Métro Belgique n°4244 9 oct 2020
Métro Belgique n°4244 9 oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4244 de 9 oct 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : une oeuvre bien léchée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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W4 vendredi 9 octobre 2020 metro weekend « J’ai déjà vécu quatre vies » Avec plus de 50 millions d’exemplaires écoulés à travers le monde, Marc Levy est de ces auteurs que l’on ne présente plus. Son 21 e livre est à la fois thriller et roman d’espionnage  : « C’est arrivé la nuit » retrace le combat de neuf hackers, justiciers des temps modernes en lutte contre la vilenie du monde. « Et si c’était vrai... » est sorti il y a 20 ans. À l’époque, vous imaginiez avoir ce parcours d’écrivain aux millions d’exemplaires lus à travers le monde ? « Non, je n’aurais jamais pu imaginer ça ! Je n’imaginais même pas publier mon premier roman, c’est vous dire si je n’imaginais pas la suite (rires). D’ailleurs, je continue de ne pas l’imaginer. Chaque année est pour moi une joie immense. Je dois tout à mes lecteurs. Je suis le premier étonné et heureux de la confiance qu’ils m’accordent depuis 20 ans. » Après 21 romans, comment faites-vous pour parvenir à les surprendre ? « C’est le fruit de beaucoup de travail. C’est aussi une prise de risque  : je n’ai jamais accepté de m’enfermer dans un genre. J’ai écrit des comédies, des thrillers, des romans historiques, des romans d’aventure... Je le fait uniquement par plaisir  : l’écriture est pour moi un territoire de libertés. Et explorer ce territoire est ce qui me passionne le plus. J’ai toujours ressenti le besoin de me renouveler. » C’est aussi un trait de votre personnalité ? « Oui, ma vie en témoigne. J’ai d’abord travaillé à la Croix Rouge. Après, je suis parti aux États-Unis pour me lancer dans l’informatique, je me suis casé la figure et j’ai tout perdu. Puis je me suis lancé dans l’architecture avant de partir sur les chemins de l’écriture. Ça n’a pas été toujours facile, mais j’ai eu cette chance de vivre déjà quatre vies. » Aujourd’hui, il vous reste des territoires à explorer ? « En tant qu’écrivain, j’ai vraiment trouvé ma voie et là où je suis heureux. Mais bien sûr, il y a d’autres territoires que j’ai envie d’explorer. Lesquels ? Je ne sais pas encore y MARC Lli.Yc'eN ire répondre. Ce que je sais avec certitude, c’est qu’à un moment de ma vie je retournerai à l’humanitaire. Plus les années passent, plus j’ai envie de retourner sur le terrain. » Dans votre dernier roman, vous vous intéressez aux hackers. Vous en donnez une image qui n’est pas forcément celle que l’on en aurait a priori... « C’est un livre qui sort des clichés. Il met en avant des Robins des Bois des temps modernes, des lanceurs d’alerte. Ils ne hackent pas pour des motivations criminelles, mais au contraire pour dénoncer et lutter contre le grand crime organisé en col blanc. Ces personnages m’ont passionné avec leurs fragilités, leurs forces, leur détermination et leurs idéaux. » Vous avez rencontré certains de ces vrais « Robins des Bois modernes » ? « Ça a été un processus d’enquête long de trois ans. À la fois sur les crimes racontés dans le roman, qui reposent tous sur une réalité, et sur ce milieu. Mes sources ont énormément nourri ce roman. J’ai appris qui ils étaient, leurs méthodes de travail, la façon dont ils essayent de ne pas se faire attraper... Tout ça était absolument passionnant. Ce qui m’a intéressé aussi, c’est leur histoire. Ce qui les a amenés à mener ces combats, à entrer en résistance. Parce qu’il s’agit vraiment d’entrer en résistance. Il faut une dose de courage énorme pour être lanceur d’alerte et s’ériger contre la grande criminalité en col blanc. D’autant que celle-ci jouit d’une impunité hallucinante. Alors que les lanceurs d’alerte, eux, risquent entre 35 et 40 ans de prison ainsi que des amendes records. C’est hallucinant  : quand vous dénoncez des crimes énormes, vous risquez plus gros que les criminels que vous dénoncez. » Qu’est-ce qui vous a poussé à en faire le thème de votre roman ? « Le fait de partager leurs valeurs. L’envie de partager cela avec les lecteurs. L’envie de participer à une cause que je trouve juste et qui me touche. Le fait, tout simplement, d’avoir envie de participer à leur bande. » Vous qualifieriez « C’est arrivé la nuit » de roman politique et engagé ? « Les noms sont facilement reconnaissables et ce que je raconte est complètement ancré dans la réalité. Donc oui, c’est un livre engagé. Il est politique d’un point de vue sociétal, dans la mesure où il dénonce la montée des extrêmes, le populisme, la manipulation et la corruption politique. Il est engagé mais n’engage pas politiquement. » Comme responsables de cette manipulation, vous pointez les réseaux sociaux... « Des gens très puissants procèdent à une manipulation de masse grâce à des techniques élaborées de microciblage, et à la complicité hyperactive des géants des réseaux sociaux. Ceuxci en font commerce et en tirent un profit économique direct. Plus la pollution digitale est grande, plus ils Ph. D.R. s’enrichissent. Or, les conséquences de cette pollution sont extrêmement graves, le Brexit en est un premier exemple. La grande dangerosité des réseaux sociaux, c’est que l’information qui circule n’a aucune validation. Il circule donc énormément de fausses informations. N’importe qui peut publier et relayer de façon « Ce que je sais, c’est qu’à un moment de ma vie je retournerai à l’humanitaire » massive une information volontairement truquée. Par exemple, Trump, pour des raisons politiques, ne veut pas que la population prenne en compte les dangers de la covid et raconte qu’un vaccin sera disponible avant les élections (alors que toute la communauté scientifique dit le contraire). Il a une armée à sa botte qui relaie cette information et la publie avec une forme qui lui donne une authenticité. Et les gens finissent par y croire. » À un mois de la présidentielle aux États-Unis, cette sortie tombe pile dans l’actualité. « Je savais que mon roman s’inscrivait dans une actualité. En commençant mon enquête il y a trois ans, j’avais déjà anticipé que c’est que ça allait devenir de plus en plus d’actualité. La seule chose que je craigne, c’est que cette actualité précède mon tome 2 (rires). J’espère que ça n’arrivera pas avant le second tome... Même que ça n’arrive pas tout court ! » L’évolution de cette société ultra-numérisée vous inspire des craintes ? « Je suis optimiste et volontariste. Ça ne sert à rien de se nourrir de craintes. Il faut se nourrir de réalités, prendre des décisions et agir. Je suis convaincu qu’on légiférera un jour, j’espère très bientôt. La société est assez intelligente pour se rendre compte, à très court terme, de cette dangerosité. Ce n’est pas la technologie qui est à remettre en cause, c’est l’usage que les gens en font. Il n’y a aucun cadre législatif qui rende responsables ceux qui abusent de ces technologies à des fins criminelles. Je pense que ça ne restera pas en l’état. Ou alors, ça voudra dire qu’Orwellavait raison et que nous allons sombrer dans un monde totalement autocratique. » Oriane Renette En quelques lignes Ils sont neuf. Ils habitent Londres, Oslo, Madrid, Tel- Aviv, Kiev. Ils ne se sont jamais rencontrés et pourtant ils mènent un même combat. Résistants des temps modernes et hors-la-loi, ces neuf hackers s’attaquent à la vilenie du monde actuel, un monstre à plusieurs têtes. Poussés par leurs idéaux, ils s’embarquent dans une course effrénée pour mettre au jour les maux insidieux de notre société  : manipulation des masses, montée des extrémismes, scandale de l’insuline... « C’est arrivé la nuit » n’a rien d’une comédie romantique. Avec ce premier tome, Marc Levy ouvre sa trilogie « 9 », ancrée dans un registre où l’on ne l’attendait pas forcément. Il signe une enquête documentée qui interpellera à coup sûr ses lecteurs. « C’est arrivé la nuit », Marc Levy, éditions Robert Laffont, 398 pages, 21,90 €
metro weekend vendredi 9 octobre 2020 W5 RECETTE Voici comment faire facilement votre pain Aux yeux des novices, faire du pain s’apparente à une tâche quasi insurmontable. Pour l’une ou l’autre raison, on nous fait généralement de pratique et de patience. C’est pourquoi de nombreux chefs débutants se tournent vers les machines à pain. En fait, vous n’en avez absolument pas besoin ! CAMILLE VAN PUYMBROECK Et si vous avez une cuisine de petite taille, il n’est pas évident du tout d’encore acheter un appareil en plus. Non seulement les machines à pain coûtent cher, mais elles prennent aussi pas mal de place. Ce qui ne signifie pas toutefois que vous devez vous contenter d’un pain du supermarché. À l’aide de quelques ingrédients et d’une casserole en fonte, vous ferez surgir en moins de temps qu’il ne faut pour le dire un délicieux pain croustillant sur votre table. Et la recette ci-dessous est même tout à fait à la portée des débutants. PRÉPARATION 1. Mélangez dans un grand saladier la levure, le sucre et l’eau. Laissez reposer wpendant quelques minutes jusqu’à l’apparition d’une texture mousseuse. 2. Ajoutez ensuite le sel et la farine, Une boulette qui a un goût de viande, mais sans viande. #ChaqueGesteCompte Dites bonjour à HUVUDROLL, notre boulette végétale qui séduira tout le monde, même les amateurs de viande. Comment ça ? C’est une boulette de viande, sans viande, mais avec la même texture et le même goût délicieux. Une boulette végétale qui devient donc une alternative durable même pour les amateurs de viandes. Utilisant des ingrédients typiquement suédois tels que des protéines de pois jaunes, de l’avoine, des pommes de terre, des oignons ou encore des pommes, vision moderne de la Suède. et mélangez les ingrédients à l’aide d’une spatule. Quand la pâte devient trop grossière, il est temps de lancer vos mains dans la bataille. 3.Pétrissez la pâte pendant deux minutes jusqu’à l’obtention d’une texture homogène. Si elle colle encore trop à vos mains, ajoutez de la farine. 4.Recouvrez le saladier à l’aide d’un couvercle ou d’un essuie de cuisine humide. Laissez lever pendant une heure dans un endroit chaud et à l’abri des courants d’air. 5. Après une heure, retirez la pâte du saladier et déposez-la sur un plan de travail en pierre. Repliez les extrémités de la boule de pâte vers l’intérieur, jusqu’à ce que vous sentiez que la pâte commence à présenter une résistance. 6. Placez la pâte avec les côtés « pliés Il faut aussi savoir que l’empreinte écologique de cette boulette ne représente que viande IKEA traditionnelle. Ces boulettes sont disponibles dans nos restaurants, bistros et dans la boutique suédoise. Elles sont donc à déguster sur place, mais aussi à la maison ! » vers le bas dans le saladier. Veillez à la saupoudrer de farine de tous les côtés, pour qu’elle ne colle pas aux parois du saladier. Recouvrez à nouveau et laissez lever encore une demi-heure. 7. Entre-temps, préchauffez votre four à 240°C. Placez aussi à ce moment votre casserole en fonte avec son couvercle dans le four. Venez les goûter dans nos restaurants  : elles sont servies exactement comme les boulettes de viande, avec brocoli, crème (alternative vegan possible également) et frites. Tout cela pour le modeste prix de 3,95 €  ! Ph.C. Van Puymbroeck INGRÉDIENTS 11 g de levure sèche 4 g de sucre 300 ml d’eau tiède 7 g de sel 380 g de farine au choix 8. Après une demi-heure votre pâte est prête à passer au four. Prenez un morceau de papier sulfurisé et déposez-y la pâte avec les côtés pliés vers le haut. Retirez prudemment la casserole du four, enlevez le couvercle et déposez la pâte avec le papier sulfurisé dans la casserole. Replacez le couvercle et enfournez pendant une demi-heure. 9. Après une demi-heure, vous pouvez retirer le couvercle. Faites encore cuire votre pain pendant 10 minutes sans couvercle et retirez-le ensuite de la casserole. 10. Laissez refroidir sur une grille. Quand le pain est (presque) entièrement refroidi, vous pouvez le trancher et goûter votre production. Bon appétit ! ◀



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