Métro Belgique n°4260 13 nov 2020
Métro Belgique n°4260 13 nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4260 de 13 nov 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : des mines contrastées entre les Américains.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 CULTURE VENDREDI 13/11/2020 metrotime.be The Magic Gang navigue entre légèreté et introspection Après la sortie remarquée de son premier album en 2018, The Magic Gang revient avec « Death of the party », qui se veut plus mature et introspectif. Le pari relevé par les Britanniques était osé, et le chanteur du groupe Jack Kaye s’en est expliqué lors d’un entretien téléphonique, coronavirus oblige. Le contexte actuel rend la sortie d’un album compliquée. Comment avez-vous géré cela ? Jack Kaye  : « L’album était déjà prêt avant le confinement donc nous n’avions plus rien à enregistrer durant cette période. Toutefois, cela a évidemment bouleversé notre façon dont nous avons sorti l’album, nous avons dû tout repenser. Il a fallu repousser cette sortie que nous attendions avec impatience de quatre mois, ce qui n’a pas été facile à décider. Nous avons aussi dû diversifier notre façon de promouvoir l’album, notamment en faisant beaucoup de choses en ligne. » Il s’agit de votre second album, comment avez-vous évolué depuis 2018 et la sortie de votre premier disque ? « La plus grande différence se situe dans les paroles. Elles sont beaucoup personnelles, directes et honnêtes. Chaque membre a contribué à l’écriture de cet opus. Nous avons aussi essayé de diversifier un peu notre façon de faire de la musique. Nous voulions montrer un peu qui nous étions et ne pas rester enfermés dans un style. Sur le premier album, on écrivait des paroles universelles qui permettaient de décrire certains moments de la façon dont nous ressentions les choses. Sur ce disque, les textes sont devenus notre priorité, au point qu’ils précédaient l’écriture des chansons et on voulait se montrer plus authentiques. » Pour un groupe qui respire la bonne humeur, un album appelé « Death of the party » semble étonnant. Comment expliquez-vous ce choix ? « Le nom de l’album vient d’un des titres qui parle d’une soirée assez chique. Durant celle-ci, le personnage principal de la chanson ne se sent pas à l’aise et a peur de ruiner la fête. Nous trouvions que ce nom correspondait bien à l’album car les paroles étant plus personnelles, il y a aussi plus d’introspection de notre part. Une partie du disque correspond à la bonne humeur de cette fête et l’autre partie plus à propos de la façon dont on se sent lorsque l’on n’est pas à notre place. Il y a un côté jour et nuit, soirée et gueule de bois. Avec la crise qui nous occupe, le nom tombe plutôt bien et on pourrait d’ailleurs croire qu’il s’agit d’une référence à la période actuelle, mais ce n’est pas intentionnel. » Ce titre n’est pas le seul à aborder cette soirée… « C’est vrai que ‘Death of the party’a été écrit par Christian alors que ‘Make a Sound’est de moi, mais les deux chansons parlent de la même soirée. La petite nuance, c’est que nous ne nous trouvions pas au même étage et nous avons chacun vécu une expérience complètement différente, qui nous a fait écrire deux textes tout aussi différents. Il s’agissait des premiers titres que l’on a écrits, et c’était accidentel que nous choisissions la même soirée, mais c’est amusant que l’on ait été sur la même longueur d’ondes, d’une certaine manière. » Vous allez aux mêmes soirées avec Christian, ce qui veut dire que vous êtes de bons amis avec le reste du groupe en dehors de votre carrière musicale ? « Oui, nous sommes amis depuis que nous avons 16 ans, avant de créer le groupe. Nous avons une relation très forte qui nous permet de nous donner de l’espace les uns aux autres quand c’est nécessaire, mais aussi d’être présents dès que quelqu’un en a besoin. Par le passé, nous avons d’ailleurs habité tous ensemble dans une maison de Brighton avec d’autres amis. Depuis, chacun a choisi de vivre à sa façon donc c’est différent maintenant, mais c’est tout à fait normal que chacun ait son espace. » Avec « Think », vous ouvrez l’album de façon détonante et avec une chanson caractéristique du groupe. Cela sonnait comme une évidence ? « Oui, ça semblait naturel de l’utiliser pour ouvrir l’album car il dégage énormément d’énergie et nous voulions revenir en premier lieu avec ce titre parce que nous sentions qu’il représentait plusieurs de nos chansons. C’était une bonne synthèse de la façon dont nous avons évolué avec cet opus. Et puis nous aimions beaucoup le fait d’entamer avec une intro avant de rentrer dans le vif du sujet. » « The World outside my door » évoque les manifestations d’Exctinction Rebellion qui ont eu lieu au Royaume-Uni. Il est indispensable de véhiculer un message en tant qu’artiste ? « Nous ne faisons que ce avec quoi nous nous sentons à l’aise. Je n’aurais jamais l’intention d’écrire une chanson pour délivrer un message à mon auditeur, mais s’il l’interprète d’une manière ou d’une autre, pourquoi pas. Si j’écris de la musique et que l’on comprend un message avec celle-ci, j’en suis ravi, mais cela reste la façon dont j’ai ressenti les choses et c’est donc très personnel. » « Take back the track » est un titre qui parle d’une chanson que l’on ne cesse jamais d’écouter et qu’on rejoue inlassablement. Quelle est cette chanson pour vous, et quel son de votre groupe joueriez-vous sans cesse ? « ‘My little town’de Paul Simon. Pour notre chanson, c’est difficile à dire, mais je choisirais ‘Feeling better’. » Au Royaume-Uni, il y a une quantité astronomique de groupes d’indie rock. i REVIEW Ph. D.R. SOUNDCHECK Comment se fait-on une place et se forge-t-on un ADN propre dans ce contexte ? « Le plus important, c’est de ne pas essayer de copier ou de suivre ce que fait un autre groupe. C’est facile de jouer ce qui sera sûrement populaire ou à la mode, mais c’est assez dangereux parce que ces tendances changent très rapidement. Ce que tu as créé devient donc rapidement obsolète et tu te retrouves largué. Il faut simplement être fidèle à ce que tu aimes et ce que tu as envie de faire. Si ta musique est bonne et que tu te concentres sur ce qui te plaît, tu as de plus grandes chances de t’en sortir. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu’il ne faut pas faire évoluer sa musique, bien au contraire. » En Europe, c’est par le biais de premières parties que vous avez émergé l’année dernière. Quelle est l’importance de ce type de concerts ? « C’est vital et je ressens que c’est notre seul moyen de nous connecter avec l’Europe pour le moment. Le fait de réaliser une tournée outre- Manche implique de gros moyens pour nous et, le fait de tourner avec des groupes plus populaires est indispensable à notre échelle. Nous avons encore du pain sur la planche en Europe mais nous avons la motivation de faire connaître notre travail. La seule frustration que nous avons, c’est de ne pas encore avoir pu multiplier les concerts en dehors du Royaume-Uni, mais cela viendra. » Êtes-vous stressés à l’idée de revenir sous le feu des projecteurs lorsque cela sera autorisé ? « Il y a un peu d’appréhension à l’idée de remonter sur scène, parce qu’on retrouve un public que nous n’avons pas vu depuis une éternité et on ne sait pas à quoi ressembleront les concerts. Mais au final, nous avons juste hâte de pouvoir rejouer sur scène et de présenter notre album, quelles que soient les conditions. » Sébastien Paulus Avec « Death of the party », The Magic Gang a manifestement gagné en maturité, notamment au niveau des paroles et des univers musicaux explorés. Sauf que la naïveté, c’est ce qui faisait le charme de ce groupe et elle nous manque par moments à l’écoute de l’album. Pourtant, la promesse de « Think » en début d’album est belle, mais le soufflé retombe par la suite. L’évolution de ce disque est toutefois cohérente et on comprend ce que le groupe a voulu faire. Cela n’enlèvera pas une certaine forme de frustration à la fin de ce disque, quand on connaît le potentiel des Britanniques. ●●●○○
metrotime.be VENDREDI 13/11/2020 CULTURE 11 REVIEWS UNE DRACULA AU FÉMININ ? Nous sommes à la fin du 19 e siècle. Avec son visage d’ange, la mystérieuse Miss Hellaine quitte Seattle pour débarquer à Woodsburh. Dans cette petite ville d’Alaska, plusieurs meurtres sanglants ont entraîné des rumeurs à propos de la présence d’un diable. Et si Lady Hellaine traîne dans les parages, ce n’est pas un hasard. Mercy est la nouvelle série de l’illustratrice et scénariste italienne Mirka Andolfo, qui collabore depuis 2015 pour DC Comics. La jeune femme laisse de côté l’univers des super-héros pour une mystérieuse et violente histoire de vampire. La grande force de cet album est le dessin envoûtant de Mirka Andolfo. Pour le reste, ce premier tome se contente de planter le décor tout en laissant planer beaucoup trop de mystère. Il laisse finalement un goût de trop MER « peu dans la bouche et il faudra vraiment attendre la suite pour voir si Mercy s’imposera comme une future grande saga de vampire. LES VIES DE SAINT-EX Sa vie fait palpiter le cœur de tous les aventuriers. Il faut dire qu’en 44 ans, Antoine de Saint-Exupéry a vécu mille vies. Auteur d’un livre pour enfant à succès, aviateur, combattant, noceur, charmeur, explorateurs… Saint-Ex était partout. C’est cette vie que Bernard Chabbert et Romain Hugault racontent dans « St Ex ». L’album, qui raconte dix histoires du 20 e siècle, est superbement illustré. Il met en images colorisées des photos connues des aventures du pilote, mais qui étaient jusqu’ici en noir et blanc. On redécouvre ainsi les couleurs de la Corse, du Sahara, de la Méditerranée, de l’Amérique du Sud, celles des avions de l’aéropostale… On relève la tête de cet album avec une envie  : celle de l’aventure, et de vivre une vie à la Saint-Ex. Avec une issue moins tragique. (cg) « St-Ex », de Bernard Chabbert et Romain Hugault, éditions Paquet, 144 pages, 29 € . ●●●●○ (tw) « Mercy –t.1  : La dame, le gel et le diable », de Mirka Andolfo, éditions Glénat, 64 pages, 14,95 € ●●●○○ D » I Monte amanas Gold Origine  : Costa Rica. LE VOL DU CERVEAU D’EINSTEIN Saviez-vous qu’après la mort d’Albert Einstein en 1955 son cerveau avait disparu ? Malgré la volonté du chercheur de ne pas donner son corps à la science, lors de l’autopsie, un jeune médecin a dérobé le cerveau d’Einstein. Une histoire incroyable mais vraie dont Pierre-Henry Gomont s’est inspirée pour réaliser un roman graphique de près de 200 pages. L’auteur et dessinateur français admet volontiers qu’il a pris certaines libertés avec les faits historico-scientifiques. Il ne faut qu’une dizaine de pages pour s’en rendre compte lorsque la représentation du professeur Albert, le haut du crâne coupé, apparaît pour surprendre l’homme qui a subtilisé son cerveau. Partant d’un fait historique, « La fuite du cerveau » devient rapidement une sorte de roadmovie loufoque qui suit la fuite d’un fugitif accompagné du cerveau d’Einstein et de son « fantôme ». C’est déjanté, bourré d’humour, ça part dans les sens et ça mérite le coup d’œil ! (tw) « La fuite du cerveau », de P-H Gomont, éditions Dargaud, 192 pages, 25 € 1 Eyele.1 Mrieler ; F4:1 Everyday carottes 2 kg Origine  : Belgique/Pays­Bas. C ●●●○○ Valable du 12/11 au 17/11/2020 inclus. Découvrez toutes nos actions sur les produits frais sur colruyt.be/pourlefraisaussi (et dans nos magasins). L’AMOUR À REBOURS « Malgré tout » commence par la rencontre, lors d’une soirée pluvieuse, entre deux sexagénaires. Malgré son charme et son charisme, Zeno est un éternel célibataire, doux rêveur qui vient enfin de décrocher sa thèse de doctorat. Ancienne maire, Ana est elle aussi toujours aussi élégante. Mariée, mère et grand-mère, elle a pourtant accepté ce rendez-vous galant. Ensemble, ils discutent, ils rient et ils rattrapent le temps perdu. Et puis, sous leur parapluie, ils s’embrassent. Cela pourrait être la fin de l’histoire. Ce n’est pourtant que le début. L’album commence par le chapitre 20 et se termine par le chapitre 1. Au fil des pages et des chapitres, Jordi Lafebre remonte le temps et revient sur les parcours de vie de ces deux amoureux, leurs rencontres et leurs actes manqués. Il se dégage beaucoup d’émotion et de tendresse dans la manière dont l’auteur espagnol raconte à rebours cette histoire d’amour. Le magnifique coup de crayon de Jordi Lafebre contribue aussi à faire de « Malgré tout », une œuvre originale, attachante et pleine de charme. (tw) « Malgré tout », de Jordi Lafebre, éditions Dargaud, 152 pages, 22,5 € Cette semaine en plus de nos meilleurs prix. Espace fraîcheur 1,29 € /kg Espace fraîcheur 0,89 € 0,45 € /kg Burgers au fromage Boucherie BD 5,90 € /kg ●●●●○ colruyt, meilleurs prix



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