Métro Belgique n°4265 30 nov 2020
Métro Belgique n°4265 30 nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4265 de 30 nov 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : le retour vers la Force ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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12 CULTURE LUNDI 30/11/2020 metrotime.be Venez, venez saint Nicolas ! Aujourd’hui, plus que jamais, libraires et auteurs ont besoin de nous ! Alors pour la Saint-Nicolas, pensons à placer des livres dans les souliers de nos petits écoliers. Voici une sélection d’albums qui feront sans aucun doute plaisir à nos bambins. UN OURS TOUT BLEU As-tu déjà vu un ours bleu ? Dans un bois pas très loin d’ici, habite Ours Bleu. Il est différent de ses amis, qui eux sont tout bruns. Le pauvre animal au pelage bleu est souvent moqué par ses compagnons. Cela le rend si triste qu’il décide de quitter la forêt à la recherche d’un ami qui lui ressemble. Malheureusement pour l’ours, cette quête s’avère bien plus difficile qu’elle n’y paraît. Les autres espèces à la couleur identique ne veulent pas se lier d’amitié avec lui. Et si finalement, l’amitié qu’il cherche se trouvait ailleurs ? « Ours Bleu » est un véritable coup de cœur ! Les dessins sont magnifiques et l’histoire, touchante. La jeune auteure et illustratrice, Silvia Gilli, rêvait déjà de ce projet il y a quelques années. Cette résidente de Tongrinne à Sombreffe l’a finalement concrétisé lors du premier confinement. « Ours Bleu, c’est une histoire née il y a déjà 10 ans pour conforter un ‘grand enfant’dans un moment un peu difficile. Le texte était là, mais les dessins avaient du mal à sortir », peut-on lire sur la page Facebook Les histoires de Pigi. Le résultat nous offre un tendre moment, une bulle d’air, à partager avec son petit bout de chou. Silvia Gilli a auto-édité ses albums. Vous pouvez la contacter directement via sa page Facebook. Un petit joyau à découvrir au plus vite ! À partir de 3 ans. « Ours Bleu », de Silvia Gilli, auto-édition, Facebook  : les histoires de Pigi, 12 € ●●●●● J’AI UN CRAPAUD DANS LA GORGE Qu’arrive-t-il à Marilou ? Alors qu’il y a à peine 5 minutes, elle était joyeuse, la voilà qui n’arrive pas à s’arrêter de pleurer ! Et que trouve son ami Zaza dans sa gorge ? Un… crapaud ! L’expression « avoir un crapaud dans la gorge » vient d’Italie et est utilisée lorsque l’on a envie de pleurer sans savoir pourquoi. Une fois de plus, la jeune auteureillustratrice, Silvia Gilli, nous propose un album joliment illustré. La mise en scène des personnages plaira à coup sûr à vos bambins qui trouveront ce crapaud très futé et surtout, bien marrant ! Pour vous procurer ce livre, rendez-vous sur la page Facebook Les histoires de Pigi. À partir de 3 ans. « Un crapaud dans la gorge », de Silvia Gilli, auto-édition, Facebook  : les histoires de Pigi, 12 € ●●●●○ ktR lh nipereleilemi.,selave LA VALLÉE DE L’ESPOIR Apolline est une petite fille joyeuse qui aime prendre soin des fleurs. Mais un jour, un énorme nuage noir vient assombrir la vallée, faisant dépérir un par un les tournesols que la petite fille avait plantés. Apolline ressent d’abord une grande tristesse avant que la colère ne la gagne. Mais en réalité, c’est l’espoir qui va naître en elle qui va lui permettre de sauver les fleurs et la vallée. C’est un livre lumineux et rempli d’espoir que nous livre Hen Swee Lim. À travers cet album, l’auteur veut nous faire découvrir un lieu particulier  : la Vallée de l’Espoir. Dans ce camp de quarantaine, les personnes âgées qui y vivent ont été forcées d’y demeurer dès leur plus jeune âge lorsqu’elles ont attrapé la lèpre. Elles ont finalement fait le choix d’y rester après leur guérison. « Apolline et la vallée de l’espoir » est une jolie métaphore à découvrir avec les enfants âgés de 4 ans et plus. « Apolline et la vallée de l’espoir », d’Heng Swee Lim, éditions Grasset jeunesse, 48 pages, 15,50 € ●●●●●.1.Fpn Il iitu ILL ; a1.34:.14 4, 94. PÉTRONIA, LA COUSINE DU PETIT PRINCE La Princesse Pétronia est en surpoids et n’a pas très bon caractère. Elle vit seule sur une planète minuscule, et passe son temps à réfléchir sur le monde. Elle est envieuse et sarcastique. Vous l’aurez compris  : « La grosse Princesse Pétronia » est une parodie du Petit Prince de Saint-Exupéry. L’album, présenté sous la forme d’une BD, est décapant. Le dessin est simple et les textes hilarants. L’auteure, Katharina Greve, se « moque » gentiment des contes de fée. « Et je devrais être heureuse et avoir beaucoup d’enfants. Bah ! », conclut Pétronia. À partir de 12 ans. « La Grosse Princesse Pétronia », de Katharina Greve, éditions Actes Sud, 104 pages, 18,50 € ●●●○○ LA GROS SI P▪ ÉTRONSA {I Én,00000rme,i%...V al ()et) du WAKE\liegil SHOW, "eee je I de Ige'4 ge- DE 6H À 9H, ÉCOUTEZ JULIE TATON, SHALIMAR, JERM & TANGUY ET GAGNEZ D'ÉNOOOOOORMES CADEAUX SUR NRJ. ÉCOUTEZ NRJ BELGIQUE L’UNION FAIT LA FORCE Il était une fois trois poules qui vivaient dans un joli poulailler. Elles aimaient caqueter toute la journée. Elles s’amusaient bien et avaient une vie bien tranquille. Jusqu’au jour où un renard a fait son apparition. Derrière ses grands airs d’intellectuel et ses questionnements sur la liberté de chacun, le prédateur va essayer de piéger les poulettes. Mais ces dernières ont une force insoupçonnée  : leur union ! Car ne dit-on pas que l’union fait la force ? « Le renard et le poulailler » est un album sympathique qui revient sur les questions de liberté, d’union et de courage. Une histoire à découvrir dès 3 ans. « Le renard et le poulailler », de Guillaume Meurice et Aurore Damant, éditions Michel Lafon, 30 pages, 12,95 € ●●●○○ Maïté Hamouchi NIT AfWelit
metrotime.be LUNDI 30/11/2020 MEDIA 13 AFFAIRE WESPHAEL  : LE MYSTÈRE DE LA CHAMBRE 602 BIENTÔT SUR RTL-TVI ET NETFLIX RTL dévoile sa série inédite sur l’affaire Wesphael Dès le 2 décembre, RTL-TVI diffusera une série d’investigations inédite de six épisodes, retraçant l’une des plus grosses affaires judiciaires de ces dernières années  : l’affaire Wesphael. La série sera également diffusée sur Netflix début 2021. Automne 2013. La Belgique est sous le choc. Bernard Wesphael, député wallon (Ecolo), est accusé du meurtre de sa femme, Véronique Pirotton, morte dans une chambre d’hôtel d’Ostende le soir du 31 octobre. C’est le début d’une affaire qui va tenir les Belges en haleine durant des années. Trois ans plus tard, la justice tranche  : Bernard Wesphael est acquitté au bénéfice du doute. Un verdict qui laissera un goût amer dans la bouche de chacun. Si la vérité judiciaire est celle de l’acquittement, aux yeux de l’opinion publique, l’exdéputé wallon reste suspect, voire coupable. Du décès de Véronique Pirotton au procès de son époux, toute cette affaire a été minutieusement retracée dans une série produite par AT Production, en collaboration avec Netflix  : « Soupçons ». À la manœuvre, les journalistes RTL Georges Huercano et Pascal Vrebos, réunis pour la première fois sur un documentaire. Entre images d’époque inédites et témoignages, la série laisse place à la voix et à la vérité de chacun  : familles Wesphael et Pirotton, experts, contre-experts, enquêteurs, avocats… Réalisée par Alain Brunard, « Soupçons, les dessous de l’affaire Wesphael », est à découvrir lors de trois soirées en prime-time sur RTL- TIV, dès le mercredi 2 décembre. be el D de**ie% ILI Ce LES 1:41444j> pl pinam VdEfillidEL% le tIO 111*) Ph. RTL Belgium IMF BI I Pourquoi une série sur l’affaire Wesphael ? Pascal Vrebos  : « Tous les étés, je vis sur l’île grecque de Patmos. Bernard Wesphael y était lui aussi, avec sa nouvelle femme pour son voyage de noces. Il m’envoie un message pour que l’on se voit et ma femme me dit  : ‘non, pas question que je dîne avec un assassin !’Plus tard, je les retrouve dans une taverne. Ils n’étaient pas surpris de cette réaction. C’est de là que m’est venue l’idée ‘acquitté mais toujours coupable’. Idée dont j’ai parlé à Georges… » Georges Huercano  : « Avec l’arrivée des plateformes, il nous fallait un nouveau concept. On voulait un projet dans lequel le personnage principal accepterait de prester, de revenir sur les lieux… Il n’y avait que l’affaire Wesphael qui s’imposait à nos yeux. » Ph. RTL Belgium/J.M Clajot Vous avez pu convaincre les deux « clans » d’y participer ? PV  : « Avoir la présence de tout le monde, c’était la condition sine qua non pour démarrer ce projet. Après Bernard Wesphael, nous avons contacté la famille de Véronique Pirotton, les avocats, le parquet, les experts… Nous avons rassemblé près de 25 personnes. » Comment cela s’est-il déroulé ensuite ? GH  : « Après, il fallait trouver Netflix ! Ce sont de vrais fantômes, ils sont injoignables  : pas de téléphone, pas d’adresse. Nous sommes finalement passés par AP Productions qui était en contact avec eux. Très vite, Netflix a été emballé. On les a rencontrés de façon énigmatique, dans un bâtiment secret en Hollande, sans adresse, sans sonnette… Petit à petit, les choses se sont déroulées assez facilement. » PV  : « D’une certaine manière, nous avons travaillé ‘à la Netflix’  : du rythme, pas de commentaire, pas de voix-off. Ce sont les codes actuels. » GH  : « Avec l’arrivée de Netflix et des autres plateformes, c’est le nouvel âge d’or des documentaires. Ils ont apporté des documentaires qui parlent aux jeunes, avec un mode de narration qui doit parler au monde entier. » Qu’est-ce qui intéressera les 180 millions d’abonnés Netflix à cette histoire belge ? PV  : « C’est une histoire du terroir mais qui a une dimension universelle. Un téléspectateur finlandais ou australien pourra s’identifier aux personnages, à cette tragédie terriblement humaine, avec des coups de théâtre et des rebondissements. Ce fait divers est finalement un fait de société. » GH  : « Il y a plusieurs intrigues. La première est celle d’une mort énigmatique dans une chambre d’hôtel. Avec le suspense classique  : ‘l'a-t-il tuée ou pas ?’Audelà, il y a l’histoire de Véronique Pirotton, celle d’une femme meurtrie. Le vrai personnage dans toute cette histoire, c’est elle. Elle a un côté universel, celui d’une femme qui a du mal à trouver un équilibre dans sa vie. Et puis, il y a ce triangle amoureux qui va provoquer une fin tragique  : Bernard, Véronique et Oswald. Ce sont autant de ressorts humains et affectifs qui parlent à tout le monde. » Avez-vous fait des découvertes sur cette affaire ? GH  : « Ce que l’on a vraiment découvert, c’est la manière dont elle a été traitée  : il y a eu des manquements dans l’investigation. Le travail n’a pas été abouti, il y a des pistes qui n’ont pas été explorées jusqu’au bout. C’est cela qui fait que Bernard Wesphael a été acquitté au bénéfice du doute. Ça a été une demi-victoire pour lui. Et pour la famille Pirotton, il reste la douleur de ne pas savoir comment Véronique est morte. C’est un dossier où toutes les interprétations sont possibles. » Cette série pourrait-elle changer l’opinion publique ? PV  : « Nous n’avons pas fait le documentaire pour ça. Le point de départ, c’est  : comment se fait-il qu’une grande partie de l’opinion pense qu’il est coupable, bien qu’il ait été acquitté au bénéfice du doute ? Celui qui verra les épisodes se trouvera dans la même position que les jurés. Il se fera son idée. » GH  : « Moi je pense que oui, mais je ne dirai pas dans quel sens ! Je suis certain qu’au bout du sixième épisode, les téléspectateurs comprendront comme c’est compliqué de prendre cette responsabilité. Comme c’est compliqué de se mettre dans la peau d’un médecin légiste, d’un expert psychiatre, d’un toxicologue… alors que l’on n’est pas formé pour ça. Ils comprendront pourquoi ce procès s’est terminé par un acquittement. » Au-delà des individus, le système judiciaire est un protagoniste à part entière dans la série… PV  : « Exactement. Le téléspectateur découvrira comment fonctionnent la justice, l’instruction, les enquêtes, les querelles entre experts, les stratégies d’avocats… Ça apporte un effet rare, presque pédagogique. » GH  : « D’autant plus qu’il y a des éléments exclusifs  : les interrogatoires, les caméras de surveillance, les images de reconstitution… C’est du jamais vu en télévision. Toutes les séries qui fonctionnent bien aujourd’hui, comme ‘les Experts’, sont inspirées de la réalité. Ici, on est dans la réalité. » (or)



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