Métro Belgique n°4265 30 nov 2020
Métro Belgique n°4265 30 nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4265 de 30 nov 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : le retour vers la Force ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 Le guide carrière de Metro LUNDI 30 NOVEMBRE 2020 START Discrimination liée au genre au travail  : six questions et leurs réponses En 2020, les hommes et les femmes ne sont toujours pas traités de façon égale. Dans ce contexte, le travail est l’un des environnements de discrimination les plus flagrants  : fossé salarial, discrimination à l’emploi, licenciement après des grossesses difficiles... Quelles sont les règles en matière de recrutement ? Un employeur a-t-il le droit de n’engager que des hommes ou des femmes ? Que risque un employeur pour discrimination ? Catherine Legardien, experte juridique chez Partena Professional, nous en dit plus. Un employeur a-t-il le droit de spécifier le 1. sexe dans une offre d’emploi ? En principe, non. Une offre d’emploi doit normalement être neutre en matière de genre, ce qui veut dire que l’employeur ne peut pas faire de différence entre hommes et femmes quand il recrute. « Il existe en effet une « loi genre » qui interdit toute forme de discrimination basée sur le sexe (et les critères associés comme la grossesse, la maternité, etc.) pour l’accès au marché de l’emploi. Certaines entreprises vont même encore plus loin et indiquent dans leurs offres d’emploi « H/F/X ». L’idée est que les personnes transgenres ne se sentent pas obligées de choisir entre les deux sexes. Le but est d’avancer plus encore dans l’acceptation de la diversité et le soutien au changement », explique Catherine Legardien. Y a-t-il des exceptions ? 2. Oui. Dans certains cas, des exceptions sont en effet possibles. Elles peuvent être faites s’il y a des exigences professionnelles essentielles pour un homme ou une femme à exercer une fonction déterminée. « Imaginons qu’une grande marque a besoin d’une femme pour un défilé de lingerie ou qu’un Y a-t-il un âge pour changer d’emploi ? Il est communément admis que les plus âgés sont défavorisés au moment de changer d’emploi. Il n’y a pourtant pas d’âge pour changer d’emploi, assure le spécialiste en recrutement Walters People. Selon la loi, une personne jeune a les mêmes droits qu’une personne âgée, et inversement. Mais dans la réalité, les citoyens sont régulièrement traités différemment sur base de leur âge, constate Unia, le Centre pour l’égalité des chances. Cela peut notamment arriver dans le monde du travail, même si c’est totalement illégal. Une entreprise ne peut ainsi pas écrire dans son offre « candidat de 25 à 35 ans », souligne Unia. « Des candidats plus jeunes ou plus âgés peuvent aussi avoir les compétences recherchées. » Le bureau de recrutement Walters People appelle lui aussi à ne pas se laisser intimider par l’idée de changer d’emploi une fois passé un certain âge. « Quelle que soit la tranche d’âge dans laquelle vous vous trouvez, Ph. Pexels votre niveau d’expérience, vos motivations, vous pouvez trouver un autre poste. » La seule limite, estime-t-il, est de « rester réaliste dans vos projets ». Une remarque qui vaut finalement pour toutes les classes d’âge. Selon Walters People, chaque classe d’âge a ses atouts. À 30 ans, c’est le temps de tous les possibles. « Que vous sortiez à peine de l’école ou que vous ayez déjà quelques fraîches années d’expérience professionnelle, Ph. Unsplash réalisateur cherche un homme pour le rôle principal d’un film. Des exceptions peuvent se produire dans ce genre de situation. Ces cas sont toutefois rares », ajoute Catherine Legardien. L’interdiction de discrimination est-elle 3. limitée aux offres d’emploi ? Non, l’interdiction de discrimination s’applique aux relations de travail en général. Il ne peut donc pas être question de discrimination sur le plan des conditions de travail et du salaire, pas plus qu’en ce qui concerne la rupture des relations de travail. Le licenciement d’une travailleuse sur base de sa grossesse est, par exemple, discriminatoire et donc interdit. vous êtes au fait des dernières technologies et vous avez développé votre esprit d’entreprise  : votre profil est donc particulièrement attractif pour les employeurs, qui recherchent à la fois le regard neuf et le punch de la jeunesse. » Par ailleurs, si le niveau de rémunération n’atteint généralement pas des sommets avant 30 ans, le fait de changer d’emploi avant vos 40 ans pourrait résolument favoriser son augmentation. Que peut faire un travailleur ou un candidat 4. à un emploi victime de discrimination ? Un travailleur qui se sent discriminé peut s’adresser au tribunal du travail. L’employeur doit alors toujours faire la preuve qu’il n’est pas question de discrimination. « Prenons l’exemple d’une travailleuse qui a été licenciée après deux grossesses qui se sont suivies de peu. Dans la pratique, ce sera en général très difficile pour l’employeur de ‘prouver’que le motif de licenciement n’est pas lié au sexe du travailleur », poursuit Catherine Legardien. Que risque un employeur s’il a un 5.comportement discriminatoire envers certains travailleurs ou candidats ? Dans la plupart des cas, l’employeur court le risque de devoir payer une indemnité forfaitaire qui équivaut au salaire de 6 mois. Les hommes sont-ils aussi victimes de 6. discrimination ? Les hommes aussi peuvent être les victimes d’un employeur au comportement discriminatoire. C’est pourquoi il est important de mettre le congé de paternité en avant. Tout d’abord, la « loi genre » assimile la paternité au critère de sexe. L’inégalité est bien sûr à double sens, car certains hommes peuvent, par exemple, se sentir discriminés s’ils prennent un congé de paternité ou un congé pour s’occuper de leurs enfants malades. « Si un travailleur se sent discriminé parce qu’il a pris un congé de paternité, il peut invoquer le critère de genre (et plus précisément la paternité) et éventuellement poursuivre son employeur pour un acte de discrimination », explique Catherine Legardien. En outre, diverses propositions de loi ayant pour objet de rendre obligatoire le congé de paternité et de le prolonger ont été soumises. « Avec ces propositions de loi, on veut favoriser le rôle du père par rapport à l’enfant, mais aussi renforcer l’égalité entre les hommes et les femmes, pas seulement sur le marché du travail, mais aussi dans les tâches domestiques », conclut Catherine Legardien. ◀ À 40 ans, c’est un peu l’étape charnière dans une carrière. « Ni junior, ni senior, vous êtes dans la période idéale pour changer d’emploi. En effet, alors que vous avez acquis de nombreuses compétences lors de vos précédentes expériences, par exemple en management, vous vous sentez à l’aise avec le fait de vous lancer de nouveaux défis », constate Walters People. C’est donc le moment ou jamais pour intégrer une nouvelle entreprise, et briguer des responsabilités plus élevées. Enfin, à 50 ans, on entre dans la force de l’âge. S’il n’est pas forcément simple de se lancer dans un nouveau défi à cet âge, ce profil présente néanmoins des intérêts pour les employeurs. « Votre motivation et votre vaste expérience seront vos premiers atouts », souligne le cabinet de recrutement. Certes, vous ‘coûtez plus cher’qu’un jeune actif, mais les compétences techniques et managériales que vous avez développées lors de vos précédentes expériences n’ont pas de prix. Bref, il n’y a pas d’âge pour viser un nouveau poste ! ◀
metrotime.be cm 1 LUNDI 30/11/2020 BD 11 DISPONIBLE AU RAYON BD BeKa & Marko Bamboo Édition www.bamboo.fr



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