Métro Belgique n°4245 12 oct 2020
Métro Belgique n°4245 12 oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4245 de 12 oct 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3 Mo

  • Dans ce numéro : un 13e sacre pour Nadal !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
10 CULTURE LUNDI 12/10/2020 1 metrotime.be « J’ai toujours rêvé d’avoir Kid Paddle sur un verre à moutarde » En cette fin d’année, Midam est de retour avec un nouvel album de « Game Over » et de « Kid Paddle ». Jusqu’au printemps prochain, l’auteur et illustrateur bruxellois est mis à l’honneur au musée de la BD avec l’exposition « Itinéraire d’un kid de Bruxelles ». Comment est née cette exposition ? « De manière très simple, par un coup de téléphone au mois de juin. Quelqu’un du musée m’a demandé si j’étais intéressé de faire une expo. Je m’imaginais que c’était pour 2021 ou 2022, mais c’était dans trois mois ! Au début, j’étais extrêmement sceptique, car ça demande beaucoup de travail. Mais finalement, je me suis dit que comme j’ai déjà fait pas mal d’expos-ventes et que j’avais Écoutez Nostalgie du 12 au 23 octobre et gagnez... Ingrid beaucoup de planches et de croquis encadrés, c’était déjà un gros travail en moins. Je me suis alors dit que c’était faisable » Ph. Daniel Fouss CBBD Qu’est-ce qui était important à vos yeux ? « Je voulais surtout que ce soit dense. Je n’aime pas du tout les expos où tu n’es pas guidé, où tu dois juste regarder des planches ou des peintures. J’ai donc essayé de légender au maximum, en mettant des anecdotes en dessous des planches exposées. C’est le genre de chose que j’aime bien, et qui permet au visiteur de rentrer un peu Bruno une furieuse envie de chanter dans le métier de l’auteur. » Kid Paddle a plus de 25 ans. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur votre œuvre ? « Je pense que je suis arrivé au bout d’un cycle. Je peux trouver des gags et continuer à en trouver, mais le problème est que je n’ai plus rien à me prouver en faisant de la bande dessinée. Aujourd’hui, j’ai besoin d’autres défis. L’un de ces défis est de pérenniser ce que j’ai commencé. C’est le plus beau cadeau que je puisse me faire et faire aux lecteurs, c’est-à-dire pouvoir prétendre que Game Over et Kid Paddle continueront toujours avec une bonne qualité. C’est très difficile, mais on s’organise. Je cherche des assistants graphiques et des scénaristes. Pour le moment, je me complais dans un rôle de chef d’orchestre où, de temps en temps, je descends dans l’orchestre pour faire une petite partition et expliquer des arrangements. Ça me plaît bien d’avoir cette vision globale. Ça me laisse beaucoup de temps et d’opportunités pour travailler l’esthétique de Kid Paddle, mais à travers des matériaux plus nobles. » N’avez-vous jamais eu peur du syndrome de la page blanche ? « J’ai eu peur à un moment. Pendant quelques années, je me suis dit qu’on avait une sorte de réservoir à idées audessus de la tête dont on ne savait pas mesurer la jauge et quand il est vide, il est vide. Aujourd’hui, je suis tout à fait rassuré et je suis convaincu qu’il s’agit en fait simplement BD d’un mode de pensée. Si je me convaincs que Kid a une certaine vision du monde, je peux voir n’importe quel événement à sa manière. Par exemple, un pot de confiture périmé sera un fût nucléaire et je peux utiliser et reporter cette situation sur plein de situations quotidiennes. Encore aujourd’hui, et c’est un défaut professionnel qui m’a souvent valu des problèmes d’ordre privé, il y a toujours une partie de mon cerveau focalisée sur la possibilité d’avoir un gag ou une idée. Au restaurant ou si quelqu’un me parle de sa vie, je ne suis jamais complètement focalisé sur la personne. C’est une déformation professionnelle, mais c’est aussi ça qui me permet de produire beaucoup d’idées et de scénarios. » Les objets dérivés de Kid Paddle sont également présents dans l’expo. Pourquoi sont-ils si importants pour vous ? « Ce sont des ambassadeurs. Quand j’étais enfant, le fait d’avoir un personnage que tu as créé sur un objet usuel, c’était pour moi une consécration de notoriété. J’ai toujours rêvé d’avoir Kid Paddle sur un verre à moutarde. Une grande partie de la profession hait ce type de BD populaire. D’ailleurs certains nous considèrent comme des héros de verres à moutarde. Mais ça a toujours été important pour moi. » Thomas Wallemacq L’exposition « Itinéraire d’un Kid de Bruxelles » est visible jusqu’au 7 mars 2021 au Centre Belge de la Bande Dessinée.
COMMENCEZ VOTRE NOUVELLE SEMAINE DE TRAVAIL AVEC AMBITION METROTIME.BE/START Ph. Unsplash APPRENEZ À MIEUX VOUS CONNAÎTRE Pour déterminer quel job et quel pays vous conviendraient le mieux, cartographiez avec précision vos caractéristiques et vos compétences. Faites-le notamment en en parlant avec vos proches. Ces personnes vous connaissent parfois encore mieux que vous-même. Demandez-leur quel est à leur avis la profession qui vous irait comme un gant, et peut-être qu’elles vous feront des réponses auxquelles vous n’auriez jamais pensé. Vous trouverez aussi sur internet START des tests qui vous aideront à mieux vous connaître et à donner une nouvelle orientation à votre carrière. Répondez à des tests de choix de profession et de personnalité afin de vous faire une meilleure idée de ce que vous voulez, de ce en quoi vous excellez et de l’environnement dans lequel vous vous plairiez le mieux. FAITES DES RECHERCHES SUR LE JOB Vous avez trouvé un job à l’étranger qui vous plaît ? Recherchez dans votre réseau et sur LinkedIn des personnes qui exercent une fonction similaire, avant de réorienter effectivement votre carrière. Passer une journée avec l’une d’entre elles serait un must, mais une tasse de café (virtuelle) avec une personne qui peut répondre à toutes vos questions, c’est déjà suffisant. Demandez aussi quels sont les côtés négatifs de la profession. Aucun job n’est parfait. Ces informations vous permettront d’évaluer si ce métier est vraiment fait pour vous. PENSEZ À VOS FINANCES Si vous abandonnez tout et partez à l’étranger, mieux vaut disposer d’une bonne petite réserve financière. Il est en effet possible qu’au début, vos revenus soient inférieurs à ce que vous gagnez maintenant, parce que vous redémarrez à zéro. Dites-vous aussi qu’en ces temps de coronavirus vous CETTE SEMAINE DANS METRO START LE GUIDE CARRIÈRE DE METRO Besoin de donner une nouvelle orientation à votre carrière ? Partez à l’étranger ! Quelque chose vous ronge depuis un moment. Peut-être que vous n’êtes plus vraiment satisfait(e) de votre job, que vous ne supportez plus la météo belge ou que vous voulez découvrir une nouvelle culture. Quelle qu’en soit la raison, vous aimeriez partir à l’étranger. Mais comment vous y prendre et êtes-vous prêt(e) à franchir le pas ? Voici un plan étape par étape pour ne plus sans cesse remettre à plus tard votre choix. 2 ▶ Encore plus de « digital nomads » après la Covid ? n’aurez peut-être pas un contrat à durée indéterminée. Calculez dès lors le montant dont vous avez besoin pour subvenir à vos besoins pendant plusieurs mois et veillez à avoir économisé cette somme. TRANCHEZ Avoir bien conscience qu’aucun choix n’est définitif peut vous aider à réduire la pression. Certes, le déménagement pour revenir en Belgique va engendrer un stress, une perte de temps et probablement aussi d’argent, mais ce n’est pas impossible. Cela vous aidera à trancher. Cela signifie aussi que ce n’est pas grave si vous n’êtes pas parvenu(e) à découvrir votre passion ou le job de vos rêves. Sachez aussi que si vous attendez qu’il vous tombe dessus, vous allez rester trop longtemps à un endroit où en fait, vous n’avez pas envie d’être ! ◀



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :