Métro Belgique n°4254 27 oct 2020
Métro Belgique n°4254 27 oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4254 de 27 oct 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : les hopitaux à la peine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 ON THE ROAD MARDI 27/10/2020 metrotime.be BMW R 18 FIRST EDITION Rock & rollattitude Avec la R 18, BMW Motorrad s’attaque au segment des cruisers et, inévitablement, au vaste marché américain. Ce nouveau modèle, qui ne manque pas de faire joliment référence aux BMW historiques risque néanmoins de décontenancer. Si vous vous intéressez à BMW depuis une quinzaine d’années, le style de cette R 18 risque fortement de vous décontenancer. Un peu comme l’on fait, entre 1997 et 2004, les R 1200 C et CL, les deux derniers cruisers signés BMW. Mais cette fois, le constructeur allemand débarque avec la plus grosse cylindrée de son histoire  : un flat-twin baptisé « Big Boxer », assurément la pièce maitresse de cette nouvelle moto et particulièrement impressionnant visuellement. Mais dans l’absolu, toute la machine tape à l’œil. L’attention des designers fut de tous les instants, sur toutes les pièces. Un joli travail, balançant habillement entre touches classiques et modernes. Par contre, globalement, la R 18 ne laissera pas un souvenir impérissable au niveau du confort. La selle se révèle dure comme du bois et les repose-pieds sont très petits et situés juste derrière les énormes têtes de cylindres et couvre-culasses. ÉPOUSTOUFLANT Le Big Boxer, fort de 91 ch à 4.750 tr/min, délivre un couple supérieur à 150 Nm de 2.000 tr/min à 4.000 tr/min. De quoi vous allonger les bras à l’infini et vous brider les yeux sous SYM MAXSYM TL votre casque vintage. S’il accepte assez peu de redescendre sous les 1.500 tours, par contre, le bicylindre semble ne jamais se satisfaire des montées en régime, vigoureuses mais finalement assez linéaires. Ce moteur « king size » tracte d’enfer et au rupteur en 3e, l’aiguille du compteur indique déjà 150 km/h. Impressionnant ! Néanmoins, cette puissance qui ne demande qu’à déferler ne doit pas inviter à un usage à contre-emploi. En effet, la R 18 s’apprécie davantage dans un enchainement de virages avalés souplement tandis que l’on profite – sans en abuser – du couple généreux à consommer dès la sortie de courbe. ROCK OR ROLL Sur cette R 18, pas de surenchère électronique. On note toutefois trois modes de conduite originalement nommés – par ordre de « punch » – Rain, Roll et Rock. Notre préférence est allée au mode Roll, moins agressive que la Rock mais proposant déjà bien une réponse aux gaz bien assez rapide. L’antipatinage et l’ABS sont également disponibles de série, tout comme la régulation du couple et du frein moteur. Dans les manœuvres à basse Entre sport et GT Avec le Maxsym TL 400, Sym a voulu concevoir un maxiscooter à la fois fun à conduire, confortable et maniable. Une machine dynamique, au look sportif, agile et stable. Même si, de près, l’ambiance générale reste très plastique, le Maxsym TL présente globalement bien grâce à son joli look moderne fait de masses compactes et de lignes acérées, sans oublier les phares LED. La bulle, déjà bien haute, peut s’ajuster sur deux positions. La selle s’avère ergonomique et confortable, avec le renfort d’un petit coussin permettant de caler le bas du dos. En dessous, par contre, c’est la déception  : seul l’arrière de la boucle arrière permet de stocker ses effets, comme un casque intégral. Sur le tablier, deux vide-poches non verrouillables sont également FICHE Bicylindre Par courroie 1.802 cc 91 ch 22.850  € vitesse, avec les bras tendus, il convient de ne pas se laisser surprendre par le poids très présent sur le train avant. Mais dès que la moto roule, les 350 kilos d’acier et de chrome s’oublient très rapidement. Certes, la R 18 n’a rien à voir avec une supermotard mais elle se laisse guider aisément. Relevons quand même une garde au sol assez limitée, et donc une fâcheuse tendance à racler les témoins sous les repose-pieds. Quant aux éléments de suspension exclusivement mécaniques, force est de constater proposés. Un minuscule, à gauche, et un très étroit mais plus profond et doté d’une prise USB, à droite. Et au-dessus du guidon, on retrouve un tableau de bord moderne avec son écran TFT de 4,5 qu’ils manquent d’amortissement sur les revêtements délicats. Dans un premier temps, la R 18 sera disponible en version « First Edition », équipée d’éléments exclusifs peints dans une teinte classique noire ornée de doubles liserés blancs, ainsi que de nombreuses surfaces chromées, un badge de selle et un insert chromé sur les flancs. CONCLUSION Avec cette R 18, BMW s’aventure vers de nouveaux horizons, loin des succès commerciaux Rubrique coordonnée par Moto 80 Textes  : L. Cortvrindt Photos  : J. Godin & Sym www.moto80.be pouces. Sur ce Sym, ceux qui apprécient rouler jambes tendues seront servis  : la place est royale ! Par contre, le tablier protège peu. Heureusement, le casque reste à l’abri derrière la bulle. Grâce à sa répartition PRO 1 Bloc époustouflant Machine extravagante Design « classiquemoderne » travaillé CONTRA Confort général Disposition des commandes Poids conséquent de ses GS. Avec cette R 18, BMW prend donc un risque. Mais un risque indispensable si le constructeur bavarois veut tenter de grappiller des parts de nouveaux marchés. ◀ des poids 50/50 et son moteur central, le Maxsym fait preuve d’une belle maniabilité. La tenue de cap s’avère également excellente. Rien à signaler sur les longues courbes, le Maxsym reste imperturbable et conserve parfaitement sa ligne. Sur les phases d’accélération, le bicylindre en ligne se fait quelque peu désirer jusque 30 km/h avant de se réveiller. On ne craint donc pas de voir la roue arrière se dérober à la remise des gaz malgré l’absence de contrôle de traction. Heureusement, les reprises à plus haut régime, par exemple pour effectuer un dépassement, se montrent plus franches. Tarif  : 8.499  € . ◀
metrotime.be MARDI 27/10/2020 CULTURE 11 ‘DRUNK’ : LE RÉALISATEUR THOMAS VINTERBERG À PROPOS DES BÉNÉFICES (ET DES RISQUES) DE L’ALCOOL « L’alcool vous permet de perdre le contrôle » « L’alcool est une vitamine mal comprise », a dit un jour l’écrivaine britannique P.G. Wodehouse. Dans la tragicomédie ‘Drunk’, du réalisateur danois Thomas Vinterberg (‘Festen’, ‘Jagten’), quatre enseignants testent une théorie selon laquelle, avec au moins 0,05% d’alcool dans le sang, notre vie serait meilleure. Les conséquences sont plutôt surprenantes. Dans ‘Drunk’, la femme du personnage principal se demande à un moment donné pourquoi tout le Danemark boit autant. Avez-vous une réponse ? « Je voudrais tout de même d’abord faire remarquer que la consommation d’alcool n’est pas typiquement danoise. Elle est internationale. Indépendamment de cela, je pense que c’est lié au fait que l’alcool vous permet de perdre le contrôle et de décompresser. Et nous sommes tous énormément sous pression actuellement, surtout les jeunes. Ils doivent faire des projets de vie dans des circonstances extrêmement difficiles. Ils doivent donner de leurs nouvelles sur les réseaux sociaux 40 fois par jour. Ils doivent avoir une stratégie pour tout. Alors qu’en réalité, tout ce qu’ils veulent, c’est tomber amoureux, et c’est justement une chose qu’on ne peut contrôler. » L’alcool serait la seule solution ou voyez-vous d’autres possibilités ? « Je me suis déjà posé la question aussi. Et si l’alcool n’existait pas ? Trouverions-nous une autre solution ? Il y a aussi beaucoup de gens qui n’ont pas besoin d’alcool pour se sentir bien. Thomas Bo Larsen, qui joue le rôle du prof de gym dans ce film, en est un parfait exemple. Il fait partie des Alcooliques Anonymes, même s’il n’est plus anonyme depuis longtemps. Il n’a plus bu une goutte depuis longtemps, mais il est toujours aussi fou, irrationnel, amusant, intelligent et REVIEWS DRUNK Quatre enseignants réalisent que leur vie est dans une impasse. Jusqu’à ce qu’ils testent la théorie d’un scientifique norvégien selon laquelle l’être humain se sentirait beaucoup mieux avec une dose constante d’alcool dans le sang. Le point de départ de ‘Drunk’est pour le moins provocateur. L’alcool est généralement pointé du doigt, carjugé destructeur, mais cette tragicomédie montre qu’on peut aussi en tirer bénéfice. Lorsque Martin (Mads Mikkelsen), le personnage principal, après quelques gorgées de vodka, a tout d’un coup plus d’audace et d’inspiration devant sa classe, on le croit. Qu’il encourage ses élèves à faire de même, semble beaucoup moins salvateur. Les acteurs dans ‘Drunk’sont énergiques, amusants et excellents, mais on remarque tout de même que Vinterberg utilise des petits trucs pour émouvoir. Le petit footballeur à lunettes, par exemple. (rn) ●●●○○ charmant que lorsqu’il buvait. En réalité, il dément à lui tout seul, toute la thèse de mon film. (rires) Mais cela lui a pris des années pour y arriver. » Le film commence par la tradition danoise de la Course autour du Lac, où des étudiants doivent courir le plus vite possible autour d’un lac avec un bac de bière qu’ils doivent vider en cours de route. Est-ce que cela existe vraiment ? « Bien sûr. Mes filles l’ont fait aussi à une époque, et je trouvais cela plutôt rigolo. Mais je comprends que cela puisse paraître étrange. Je me souviens qu’il y avait à ce moment-là une scénariste américaine en visite chez nous, une femme formidable, brillante et très progressiste. Lorsqu’elle a entendu parler de cette course, elle a été terriblement choquée. Elle ne pouvait pas croire que j’autorisais ce genre de choses. ‘Tu vas être malade comme un chien !’, avait-elle prévenu ma fille. Sur quoi celle-ci avait aussitôt répondu  : ‘Oui, mais si nous vomissons en même temps, nous gagnons plus de points.’(rires) Donc oui, la culture de l’alcool est tout de même une chose particulière au Danemark. » Les gens réagissent très différemment à l’alcool. Certains deviennent joyeux, d’autres agressifs ou émotifs. Personnellement, cela m’endort un peu. L’alcool fait-il émerger la vraie personnalité, à votre avis ? « À mon avis, c’est beaucoup plus complexe que cela. Si l’alcool vous rend agressif, c’est peut-être ce côté de vous-même qui est le plus refoulé. Mais vous avez encore beaucoup d’autres côtés. Un psychiatre m’a dit un jour ‘Vous devez vous imaginer qu’il y a une table dans votre tête, et autour de cette table, il y a toutes les versions possibles et imaginables de vous. Le but n’est pas que toutes ces versions soient toujours d’accord 100% LOUP Freddy Lupin attend ses 14 ans de pied ferme, pour enfin se muer en loup-garou comme le reste de sa famille de superhéros. Mais quand la pleine lune le transforme en caniche, Freddy devient la risée de sa tribu. Pour prouver qu’il a encore sa place parmi les siens, Freddy va avoir besoin de l’aide du clan ennemi, celui des chiens… Pour une coproduction belgo-australienne, ‘100% Loup’envoie du lourd. Animation béton, personnages loufoques (Pablo Andres double le méchant) et mise en scène colorée  : tout est super huilé. Le petit plus, c’est la métaphore sur le coming-out LGBTQI+, qui voit Freddy passer du dégoût de soi à la célébration de sa différence. La métaphore n’est peut-être pas explicite, mais la coupe de cheveux rose punk à la David Bowie de Freddy, oui ! (si) ●●●○○ Ph. H. Ohsten Ph. Studio 100KFD Ph. D.R. Ph. H. Ohsten MOVIES entre elles, mais bien qu’elles puissent se parler’. Peutêtre que l’alcool met en avant la version qui n’a pas pu s’exprimer depuis quelque temps, ou quelque chose du genre. Mais je ne suis pas psychiatre. » Est-ce que nous buvons pour oublier ? « Il est un fait que l’alcool crée une sorte de présent vrai. Cela a quelque chose de néo-bouddhiste. Lorsque vous avez bu suffisamment, vous ne pensez plus au passé ou à l’avenir. Vous ne vous préoccupez que du présent. Vous devriez chercher ‘Two drunk guys, one stump and a bike’sur YouTube. C’est une petite vidéo qui montre deux hommes complètement saouls, des Russes je crois, qui essaient de hisser un tronc d’arbre sur un vélo. Ce qui est intéressant, c’est qu’ils sont complètement dans l’instant présent. La seule chose qui compte pour eux, c’est ce vélo et ce tronc. Tout le reste a disparu. Je trouve cela passionnant, car c’est quelque chose que nous recherchons dans beaucoup d’autres situations de la vie. Aujourd’hui, on appelle cela Pleine Conscience. » Ruben Nollet @rubennollet THE CRAFT  : THE NEW SISTERHOOD (THE CRAFT  : LES NOUVELLES SORCIÈRES) Une jeune adolescente blessée dans son âme déménage dans une petite ville et se lie d’amitié avec trois camarades de classe qui s’intéressent à la sorcellerie. La suite de ‘The Craft’s’en tient sagement, 24 ans plus tard, à la célèbre histoire, même si elle fait de son mieux pour l’actualiser. Le réalisateur/scénariste Zoe Lister-Jones joue allègrement la carte des sensibilités « woke », la conversion de la brute est à la fois stupide et drôle, et David Duchovny (‘The X- Files’) apparaît dans un rôle à mi-chemin entre Jordan Peterson et le personnage de Tom Cruise dans ‘Magnolia’. ‘The Craft  : The New Sisterhood’aurait pu être un petit film amusant mais perd son crédit, hélas, avec un dénouement pénible et maladroit. Et aucun tour de magie ne pourra le rattraper. (rn) ●●○○○



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