Métro Belgique n°4219 21 aoû 2020
Métro Belgique n°4219 21 aoû 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4219 de 21 aoû 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : la finale d'Europa League ce soir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
8 Cil CULTURE VENDREDI 21/8/2020 metrotime.be ALISON BRIE DEVANT LA CAMÉRA DE SON MARI DANS ‘THE RENTAL’« Une nouvelle approche du thriller » Conseil anti-canicule  : si vous avez trop chaud cette semaine, ‘The Rental’vous fera frissonner… de peur. Un thriller surprenant et efficace, dans lequel la location d’un Airbnb de luxe vire au cauchemar pour les couples qui sont dedans, et dans lequel on trouve Alison Brie. Connue surtout pour ses rôles dans les séries ‘Mad Men’, ‘Glow’ou ‘Community’, la Californienne de 37 ans a répondu à nos questions depuis Los Angeles, où elle a passé le confinement avec son mari. REVIEWS Entre savoir si votre partenaire vous trompe, ou avoir un intrus dans la maison, qu’est-ce qui vous fait le plus peur ? Dans la longue traversée du désert que sont les sorties de l’été Covid, voici un film tout frais dont on se réjouit de vous parler. Pour son premier opus derrière la caméra,Dave Franco (le frère de James,vu dans ‘Nos Pires Voisins’, ‘21 Jump Street’) délaisse la comédie pour le film d’horreur léché. Plusieurs niveaux d’angoisse se superposent dans cette histoire de couples qui louent un Airbnb dans un lieu isolé. Non-dits, malaises et caméras cachées… Pétri de références hitchcockiennes et infusé de modernité, ‘The Rental’vous scotche à l’écran… jusqu’au tout dernier plan. (em) Ph. Metropolitan FilmExport ●●●●○ Ph. The Searchers ‘The Rental’est réalisé par Dave Franco, qui est aussi votre mari… Vous avez dû passer un casting ou pas, avouez ? Alison Brie  : « (Rires) Ouais, ma blague préférée pendant le tournage, si je finissais une scène plus tôt que les autres, c’était de dire ‘c’est parce que je couche avec le réal’ ! Mais au départ, comme Dave pensait jouer lui-même dans le film, je lisais des versions du scénario, je le soutenais – c’est même ce qui m’a inspirée à écrire mon premier film, ‘Horse Girl’(dispo sur Netflix, NDLR)… mais je ne pensais pas en faire partie. C’est quand il a décidé finalement de ne pas jouer dedans qu’il m’a proposé le rôle de Michelle. C’était vraiment une surprise ! » Vous étiez dans ‘Scream 4’, ce n’est donc pas votre premier film d’horreur… « Oui, je suis une grande fan de la franchise Scream et de Wes Craven (le réalisateur, décédé en 2015, NDLR). Si on vous dit ‘nommé deux fois aux Oscars’, vous ne vous attendez probablement pas à un documentaire venu tout droit de Macédoine du Nord. C’est pourtant le fabuleux destin de ‘Honeyland’, qui raconte l’histoire de Hatidze, une apicultrice vivant recluse dans une vallée avec sa mère et ses abeilles… jusqu’à l’arrivée tonitruante d’une famille turque vivant dans un mobile home avec cinq enfants. Un choc culturel aux images renversantes, nous offrant une poésie hors du temps avec son héroïne en chemise jaune parcourant les décors telle une abeille en quête de nectar. Avec tant de perspective, le propos sur notre dépendance à la surconsommation n’en est que plus actuel. (si) ●●●○○ Mais ici c’est un autre genre d’horreur, beaucoup plus terre à terre. Les films ‘Scream’ont parfois un côté un peu exagéré, presque parodique, alors que Dave voulait vraiment aborder ‘The Rental’comme un drame psychologique, avec des personnages bien définis, et des enjeux réalistes. Du coup j’avais le sentiment d’être dans une nouvelle approche du thriller. En tant qu’actrice, c’est génial à jouer, parce que je n’ai pas l’impression que mon Rachel commence à s’énerver car la voiture devant elle ne démarre pas alors que le feu est passé au vert.Elle risque de déposer, une fois encore, son fils en retard à l’école, et sa vie est déjà si stressante. Elle klaxonne donc méchamment pour rappeler à l’ordre l’autre conducteur. Elle ignore évidemment que l’homme – qui est mentionné au générique en tant que ‘The Man’– vient de tuer sauvagement son ex. Et il décide maintenant de reporter son agressivité bouillonnante sur Rachel. ‘Unhinged’est l’exemple type du jeu du chat et de la souris, bien ficelé, mais jamais vraiment surprenant ou prêtant à controverse. Son atout principal est Russell Crowe, un méchant qui a l’air aussi massif que menaçant. Et cela suffit. (rn) ●●●○○ Ph. Moov Distributie Ph. D.R. Ph. D.R. MOVIES personnage est juste là pour être tué ! » Vous avez incarné des personnages très différents, dans des formats variés  : films, séries, animation (‘Bojack Horseman’)… Abordez-vous chaque rôle différemment ? « Sur un film, vous avez toutes les infos sur votre personnage d’emblée. Quand j’incarne Michelle dans ‘The Rental’, j’ai toute son histoire sous les yeux, et à partir de là je peux prendre des décisions pour mon jeu. Mais sur une série comme ‘Glow’ou ‘Community’, vous voyez votre personnage évoluer au fil des ans, au fur et à mesure que les scénaristes écrivent, et vous découvrez des trucs à chaque nouvelle saison ! Je pense d’ailleurs que c’est pour ça que le public s’attache davantage aux personnages de séries qu’à ceux des films  : ils nous accompagnent plus longtemps, ils sont avec nous sur notre ordinateur, dans notre salon, voire dans l’intimité de notre lit ! » Elli Mastorou @cafesoluble THE RENTAL HONEYLAND UNHINGED (ENRAGÉ) A GIRL MISSING (L’INFIRMIÈRE) Qu’est-il arrivé à Ichiko, le personnage principal de ‘A Girl Missing’ ? Le drame et thriller japonais le révèle au compte-gouttes, dans le passé et au présent. Ichiko était une infirmière à domicile très appréciée, mais un événement a fait voler son bonheur en éclats. S’est-elle rendue coupable d’un terrible crime ? Ou est-elle une victime elle aussi, mais d’une société sans scrupules ? Soyons clairs  : ‘A Girl Missing’n’est pas un film que l’on peut regarder à moitié endormi. Le spectateur doit être attentif, mais il reçoit en retour un drame saisissant. Et, à vrai dire, il n’a même pas d’effort à faire. Le réalisateur Kôji Fukada fait en sorte de nous captiver jusqu’au bout. (rn) ●●●●○
metrotime.be VENDREDI 21/8/2020 FEELGOOD 9 Des vidéos pleines de satisfaction Si vous avez fait le tour des centaines de milliers de videos ASMR sur le web ou si ces petits bruits vous hérissent plus qu’ils ne vous titillent, alors vous pouvez vous tourner vers les « vidéos satisfaisantes » (« oddly satisfying », en anglais) qui vous apporteront la détente. Vous plongeant dans un état proche de l’hypnose, elles provoquent en effet des stimuli qui vont du plaisir simple à l’euphorie. Des petites choses que l’on triture ou que l’on malaxe, du ‘slime’dans lequel on plonge les doigts et qu’on décore de paillettes, des blocs de sable cinétique que l’on découpe au cutter, des objets qui passent sous la presse hydraulique, une main qui peint au pinceau, un crâne que l’on masse, etc. L’imagination est au pouvoir quand il s’agit de se faire du bien. Étirer, dessiner, malaxer, presser, écraser, découper, manipuler, caresser… Toutes les sensations sont bonnes, et on est bien loin du fétichisme. C’est vers 2010 que les premières « vidéos satisfaisantes » ont commencé à éclore, notamment sur le site Reddit. À l’époque, personne ne mettait réellement de nom à ce phénomène. Mais c’est aujourd’hui que nous avons atteint son apogée. Sur Snapchat, certains appellent même cela les « kiffs étranges », et il est vrai que dans ce domaine, l’imagination est au pouvoir et ‘the sky is the limit’. DES MILLIONS DE VIDÉOS Sur Instagram, le hashtag #oddlysatisfying représente près de 2,1 millions de publications, #satisfyningvideos en est à 803.000 tandis que #slime atteint même les… 13,3 millions d’occurrence. Tout cela sans compter Snapchat ou YouTube où l’on atteindrait des chiffres astronomiques. C’est un véritable phénomène sur les réseaux sociaux. Mais pourquoi aime-t-on autant regarder ces courtes séquences ? Parce que leur visionnage créerait un mélange d’endorphine, de dopamine et d’ocytocine, comme lorsque l’on consomme des aliments sucrés ou que l’on a des… rapports sexuels. Malheureusement, qui dit stimuli dit également réceptivité. Et si l’on est loin d’être égaux face à l’hypnose, nous ne le sommes pas plus devant ces vidéos qui ne parleront pas à un nombre significatif de personnes dont la sensibilité ne permet pas d’être stimulée. Et pourtant, plonger ses doigts dans le sable ou presser une balle anti-stress est dans le même ordre d’idée. PAR PROCURATION Le plaisir est toutefois de différents ordres. Le ‘oddly satisfying’peut être une sorte de bien-être par procuration, une thérapie visuelle que l’on s’offre pour ses vertus relaxantes voire même en défouloir. Certaines catégories sous-tendent en effet une forme de destruction. C’est le cas, pour les plus soft, de la pâte slime que l’on malaxe, que l’on triture et que l’on étire à l’envi, jusqu’aux objets du quotidien que l’on explose sous une masse hydraulique, en passant par le savon que l’on découpe au couteau ou au bloc de mousse que l’on détruit à main nue. À l’instar de l’ASMR, ce phénomène pourtant énorme a jusqu’ici été très peu étudié par les psychologues. Alors pourquoi se détend-on devant une destruction ? Pourquoi cette presse qui écrase deux bougies atteint-elle près de 861.000 vues sur Instagram ? Voir une boule de bowling éclater dans une machine, ou un Iphone neuf se faire détruire d’un coup de marteau relève de l’idée ‘Tiens ! Quel effet cela fait-il de détruire ce truc ?’. L’attrait et la satisfaction tiennent ici par une sorte colruyt Photos YouTube de fascination. Mais cela activerait en outre nos neurones miroirs qui nous projettent à la place de la personne qui effectue l’action. Cette forme d’empathie deviendrait même quasi sensorielle lorsqu’on regarde une vidéo d’une personne se faisant masser le crâne, par exemple. ORDRE ET SÉRÉNITÉ Toutefois la « destruction » n’est pas la seule source de bien-être. La « construction » peut l’être tout autant. Il y aurait en effet quelque chose de tout aussi « satisfaisant » dans le maintien d’un ordre que dans sa destruction. On évoquera notamment ces vidéos de pièces qui s’imbriquent miraculeusement bien, ces moments où la symétrie atteint la perfection, ou encore la personnalité du célèbre Bob Ross qui, dans les années 80, donnaient des cours de peinture à la télévision et qui devrait être au programme de tous les cours de sophrologie. Une forme de perfection peut en effet créer une sensation de grande satisfaction, que les psychologues appellent un sentiment de justesse et qui rappelle le plaisir que l’on peut avoir lorsque l’on range ou que l’on fait le tri. Mais cela peut aller jusqu’au moins ragoûtant comme les explosions de… points noirs ou de poils incarnés. À vous donc de vous faire une idée et à trouver ce qui pourrait vous faire le plus de bien. Pierre Jacobs Pour que vous vous en sortiez à la rentrée, comptez sur nous. Ça y est. C’est la rentrée. Nous retrouvons tous le rythme de la reprise, ce qui signifie souvent courir dans tous les sens et avoir de nombreuses choses à acheter. Chez Colruyt, nous sommes à vos côtés au quotidien en étant aussi efficace que possible via nos différents services. De cette manière, vous gagnez un maximum de temps. Mais surtout, en vous proposant les meilleurs prix et les meilleures promos. Comme cela, dès la rentrée, ils vous permettent d’obtenir un 10/10 en calcul pour votre budget. Pour que cette rentrée soit belle, comptez sur nous. colruyt meilleurs prix



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :