Métro Belgique n°4254 27 oct 2020
Métro Belgique n°4254 27 oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4254 de 27 oct 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : les hopitaux à la peine.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 0 GREEN MARDI 27/10/2020 1 metrotime.be Tout ce qu’il faut savoir sur le recyclage des médicaments Le recyclage des PMC, des cartons, du verre ou encore des piles est désormais assimilé par la plupart des Belges. Mais recyclez-vous également vos médicaments périmés ou non-utilisés ? C’est l’heure de faire le tri dans votre armoire à pharmacie. Tout le monde a chez soi des médicaments périmés ou qui ne seront plus jamais utilisés. Une fois par an, il est venu le temps de faire le tri dans votre armoire à pharmacie. Mais attention, hors de question de jeter ces médicaments à la poubelle ! UN DANGER POUR L’ENVIRONNEMENT Les médicaments sont des produits nocifs pour l’environnement. Il est donc important de ne pas les jeter à la poubelle ou encore de les vider dans les toilettes ou dans l’évier. Des analyses ont déjà montré que des traces de médicaments se retrouvent, à des concentrations diverses, dans presque tous les cours d’eau, étangs et mers, aussi bien en Belgique qu’ailleurs dans le monde. L’impact de cette pollution sur l’environnement et la santé humaine est encore largement méconnu. Mais chaque citoyen peut contribuer sa manière à la lutte contre cette pollution en apportant ses médicaments périmés ou non utilisés chez son pharmacien. VOTRE PHARMACIEN N’EST PAS UNE POUBELLE Mais ne vous précipitez pas trop vite chez votre pharmacien. En effet, il y a quelques consignes à respecter. Tout d’abord, faites le tri et ne lui remettez pas les emballages en cartons et les notices en papier. Jetez-les dans votre poubelle « papier/carton ». Votre pharmacien n’est pas tenu de reprendre des produits chimiques et cosmétiques qui ne sont pas des médicaments. Ces produits, comme les produits de parapharmacie, doivent être apportés dans un parc à conteneurs. Même chose pour les compléments alimentaires, les vitamines, les produits à base de plantes ou encore la nourriture pour bébés qui doivent être jetés dans les ordures ménagères, dans le sac de déchets organiques. Enfin, les seringues doivent quant à elle être stockées Ph. Zoonar/T. Rempt dans un contenant adéquat qui doit ensuite être déposé dans un parc à conteneurs. LES MÉDICAMENTS REPRIS PAR VOTRE PHARMACIEN Une fois qu’ils sont débarrassés de leur notice et de leur emballage, vos médicaments peuvent être remis à votre pharmacien. Depuis 2009, il est d’ailleurs obligé de reprendre les médicaments suivants  : comprimés, suppositoires, capsules, restes de sirops et de médicaments liquides comme les gouttes pour le nez ou pour les yeux, les restes de pommades dans leur tube ainsi que les restes de sprays et d’aérosols. Chaque pharmacien en Belgique est équipé de manière adéquate pour collecter les médicaments périmés ou non utilisés. C’est un service gratuit et c’est le secteur pharmaceutique qui prend en charge les frais liés à la destruction de ces médicaments dans un centre habilité. (tw) COMMENT RECONNAÎTRE UN MÉDICAMENT PÉRIMÉ ? La date de péremption est souvent indiquée tel quel sur la boîte du médicament. Mais parfois, elle est inscrite sous forme de l’un de ces codes  : EXP ou EX 10.21 (expire en octobre 2021)PER 10.21 (périmé en octobre 2021)VAL 10.21 (valable jusqu’en octobre 2021)
metrotime.be MARDI 27/10/2020 GREEN 9 Un guide pour démonter les arguments climatosceptiques Lisez « Chaud Devant  : bobards et savoirs sur le climat » et vous aurez les arguments pour clouer le bec à Tante Gilberte la climatosceptique. Après s’être formé auprès de l’Université de Queensland sur la « dénégation climatique », l’auteur et scénariste belge Jean-François Viot a répertorié, analysé et démonté les outils intellectuels de ceux qui nient l’origine humaine du réchauffement. Vous écrivez que les lobbys climatosceptiques fabriquent surtout du doute… « Oui, leur but est de créer du doute. Ce lobbying n’est pas différent de celui des pesticides ou du tabac par exemple. Pour ce dernier, il a fallu des dizaines d’années pour lever le doute sur sa dangerosité pourtant flagrante. Il y a plusieurs catégories d’arguments qui distillent le doute en apparence  : ceux qui visent à démontrer que le réchauffement n’est pas d’origine humaine, que c’est de la faute du soleil ou de l’activité volcanique par exemple, ceux qui minimisent l’action du C02 ou encore ceux qui discréditent celles et ceux qui portent le discours climatique, comme le GIEC ou Greta Thunberg. J’ai analysé les arguments des climatosceptiques et n’en ai pas trouvé un seul qui résistait à la critique. » Le GIEC est selon vous la base la plus objective qu’on ait sous la main. « Les rapports du GIEC sont les documents le plus contrôlés du monde ! Des groupes d’auteurs provenant de tous les continents CE CONCOURS N’EST NI ORGANISÉ NI SPONSORISÉ PAR LA LOTERIE NATIONALE 50 BILLETS « SUBITO » A GAGNER ! 6026 ENVOYÉ/REÇU 1,00 EUR/SMS MT20w44 201027WF-SUB rassemblent les articles scientifiques du monde entier qui ont été préalablement validés et publiés dans la presse scientifique reconnue. Le GIEC en fait simplement la synthèse après avoir encore mené des vérifications. Avant publication de cette synthèse, le texte est soumis à la critique de tous les scientifiques dans le monde qui ont émis le souhait de transmettre leurs commentaires. C’est ce qu’on appelle les « experts reviewers » qui, comme pour les auteurs, ne sont pas rémunérés. Pour le cinquième rapport du GIEC, par exemple, 136.706 commentaires ont été formulés et les auteurs y ont répondu. Au final, le rapport doit être adopté par tous les États qui composent le GIEC, même les plus gros exportateurs de pétrole. À ce jour, toutes les publications du GIEC ont été adoptées à l’unanimité. Je dis souvent cela aux climatosceptiques qui critiquent le GIEC  : si vous êtes si sûrs de vous, pourquoi ne pas le dire au GIEC ? Celui-ci sera obligé de prendre en compte vos arguments et de vérifier la validité scientifique de vos dires. Mais demandez à un climatosceptique RÉPONDEZ À LA QUESTION SUIVANTE  : Quel est l’oiseau le plus commun dans le monde ? O O O s’il connaît le fonctionnement du GIEC. Il ne s’est probablement jamais penché sur la question. » Vous expliquez aussi que ces artisans du doute ne sont qu’une poignée d’individus. « Oui, mais ils font beaucoup de bruit car ils éditent des milliers d’articles sur des milliers de sites internet différents en se servant d’arguments semblables, voire simplement traduits. C’est une petite minorité de scientifiques qui n’a en général très peu de rapports à voir avec la climatologie. Ils sont physiciens, géologue ou météorologue… En tout cas, très rarement des climatologues. Ils n’ont en tout cas édité aucune étude sérieuse sur le climat. Quand on étudie les arguments climatosceptiques, on remarque que ceux-ci reposent sur une série d’erreurs qui les vident complètement d’une quelconque valeur. » Et cette poignée de faiseurs de doutes est extrêmement bien rémunérée. « Souvent on entend dire que le GIEC reçoit de l’argent des entreprises des énergies renouvelables, comme si le GIEC était luimême un lobby. Non seulement c’est un propos qui s’avance sans preuves mais le contraire est vrai  : le climatosceptique, lui, est massivement financé. Il existe bien entendu un lobbying des énergies vertes mais qui n’a rien A Le perroquet B Le pigeon C La poule CONNAISSEZ-VOUS LA RÉPONSE ? Envoyez OISEAU A, B ou C (ex.  : OISEAU A) par SMS au 6026 ou composez le 0905 23 180 à partir d’un téléphone fixe et tentez votre chance 50 fois de remporter 75.000  € . GAIN MINIMAL GARANTI DANS CHAQUE PAQUET Les concours de la Loterie Nationale sont interdits aux mineurs d’âge Renseignements  : 03/216 46 84 - info@mconcept.be - Participation possible jusqu’au 30/11/20 à 23h59 - Coût de participation  : par appel 2,00 EUR - par SMS envoyé/reçu  : 1,00 EUR, participation complète par SMS  : 4,00 EUR - Participation interdite aux mineurs d’âge - Les prix ne sont ni échangeables ni convertibles en espèces - Les coordonnées fournies par les participants sont enregistrées dans une base de données de MConcept sp et sont destinées à l’organisation et au traitement de ce concours. Les participants ont le droit de consulter, corriger et/ou effacer leurs données. Ces concours sont organisés par MConcept sp, n°d’entreprise 0826.398.329, Desguinlei90 n°12B, 2018 Anvers. -18 à voir avec le GIEC et qui est extrêmement anecdotique par rapport à celui du climatosceptique. Par exemple, il y a un groupement climatosceptique aux États-Unis qui s’appelle ‘la coalition pour la promotion de la bonne science’. Comme s’il existait plusieurs sciences et que la leur était la bonne. Ce genre de think tanks reçoit de l’argent de deux types de sources  : les industries fossiles -ExxonMobil en tête- et les grandes fortunes proches des partis néo-libéraux, souvent proches de Donald Trump d’ailleurs. Comment peut-on dire que les arguments qui proviennent de ces think tank sont objectifs, réalistes, non biaisés, plus valables que ceux du GIEC alors que l’on sait ouvertement que des millions de dollars sont alloués à ces gens ? Et il ne s’agit même pas d’une supposition de ma part puisqu’aux États- Unis, ce genre d’entités doit publier ses comptes et ses financements. Entre 2003 et 2010, 91 instituts climatosceptiques ont reçu par an 136 millions de dollars, c’est-à-dire, rien que pour les États-Unis, plus de 20 fois le budget du GIEC. Et dix fois plus que les montants du lobbying des énergies renouvelables. Et ceux qui bénéficient de cette manne financière colossale sont en outre les mêmes que ceux qui défendaient l’industrie du tabac il y a deux décennies. Le lobbying, c’est juste un travail très bien rémunéré, qui vise à influencer nos opinions tout en nous détournant des faits. » J.-F. Viot Ph. D.R. On comprend que le climatoscepticisme organisé l’est pour l’appât du gain mais que dire alors des personnes lambda qui pourraient défendre ce type d’idées ? Pourquoi ne veulent-ils pas voir l’évidence ? « Parce que cela remet en question nos modes de vie, notre confort, nos plaisirs  : voiture, voyages en avion, consommation excessive… J’ai remarqué également que les climatosceptiques aimaient avoir un côté rebelle. Ils cultivent souvent la théorie du complot d’ailleurs. J’entends régulièrement les climatosceptiques se vanter de refuser d’être dans le politiquement correct. Politiquement correct le réchauffement climatique ? Quel gouvernement voudrait annoncer à sa population que demain il lui faudra changer drastiquement son comportement pour pouvoir endiguer le réchauffement climatique ? C’est plutôt l’attitude climatosceptique qui est facile et politiquement plus simple à faire accepter aux électeurs. » On entend de plus en plus le mot climato-réalisme, c’est valable ça ? « C’est surtout de la rhétorique. Le terme ‘climatosceptique’vise à faire croire que ses détenteurs ont seuls l’apanage du scepticisme, du doute. Or, tout bon scientifique doit pratiquer le doute, c’est son job. Cependant, au cours des années, le mot climatosceptique est devenu gênant, alors on a proposé une alternative ‘climato-réaliste’, mot qu’essaie d’imposer notamment en Allemagne la jeune youtoubeuse Naomi Seibt, que d’aucuns veulent imposer comme l’anti Greta Thunberg. L’idée est cette fois d’opposer les ‘réalistes’aux ‘alarmistes’. Pour les climato-réalistes, le réchauffement a bien lieu, mais ceux qui attirent l’attention sur ses risques seraient inutilement alarmistes, ils crieraient exagérément au loup pour nous faire ‘paniquer’plutôt que ‘penser’. Pourtant, si vous ouvrez un rapport du GIEC, vous verrez que tout est dans le constat, avec beaucoup de nuances et de prudence, et sans jamais d’alarmisme. Par contre, si vous ouvrez un livre ou un blog écrit par un climato-réaliste, vous retrouverez peu ou prou les mêmes arguments qu’on trouve dans les livres et les blogs climato-sceptiques. On a juste changé l’étiquette et recyclé les arguments, le but étant toujours le même  : amener l’opinion à penser -à tort- que le réchauffement n’est pas un gros problème et qu’il est inutile de modifier nos comportements. » Lucie Hage CHAUD DEVANT ! « Chaud Devant  : bobards et savoirs sur le climat », de Jean-François Viot, éditions Luc Pire, 149 pages, 16  €



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