Métro Belgique n°4271 10 déc 2020
Métro Belgique n°4271 10 déc 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4271 de 10 déc 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : les enfants pas directement responsables du covid.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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lig 1 10 FEELGOOD JEUDI 10/12/2020 metrotime.be Le confinement, un terreau fertile pour les addictions ? Alcool, calmants, tabac, drogue… Plusieurs études ont prouvé que le confinement représentait un danger pour notre santé mentale. Mais quel est son impact sur nos addictions ? La pandémie de Covid-19 nous a-telle tous rendus accros ? A priori, la réponse est non. Depuis le début de la pandémie, plusieurs études se sont en effet penchées sur l’effet qu’a le confinement sur les addictions des Belges. Une des plus médiatisées a probablement été celle de l’UCLouvain sur l’alcool qui, fin avril dernier, démontrait qu’il n’y a pas eu de hausse généralisée de la consommation d’alcool lors du confinement. Une petite surprise pour les chercheurs qui ont découvert que seul un quart de la population a estimé boire davantage durant le confinement. 46% ont eu une consommation stable et 29% rapportaient même une réduction de leur consommation. Cette réduction d’alcool est d’ailleurs très marquée chez les étudiants (61%), leur consommation étant souvent marquée par le contexte social et festif. Ces chiffres ont été confirmés par la deuxième enquête de santé Covid-19 réalisée par Sciensano. Dans cette dernière, 23% des répondants indiquaient boire moins depuis les mesures de restriction tandis que 20% disaient consommer davantage. DES RÉSULTATS DISCORDANTS L’UCLouvain s’est également intéressée à la consommation des cigarettes des Belges avec des résultats plus mitigés. Si, selon l’université, la tendance est à une baisse de 42%, celle de Sciensano pointait que 37% des fumeurs disent avoir augmenté leur consommation de tabac alors que 16% seulement l’ont diminuée. Pourtant, la population fumeuse semble avoir voulu prendre de bonnes résolutions pendant cette période. Une étude publiée en août dernier a en effet montré qu’un fumeur belge sur cinq a tenté de mettre un terme à cette mauvaise habitude durant le premier confinement. Ici encore, ce sont principalement les jeunes (moins de 34 ans) qui sont le plus concernés. Leurs efforts n’auraient cependant pas été récompensés, Sciensano pointant que l’augmentation tabagique était plus fréquente parmi les personnes de 25 à 34 ans (46%). En ce qui concerne les drogues, la plupart des usagers (44%) ont continué à en consommer comme avant la crise. La proportion qui dit avoir diminué sa consommation (31,7%) est toutefois supérieure à la proportion qui dit l’avoir augmentée (24,2%). Comme pour l’alcool, les mesures de restriction sociale jouent en faveur Ph. Pexels d’une baisse globale de la consommation de stupéfiants, surtout parmi les plus jeunes (18-24 ans). UNE CONSOMMATION DIFFÉRENTE Ces résultats, Antoine Boucher, responsable de communication pour Infor-Drogues, tient à les nuancer. « On dit par exemple que la consommation d’alcool n’a pas fort bougé, mais c’est parce qu’elle a fort varié. Il y a l’alcool qu’on va consommer en moins car il y a moins de fêtes, mais il y a tout celui qu’on va consommer en plus parce qu’on est seul. » Selon lui, le confinement a, dans la plupart des cas, un effet négatif sur les addictions. « Quand on a déjà un comportement addictif, qu’il soit de consommation de substance légale ou illégale, c’est que cette consommation sert déjà à surmonter une difficulté ». Et le confinement va « avoir tendance à renforcer les addictions car les autres manières permettant de gérer ses émotions ne sont plus là, ou plus difficilement accessibles ». C’est notamment le cas du simple verre entre amis, ou de la détente à la salle de sport par exemple. « Il reste donc les solutions des produits, qu’il s’agit d’alcool, de shit, ou bien de calmants. Je pense d’ailleurs que la consommation d’antidépresseur va exploser », poursuit-il. « SORTEZ DE CHEZ VOUS » ! Selon M. Boucher, trois profils sont particulièrement touchés par les confinements  : les personnes isolées, les étudiants et les personnes âgées. « Pour les jeunes, le temps n’est pas le même pour les adultes, il s’écoule beaucoup plus vite », confie-t-il. À l’inverse, « le temps devient très important pour les personnes âgées. Un mois quand on a 80 ans compte doublement. Et donc ce confinement est encore plus difficile quand on est en maison de repos ». Personnes âgées ou jeunes, travailleurs ou non, il n’y a malheureusement pas de recette miracle pour sortir facilement de son addiction tant les causalités sont nombreuses. Antoine Boucher pointe cependant plusieurs pistes de réflexion. « Les rencontres à l’extérieur sont encore autorisées. Sortez de chez vous et rencontrez vos amis à l’extérieur. Partagez aussi vos émotions, vos difficultés liées au confinement. C’est important d’en parler. C’est d’ailleurs en parlant que d’éventuelles solutions peuvent venir à l’esprit », conclut-il. (cd) Des associations obligées de se réinventer Confinement oblige, plusieurs associations venant en aide aux personnes souffrant d’addictions ont dû se réinventer. C’est notamment le cas des Alcooliques Anonymes, dont les réunions se font désormais en ligne. « Lors de la première vague, on a très vite réagi et trois jours après le confinement, on a commencé nos réunions en ligne. Elles sont affichées sur notre site internet et sur notre page Facebook. Cela a permis de casser l’isolement et de maintenir les réunions », confie un responsable. Évidemment, le passage au numérique ne s’est pas fait sans encombres et plusieurs « amis » se sont égarés en chemin. Certains, par exemple victimes de la fracture numérique, ou de leur âge, se sont également montrés réticents. « Puis ils se sont faits à l’idée, surtout avec le deuxième confinement », nuance cependant ce responsable. Pour d’autres, ce passage au numérique a été vu comme une opportunité. Les AA ont même accueilli récemment leur premier groupe exclusivement en ligne, avec des membres venant des quatre coins de la Belgique, et même de l’étranger ! Mais si l’expérience est une réussite, les réunions physiques ne restent pas moins essentielles pour les membres. « La réunion physique est indispensable. Ici, c’est une solution alternative », conclut ce responsable. Plus d’informations  : alcooliquesanonymes.be
metrotime.be JEUDI 10/12/2020 FEELGOOD 11 Le four à micro-ondes est-il dangereux pour la santé ? En moins de 40 ans, le four à micro-ondes s’est imposé dans les foyers belges. Aujourd’hui, neuf ménages sur dix en possèdent un. Pourtant, de nombreuses personnes restent méfiantes envers le microondes. Ont-elles raison ? Le micro-ondes est-il dangereux pour la santé ? On vous dit tout ! Ph. DPA UN PEU D’HISTOIRE Le four à micro-ondes est né à la fin de la Seconde Guerre mondiale, aux Etats- Unis. Comme de nombreuses inventions, il est le fruit du hasard. Alors qu’il travaillait sur un projet visant à améliorer la production de radars destinés aux militaires, Percy Spencer a créé un générateur de micro-ondes. C’est en découvrant qu’une barre de chocolat avait fondu dans sa poche que cet ingénieur a découvert par hasard les effets surprenants que son tube magnétron avait sur les aliments. En 1945, l’entreprise américaine Raytheon dans laquelle travaillait Spencer a déposé le brevet du four à micro-ondes. Deux ans plus tard, le premier modèle à usage industriel est commercialisé. Mais il faudra attendre la fin des années 1960 pour que le microondes entre dans les foyers avec la commercialisation du premier modèle à usage domestique. Ce n’est que dans les années 1980 que le four à micro-ondes est arrivé en Europe. Aujourd’hui, 90% des foyers en Belgique en sont équipés. C’est un peu moins que le frigo et la machine à laver (respectivement présents dans 99 et 92% des ménages belges) mais c’est nettement plus que le o lave-vaisselle, dont 62% des foyers en Belgique sont équipés. 50 BILLETS « SUBITO » A GAGNER ! 6026 ENVOYÉ/REÇU 1,00 EUR/SMS MT20w50201210WF-SUB RÉPONDEZ À LA QUESTION SUIVANTE  : Quelle chanteuse américaine a effectué une tournée mondiale avec The Girlie Show World Tour ? A Madonna B Gwen Stefani C Britney Spears CONNAISSEZ-VOUS LA RÉPONSE ? Envoyez GIRLIE A, B ou C (ex.  : GIRLIE A) par SMS au 6026 ou composez le 0905 23 180 à partir d’un téléphone fi xe et tentez votre chance 50 fois de remporter 75.000 € . GAIN MINIMAL GARANTI DANS CHAQUE PAQUET Les concours de la Loterie Nationale sont interdits aux mineurs d’âge -18 Renseignements  : 03/216 46 84 - info@mconcept.be - Participation possible jusqu’au 31/12/20 à 23h59 - Coût de participation  : par appel 2,00 EUR - par SMS envoyé/reçu  : 1,00 EUR, participation complète par SMS  : 4,00 EUR - Participation interdite aux mineurs d’âge - Les prix ne sont ni échangeables ni convertibles en espèces - Les coordonnées fournies par les participants sont enregistrées dans une base de données de MConcept sp et sont destinées à l’organisation et au traitement de ce concours. Les participants ont le droit de consulter, corriger et/ou effacer leurs données. Ces concours sont organisés par MConcept sp, n°d’entreprise 0826.398.329, Desguinlei90 n°12B, 2018 Anvers. COMMENT FONCTIONNE-T-IL ? Les fours à micro-ondes actuels fonctionnent toujours grâce au magnétron inventé par Percy Spencer. Ce tube électronique transforme l’électricité en ondes électromagnétiques capables de traverser les aliments jusqu’à 3 cm de profondeur. Ces ondes vont agiter les molécules d’eau contenues dans les aliments (mais aussi les sucres et les graisses). Cette agitation va dégager de la chaleur qui va ensuite se transmettre à l’aliment chauffé dans le micro-ondes. En plus d’être rapide, la cuisson par microondes est nettement moins énergivore que via un four traditionnel ou avec des plaques de cuisson. La consommation d'énergie est ainsi entre 50 et 75% plus basse par rapport au gaz ou à l'électricité. De plus, la cuisson au micro-ondes conserve mieux les vitamines B etC. DES RISQUES POUR LA SANTÉ ? Depuis sa création, le four à micro-ondes ne fait pas l’unanimité et continue d’inquiéter une partie de la population. Pourtant, tout cela serait uniquement lié à une mauvaise information et à des fausses croyances. Certaines personnes confondent les ondes électromagnétiques avec les rayonsX. D’autres craignent que les aliments soient contaminés par des radiations. Pourtant, il n’en est rien. À ce jour, aucune publication scientifique n'a mis en relation fours à micro-ondes et cancers. « Le four à microondes apporte un confort et un progrès appréciables. L'inquiétude de certains consommateurs est due à une désinformation  : elle est sans fondement », indique la Fondation contre le Cancer sur son site Internet. Même son de cloche du côté de l’OMS  : « Les produits alimentaires cuits dans un micro-ondes sont aussi sûrs, et ont la même valeur nutritive que ceux qui sont cuits dans un four conventionnel ». De plus, les constructeurs de fours à micro-ondes sont soumis à des normes très strictes. Ils doivent respecter des normes de puissances et les portes sont conçues pour résister à plus de 100.000 ouvertures et fermetures sans laisser passer d’ondes. Enfin, dès que vous ouvrez la porte, la production d’ondes s’arrête et il n’y a plus de micro-ondes ni dans le four, ni dans les aliments. « Pour chasser quelques idées fausses, il est important de prendre conscience que la nourriture cuite dans un four à micro-ondes ne devient pas ‘radioactive’. L’énergie des micro-ondes ne reste pas non plus dans le four ou dans l’alimentation après avoir été chauffé dans le four à micro-ondes. À cet égard, les micro-ondes se comportent exactement comme la lumière ; quand l’ampoule est éteinte, aucune lumière ne persiste », prévient l’Organisation Mondiale de la Santé. Le micro-ondes peut être à l’origine d’accidents domestiques, notamment de brûlures en tenant un contenant trop chaud mais ce mode de cuisson ne présente pas de risque pour la santé. En France, l'Agence nationale de sécurité sanitaire conseille néanmoins de bien suivre les instructions inscrites sur les plats et les produits. En effet, le fait de dépasser la puissance ou la durée de cuisson peut entraîner le transfert de substances chimiques contenues dans l’emballage vers les aliments. De plus, il faut toujours veiller à l’étanchéité de la porte en vérifiant et en nettoyant le joint de fermeture et n’utilisant pas un four dont la porte est cassée ou si elle ferme mal. Thomas Wallemacq



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