plutôt inaperçue. Pourtant, en avril 2020, le Comité Scientifique pour la Sécurité des Consommateurs (CSSC) a tranché et a confirmé que le sel d’aluminium présent dans les cosmétiques ne présentait pas de risque pour la santé. Pour cela, un groupe d’experts indépendant auprès de la Commission Européenne a effectué un tas de tests et a conclu que l’aluminium contenu dans les déodorants ou les rouges à lèvres n’était pas absorbé par la peau et que sa présence n’était pas dangereuse pour la santé. DANS LA CUISINE Néanmoins, l’aluminium est également beaucoup utilisé dans l’industrie agroalimentaire que ce soit à travers des conservateurs, des colorants, des additifs ou dans les emballages. C’est d’ailleurs ce que le CSSC a épinglé dans son rapport  : « l’exposition à l’aluminium peut également provenir d’autres sources que les produits cosmétiques, et l’alimentation est une source importante d’aluminium pour la population ». Selon les experts, les quantités importantes d’aluminium retrouvées dans le corps humain proviendraient donc avant tout de notre alimentation. Il faut dire que l’aluminium est omniprésent dans le domaine alimentaire et dans nos cuisines. Il y a le papier aluminium bien sûr mais il fait aussi partie de la composition de nombreux contenants. Pensez à la barquette de votre lasagne, aux boîtes de conserve ou encore aux canettes. L’aluminium est également présent dans les briques de lait ou de jus de type Tetra Pak. Enfin, l’aluminium se retrouve dans de nombreux ustensiles de cuisine comme les poêles ou les casseroles. Photos Easyfotostock De l’aluminium dans les vaccins ? 1 Depuis 100 ans, les sels d’aluminium (hydroxyde d’aluminium ou phosphates d’aluminium) font partie de la composition de nombreux vaccins. Ils permettent de stimuler ou d’amplifier la réponse immunitaire de l’organisme. Néanmoins, les quantités sont bien plus faibles que celles dans l’alimentation ou dans les cosmétiques. La fréquence d’exposition n’est, elle non plus, absolument pas comparable. Elle est quotidienne avec l’alimentation et les cosmétiques alors qu’elle est annuelle, au pire, avec les vaccins. À ce jour, aucune étude scientifique n’a établi un lien de causalité entre l’aluminium vaccinal et des problèmes de santé. « Les données scientifiques disponibles à ce jour ne permettent pas de remettre en cause la sécurité des vaccins contenant de l’aluminium, au regard de leur balance bénéfices/risques », avait estimé en 2016 le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) en France. « C’EST UN PRODUIT INUTILE » À ce jour, il n’existe cependant pas d’alerte sanitaire ou de données épidémiologiques à propos de l’exposition à l’aluminium par l’alimentation. Selon l’OMS, un adulte peut absorber et consommer jusqu’à 50 milligrammes d’aluminium par jour, sans risque pour la santé. Néanmoins, des recherches ont déjà montré que la cuisson dans des poêles abîmées ou dans du papier aluminium pouvait fortement augmenter la concentration en aluminium dans les aliments. Quand on en a la possibilité, mieux vaut donc s’en passer en utilisant des ustensiles en acier inoxydable ou en bois et en remplaçant les poêles et les casseroles griffées ou abîmées. « C’est un produit inutile. Il n’apporte rien à l’organisme, si ce n’est des ennuis », estime le docteur Pierre Souvet. « Sur les métaux, on a des histoires qui se répètent. Ce qui est arrivé pour le plomb, le mercure et l’amiante arrivera aussi pour l’aluminium », prédit quant à lui Romain Gherardi, neuropathologiste à l’hôpital universitaire de Créteil. (tw)
metrotime.be VENDREDI 5/2/2021 CULTURE 11 Cinq BD pour bien commencer l’année 2021 a désormais bel et bien commencé et ce début d’année a déjà été très riche en sorties BD. Parmi les dizaines de titres déjà publiés, voici cinq albums que nous avons particulièrement appréciés. PACIFIC PALACE Depuis quelques années, Spirou s’offre une seconde jeunesse, revisité par de nombreux auteurs et dessinateurs. En ce début 2021, c’est Christian Durieux qui s’y colle. « Pacific Palace » raconte l’histoire d’un drôle de confinement. Groom dans un prestigieux hôtel, Spirou et quelques membres du personnel vont devoir vivre isolés et coupés du monde quand un riche dictateur en fuite va s’installer quelques jours dans l’établissement. Le tyran n’est pas venu seul. Il est notamment accompagné de sa fille, une discrète et charmante jeune femme qui ne laisse pas Spirou insensible. Entre thriller politique et romance adolescente, Christian Durieux livre un récit à la fois captivant et poétique. L’artiste belge a également collaboré avec Mark Daumail du groupe pop/folk Cocoon qui a composé un EP de deux titres, également baptisé « Pacific Palace », inspiré de l’album. Un beau projet à lire et à écouter donc ! « Pacific Palace », de Christian Durieux, éditions Dupuis, 80 pages, 16,5 € YELLOW CAB En 2015, l’écrivain, scénariste et réalisateur français Benoît Cohen s’est lancé dans une expérience un peu folle pour trouver l’inspiration  : devenir chauffeur de taxi à New York. Pendant de longs mois, il a traversé les nombreuses étapes pour obtenir le précieux sésame -sa licence de taximan- et vivre son « rêve américain ». Dans un premier temps, « Yellow Cab » raconte ce véritable parcours du combattant. Ensuite, au fil des courses et des rencontres, il plonge le lecteur dans le quotidien d’un chauffeur de taxi. En 162 planches, Chabouté adapte brillamment ce roman en BD. Son dessin en noir et blanc retranscrit parfaitement l’émotion mais aussi parfois la misère sociale qui ressortent de cette aventure humaine. En ces temps de pandémie, « Yellow Cab » est aussi l’occasion idéale de voyager, de (re) plonger dans les rues de « la Grosse Pomme », de retrouver son architecture emblématique et son ambiance unique. « Yellow Cab », de Chabouté, éditions Vents d’Ouest, 176 pages, 22 € LE PLONGEON À 80 ans, Yvonne arrive à un tournant de sa vie. Quelques mois après avoir perdu son mari, il est temps pour elle de vendre sa grande maison à la campagne, d’euthanasier son vieux chien et de rentrer dans une maison de retraite. Pour Yvonne, c’est l’occasion de découvrir un nouvel univers, pas toujours réjouissant, mais aussi de faire des nouvelles rencontres. À travers l’histoire de cette grandmère, Séverine Vidal et Victor Pinel plongent le lecteur à l’intérieur d’un Ehpad, ainsi que dans la tête et dans le corps d’une femme de 80 ans. « Le Plongeon » est rempli d’émotions, parfois de tristesse et souvent de rire. On y retrouve la patte de Victor Pinel qui nous avait déjà bouleversés l’an passé avec « Puisqu’il faut des hommes ». Il prouve une nouvelle fois son talent pour transmettre de l’émotion grâce à son dessin. « Le Plongeon », de Vidal et Pinel, éditions Grand Angle, 80 pages, 17,9 € NE M’OUBLIE PAS Clémence s’apprête à passer le concours d’entrée à l’école nationale de théâtre. Mais son quotidien va être bouleversé lorsqu’elle va apprendre la détresse de sa grand-mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer. Elle a déjà fugué trois fois de sa maison de retraite et le personnel envisage un traitement médicamenteux pour la calmer. Dans sa tête, elle a 20 ans et elle vit chez ses parents. Touchée par l’état de sa grand-mère, Clémence décide de la sortir de là et de quitter Liège avec elle, pour l’emmener à 500 km de là, là où elle a grandi. Avec « Ne m’oublie pas », Alix Garin emmène les lecteurs dans un road-trip profondément touchant et émouvant, teinté de nostalgie, durant lequel une jeune femme un peu perdue tente de faire remonter des souvenirs dans la mémoire de sa grand-mère atteinte d’Alzheimer. « Ne m’oublie pas », d’Alix Garin, éditions Le Lombard, 224 pages, 22,5 € YLe.n,-'su.Pe.. LE LABO « Le Labo » revisite l’histoire de la micro-informatique. Il plonge les lecteurs en 1975 quand une entreprise française de photocopieuses lance un nouveau pôle pour développer les technologies du futur. C’est ainsi qu’une bande de geeks, bien aidés par des substances quelque peu illicites, va plancher sur le futur et développer le prototype du premier micro-ordinateur « qu’une femme ou qu’un enfant pourrait utiliser », équipé « d’une sorte de télécommande filaire » et qui fonctionne en réseau. Mais entre les relations souvent compliquées au sein de l’équipe et le fait qu’à l’époque peu de gens croyaient en eux, l’aventure du Labo est laborieuse. Entre réalité et fiction, « Le Labo » revient merveilleusement bien sur l’essor de l’informatique au milieu des années 70. Les clins d’œil sont nombreux. On y retrouve même des visages connus comme celui de SteveWozniak. Une aventure passionnante, amusante et instructive recommandée à tous les geeks ! « Le Labo », de Bourhis et Varela, éditions Dargaud, 112 pages, 18 € BD Thomas Wallemacq



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