Métro Belgique n°4279 29 déc 2020
Métro Belgique n°4279 29 déc 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4279 de 29 déc 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : joyeuses fêtes !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Bien congeler ses aliments Voilà dix mois que le coronavirus et les gestes barrières sont entrés dans nos vies. Lavage de mains et désinfection au moindre contact avec des surfaces potentiellement contaminées. Poignées de portes, terminaux de paiements, argent liquide… et smartphone. Quel risque d’infection présente réellement cet objet omniprésent dans notre quotidien ? Et comment s’en prémunir ? Nos smartphones sont de véritables nids à bactéries. Dix fois pire, même, que la plupart des cuvettes de toilettes. S’il est avéré que les virus pouvaient survivre sur des surfaces pendant des heures, voire des jours, quel est le risque de transmission lorsque l’on entre en contact avec ces surfaces contaminées ? Quelle proportion de virus persiste sur ces surfaces, et jusque quand ? Cela fait des années que des chercheurs se sont penchés sur ces questions. Et selon les études, les conclusions varient. DE 4 À 28 JOURS En 2003, l’OMS avait étudié la propagation du SARS-CoV, apparu en Chine un an plus tôt. L’organisme avait conclu que ce coronavirus pouvait résister jusqu’à 96 heures, soit quatre jours, sur des surfaces de type verre, comme les écrans de smartphone. Plus récemment, une étude de l’agence scientifique nationale australienne (CSIRO) indiquait que le nouveau coronavirus (SARS-CoV-2) était « extrêmement résistant » sur les surfaces lisses, à l’instar des téléphones portables. Ainsi, il pourrait rester jusqu’à 28 jours sur les smartphones, indiquaient les scientifiques australiens dans la revue scientifique Virology Journal. Mais s’il persiste aussi longtemps, cela signifie-t-il qu’il reste tout autant infectieux ? D’après les auteurs, cela dépend principalement de la température. En effet, ces résultats ont été obtenus à une température de 20 oC. Or, à 40 oC, le virus ne reste infectieux que… 24 heures. P.10 feelgood Coronavirus et smartphone  : ce que l’on sait Ph. D.R. Le stretching postural pour sauver son dos P.11 UNE ÉTUDE CRITIQUÉE Les résultats de cette étude, largement diffusés dans les médias, ont été critiqués par plusieurs experts. Ceux-ci insistent principalement sur le fait qu’ils ont été obtenus en laboratoire, soit des conditions extrêmement contrôlées qui ne correspondent que très peu aux scénarios probables du monde réel. En outre, les expériences ont été menées en l’absence totale de lumière. Or, il a été démontré que les rayons UV altéraient rapidement le coronavirus. Ainsi, Emanuel Goldman, professeur de microbiologie à l’Université Rutgers, indiquait dans un papier publié par Lancet que « le risque de transmission via des surfaces inanimées est très limité ». Le professeur Ron Eccles, ancien directeur du centre d’études de la grippe de l’université de Cardiff, semble aussi abonder en ce sens. « Les virus se propagent sur les surfaces à partir du mucus, lors d’une toux, d’éternuements, ou via des doigts sales. Or, cette étude n’a pas utilisé du mucus humain frais comme vecteur de propagation du virus », expliquait-il à la BBC. « Le mucus frais constitue un environnement très hostile pour les virus car il contient beaucoup de globules blancs. Ceux-ci produisent des enzymes pour détruire les virus et peuvent également contenir des anticorps ou d’autres produits chimiques pour les neutraliser. » Aussi, selon lui, ce biais rend caduque les résultats de l’étude australienne. « À mon avis, dans le mucus, les virus infectieux ne persisteraient que durant quelques heures sur les surfaces, pas quelques plusieurs jours ». Annoncer que le coronavirus survit durant 28 jours est « inutilement alarmiste », Des allergies très particulières conclut-il. P.12 IL Y A PLUS DE RISQUES ENTRE PERSONNES Ttous les scientifiques s’accordent sur un point essentiel  : même s’ils peuvent être contaminés, les objets du quotidien sont nettement moins susceptibles de propager la covid que les personnes infectées. Toutefois, il est utile d’adopter quelques précautions  : ne pas toucher le smartphone d’une autre personne, se laver les mains après utilisation et nettoyer régulièrement son appareil. Ces gestes permettent de minimiser les risques de transmission via smartphone… Essentiel, surtout lorsque l’on sait qu’en moyenne, les Européens utilisent leur téléphone près de trois heures par jour. ◀



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