Métro Belgique n°4203 23 jun 2020
Métro Belgique n°4203 23 jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4203 de 23 jun 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : concert au vert à Barcelone.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 MADE IN BELGIUM MARDI 23/6/2020 metrotime.be NADIA, COIFFEUSE  : « Le coronavirus a tout foutu en l’air » Coiffeuse depuis 30 ans, Nadia Adaissi a ouvert il y a un an et demi le salon « Cosy-Hair » situé dans la galerie Ravenstein à Bruxelles. Et alors qu’on pourrait croire que la vie est de nouveau rose depuis sa réouverture il y a un peu plus d’un mois, tout n’est malheureusement pas aussi simple. Ils faisaient partie des métiers dont on attendait le plus la reprise. Car s’il y a bien une partie de notre corps sur laquelle on voyait le plus l’effet et la durée du confinement, c’était bien au niveau de nos cheveux. Et le 18 mai, lors du début de la phase deux du déconfinement, les coiffeurs ont enfin pu rouvrir pour le plus grand bonheur de la population. Mais était-ce vraiment le moment idéal pour rouvrir ? Nadia, qui tient le salon de coiffure « Cosy Hair » dans la galerie Ravenstein, n’en est pas si sûre. « C’est toujours trop tard. En tout cas, personnellement, je pense que c’était trop tard », explique-t-elle. « Parce que, finalement, ce qui a été demandé au moment de la réouverture, on aurait pu le faire 15 jours, trois semaines, voire un mois plus tôt. Je ne vois pas pourquoi on a dû attendre si longtemps ». Surtout que, déjà avant le confinement, son salon n’était jamais bondé car elle y travaille seule. Son travail n’a donc pas sensiblement évolué depuis le confinement. « Personnellement, ça ne me change pas beaucoup. Les clients doivent prendre des rendez-vous, respecter une distance d’1m50 CE CONCOURS N’EST NI ORGANISÉ NI SPONSORISÉ PAR LA LOTERIE NATIONALE 50 BILLETS « SUBITO » A GAGNER ! 6026 ENVOYÉ/REÇU 1,00 EUR/SMS MT20w26 200623WF-SUB entre eux. Et vu que j’ai toujours travaillé avec rendezvous et que je suis toute seule, cela ne me pose pas de problème ». Parmi les nouveautés, elle pointe tout de même le port obligatoire du masque, mais surtout l’achat de capes jetables. « Elles coûtent de l’argent et ne sont pas écolos car elles sont en plastique », glisset-elle. « Mais à part ça, cela n’a pas tellement changé ». RÉPONDEZ À LA QUESTION SUIVANTE  : De quel pays est originaire le constructeur automobile Toyota ? A Chine B Japon C Allemagne CONNAISSEZ-VOUS LA RÉPONSE ? Envoyez PAYS A, B ou C (ex.  : PAYS A) par SMS au 6026 ou composez le 0905 23 180 à partir d’un téléphone fixe et tentez votre chance 50 fois de remporter 75.000  € . GAIN MINIMAL GARANTI DANS CHAQUE PAQUET Les concours de la Loterie Nationale sont interdits aux mineurs d’âge -18 Renseignements  : 03/216 46 84 - info@mconcept.be - Participation possible jusqu’au 31/07/20 à 23h59 - Coût de participation  : par appel 2,00 EUR - par SMS envoyé/reçu  : 1,00 EUR, participation complète par SMS  : 4,00 EUR - Participation interdite aux mineurs d’âge - Les prix ne sont ni échangeables ni convertibles en espèces - Les coordonnées fournies par les participants sont enregistrées dans une base de données de MConcept sp et sont destinées à l’organisation et au traitement de ce concours. Les participants ont le droit de consulter, corriger et/ou effacer leurs données. Ces concours sont organisés par MConcept sp, n°d’entreprise 0826.398.329, Desguinlei90 n°12B, 2018 Anvers. Photos D.R. LA TEMPÊTE AVANT LE CALME Les clients, eux, respectent sans rechigner les consignes de sécurité et se renseignent sur ces dernières dès la prise de rendez-vous. Et, sans surprise, ils ont été nombreux à prendre rendez-vous dès le 18 mai. « Comme les coiffeurs ont été fermés, les 15 premiers jours ont été incroyables », détaillet-elle. Petit bémol, cependant, cette forte demande s’est essoufflée tout aussi vite qu’elle est arrivée. « Mon problème, c’est que je travaille dans la galerie Ravenstein et je suis donc dépendante des bureaux. Or, il fait très calme ici. Les entreprises font beaucoup de télétravail. Certains clients me dirent même qu’ils allaient télétravailler jusque septembre, octobre, et certains même jusque décembre ! Et donc, évidemment, ils passeront moins par la galerie… ». Malgré la reprise, tout n’est donc pas rose pour Nadia Adaissi. « Le virus a fait mal, il va encore faire mal. Je ne sais pas du tout comment cela va aller pour moi dans les prochains jours, les prochaines semaines. Je constate en tout cas que c’est plus calme et que mon calendrier de rendez-vous se remplit moins vite qu’avant ». Elle note cependant que ceux qui ont franchi sa porte alors que le confinement limitait encore drastiquement les rencontres étaient heureux de sortir de chez eux pour tisser à nouveau du lien social. « Cela leur a fait du bien de changer un peu d’air, surtout ceux qui travaillaient beaucoup à la maison. C’est certain ! » DES NOUVEAUTÉS REPORTÉES Malgré tout, la coiffeuse n’a pas envie de totalement blâmer le confinement qui lui a permis de se relâcher après une dernière année très intense. « Quand j’ai ouvert il y a un an et demi, j’ai énormément travaillé, quasiment tous les jours. Du coup, j’ai profité du confinement pour passer du temps avec ma famille, comme tout le monde je crois. J’ai aussi travaillé dans ma maison car je n’avais pas eu le temps de le faire auparavant. J’ai également revu certaines choses, ce que je pouvais changer et apporter au salon dans les futurs jours ou semaines. » Malheureusement pour elle, « le coronavirus a tout foutu en l’air » à ce niveau-là. « Je voulais faire certaines choses mais cela ne va plus rien donner, donc cela ne sert à rien ». Elle pensait notamment à des collaborations avec une esthéticienne ou une maquilleuse qui ne se feront finalement pas. « J’utilise également une gamme de produits naturels qui fabrique aussi d’autres produits de beauté, donc je voulais organiser des soirées au salon pour faire connaître les produits. Malheureusement ce ne sera pas possible ». Idem pour son idée de coffrets cadeau en collaboration avec des commerçants du coin. « Ce ne sera pas pour maintenant car la galerie est super vide. Je ne sais pas du tout comment cela va se passer dans le futur », conclut-elle. (cd) inflammable
metrotime.be MARDI 23/6/2020 MADE IN BELGIUM 13 TU ES JEUNE ET TU EN VEUX : COMMENT LES JEUNES DE 18 ANS VIVENT-ILS LA CRISE DU CORONAVIRUS ? « Le championnat de Belgique de triathlon m’est passé sous le nez ! » La jeunesse, c’est l’avenir, mais quid si cet avenir est très incertain ? Les cours en ligne sont la nouvelle norme et les ados sont bien forcés de s’y adapter. Mais qu’en est-il des remises de diplôme et du tant attendu bal des rhétos ? Les élèves de dernière année du secondaire voient sombrer des jalons importants de leur jeune existence. Nous avons demandé à certains d’entre eux quel regard ils portent sur la crise du coronavirus. Jarne (18 ans) est en dernière année de latin-math et habite à Meise. En tant que triathlète, il conjugue études et entraînements intensifs. Comment as-tu vécu le confinement ? « Très cool. Avant le confinement, je m’entraînais 20 heures par semaine pour le triathlon. De plus, je suis en latin-math, une option pour laquelle je dois beaucoup travailler. Ma vie se résume donc exclusivement au sport et aux études. Si je ne planifie pas bien, je stresse et je dors mal. Maintenant, j’ai enfin le temps pour d’autres choses. En fait, c’est une vie de rêve ! » Comment as-tu fait pendant le confinement pour garder la forme en Ph. D.R. Joue sur SAUVELEMOJI.BE et gagne ! tant que triathlète ? « Les entraînements de club ont été supprimés et le championnat de Belgique de triathlon a été annulé. J’ai beaucoup regretté cette annulation, parce que j’avais travaillé très dur pour devenir champion de Belgique. Au début du confinement, je n’avais pas encore pris la crise sanitaire très au sérieux. J’étais surtout focalisé sur la fin de mon programme d’entraînement et je le faisais avec mon partenaire de sport fixe. Seule la natation posait problème, puisque les piscines sont fermées. Je me suis mis en quête d’une piscine privée, mais personne n’a voulu m’autoriser à y accéder par peur -et c’est compréhensible- du coronavirus. Je me suis alors entraîné en eau libre avec une combinaison et des gants spéciaux, même si c’était aussi interdit à ce moment. Maintenant, j’ai une piscine gonflable et je m’exerce avec une planche. » Combien de fois vas-tu à l’école ? « Après deux mois d’enseignement à distance, j’ai repris le chemin de l’école le mercredi matin. La plupart des élèves de sixième doivent rester chez eux, mais comme mes points en latin n’étaient pas formidables, j’ai remédiation avec deux autres copains de la classe. Le latin est aussi la seule branche pour laquelle je dois passer un examen. Je ne trouve pas très grave d’être un des rares élèves à devoir retourner à l’école. Normalement, je ne participe pas beaucoup aux cours, mais maintenant je suis bien obligé et j’apprends beaucoup. C’est bien que l’école se concentre sur les élèves les plus faibles. Je suis certain maintenant d’avoir mon diplôme ! » GAGNE UNE NINTENDO SWITCH ET D’AUTRES PRIX SYMPAS ! Comment ? En sauvant nos emojis évidemment ! Ils t’aident en t’indiquant des mots dans les articles de journaux. Rassemble ces mots, écris-les à côté du bon symbole de danger et utilise ta liste pour jouer le jeu en ligne ! _Le jeu « Sauve l’emoji » du SFP Santé publique a pour but de faire connaître les symboles de danger figurant sur les produits chimiques aux jeunes de 10 à 16 ans. La participation est possible jusqu’au 11/07/2020 (à partir de 10 ans) ! Quels sont tes projets après les secondaires ? « Je veux étudier la psychologie. Même si les journées portes ouvertes ont été annulées, je me suis bien informé auprès de membres de ma famille qui font aussi la psycho. J’ai eu largement le temps de réfléchir puisque je devais rester chez moi. J’espère que tous les futurs étudiants ont fait de même. » Qu’est-ce que le confinement t’a appris ? « Que je dois donner un sens à ma vie chaque jour. Au début, j’avais tendance à faire la grasse matinée, mais maintenant je m’applique à davantage structurer mes journées. Avant d’aller dormir, j’établis le planning du lendemain avec les études, le sport, mais aussi la détente, comme la lecture. J’ai découvert que là où je suis le plus heureux, c’est quand je suis productif. » Penses-tu que la crise du coronavirus va influer longtemps sur la société ? « Nous allons encore certainement la ressentir pendant longtemps, mais je n’ai pas peur. Cela n’a aucun sens de spéculer. C’est aussi la raison pour laquelle j’évite aussi les scénarios catastrophes des experts. On verra bien comme ça se passe. » Janne Vandevelde



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