Métro Belgique n°4278 22 déc 2020
Métro Belgique n°4278 22 déc 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4278 de 22 déc 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : un Père Noël cascadeur.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
10 GREEN MARDI 22/12/2020 metrotime.be 13 Comment bien choisir des bougies naturelles et écologiques Les bougies permettent de créer une atmosphère chaleureuse, voire de parfumer votre salon. Pourtant, elles participent aussi à la pollution de l’air intérieur et peuvent avoir un impact négatif sur la santé et l’environnement. Voici quelques conseils pour choisir des bougies naturelles et écologiques. Quel est le principe de la Plandle Candle ? « Plandle est la contraction de ‘Plant’et ‘Candle’qui signifient ‘plante’et ‘bougie’en français. Le concept est simple  : c’est une bougie dans un pot en terre cuite. Grâce à un double fond, nous glissons un petit sachet de graines au fond du pot. De quoi réveiller la main verte en vous ou faire une bonne action sans même vous en rendre compte. » Comment est né ce projet ? « Tout a commencé début octobre 2019 par une présentation des mini-entreprises par Les Jeunes Entreprises (LJE) ce qui nous a énormément motivés. Nous avions déjà entendu parler de cela l’année passée et l’expérience nous tentait. Sans hésiter, nous nous sommes donc lancés dans cette aventure. Au départ, nous avions plusieurs idées, telles qu’un papier contenant des graines, un emballage en cire et enfin, la fameuse bougie Plandle Ph. Unsplash DU PÉTROLE DANS VOTRE SALON Savez-vous de quoi est composée la bougie parfumée qui se trouve dans votre salon ? Il est fort probable que non. D’ailleurs, nous avons fait le test, et aucune des bougies que nous avions en stock n’était pourvue d’une étiquette indiquant sa composition. Peu de gens le savent, mais la plupart des bougies sont conçues à base de paraffine, qui est un dérivé du pétrole. D’autres sont fabriquées à partir d’huile de palme, ce qui n’est guère mieux d’un point de vue écologique. Enfin, lorsqu’elles se consument, les bougies parfumées émettent des COV (des composés organiques volatils), du formaldéhyde et autres perturbateurs endocriniens, qui polluent l’air intérieur et ont un impact néfaste pour la santé. DES BOUGIES PLUS SAINES Pour compenser l’impact nocif des bougies, il est conseillé de bien aérer son intérieur (au moins 10 minutes Candle, ou bougie-graine comme on l’appelle. C’est celle que nous avons finalement choisie après longue réflexion. Néanmoins, le développement ne fut pas sans encombre. Le plus difficile a été de trouver la meilleure manière d’insérer des graines dans la bougie. Un autre challenge a été de nous procurer des pots pour contenir la cire qui n’étaient pas en aluminium, car nous trouvions cette option trop nuisible à l’environnement. » Qu’est-ce qui était important pour vous dans le fait de créer cette bougie ? « Nous voulions absolument faire un projet à dimension écologique. Les feux de forêts en Amazonie nous ont encore plus poussés à aller dans ce sens. Cela nous frustrait de voir notre belle Terre détruite à des fins économiques. C’est après les avoir éteintes). Mais il est également possible d’opter pour des bougies plus saines. Ainsi, depuis plusieurs années, les bougies naturelles en cire d’abeille sont de plus en plus présentes sur le marché. Si vous optez pour une bougie en cire d’abeille, privilégiez le fait qu’elle dispose du label Bio. Vous pouvez également vérifier s’il s’agit pour cela que nous nous engageons à reverser une partie de nos bénéfices à une association replantant des arbres. Tout au long de notre démarche, nous voulions que la totalité des constituants de la bougie soit européenne, ce qui signifie que nous avons une empreinte écologique assez basse. » Quels sont les produits qui composent votre bougie ? « Notre produit est donc une bougie composée de deux pots. Il y en a deux types. Le premier type provient d’une collecte et nous sert de contenant à la cire. Le deuxième type est un pot en terre cuite fabriqué en Allemagne. Les deux pots s’emboîtent de manière à laisser un léger espace entre eux permettant d’y glisser un paquet de graines, qui provient d’un marché local de Bruxelles. d’une production locale. En effet, la cire d’abeille est une matière première rare et doit souvent être importée de loin, de Chine par exemple. Mieux vaut opter pour une bougie fabriquée près de chez vous. Il existe également d’autres alternatives naturelles comme les bougies fabriquées en cire de soja, à l’huile de colza ou de tournesol. De plus, même si elles ne sont pas encore très connues et leur prix reste assez élevé (15 € ) , il existe aussi des bougies à base de biomasse, notamment celles commercialisées par la marque FireFly. Alternatives aux bougies fabriquées avec de la paraffine (pétrole) ou de la stéarine (huile de palme), elles se veulent durables et neutres en CO 2. Enfin, pourquoi ne pas confectionner vos bougies vous-même ? Internet regorge de tutos pour fabriquer ses propres bougies naturelles, réutilisables et sans produits chimiques, avec une huile alimentaire bio par exemple. Plandle Candle, les bougies naturelles de cinq étudiants bruxellois Yu Fung, Nouné, Zehranur, Tarik et Hilal sont cinq étudiants bruxellois. L’an passé, ils ont lancé Plandle Candle, un projet de bougies naturelles et écologiques qu’ils fabriquent eux-mêmes. Rencontre avec ces jeunes entrepreneuses et entrepreneurs qui ne manquent pas de bonnes idées. Ph. Plandle Candle Thomas Wallemacq La cire vient tout droit de France. Nous avons choisi la cire de colza. Cela nous tenait à cœur car d’après nos recherches, elle est considérée comme la plus éthique de toutes. La cire d’abeille est nuisible pour les abeilles et assez difficile à trouver en Belgique, la paraffine est issue du pétrole et la cire de soja est difficilement mélangeable avec des colorants ou parfums. La cire de colza que nous nous procurons est sans OGM et de production européenne. » Où intervenez-vous dans le processus de création de la bougie ? « Nous faisons quasiment tout nousmême  : le coulage de la cire dans des petits pots, l’ajout de parfum dans celle-ci et la confection des petits sachets de graines. Tout y passe, nous assemblons le tout à la main. Il nous arrive même de peindre nos pots pour les fêtes comme par exemple Noël ou notre prochaine nouveauté. » Quel est le prix de vente de la bougie et comment peut-on se la procurer ? « Le prix de nos bougies artisanales est de 5,5 € pour une et 10 € pour deux. Pour passer commande, vous pouvez nous contacter via notre adresse mail plandlecandle@gmail.com ou par Instagram (@plandlecandle). Notre site internet sera mis en ligne très prochainement. » (tw)
metrotime.be MARDI 22/12/2020 GREEN 11 Le nouveau sac bleu poursuivra son expansion en 2021 Lancé en 2016 dans certaines villes, le « nouveau sac bleu » s’étendra à de nouvelles communes en 2021. L’occasion de faire le point sur les sacs P+MC et ce qu’ils peuvent contenir. En 2016, Fost Plus lançait une expérience pilote dans six communes belges, dont Hannut en Wallonie, afin d’élargir la collecte PMC aux emballages en plastique rigide et souple. Au fil des années, l’expérience a fait son petit bonhomme de chemin et des nouvelles communes ont peu à peu adopté le « nouveau sac bleu ». Cette année 2021 va marquer un tournant dans l’expansion du sac P+MC. Dans le courant du premier semestre, c’est la Région bruxelloise qui l’adoptera et, si tout se déroule comme prévu, d’ici la fin 2021, toutes les communes wallonnes et flamandes devraient avoir suivi le mouvement. QU’EST-CE QUI CHANGE ? Le sac P+MC est une sorte de sac bleu « élargi ». Les citoyens peuvent continuer à y mettre tout ce qu’ils mettaient dans le sac PMC, à savoir les bouteilles en plastique, les canettes ou encore les briques « Tetra Pak ». Le « nouveau sac bleu » peut accueillir d’autres emballages alimentaires comme tous les sachets en plastique qui emballent les légumes, les frites ou le fromage râpé, les raviers de fraises ou de champignons, les barquettes de charcuterie et de fromage (mais attention, pas celles en frigolite), ainsi que les boîtes en plastique contenant, par exemple, de la crème glacée ou du cacao. Ce n’est pas tout. Vous pouvez également mettre dans le sac P+MC les pots de yaourt ou de gel pour les cheveux, mais aussi les divers tubes que vous avez dans votre salle de bain (crèmes, dentifrices, etc.). Enfin, il peut désormais accueillir les films en plastique qui recouvrent de nombreux produits ménagers comme les packs d’eau, les rouleaux de papier toilette ou encore celui qui emballe les magazines et les prospectus publicitaires. Actuellement, le volume annuel moyen d’emballages récolté dans les sacs PMC est de 15 kilos par an et par habitant. Avec le nouveau sac bleu, ce volume devrait passer à 23 kilos, soit huit kilos en plus par an et par habitant. LE BILAN À NAMUR À Namur, le sac P+MC a été lancé le 1er octobre 2019. « Au lancement du dispositif, notre objectif était d’atteindre dans les deux ans une diminution des déchets résiduels de six à huit kg/an/habitant et d’augmenter la quantité de PMC collectée de 50%, soit passer de 18 à 27 kg/an/habitant. Les chiffres montrent que ce résultat est déjà quasi atteint, après seulement une année de mise en œuvre », indique l’intercommunale wallonne BEP Environnement. Les bénéfices ne se limitent pas à l’augmentation des déchets récoltés. En effet, les tournées supplémentaires pour collecter les sacs bleus ont nécessité 45 journées de travail en plus sur l’année, ce qui a aussi permis de créer de l’emploi. Enfin, les camions sont désormais plus remplis  : ils transportent en moyenne quatre tonnes, contre 3,2 précédemment. EN PRATIQUE Le nouveau sac bleu est introduit de manière progressive. Chaque habitant sera personnellement averti de l’arrivée du sac P+MC dans sa commune. Les nouveaux rouleaux seront vendus au même prix que les anciens. Enfin, pas d’inquiétude, les anciens sacs PMC pourront toujours être utilisés et resteront valables de manière illimitée. Plus d’infos sur www.lenouveausacbleu.be Belga/K. Desplenter Ph. D.R. 1. Les emballages et les flacons ne doivent pas nécessairement être lavés ou rincés. Par contre, il est important de bien les vider avant de les mettre dans le sac. 2. La manière dont vous compactez une bouteille peut également faire la différence. Il est important d’aplatir la bouteille en plastique dans la longueur en appuyant sur le milieu de la bouteille. En compactant une bouteille en pressant sur le haut pour en faire une boule, elle devient plus difficile à identifier par les machines du centre du tri et elle pourrait ne pas être recyclée. LE SAC BLEU DElur1ENT LE NOUVEAU SAC BLEU. 1 1,11 ! 1>111141111111, Quatre règles à respecter pour un recyclage correct 3. Le nouveau sac bleu peut désormais accueillir de nombreux emballages en plastique. Certains de ces emballages comme les yaourts ou les barquettes de fromage ou de charcuterie sont fermés à l’aide d’un film ou d’un opercule. Il est important de bien détacher ce film en plastique avant de le jeter dans le sac avec l’emballage. 4. Pour que tous les emballages et contenants puissent être recyclés, il est indispensable de ne pas les imbriquer en mettant, par exemple, plusieurs petits emballages dans un pot plus grand.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :