Métro Belgique n°4248 16 oct 2020
Métro Belgique n°4248 16 oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4248 de 16 oct 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : merci à nos 787 700 lecteurs !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Les doux sons de YellowStraps Une neo soul chaude et sensuelle, gorgée d’influences anglo-saxonnes et ouverte au mélange des styles... Cela manquait clairement sur la scène musicale belge. Les frères Yvan et Alban Murenzi ont ainsi puisé dans leur large culture musicale pour créer un son rassembleur qui fait du bien au corps et à l’âme. Sur la scène musicale belge, vous êtes un peu les premiers à vous lancer dans la néo soul. Yvan Murenzi  : « Merci. En tout cas, je le prends comme un compliment. C’est en tout cas ce qu’on recherche, réussir à créer quelque chose de neuf et savoir se démarquer avec un truc différent et original. » LE QUIZ DE LA ROUTE J’AI BESOIN D’UN SIÈGE ENFANT ! OU PAS ? 1,40 m Ph. B. Willemart Quelle sont les influences qui vous ont permises d’arriver où vous en êtes ? YM  : « Cela a beaucoup varié. Au début, on était plutôt rock et pop-folk, puis l’univers hip-hop est venu petit à petit, ainsi que soul et jazz. On s’est ensuite tout naturellement dirigé vers la neo soul, et c’est de là que toutes nos influences récentes sont venues. »
metro weekend vendredi 16 octobre 2020 W5 Alban Murenzi  : « Au départ, on écoutait beaucoup les Arctic Monkeys, mais aussi Linkin Park. Puis on s’est plus dirigé vers des groupes comme Coldplay ou Keane. » Des influences très anglo-saxonnes. YM  : « Cela a toujours été le cas depuis qu’on est tout petits. Nos parents n’écoutaient d’ailleurs que cela. On a grandi là-dedans. Et cela nous a semblé naturel de privilégier l’anglais. » Mais votre musique est un mélange de soul, de jazz et d’électro. C’est assez éclectique. AM  : « C’est en écoutant beaucoup d’artistes, en découpant et analysant leurs musiques, puis en expérimentant que l’on est arrivé à trouver notre style. » YM  : « Ainsi qu’en collaborant... Notre première expérience de mélange de styles, c’était en travaillant avec Le Motel qui est un ami de longue date. On a collaboré ensemble pour la première fois en 2013. Lui était beaucoup plus électro, alors que nous étions plus rock acoustique. Ce mélange de styles nous a vraiment ouvert l’esprit sur toutes les possibilités. » Ce mélange des styles me fait penser à un King Krule, par exemple. AM  : « Ah oui. Si on devait citer le nom d’un artiste qui nous a poussés à aller vers ce genre de musique, et ouvert l’esprit, c’est bien lui. On s’est rendu compte qu’il y a avait tellement de possibilités en l’écoutant. » YM  : « J’avais une idée des champs du possible en musique. Puis, on a découvert King Krule, et on s’est rendu compte qu’on pouvait vraiment tout faire. » AM  : « En plus, il a fait ses premières vidéos à 16 ans, et c’était déjà incroyable. J’ai commencé à analyser toutes ses vidéos pour comprendre son travail. Et cela a beaucoup influencé notre musique à nous. Mais en deuxième position, je citerais aussi Tom Misch, qui est aussi anglais. C’est vraiment une belle combinaison entre hip -hop et jazz. » Mais à la différence de King Krule, votre musique est bien plus sensuelle. YM  : « Oui, son parti pris est plus froid et plus dur, mais on y retrouve pourtant énormément d’émotions. Et cela m’a percuté en plein cœur. Il n’en faut finalement pas beaucoup pour partager des émotions. Ce qui nous a touchés également, c’est aussi notre goût pour la soul et la musique un peu plus sensuelle. En concert, cela passe énormément par le partage avec les gens. Nous, on adore jouer devant des gens comme si on était tous potes. On est là pour passer un bon moment. Et le public le ressent, il nous le renvoie en retour. C’est du donnant-donnant et on arrive à créer une forme de symbiose. » En tant que frères, vous avez toujours été sur la même longue d’ondes musicalement ? YM  : « Toujours. Cela n’est jamais arrivé qu’il y en ait un qui aime un artiste ou un style mais pas l’autre. On a toujours écouté les mêmes artistes, les mêmes influences. Du coup, c’était une évidence et une facilité pour ce projet-ci. » AM  : « Cela facilite les choses parce qu’on sait directement ce que l’autre va aimer. Et on considère cela vraiment comment une chance. » C’est donc un album écrit entièrement pendant le lockdown ? YM  : « Exactement. On a voulu donner un peu de lumière et de soleil pendant cette période compliquée. Et cela nous faisait du bien de nous dire que l’on pouvait toujours créer. C’est ce qu’on aime le plus faire. C’est venu d’un mouvement de panique parce que tous nos concerts ont été annulés. Il fallait qu’on fasse quelque chose. » CONNAISSEZ- VOUS LA RÉPONSE ? Testez vos connaissances et gagnez de super prix ! WWW.QUIZDELAROUTE.BE ml R)\v AM  : « Autant alors faire plein de musique. Si on avait eu tous nos projets et nos concerts, on n’aurait d’ailleurs jamais eu assez de temps. Cela a permis de vivre le confinement différemment. C’était finalement une aubaine. Du négatif, on a réussi à en tirer du positif. » C’est en tout cas un album plutôt ‘feelgood’. AM  : « De toute façon, on était tous bloqués. On a voulu faire ce qu’on kiffe et prendre du plaisir. Et c’est cela qui ressort dans ce qu’on a créé. On a vraiment écrit ces morceaux sans se poser de questions parce qu’on ne savait même pas si ça allait aboutir à un projet. Les chansons ont commencé à s’accumuler et on s’est dit que cela formait un vrai projet. » Au niveau de l’écriture des textes, qui a la main ? YM  : « L’écriture, c’est moi. Depuis le projet ‘Blame’, j’ai pris ça comme une échappatoire. C’était alors un peu maladroit dans le sens où j’interprétais avec un peu de distance tous les malheureux événements dans les relations. Je crachais juste ce qui me passait par la tête pour me libérer. Et puis, petit à petit, je me suis plus tourné vers le thème de l’amour. C’est un sujet tellement vaste et qui parle à tout le monde. Au début, j’avais presqu’une démarche thérapeutique. Mais c’est en en parlant que l’on peut comprendre les relations amoureuses et l’humain. Ça aide à évoluer. » Pierre Jacobs En partenariat avec



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