Métro Belgique n°4241 5 oct 2020
Métro Belgique n°4241 5 oct 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4241 de 5 oct 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : Trump pas encore sorti d'affaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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6 NEWS LUNDI 5/10/2020 metrotime.be Ph. AFP Retour à La Mecque Des fidèles musulmans sont retournés hier à La Mecque pour effectuer la Omra, le petit pèlerinage, entouré de strictes mesures de précaution après sept mois d’interruption en raison de la pandémie de Covid-19. Ce pèlerinage attire annuellement des millions de fidèles venant du monde entier. En raison de la pandémie, les autorités saoudiennes ont décidé de relancer le petit pèlerinage en trois étapes avec des mesures destinées à empêcher toute contamination. AFP/E. Thomas Le conflit s’intensifie au Karabakh STEPANAKERT Forces séparatistes arméniennes du Nagorny Karabakh et armée azerbaïdjanaise ont intensifié hier les échanges de tirs d’artillerie, visant notamment la capitale indépendantiste et la deuxième ville d’Azerbaïdjan, au huitième jour de combats meurtriers. Les deux camps ont aussi multiplié les déclarations belliqueuses, faisant fi des appels à la trêve de l’essentiel de la communauté internationale, et se rejetant la responsabilité du conflit. Depuis vendredi, Stepanakert, principale ville du Karabakh, a été la cible de frappes, forçant la population à se terrer dans les caves et les abris. Les tirs de roquettes ont repris avec une intensité nouvelle hier vers 09h30 (05h30 GMT) dans la cité, où les sirènes retentissent de manière quasi-incessante. Le centre et la périphérie ont été touchés, et au nord-est de la fumée noire s’élevait dans le ciel. « Les forces azerbaïdjanaises visent des cibles civiles », a accusé le porte-parole du ministère arménien de la Défense, Arstroun Hovhannissian. Le président de la république auto-proclamée, Araiyk Haroutiounian a annoncé qu’en représailles ses forces allaient désormais viser les infrastructures militaires installées dans les « grandes villes » d’Azerbaïdjan, situées à plus grande distance du front, appelant les « civils à immédiatement quitter ces villes ». Peu après, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a annoncé que la seconde ville du pays « Gandja est sous les feux des forces arméniennes ». Bakou a accusé l’Arménie de procéder aux tirs, ce qu’Erevan dément. La porte-parole de la présidence du Karabakh, Vagram Pogossian a revendiqué ces frappes comme étant séparatistes, et affirmé que l’aéroport militaire avait été « détruit ». « LE MOMENT LE PLUS DÉCISIF DE L’HISTOIRE » Sur le front, comme les jours Ph. AFP La Nouvelle-Calédonie dit « non » à l’indépendance PARIS Emmanuel Macron a dit accueillir la victoire du « non » à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie lors du référendum d’autodétermination hier « avec un profond sentiment de reconnaissance » et d’« humilité » lors d’une allocution solennelle à l’Elysée. « Les électeurs se sont exprimés, ils ont majoritairement confirmé leur souhait de maintenirla Nouvelle-Calédonie dans la France. En tant que chef de l’État, j’accueille cette marque de confiance dans la République avec un profond sentiment de reconnaissance. J’accueille également ces résultats avec humilité », a déclaré le président de la République. « J’entends la voix de celles et ceux qu’anime la volonté de l’indépendance et je veux leur dire  : c’est avec vous, ce n’est qu’ensemble que nous construirons la Nouvelle-Calédonie de demain », a-t-il ajouté, saluant « une participation exceptionnelle » et un « deuxième grand rendezvous démocratique réussi malgré les conditions plus difficiles » à cause de la pandémie du Covid-19. Selon les résultats définitifs, le « non » à l’indépendance l’a emporté avec 53,26% des voix dimanche lors du deuxième référendum d’autodétermination. Le « oui » à l’indépendance est en progression par AFP/L. Marin rapport au référendum du 4 novembre 2018, où le « non » l’avait emporté à 56,7%. Selon l’accord de Nouméa, un troisième référendum est possible d’ici à 2022. ◀ « Justice pour Joyce » Des milliers des manifestants ont défilé samedi à Montréal pour dénoncer un racisme qu’ils jugent systémique au Québec et demander « Justice pour Joyce » Echaquan, une jeune femme décédée dans des circonstances troublantes. Membre de la nation Atikamekw, elle a séjourné dans un hôpital de Montréal où elle a reçu un traitement dégradant et raciste, enregistré sur plusieurs minutes. Elle s’est éteinte peu après l’avoir filmé. précédents, les deux camps revendiquaient des succès sur divers champs de batailles. Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a lui estimé que l’Arménie faisait face « au moment peut-être le plus décisif de son histoire » contemporaine, appelant à la mobilisation pour « la victoire ». Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d’Arméniens, a fait sécession de l’Azerbaïdjan à la chute de l’URSS, entraînant une guerre au début des années 1990 qui a fait 30.000 morts. Les deux camps s’accusent de la reprise des hostilités le 27 septembre, une crise parmi les plus graves, sinon la plus grave, depuis le cessez-le-feu de 1994, qui laisse craindre une guerre ouverte entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. ◀ Londres durcit ses règles avec les migrants AFP/N. Hallen LONDRES Le gouvernement britannique devrait à l’avenir refuser systématiquement l’asile aux migrants entrés illégalement au Royaume-Uni, par exemple en traversant la Manche sur des embarcations de fortune, a déclaré la ministre de l’Intérieur Priti Patel. Mme Patel affirme vouloir réformer le système pour accueillir les migrants via « des routes sûres et légales » et refuser ceux qui entrent illégalement sur le territoire, « entraînant des revendications juridiques sans fin ». Concrètement, les migrants seraient traités différemment en fonction de s’ils ont fait appel ou non à des passeurs pour rejoindre le Royaume-Uni. La BBC qualifie la mesure de « tournant le plus important dans la politique britannique d’asile depuis des décennies ». ◀ Nouvelle manifestation au Bélarus Ph. AFP MINSK Les détracteurs du pouvoir bélarusse se sont réunis hier pour une nouvelle marche à Minsk pour dénoncer la réélection jugée frauduleuse du président Alexandre Loukachenko. Comme chaque dimanche, les autorités bélarusses ont déployé en nombre les forces antiémeutes. Elles limitent aussi l’accès à l’internet mobile et réduisent le fonctionnement des transports en commun pour gêner la mobilisation. La manifestation était dédiée aux « prisonniers politiques ». Des centaines de manifestants, responsables de mouvements politiques et de journalistes ont été arrêtés pour avoir organisé
metrotime.be 1 LUNDI 5/10/2020 NEWS 7 FIONA  : L’AUTEUR DES MALTRAITANCES NE SERA PAS POURSUIVI « Il est temps de faire appliquer la loi » L’histoire de Fiona avait profondément ému l’opinion publique. Début juin, cette chienne avait été sauvée in extremis après des semaines de maltraitance. Une plainte a été déposée et le parquet a tranché  : l’auteur de ces faits ne sera pas poursuivi. Pour l’ASBL « Sans Collier », qui a recueilli Fiona et tout fait pour la sauver, cette décision est tout simplement incompréhensible. À l’occasion de la Journée Mondiale des Animaux qui a eu lieu hier, Metro a rencontré Sébastien de Jonge, directeur de l’association, qui a par ailleurs adopté Fiona. En juin dernier, l’ASBL « Sans Collier » découvrait, suite à une plainte, la chienne Fiona dans une situation plus qu’alarmante. Elle était à l’agonie, dans ses excréments et attachée à des escaliers dans un appartement de Wavre. Affamée depuis plusieurs semaines, ses muscles étaient complètement atrophiés. Elle ne savait plus bouger. Lorsqu’elle a été secourue, Fiona ne pesait que sept kilos, soit un tiers de son poids normal. Il a fallu plusieurs jours de revalidation et de soins intensifs avant qu’elle ne se remette enfin à bouger la queue. Aujourd’hui elle se porte bien et ne souffre d’aucune séquelle. Mais « c’est vraiment passé à rien. C’était une question d’heures », se souvient Sébastien de Jonge, le directeur de « Sans Collier », qui a depuis adopté Fiona. LA JUSTICE NE POURSUIT PAS L’association a porté plainte à l’encontre de l’ancien propriétaire de Fiona. Or, le Parquet a décidé de ne pas entamer de poursuites pénales. Pas de poursuite, pas de condamnation. Aux yeux de l’AS- BL, cette décision est tout simplement « inentendable et incompréhensible ». « Au vu de la gravité des faits, de leur caractère intentionnel, de la culpabilité avérée de l’ancien propriétaire, du nombre de témoins, de solidité du dossier… Que le parquet ne poursuive pas, moralement, on ne peut pas le comprendre », déplore le directeur. « Surtout, ça renvoie le mauvais signal. À savoir  : maltraitants, continuez ! » S’il n’est pas poursuivi au pénal, l’ancien propriétaire de Fiona risque tout de même une sanction administrative  : une amende, et possiblement une interdiction de détenir des animaux. « IL EST TEMPS DE FAIRE APPLIQUER LA LOI » Aujourd’hui, seuls 6% des dossiers de maltraitance animale aboutissent à des poursuites. « On poursuit plus les cas d’infraction urbanistique que ceux de maltraitance animale », regrette Sébastien de Jonge. « Ne pas poursuivre, c’est dire ‘ça ne mérite pas d’aller devant un tribunal’. Ça nous pose problème. Certes, il y a les manques structurels de la justice. Mais c’est une question de volonté, plus que de manque de moyens. » Même en cas de poursuite, « il y a une « Près de 60.000 animaux sont recueillis chaque année en Belgique » certaine clémence par rapport aux peines infligées », estime-t-il. « Sans collier » réclame notamment que les coupables de maltraitances animales graves soient systématiquement sanctionnés par une interdiction de détention d’animaux à vie. Sur le terrain, les membres de l’association constatent qu’il est extrêmement difficile d’intervenir. « Souvent, les autorités ne vont pas prendre la juste mesure des dossiers de maltraitance, voire ne vont pas les traiter du tout. Ne pas intervenir, ou mettre 24 heures pour intervenir sur des cas de maltraitance, ça pose question. Or, le cadre législatif existe, il est suffisant. Aujourd’hui, ce sont les autorités qui n’agissent pas. La loi est là, elles doivent la faire appliquer. » « Mais il ne faut pas se leurrer, la nature humaine est ainsi faite et la maltraitance existera toujours. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est qu’elle soit traitée efficacement  : pouvoir sauver les animaux avant qu’il ne soit trop tard et qu’il y ait des sanctions », insiste le directeur. « On essaye de faire bouger les lignes, de changer les mentalités. Fiona est devenue un symbole, mais des Fiona il y en a tous les jours. » PRIVILÉGIER L’ADOPTION Depuis près de 50 ans, l’ASBL située à Perwez (Brabant Wallon) accueille chaque année quelque 1.600 chiens et chats maltraités, abandonnés ou trouvés errants. Les faits de maltraitance, comme Fiona, sont toutefois assez rares. Aujourd’hui, le refuge fait surtout face à des cas de négligence. En outre, la Belgique reste l’un des pays où les abandons d’animaux domestiques sont les plus fréquents. Les chiffres sont effarants et les refuges ne constatent toujours aucune diminution, au contraire. « Rien qu’en Wallonie, chaque année, 25.000 animaux sont pris en charge par les refuges. On est à 60.000 pour toute la Belgique », indique Sébastien de Jonge. La société de consommation n’y est pas pour rien, observe-t-il, même si l’adoption progresse dans l’imaginaire collectif. « L’idée est d’arriver à ce que le refuge devienne le premier réflexe, avant d’acheter un nouveau chien. Des dispositions légales peuvent également aider à développer cela. » (or) Ph. D.R. #RespecteMesDroits La protection animale est un combat de longue haleine. Si la médiatisation de l’histoire de Fiona a permis, sur le court-terme, de faire avancer certains dossiers, beaucoup reste à faire pour observer un changement durable. Afin de porter leurs revendications (faire de la maltraitance animale une priorité pour la Justice, obtenir une action efficace sur le terrain et l’interdiction à vie de détention d’animaux pour les auteurs de maltraitance), l’ASBL « Sans collier » lance une pétition ainsi qu’une campagne de mobilisation  : #RespecteMes- Droits. Sur les réseaux sociaux, les internautes sont invités à publier une photo de leur animal accompagné de ce hashtag. L’objectif ? Donner de la visibilité à ce combat et interpeller le monde politique pour le faire avancer. ◀



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