Métro Belgique n°4262 20 nov 2020
Métro Belgique n°4262 20 nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4262 de 20 nov 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : le sapin est planté à Bruxelles !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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19 CM CULTURE VENDREDI 20/11/2020 1 metrotime.be MYRIEM AKHEDDIOU, RÔLE PRINCIPAL DANS LA NOUVELLE SÉRIE BELGE « INVISIBLE » « Que devenez-vous quand les autres ne vous voient plus ? » La nouvelle série belge « Invisible » débarque dimanche sur La Une. Dans cette série fantastique, plusieurs habitants d’un petit village deviennent mystérieusement invisibles. Myriem Akheddiou incarne le rôle de Laurence, une chirurgienne ophtalmologue électro-hypersensible. Actrice de théâtre et de doublage, remarquée dans les films des frères Dardenne, elle nous présente cette création originale. Qu’est-ce qui vous a le plus séduit dans le scénario de cette série ? « De nombreuses choses ! Déjà, la thématique  : voir, être vu, ne plus voir, ne pas être vu. Ça pose des questions qui peuvent être angoissantes. Je me suis demandé  : ‘Qu’est-ce qu’il y a de pire, ne pas voir les autres ou ne plus être vu par les autres ?’On jauge en permanence notre rapport à l’autre par des signaux visuels. La série pose aussi la question  : ‘Estce qu’on ne voit pas finalement mieux quand on est aveugle’ ? On est tous quelque part aveugles même avec des yeux. » La créatrice de la série (Marie Enthoven, NDLR) fait un parallèle entre cette invisibilité et « la cécité de notre société ». « Oui, il y a des personnes qu’on ne veut pas voir, parce que c’est trop dur, triste, angoissant, parce que ça nous ramène à des choses qu’on n’a pas envie de voir, comme notre lâcheté, notre vulnérabilité, tout ce qui nous fait peur. C’est une vaste thématique qui est déclinée à plusieurs niveaux. » Le ton de la série est assez difficile à décrire. On se situe entre fantastique, drame et thriller. Ce n’est pas courant… « C’est vrai que c’est une série fantastique, c’est super au niveau du challenge car c’est nouveau pour une série belge, mais il y a aussi tout le côté humain derrière. On voit comment ce phénomène d’invisibilité va impacter les gens et les rapports qu’ils ont entre eux. Il va créer des dissensions, chacun va réagir à sa façon. » La série aborde aussi le cyberharcèlement. C’est une thématique très actuelle. On parle alors plutôt de survisibilité… « Oui, on vit dans une société où on se met en scène tout le temps, sur les réseaux sociaux, avec les selfies. On a l’impression qu’on veut toujours être plus visible. Mais quelle partie de nous ? On a tous besoin d’être invisibles par moments. » Il y a beaucoup de personnages féminins forts dans la série. « Oui, c’est aussi ce qui m’a séduit. Il y a de beaux personnages féminins mais c’est une femme qui écrit la série donc ce n’est pas tout à fait un hasard (rires). Heureusement, c’est de plus en plus fréquent, mais ce n’est quand même pas le cas dans la majorité des séries. Ce qui est génial ici, c’est qu’il y a trois générations de femmes  : une ado, une femme de 40 ans et une femme de 60 ans. » Comment décririez-vous le personnage de Laurence ? « Ce que j’aime dans le personnage, c’est que c’est une femme médecin, une scientifique, mais qui a Ph. Kwassa Films-RTBF-Proximus EN QUELQUES LIGNES aussi une intuition très développée. Elle donne foi à cette petite voix qu’elle entend à l’intérieur. C’est une femme très sensorielle. Elle est électro-hypersensible donc elle entend déjà des choses qu’elle ne voit pas. Je trouve qu’elle a aussi quelque chose d’animal, comme une louve qui veut protéger les siens. C’est une battante, une guerrière. » Le fait de jouer le rôle d’une femme électro-hypersensible, ça a eu un impact sur vos habitudes par la suite ? « Oui, ça m’a travaillé d’une certaine façon. J’ai rencontré des personnes électro-hypersensibles en préparant le tournage. C’est assez interpellant. Il n’y a rien qui prouve que c’est mauvais sur le court terme mais on est quand même en train de jouer aux apprentis sorciers. On ne sait pas ce que ça a comme impact sur le bien-être humain sur le long terme. C’est angoissant. Avec l’arrivée de la 5G, on se transforme tous en souris de laboratoire. » Si vous deveniez invisible, ce serait plutôt un don ou un handicap pour vous ? « Ça dépend si c’est permanent ou pas. Ça peut être un super pouvoir qui fait rêver mais si c’est choisi et si c’est réversible. Que devenez-vous quand SÉRIES Dans le village fictif de Creux, alors qu’une antenne 5G vient d’être installée, plusieurs habitants se voient frappés par une mystérieuse épidémie  : ils deviennent petit à petit invisibles. Certains utilisent ce « don » pour se venger, d’autres comme un outil de domination et d’autres encore vivent cette invisibilité comme un exil. Laurence (Myriem Akheddiou), chirurgienne ophtalmologue, est la première à se rendre compte du phénomène. Electro-hypersensible, elle se fie à ses intuitions et mène l’enquête malgré les doutes de son entourage. Mystérieuse, intrigante et originale  : cette nouvelle série belge issue du Fonds Séries FWB-RTBF, créée par Marie Enthoven, a de quoi surprendre. Une série fantastique, à la fois dramatique et à suspense, c’est du jamais vu sur le petit écran belge francophone. Ça change des histoires criminelles dans les Ardennes ! Après le visionnage de deux épisodes, nous avons été agréablement surpris par une atmosphère particulière, des thématiques très actuelles et des effets spéciaux discrets et réussis. Mais le plus séduisant dans « Invisible », ce sont ses rôles féminins forts et remarquablement interprétés. Reste à voir si les huit épisodes que compte cette première saison suffiront pour développer suffisamment cette riche idée. (mb) les autres ne vous voient plus ? Il reste quoi de vous, de votre personnalité ? » Comment s’est déroulé le tournage ? Il a été rude paraît-il… « Le rythme était intense. On a tourné en hiver, beaucoup en extérieur. Certains acteurs ont dû tourner nus dehors. Et puis, le tournage a été interrompu à cause du coronavirus cinq jours avant la fin. C’est terriblement frustrant. On a dû s’arrêter sans savoir si on allait reprendre dans un mois ou dans un an. On ne peut pas clore le chapitre, tout reste en suspens. Finalement, cette pause a été plutôt bénéfique de mon point de vue car ça m’a permis de revenir sur le rôle, de prendre du recul. » Le secteur culturel est beaucoup touché par la crise de la Covid-19. Êtes-vous également impactée professionnellement ? « Moi j’ai eu la chance de ne pas avoir de projets annulés. Pour l’instant, j’ai moins de propositions au théâtre que pour des tournages. On tourne énormément actuellement. J’ai beaucoup de chance mais quelle peine pour tous mes amis du théâtre et du secteur culturel en général, c’est dramatique ! » Marie Bruyaux
metrotime.be VENDREDI 20/11/2020 CULTURE 23 ‘LEGO STAR WARS JOYEUSES FÊTES’  : ANTHONY DANIELS, TOUJOURS FIDÈLE À C3PO « C’est mon devoir de rester avec C3PO » Anthony Daniels est le seul comédien de l’univers ‘Star Wars’à avoir joué dans les neuf épisodes de la saga. Toujours partant quand il s’agit d’incarner le droïde C3PO, on le retrouve sur Disney+ dans le nouveau dessin animé ‘LEGO Star Wars Joyeuses Fêtes’. Rencontre avec une légende ! C’est le deuxième film ‘Star Wars’dédié aux fêtes de fin d’années, après celui de 1978, considéré comme un pur OVNI par les fans… Anthony Daniels  : « Oui mais cette fois-ci, il y a des Legos (rires) ! C’est vrai que quand les producteurs sont venus m’en parler, j’ai d’abord ri aux éclats ! Je n’en revenais pas que quelqu’un à Hollywood pense à rouvrir ce chapitre-là. Le premier avait vraiment surpris les gens par son aspect surréaliste. Mais celui-ci déborde de charme. Je suis très friand de cette exploration des liens entre’Star Wars’et d’autres univers. C3PO a vu un paquet de choses à travers les années, il est même passé dans le’Muppet Show’ ! J’espère que ça va continuer encore longtemps… » Vous êtes là depuis le début. Vous sentez-vous responsable du respect de la vision de George Lucas ? « Je continue parce que j’aime être employé (rires). Mais oui, je sens que REVIEWS LEGO STAR WARS (Disney+) Les programmes spéciaux pour les fêtes de fin d’année sont une tradition plutôt américaine. Prenez des personnages adorés par le public, enfilez-leur un pull de Noël, faitesles interagir autour d’une dinde, et le tour est joué. Clairement destiné aux enfants, ce dessin animé voit l’héroïne Rey traverser le temps (et les épisodes de la saga) pour trouver de l’inspiration auprès d’anciens Jedi. Tout va très vite, Bébé Yoda fait une apparition, et l’histoire n’a aucun sens. Mais avec les films Lego, c’est l’humour qui compte. Comme lorsque la figurine de Kylo Ren fait enfin son apparition, torse nu, et que tous les autres personnages lui font remarquer. Un clin d’œil qui devrait faire frissonner les célèbres pectoraux d’Adam Driver, et sourire les fans déçus par la dernière trilogie. (si) ●●○○○ c’est mon devoir de rester avec C3PO. L’aventure évolue maintenant, et c’est tant mieux. Mais les producteurs s’éloignent parfois malgré eux du noyau dont est sorti le premier film. Et peu importe qu’il s’agisse d’un film ou d’un jeu vidéo, il y a un esprit à préserver. Je ne suis pas obsédé par cela, mais je suis capable de dire si C3PO ferait quelque chose d’écrit dans le scénario ou pas. Et les scénaristes raisonnables, malins et intelligents ont tendance à m’écouter (rires). » C3PO est connu pour son caractère irritable. Vous aussi ? « Si vous demandez à ma femme, elle niera en bloc (rires) ! Mais oui, il m’arrive d’être grincheux. Je suis très touché par le caractère loyal de C3PO par contre, même quand il en fait profiter des membres du côté obscur. Et je pense être moins maniaque que C3PO. Je suis assez désordonné et ça surprend souvent les gens. » Stanislas Ide Stanislas.Ide REBECCA(Netflix) Née en 1938 sous la plume de Daphné du Maurier, ‘Rebecca’est une femme dont le visage n’apparaît jamais, mais dont la présence hante tous les personnages de l’histoire  : Maxim son veuf troublé (Armie Hammer), sa nouvelle et jeune épouse (Lily James) qui tente maladroitement de la remplacer… mais surtout l’énigmatique Mme Danvers, la gouvernante de Manderley, le domaine somptueux où Rebecca vivait avec Maxim jusqu’à sa mort prématurée… Hormis la prestation parfaite de Kristin Scott-Thomas en Mme Danvers, il ne reste pas grand-chose de cette romance gothique ténébreuse dans cette adaptation clinquante et proprette, pourtant signée par Ben Wheatley, connu pour ses thrillers pugnaces (‘Kill List’). Il faut dire que le film est hanté, lui aussi, par la fameuse version d’Alfred Hitchcock en 1940 (que le film cite par endroits), à laquelle il est difficile de se mesurer. (em) ●●○○○ Ph. D.R. CONNECTÉS (Amazon Prime) Ça y est, les films sur le confinement débarquent. En attendant de découvrir celui de Dany Boon (‘8 rue de l’Humanité’sortira sur Netflix) ou de Michael Bay (‘Songbird’), voici ‘Connectés’, tourné pendant le premier, et prêt pile pour le second. Réunissant Michael Youn, Stéphane de Groodt ou Audrey Fleurot (mais par écran interposé), on y suit l’histoire d’un apéro Zoomentre amis qui tourne soudain mal, quand l’un des participants est agressé en direct par un invité-mystère… qui semble connaître tous leurs petits secrets. Bon, passé l’enthousiasme de la nouveauté, le dispositif ‘conf-call’fatigue un peu sur la longueur, mais heureusement les rebondissements du scénario (même les moins subtils) nous empêchent de raccrocher. Un peu comme dans ‘Le Jeu’(2018) où des amis fouillent dans leurs portables, la fin est un peu bâclée, mais la partie en vaut la chandelle. (em) ●●●○○ Ph. Disney Ph. Netflix Ph. D.R. Ph. D.R. MOVIES BILL & TED SAUVENT L’UNI- VERS (BILL & TED FACE THE MUSIC) (Proximus Pickx) 31 ans après ‘Bill &Ted’s Excellent Adventure’(et 29 ans après la suite), Keanu Reeves et Alex Winter sont devenus de fiers papas, même si leur enthousiasme naïf de préados est resté intact. Ils ne sont cependant toujours pas parvenus à écrire une chanson qui unit l’humanité, et l’Apocalypse approche. Ils repartent donc pour un voyage à travers le temps à la recherche d’une solution. ‘Bill &Ted Face the Music’se regarde comme un concert de retrouvailles, et comme c’est si souvent le cas dans ce genre d’occasions, les vieux titres restent les meilleurs. La comédie est tantôt stupidement drôle, tantôt stupide tout court, et il y a peu de chances que cette suite devienne culte, elle aussi. Quant au message ultime de cette ‘stoner adventure’– la musique nous rassemble -rien à redire, en revanche. (rn) ●●○○○



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