Métro Belgique n°4288 2 fév 2021
Métro Belgique n°4288 2 fév 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4288 de 2 fév 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : le Vatican rouvre ses musées.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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6 NEWS MARDI 2/2/2021 metrotime.be FP AFP/S. Loeb Tempête hivernale aux USA Un avis de tempête hivernale a été émis par le service météorologique national (NWS) pour le nordest des États-Unis, sur un territoire allant de la Virginie jusqu’au Maine, peuplé de dizaines de millions de personnes. Après avoir touché la capitale Washington, l’état d’urgence a été décrété dans de nombreux États américains. La tempête devrait se poursuivre encore aujourd’hui, se terminant par un mélange de glace et de pluie verglaçante. AFP/G. Bakers Coup d’État en Birmanie RANGOUN La Birmanie a été hier le théâtre d’un coup d’État mené par l’armée qui a arrêté la cheffe de facto du gouvernement civil Aung San Suu Kyi, proclamé l’état d’urgence pour un an et placé ses généraux aux principaux postes. Le pays est sorti il y a tout juste 10 ans d’un régime militaire au pouvoir pendant presque un demi-siècle. Pour justifier ce nouveau putsch, immédiatement condamné par plusieurs capitales étrangères, les militaires ont assuré que les législatives de novembre étaient entachées d’« énormes irrégularités », ce que la commission électorale dément. Ce scrutin a été remporté massivement par la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti d’Aung San Suu Kyi au pouvoir depuis les élections de 2015. Le coup d’État d’hier s’est fait sans effusion de sang, l’armée se contentant de bloquer les routes avec des soldats en armes et des véhicules blindés autour du parlement dans la capitale, Naypyidaw. À Rangoun, la capitale économique, les militaires se sont notamment emparés de l’hôtel de ville et ont fermé l’accès à l’aéroport international. PROMESSE D’ÉLECTIONS À la tombée de la nuit, les rues de Rangoun étaient désertes alors que le pays est aussi frappé de plein fouet par la pandémie de coronavirus. Les télécommunications restaient perturbées et les banques du pays ont été fermées jusqu’à nouvel ordre. Quelques rassemblements pro-armée de partisans brandissant des drapeaux et entonnant des chants nationalistes se sont rapidement dispersés. Les militaires ont promis dans un communiqué publié sur Facebook l’organisation de nouvelles élections « libres et équitables », une fois que l’état d’urgence d’un an serait levé. AUNG SAN SUU KYI ARRÊTÉE Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix 1991, âgée de 75 ans, a Ph. AFP été arrêtée tôt dans la matinée ainsi que le président de la République, Win Myint, et d’autres responsables de son parti. Alors que les rumeurs de coup d’État se renforçaient ces derniers jours, Aung San Suu Kyi avait laissé un message à la population, diffusé hier par le président de la LND sur les réseaux sociaux, dans lequel elle exhorte les Birmans à « ne pas accepter » ce putsch. L’armée tente « de replonger le pays sous la dictature militaire », a-t-elle écrit, d’après cette déclaration, demandant à la population de « protester à l’unanimité ». Un risque d’incarcération durable pour Navalny MOSCOU Le parquet russe s’est dit hier favorable à l’emprisonnement d’Alexeï Navalny, à la veille d’une audience lors de laquelle l’opposant risque deux à trois ans de détention et au lendemain de la répression de manifestations en sa faveur. Dans un communiqué, le parquet a jugé « légale et justifiée » la demande des services pénitentiaires russes (FSIN) qui veut révoquer le sursis du principal détracteur du Kremlin pour violation de son contrôle judiciaire dans le cadre d’une affaire remontant à 2014. Cette déclaration témoigne de la détermination des autorités, malgré les Belga/O. Maltseva manifestations organisées dimanche pour le second week-end consécutif dans plus d’une centaine de villes de Russie pour réclamer sa libération. Selon l’ONG OVD- Info, spécialisée dans le suivi des manifestations, 5.414 manifestants ont été arrêtés à travers le pays, un record, d’après cette même source, dans l’histoire récente de la Russie. Ces arrestations ont été immédiatement condamnées par les États-Unis, le Canada et par plusieurs pays de l’UE. Pour sa part, Josep Borrell les a « déplorées » alors qu’il devra se déplacer à Moscou du 4 au 6 février. L’émissaire européen souhaite aborder l’incarcération de Navalny et des manifestants avec ses homologues russes. Il a également exprimé sa volonté de rencontrer l’opposant russe. ◀ Échanges de droits de polluer La Chine a lancé hier son marché du carbone, appelé à devenir le plus important de la planète compte tenu de la taille de l’économie chinoise. Ce système autorise pour la première fois les autorités provinciales à fixer des quotas pour les centrales thermiques et permet aux entreprises énergétiques de s’échanger des droits de polluer. L’objectif est de faire baisser les émissions polluantes en les rendant plus coûteuses pour les sociétés qui les génèrent. Ce coup d’État, le troisième depuis l’indépendance du pays en 1948, intervient alors que le Parlement issu des dernières législatives devait entamer hier sa première session. Les militaires dénonçaient depuis plusieurs semaines plus d’une dizaine de millions de cas de fraudes lors des législatives de novembre. Les craintes de putsch s’étaient renforcées quand le chef de l’armée, le général Min Aung Hlaing -sans doute l’homme le plus puissant du pays –, a déclaré la semaine dernière que la Constitution pouvait être « révoquée » dans certaines circonstances. ◀ JOHANNESBURG L’ancien président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé hier qu’il ne se présenterait pas devant la commission enquêtant sur les soupçons de corruption généralisée sous sa présidence, malgré la récente décision de la cour constitutionnelle lui ordonnant de témoigner. Englué dans les scandales, Jacob Zuma avait été poussé à la démission et remplacé par Cyril Ramaphosa, qui a promis d’éradiquer la corruption. La commission d’enquête a déjà entendu des dizaines de ministres ou ex-ministres, élus, Condamnations belges et européennes Belga/T. Roge BRUXELLES Le président du Conseil européen Charles Michel, ainsi que la ministre belge des Affaires étrangères Sophie Wilmès, ont rapidement condamné hier, via Twitter, les derniers évènements en Birmanie, appelant la restauration du processus démocratique du pays. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, et le chef de la diplomatie de l’UE, l’Espagnol Josep Borrell, ont eux aussi « condamné avec force » le coup d’État, et appelé à la libération immédiate des détenus. « Le gouvernement civil légitime doit être restauré », commente l’Allemande sur Twitter. « Le peuple de Birmanie veut la démocratie. L’UE est avec lui », indique Josep Borrell.◀ L’ancien président Zuma ne coopérera pas avec la justice Belga/G. Sartorio hommes d’affaires ou hauts fonctionnaires qui ont déballé au grand jour le linge sale de l’ère Zuma (2009- 2018). ◀
metrotime.be MARDI 2/2/2021 CULTURE 7 BICEP, DE L’ÉLECTRO MUSCLÉE MAIS AÉRIENNE « Nos shows ont évolué en même temps que nos venues en Belgique » Les deux Irlandais de Bicep font partie des DJ les plus en vue du moment et étaient inévitablement attendus au tournant avec leur deuxième album. Explorant des horizons toujours plus divers à la recherche de l’harmonie, le duo propose des morceaux aériens à un rythme effréné. Le constat semble paradoxal, et pourtant… Ph. Dan Medhurst EN QUELQUES LIGNES En 2017, vous sortiez « Bicep », votre premier album éponyme. Qu’est-ce qui a évolué dans votre démarche artistique plus de trois ans plus tard ? Matthew McBriar  : « On a essayé d’aller beaucoup plus en profondeur. Je pense que l’un des gros problèmes que l’on a rencontré sur ‘Bicep’, c’est que l’on a voulu que ça soit à moitié pour les clubs, et à moitié pour une écoute à la maison. Lors de la tournée de deux ans qui a suivi, on s’est rendu compte que certains morceaux n’étaient pas faits pour les concerts. On a donc voulu que le tout soit cohérent, mais que les titres puissent aussi exister indépendamment. Et en live, ce sera une expérience totalement différente, qui sera là pour compléter celle d’une écoute de l’album. Pour nous, l’un ne va pas sans l’autre. » Est-ce que vous avez ressenti de la pression après le succès de votre premier album ? M.  : « On ne pensait pas que l’on ressentirait cette pression, mais le fait est que l’on a produit beaucoup de titres qui ont fonctionné indépendamment de la sortie du premier album, et on s’est donc beaucoup demandé si on arriverait à reproduire ça. » Andrew Ferguson  : « Il n’y avait clairement pas beaucoup de cohérence sur ‘Bicep’, mais cela a plu. On savait que ça avait été le cas SOUNDCHECK pour une bonne raison, et que si on se détachait trop de ça, on pouvait perdre le soutien de notre public. On a tenté de retrouver les sentiments qui avaient été les nôtres lors du premier processus, et de les développer. » Vous avez produit plus de 150 démos ces dernières années. Comment avez-vous réussi à n’en sélectionner que dix ? A.  : « En fait, cela n’a pas été aussi compliqué que ça cette fois-ci, parce que l’on savait exactement ce que l’on cherchait. Un morceau est terminé lorsque tu ressens qu’il en émane une musicalité et une identité, quel que soit le clavier ou la batterie que tu mets dessus. Et ces trouvailles sont assez rares. » M.  : « À l’origine, on s’est basés sur ‘Atlas’, dont on a tout de suite perçu le potentiel. On a ensuite pu organiser le reste de l’album autour de ce titre. Cela nous a aidés dans notre réflexion, car certains morceaux n’allaient pas bien avec le titre et ils étaient donc exclus d’office. » Avec « Isles », Bicep souffle un vent nouveau sur le paysage de l’électro. La complexité des émotions que le duo souhaite véhiculer se retrouve au service d’une musique épurée, qui plonge l’auditeur dans un état de quasi-contemplation. « Atlas », « Saku » ou « Apricots » sont des titres forts qui n’ont pas besoin de l’album pour exister, mais qui s’y retrouvent parfaitement, pour le plus grand bonheur de nos oreilles. Les Irlandais confirment donc leur statut de grands espoirs de la musique électro, et on attend l’expérimentation en live de cet album avec une impatience aussi grande que frustrante. ●●●●● Le nom de l’album « Isles » fait référence à vos origines irlandaises. Comment est-ce que cela a influencé votre musique ? M.  : « La moitié de notre vie, nous l’avons passée en Irlande, et l’autre moitié s’est déroulée à Londres. À Belfast, les gens sont très conservateurs et religieux, ce qui implique qu’une culture underground s’est développée. À Londres, c’est un gigantesque mélange de cultures où tout le monde fait ce qui lui plaît. Cette dualité et ses sentiments partagés se retrouvent d’une certaine manière dans notre musique. » On retrouve ce mix de cultures sur de nombreux titres de l’album, dont « Apricots » et « Saku » … M.  : « Notre objectif principal est toujours d’obtenir une harmonie ou une émotion. On utilise parfois des pistes d’horizons totalement différents (NDLR  : des chants traditionnels Malawi ou un groupe bulgare des années 50), que l’on essaie sur plusieurs morceaux avant de se dire que l’on tient quelque chose. Ce sont des échanges constants entre les différents titres de l’album. Pour chaque réussite, il y a au moins 20 échecs derrière. C’est un bazar organisé ! » « Lido » marque le milieu de l’album et est beaucoup plus calme. Était-ce une sorte de grande respiration nécessaire pour mieux réattaquer à un rythme frénétique ? A.  : « C’est en quelque sorte 2020-2021 un entracte et c’était vraiment indispensable pour ‘Isles’. Ce contraste permet aussi de donner beaucoup plus de puissance au morceau suivant, ‘X’. Si ce break n’avait pas été là, ça aurait sans doute été ‘too much’pour les auditeurs (rires). Cela nous plaît de ne pas être dans une façon linéaire de composer la musique. » En Belgique, vous avez un succès monumental… M.  : « Ce qui se passe chez vous est assez ahurissant. À chaque fois que l’on est venus, on a été très impressionnés par l’accueil que vous nous avez réservé. Il y a une histoire forte avec la musique électronique sur vos terres et on ressent une énergie particulière. Nos shows ont évolué en même temps que nos venues en Belgique, donc nous sommes très attachés à votre pays. » Sébastien Paulus Anderlecht osera-t-il se salir les crampons sur les terrils liégeois ? 1/16 emes FINALE de la CROKY CUP les 2 & 3 FEVRIER Plus d, infos sur crokycup.be



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