Métro Belgique n°4210 17 jui 2020
Métro Belgique n°4210 17 jui 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4210 de 17 jui 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : made in Belgium.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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4 MADE IN BELGIUM VENDREDI 17/7/2020 metrotime.be E3 Comment célébrer la fête nationale sans y inviter le coronavirus Ô Belgique, ô mère chérie... Pensez déjà à échauffer vos cordes vocales, car mardi prochain, ce sera notre fête nationale ! Vu les circonstances, il ne sera pas possible de s’époumoner en chantant La Brabançonne cette année dans des événements de masse, pas plus que de suivre au beau milieu de la foule les moindres faits et gestes du Roi. Ne vous désolez pas, car des villes et des communes dans toute la Belgique ont mis les petits plats dans les grands pour trouver des solutions créatives pour un 21 juillet sans coronavirus. Fin juillet, nous fêtons traditionnellement notre attachement à la patrie avec de très nombreux événements de tous types  : fêtes, défilés, spectacles et concerts. En raison des mesures pour lutter contre le coronavirus, la fête nationale va prendre une tournure bien différente. Cette année, outre la fête coronasafe et la commémoration du 75 e anniversaire de la Libération, place aussi à la sérénité avec un hommage aux héros et aux victimes de la Covid-19. Bien entendu, l’épicentre des festivités du 21 juillet sera situé à Bruxelles. Des valeurs sûres comme le Bal et Brol National sur la place du Jeu de Balle, le défilé militaire et civil et le feu d’artifice ont été annulées en raison des mesures de lutte contre le coronavirus. À l’endroit où des milliers de personnes contemplent l’impressionnante parade et le très coloré spectacle lumineux, il est en effet impossible de garantir le respect de la distanciation physique. À la place du défilé, au même endroit, au Palais royal, une cérémonie alternative sera organisée. Des membres de la famille royale y assisteront, et elle sera partiellement placée sous le signe des 75 ans de la Libération, si bien qu’on pourra notamment y voir une parade avec dix véhicules historiques de la Seconde Guerre mondiale. Cinq F16 dessineront dans le ciel les trois couleurs de notre drapeau, et un hélicoptère militaire déploiera un grand drapeau belge. Traditionnellement, le roi Philippe prononcera une allocution, sur la place et pas au palais comme d’habitude. Toutes ces manifestations dureront une heure environ et ne pourront être suivies que devant votre écran de télévision. Le Te Deum, la cérémonie religieuse qui ouvre classiquement la fête nationale, est maintenu. Le nombre de personnes admises dans la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule est toutefois limité à 200. HOMMAGE AUX VICTIMES ET AUX HÉROS DE LA CRISE DU CORONAVIRUS En plus de la commémoration du 75 e anniversaire de la Libération, la cérémonie sera aussi placée sous le signe de la crise du coronavirus qui a touché notre pays. On honorera par le biais de plusieurs performances ceux qui ont perdu la vie à cause du virus et ceux qui se sont battus et se battent encore chaque jour en première ligne contre la Covid-19. Le roi Philippe recevra aussi en audience dans ce contexte quatre héros du coronavirus. En Flandre, bienvenue dans le Heuvelland pour un sympathique apéro en com- pagnie de votre bulle limitée à 15 personnes. Sur la plaine du festival de Dranouter, vous siroterez votre boisson en regardant et écoutant des spectacles gratuits. À la côte, la fontaine de La Panne se colorera à nouveau de noir, de jaune et de rouge, tandis qu’à horaire fixe trois clochers d’église joueront des airs belges. Après chaque séance de musique, vous pourrez chanter en chœur, moyennant le respect de la distance physique. Menin et Harelbeke vous proposent un concert spécial de carillon. « Little Belgium » est un événement original qui se déroulera cette année tant en Flandre qu’en Wallonie. C’est une balade à vélo dont le parcours revêt la forme de la Belgique. Si vous voulez perdre vos coronakilos en pédalant, vous pouvez parcourir une distance de 300 kilomètres et un dénivelé de 2.950 mètres à travers diverses parties du pays comme Bruxelles, Louvain, Hélécine, Marche-les-Dames, Maillen, Villersla-Ville, Waterloo, etc. Afin de respecter les mesures anti-coronavirus, il est conseillé de prendre le départ à différents endroits. L’itinéraire empreinte des routes calmes et traverse les plus beaux paysages de notre pays. À Malmedy, vous aurez même l’occasion de chiner à la brocante et de visiter le marché artisanal, à nouveau organisés. À Waterloo, en lieu et place des shows et des bals traditionnels, des concerts en plein air plus intimes et entièrement gratuits seront organisés. Au matin, vous pourrez assister au Te Deum dans l’église Saint-Joseph, suivi par le salut au drapeau et l’allocution du bourgmestre. À Tellin, les deux jours de festivités annuelles ont malheureusement été annulés. Nina Van Den Broek Brai no r AI leu QRther Chapiep.42. lir, 0 01.4.14.113mt Charleroi o WOrthgnr-0 Belga/B. Doppagne Belga/B. Doppagne el OOOOO Lef erc.n.n.ei le Heuvelland pagnie de -L,ine du'Oro ula Little Belgium Ph. Facebook Sebi Cicleta 01,11086.h
metrotime.be 1 VENDREDI 17/7/2020 MADE IN BELGIUM Cl 5 « J’ai créé ma première ligne pour hommes avec les restes de tissus de la collection dames » La Belgique est connue pour les frites, la bière et... la mode. Alors jeune femme dans la vingtaine, Nathalie Vleeschouwer a vu son rêve se réaliser quand elle a été admise à l’Académie de la Mode d’Anvers. Elle l’a toutefois quittée après deux ans pour ouvrir une boutique avec sa propre collection de vêtements de grossesse. Trente ans plus tard, cette Anversoise est à la tête d’une entreprise familiale dans le secteur de la mode, avec deux collections, Fragile et Nathalie Vleeschouwer. Après la crise du coronavirus, elle a même ouvert une nouvelle boutique au Sablon à Bruxelles. « Le shopping en ligne ne pourra jamais remplacer l’agréable furetage dans les magasins. » Pourquoi n’avez-vous pas terminé vos études à l’Académie de la Mode ? « L’Académie est uniquement axée sur la création, alors que moi, je suis fascinée par le tout, donc aussi par le processus de production et l’aspect commercial. Mon père travaillait chez C&A et j’aimais l’accompagner chez les fabricants de textiles. Pendant ma formation, j’ai rencontré de formidables créateurs, mais si vous ne correspondiez pas à l’idée du designer artiste, vous n’aviez aucune chance. En deuxième année, j’ai senti que je n’étais pas à ma place. J’y ai appris à travailler dur, mais je n’ai jamais regretté d’avoir dit adieu à l’Académie de la Mode ! » Pourquoi avez-vous démarré votre carrière avec les vêtements de grossesse ? « Je suivais à l’époque des cours du soir en patronage. Ma professeure m’avait demandé de dessiner une création pour une femme enceinte, et je me suis donc plongée dans les vêtements de grossesse. Très vite, j’ai trouvé la niche dans ce marché, car il n’existait quasi pas de vêtements élégants pour les femmes enceintes. J’ai loué une petite boutique et j’ai installé mon atelier dans la cave. J’y traduisais les tendances de la mode en robes de grossesse confortables, drapées. » Votre mari, Jan Bevernage, conçoit Felix travaille aussi dans les coulisses. Est-ce une bonne ou une mauvaise chose de collaborer avec sa famille ? « Mon mari et moi, nous sommes depuis de nombreuses années sur la même longueur d’ondes. C’est mon personal coach quand je pense que je ne vais pas y arriver. (rires) Avec Felix, il a fallu prendre ses marques, mais après CHAQUE GAGNEZ JOUR trois ans c’est de plus en plus chouette. C’est très agréable de voir comme elle s’est épanouie. Elle tient compte de tous les aspects d’une entreprise du secteur de la mode, tant pratiques que créatifs, et peu sont capables de le faire. Je suis contente que la relève soit assurée, mais je ne songe pas encore à arrêter. » (rires) Début juin, vous avez sorti votre première collection pour hommes. Pourquoi maintenant ? « Mon mari et mon fils la réclamaient depuis longtemps, mais je ne trouvais jamais le temps. Pendant la quarantaine, je suis entrée dans la cuisine avec une de mes chemises. Mon fils Lion l’a trouvée à son goût avec son imprimé tropical, et cela m’a donné l’idée de faire une collection pour hommes avec les restes de tissus de la collection pour dames. Cette collection capsule se compose d’un seul modèle de chemise et de pantalon dans différentes matières et dans différents imprimés, qui se marient bien entre eux. L’atelier à Deurne avec lequel je collabore depuis une vingtaine d’années était à l’arrêt à cause de la crise du coronavirus, ce qui a permis au personnel de rester au travail. Il n’est financièrement pas évident de maintenir la production en Belgique, mais grâce à mes liens étroits avec l’atelier, j’ai pu sortir très rapidement la collection. » & VIVEZ DES RETROUVAILLES INOUBLIABLES Ph. D.R. Le secteur de la mode est extrêmement polluant. Comment apportez-vous votre pierre à l’environnement ? « En plus de mes propres boutiques, mes vêtements sont aussi vendus dans des boutiques toutes marques. Ces magasins commandent des pièces dans le showroom, et ce n’est qu’alors que je les fais fabriquer. En gérant la production de façon aussi conscientisée, je n’ai jamais un stock important. Je recherche aussi des tissus durables. Les usines textiles optimalisent en continu. Elles règlent mieux leurs machines et limitent leur consommation d’eau. Néanmoins, les tissus recyclés ne sont pas encore au point. Souvent, la qualité des fibres n’est pas suffisante ou les tissus piquent plus. Les clients demandent surtout des vêtements doux. Je ne pense pas que la majorité d’entre eux soit prête pour des tissus recyclés. La plus grande partie de mes ateliers sont situés en Belgique, si bien que les vêtements ne parcourent pas de grandes distances. Les blazers et les vestes sont fabriqués en Pologne, car ici la confection est impayable. » Bien que le shopping en ligne ait le vent en poupe, vous venez d’ouvrir une nouvelle boutique à Bruxelles. « Notre e-boutique a en effet connu un énorme succès pendant le confinement, et je prévois que la vente en ligne va continuer sa progression à la hausse. Nous investissons donc certainement dans l’e-commerce, mais les magasins physiques restent quand même importants. La première rencontre avec une marque doit quand même se faire physiquement. Comment autrement sentir les étoffes, essayer un peu de tout et demander conseil ? J’ai choisi Bruxelles afin de toucher les francophones et les expats. La ville a aussi un rayonnement international et créatif. Comme Paris ! Je suis tombée amoureuse de l’immeuble au Sablon au premier regard. Je suis Achetez 2 multipacks de votre choix et profitez de vos repas comme jamais auparavant. (*) Concours avec obligation d’achat, valable en Belgique, jusqu’au 31 août 2020, sur présentation du ticket de caisse démontrant l’achat des 2 packs susmentionnés –ER  : SA Coca-Cola Services NV, Chaussée de Mons 1424, 1070 Bruxelles, RPM BE 0462.525.791 2020 The Coca-Cola Company. « Coca-Cola, Coca-Cola Zero, Coca-Cola Light, Sprite and Fanta » are registered trademarks of the Coca-Cola Company. 2020 DP Beverages. « Fuzetea » is a registered trademark of DP Beverages. passée devant quand je cherchais des meubles vintage. Le quartier ne compte pas beaucoup de boutiques de mode, plutôt des galeries d’art et des antiquaires, mais c’est ce qui fait le charme du Sablon. Vous vous y démarquez. » Comment envisagez-vous l’avenir de la mode belge ? « J’espère que nous allons progressivement abandonner les saisons et la période des soldes. Il n’y a pas de mal à continuer à porter des pièces datant d’il y a quelques années. Quand une cliente entre dans ma boutique avec une pièce d’une collection précédente, je trouve que c’est un compliment. Cela veut en effet dire qu’elle éprouve toujours du plaisir à la porter. Mais quand je regarde les magasins aujourd’hui, je ne vois pas la vie en rose. Pendant la crise du coronavirus, nous avons réussi à faire reporter les soldes au mois d’août, mais aujourd’hui des magasins consentent déjà d’importants rabais sur l’achat de plusieurs pièces. Je pense que c’est une occasion manquée de prolonger la saison et de se retrouver avec moins de surstock. Il n’y a pas toujours de solidarité dans le monde de la mode. » Nathalie Vleeschouwer Rue Ernest Allard 8 1000 Bruxelles nathalievleeschouwer.be fragile.be Janne Vandevelde



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