Métro Belgique n°4274 15 déc 2020
Métro Belgique n°4274 15 déc 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4274 de 15 déc 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,1 Mo

  • Dans ce numéro : un monde de lumières.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 CULTURE MARDI 15/12/2020 metrotime.be a I LE RÉALISATEUR KEITH THOMAS À PROPOS DE SON FILM D’HORREUR INQUIÉTANT ‘THE VIGIL’« Enfant, j’étais déjà assez morbide » Les films d’horreur aiment bien plonger dans les mythes et légendes, à la recherche d’idées pour faire peur. ‘The Vigil’, par exemple, se tourne vers la tradition juive pour une histoire de ‘shomer’, un homme qui est engagé pour veiller sur le corps d’un défunt pendant une nuit. Mais ici, il n’est pas seul dans la maison. Et ce qui fait encore plus frissonner, c’est que le réalisateur Keith Thomas s’est inspiré de faits réels… Keith Thomas  : « Il y a des années, alors que je vivais à New York, j’ai entendu des vieux juifs orthodoxes parler d’un ‘shomer’qui avait quitté son poste. Je savais ce qu’était un ‘shomer’, et cette histoire m’intriguait. Un ‘shomer’est payé pour faire son job. Selon les règles, il ne peut rien faire que ne peut faire le défunt. Il ne peut donc ni manger, ni boire, ni même aller à la toilette. La seule chose qu’il peut faire, c’est prier. Alors, pourquoi ce ‘shomer’s’est-il enfui tout d’un coup ? Je n’ai jamais oublié cette histoire, et quand j’ai cherché une idée pour mon premier film, elle m’est tout de suite revenue. Je trouvais l’idée d’un ‘shomer’parfaite pour une histoire horrifique. Qui en plus n’a encore jamais été racontée. » REVIEWS THE VIGIL À court d’argent, Yakov se laisse convaincre de retourner dans la communauté hassidique à Brooklyn et d’y jouer le rôle de ‘shomer’en veillant toute une nuit le corps d’un défunt, dans le respect des traditions. Mais il commence à noter des choses étranges dans la maison. Est-ce l’œuvre de l’épouse démente du défunt ? Son propre esprit chancelant lui joue-t-il des tours ? Ou s’agit-il de phénomènes surnaturels ? Le réalisateur Keith Thomas crée avec des moyens limités une ambiance inquiétante convaincante. Tout comme le personnage principal, on commence à la longue à voir dans toute ombre quelque chose de menaçant. Seulement on ne peut nier que ‘The Vigil’serait tellement mieux sur grand écran. De la dernière image intrigante, par exemple, il ne reste pas grand-chose sur un petit écran. C’est vraiment dommage. (rn) Ph. Cinéart olg,INIPTe ●●●○○ Comment se fait-il qu’il y ait si peu de films d’horreur autour du folklore juif ? « Cela surtout dû au fait que les juifs en général sont peu superstitieux. Nous ne croyons pas non plus au Diable ou à l’enfer ou aux mauvais démons qui y vivent. Notre mythologie est très différente. Dans mon film, il s’agit certes d’un démon, un ‘mazik’, mais il ne vient pas de l’enfer. C’est plutôt une sorte de parasite qui se nourrit du chagrin et de la douleur des gens. » Pourquoi avez-vous situé l’histoire dans une communauté hassidique ? « Surtout parce que j’ai rarement vu ce décor dans un film d’horreur. Au départ, je pensais à une maison dans les bois, mais mes producteurs trouvaient que cela devait se passer à Brooklyn. Il y a là-bas une grande communauté hassidique. La plupart des acteurs dans le film et quasi tous les lieux de tournage sont authentiques. » D’où vous vient votre amour des films d’horreur ? « Enfant déjà, j’étais assez morbide (rires). J’aimais les monstres et l’obscurité, l’excitation de la peur. Cela a commencé par des livres. Je dévorais les livres dans mon enfance et j’ai toujours continué à lire. ‘The Vigil’est influencé par d’autres films, notamment ‘Jacob’s Ladder’(‘L’échelle de Jacob’) et ‘Angel MA RAINEY’S BLACK BOTTOM (LE BLUES DE MA RAINEY) (NETFLIX) Dans la chaleur estivale du Chicago des années 20, un groupe de jazz est réuni dans un studio d’enregistrement. En attendant que Ma Rainey, figure légendaire du blues, débarque enfin pour chanter, la tension monte entre les musiciens… Adapté de la pièce de théâtre du même nom, cet hommage à une grande dame du blues est aussi une œuvre au propos politique, abordant à travers ses riches dialogues les tensions raciales de l’Amérique. Porté par Viola Davis (‘Fences’) en Ma Rainey, le film est aussi à voir pour Chadwick Boseman (‘Black Panther’), dont ce fut le dernier rôle avant son décès. Les scènes les plus fortes sont celles où leur voix et leur visage emplissent l’écran, et nous font oublier, l’espace de quelques instants, le côté ‘théâtre filmé’, auquel cette adaptation n’échappe hélas pas. ●●●○○ Ph. Cinéart GODMOTHERED (MARRAINE OU PRESQUE) (DISNEY+) Il était une fois… une très belle surprise ! On connaît tous la marraine de Cendrillon, mais pas trop ses copines les fées. Eleanor, la plus jeune d’entre elles, est aussi la plus enthousiaste à l’idée de secourir une pauvre petite fille. Elle quitte alors un beau jour son monde enchanté, et fonce à Boston, pour y déverser toute sa joie de vivre. Malgré une intrigue d’un kitsch à faire sourciller toutes les princesses Disney en chœur, la réalisatrice Sharon Maguire (‘Bridget Jones’) parvient à tirer son épingle du jeu dans l’avalanche de navets de Noël qui nous tombe dessus pour les fêtes. Les clins d’œil malins à la culture Disney fusent, et le talent des actrices nous rappelle la douceur de vieux classiques comme ‘Princesse malgré elle’ou ‘Ma meilleure ennemie’… La baguette magique en plus ! (si) Heart’, mais je me suis certainement inspiré aussi de mes auteurs favoris. Il y a d’ailleurs un Belge aussi parmi eux, Jean Ray. Je le recommande à tout le monde. » Ruben Nollet @rubennollet ●●●○○ Ph. Netflix Ph. Disney Ph. D.R. MOVIES THE SINGING CLUB (SOONER.BE) En 2010, deux femmes de militaires britanniques ont eu une idée  : pendant que leurs maris étaient en mission en Afghanistan, elles ont créé un club de chant. Le concept a eu tellement de succès qu’un réseau de 75 chorales semblables a vu le jour, suivi d’une série de la BBC et d’un tube. ‘The Singing Club’s’inspire de cette histoire vraie, et en distille une comédie dramatique qui ne craint pas de verser une petite larme aussi. Ce n’est pas le genre de film que l’on regarde pour le suspense, car tous les rebondissements, vous les avez déjà vus ailleurs. Mais le film est assez chaleureux pour vous plaire. S’il vous fait penser à ‘The Full Monty’de temps à autre, ce n’est d’ailleurs pas un hasard  : là aussi, le réalisateur Peter Cattaneo était déjà aux commandes. (rn) ●●●○○
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