Métro Belgique n°4258 6 nov 2020
Métro Belgique n°4258 6 nov 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4258 de 6 nov 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : une longue attente pour le résultat de la présidentielle américaine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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metrotime.be VENDREDI 6/11/2020 CULTURE 9 Cy met en lumière la vie et le combat des « Radium Girls » Cy a illuminé la rentrée BD avec son roman graphique tiré de l’histoire vraie des « Radium Girls ». Rencontre avec une jeune autrice et dessinatrice engagée et remplie de talent. Cet album retrace l’histoire vraie des « Radium Girls ». Qui sont-elles ? « C’est l’histoire de six femmes qui travaillaient dans les années 1920 à l’US Radium Corporation. Elles peignaient les chiffres des cadrans d’horloges avec une peinture très particulière, puisqu’elle était phosphorescente dans le noir. Elle était à base de radium, le fameux élément découvert par Marie Curie quelques années auparavant. Ces femmes utilisaient une technique qui s’appelle le ‘lip-pointing’, et qui consistait à lisser le pinceau entre ses lèvres pour le rendre le plus fin possible. Elles ingéraient donc du radium tout au long de la journée. Elles vont vivre leur meilleure vie, mais tout va basculer très rapidement » Qu’est-ce qui vous a inspiré dans l’histoire de ces femmes ? « Leur combat mais aussi le fait que ce soit un carrefour de plein de luttes, notamment des luttes féministes et sociales. Pour moi, c’était encore une fois des femmes effacées de l’Histoire. Car elles n’ont pas disparu de l’Histoire, elles ont été effacées de l’Histoire. Suite à leur combat, les lois sont restées, car il y a eu des lois de protection des travailleurs américains et la création d’un organisme de protection des travailleurs, mais les femmes ont disparu. » Comment vous êtes-vous documentée sur le sujet ? « Comme les articles que j’avais à ma disposition tournaient tous avec les mêmes informations, j’ai décidé de remonter à la source. L’une de mes bases est le livre ‘The Radium Girls  : The Dark Story of America’s Shining Women’de Kate Moore. J’ai aussi retrouvé des unes de journaux de Pour le fra aussi Le prix, c’est nous. l’époque. J’ai même retrouvé leurs tombes, pour voir si elles étaient restées au New Jersey. Ça a été un gros travail de documentation, rien que pour l’histoire. Ensuite, il y a eu la même chose pour l’iconographie pour savoir comment elles étaient habillées, les décors et tout ça. » Malgré la gravité du sujet, une certaine légèreté se dégage de l’album. Est-ce que c’était une volonté de votre part ? « C’est voulu, parce qu’on a tendance à laisser une grande part au sensationnel. Cette histoire, elle n’a pas besoin d’être ‘sensationnalisée’encore plus.Ces femmes sont des victimes, c’est un fait. Mais on ne les voyait qu’en martyre. Moi ce que je voulais ce qu’elle reprenne du corps et qu’on s’y attache. Je n’ai pas eu à me forcer, j’ai juste eu à me projeter sur des filles dans les années 1920 qui gagnaient leur vie et qui se marraient dans les speakeasy (NDLR  : les bars clandestins durant la Prohibition aux États-Unis). Le fait qu’elles se peignaient les ongles et les dents, je ne l’ai pas inventé. Ça s’est réellement passé. C’était avant tout des jeunes femmes de 18 ans, pas mariées, et qui avaient un pouvoir d’achat. Je me dis qu’elles se sont forcément éclatées ! » Au niveau des couleurs, vous avez utilisé seulement huit couleurs différentes. Pourquoi ce choix ? « Oui, j’ai utilisé un camaïeu très serré. Il y a huit crayons de couleurs différents et une neuvième pour le vert radium. À la base, je travaille souvent avec des camaïeux très serrés, car j’aime ça et que ça évite les fautes de goûts. Ici, cela va du violet au bleu, car c’est ce qui selon moi met le plus en valeur le vert radium, qui est l’autre rockstar funeste de cet album. » L’album est sorti fin du mois d’août et il a dû être réimprimé. Comment avez-vous vécu cette sortie ? « Il est sorti le 26 août et il est parti en réimpression deux jours plus tard. Le premier tirage était à 7.500 exemplaires, puis il y a eu un retirage à 10.000 et la demande est telle qu’il y a un nouveau retirage à 15.000. Je suis très contente. Ça me fait tellement plaisir. Au-delà de mon bonheur personnel, je suis heureuse que ces femmes soient mises en lumière. Sans mauvais jeu de mots (rires) ! » Thomas Wallemacq « Radium Girls », de Cy, éditions Glénat, 136 pages, 22 €



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