Métro Belgique n°4203 23 jun 2020
Métro Belgique n°4203 23 jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4203 de 23 jun 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : concert au vert à Barcelone.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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10 MADE IN BELGIUM MARDI 23/6/2020 metrotime.be Le vélo, grand gagnant du confinement Inévitablement, le confinement a impacté notre mobilité. Les rues désertes et le soleil aidant, on a pu constater un réel engouement pour le vélo dans nos villes. À l’heure où les initiatives publiques se multiplient pour encourager les citoyens à pédaler, cette tendance pourraitelle s’inscrire dans le temps ? Le coronavirus nous amène à repenser nos modes de vie et pourrait influencer nos choix de mobilité à l’avenir. Durant le confinement, les promenades à vélo faisaient partie des rares activités autorisées. Les beaux jours aidant, l’espace public a rapidement été pris d’assaut par le deux-roues. Les compteurs s’affolaient et ont recensé jusqu’à deux fois plus de cyclistes sur nos routes. Aujourd’hui en Belgique, les magasins et ateliers de vélo sont débordés. La plupart des vélocistes sont même contraints de fermer un ou plusieurs jours supplémentaires par semaine afin de pouvoir répondre à la demande. Depuis le début du confinement, les ventes sont extraordinaires… au risque même de la pénurie. Ce nouveau succès de la petite reine traduit-il de nouvelles habitudes de mobilité post-covid ? POUR UNE MOBILITÉ PLUS DURABLE Un sondage mené par YouGov auprès d’habitants de métropoles européennes tend à confirmer cette hypothèse. Commandé par la Fondation européenne pour le climat, il a notamment interrogé les citoyens de nos trois Régions. En Wallonie et à Bruxelles, 62% et 77% des répondants ne veulent pas revenir aux niveaux de pollution existant avant la pandémie. La baisse de la pollution de l’air durant le confinement semble encourager les citoyens des zones urbaines à modifier leurs habitudes de mobilité. De manière globale, 21% des répondants envisagent d’utiliser plus fréquemment le vélo à l’avenir. Si la pratique du vélo a légèrement baissé depuis la fin du confinement, les chiffres belges indiquent que son utilisation reste tout de même en hausse. Mais la baisse de la pollution seule explique-t-elle cet engouement pour le deux-roues ? CONDITIONS IDÉALES Aux yeux du GRACQ (Groupe de recherche et d’action des cyclistes quotidiens), il y a deux explications. D’une part, la crise a convaincu qu’il fallait se déplacer autrement et a fait (re)découvrir à certains le vélo comme un bon moyen de transport. D’autre part, le vélo est devenu une alternative idéale pour éviter les transports en commun et le risque de contamination. « De nouveaux cyclistes se sont mis en selle dans des conditions tout à fait propices », analyse Florine Cuignet, Belga/J. Jacobs chargée de politique bruxelloise au GRACQ. « Pendant le confinement, on a eu des réductions de trafic de 55 à 90% en fonction des axes. C’est ça qui a boosté la pratique du vélo. En l’absence de voitures, les gens se sont sentis en sécurité pour se déplacer à vélo ». Un sentiment de sécurité qui a pu disparaître, chez certains, avec le retour des voitures sur les routes. « C’est très important d’avoir des aménagements qui sécurisent les nouveaux cyclistes et qui les guident correctement », insiste le GRACQ. AMÉNAGEMENTS INSUFFISANTS Parallèlement, les villes et communes mettent en place différentes primes et mesures pour encourager les citoyens à pédaler. Par exemple, à Verviers, une appli propose des challenges vélos avec des bons cadeaux à la clef. Dans différentes villes, le projet « deux mois, deux roues » pour tester gratuitement les vélos électriques. Ou encore à Bruxelles, l’offre Parkand- Bike, la campagne #Pédalonsàfond et les 40 kilomètres de nouvelles pistes cyclables. « Toutes ces initiatives sont à encourager. Mais rien ne remplacera une vraie politique d’infrastructure cyclable », souligne Florine Cuignet. « En Wallonie, des choses se mettent en place mais c’est encore timide. À Bruxelles, le politique encourage activement la pratique du vélo. Les problématiques de trafic et de qualité de l’air y sont tellement prégnantes que l’on a eu l’occasion d’aller plus loin. » Toutefois, si l’association se réjouit des nouvelles pistes cyclables bruxelloises, elle émet plusieurs critiques quant à l’accompagnement des cyclistes néophytes. « On remarque toujours un manque de cohérence des aménagements. Ce qui est mis en place actuellement n’est pas suffisant pour réellement encourager les nouveaux cyclistes. La volonté est là mais dans la pratique c’est encore très compliqué de poser le vélo comme un mode de déplacement à part entière et crédible. » « ON FRAGILISE LA POPULATION » Aménager l’espace public pour favoriser la pratique du vélo. Cette réclamation du GRACQ semble résonner avec les préoccupations citoyennes. D’après le sondage YouGov, 62% des Wallons et 60% des Bruxellois estiment qu’il serait nécessaire de libérer de l’espace publique, actuellement consacré aux voitures, pour l’utilisation du vélo. « La pollution a un impact sur les voies respiratoires. En période de covid, ça veut dire qu’on est en train de fragiliser la population. Les citoyens sont demandeurs d’une mobilité résiliente et durable. Il faut vraiment que les politiques saisissent la balle au bond. Or, on voit que les résistances sont encore très fortes », regrette Florine Cuignet. « On plaide pour que le vélo soit pris en compte de manière ambitieuse. D’ailleurs, c’est une question plus large. Au-delà de la mobilité, comment est-ce que l’on s’approprie notre espace public en tant que citoyen ? » (or) corrosif Rouler dans le trafic, ça s’apprend Belga/J. Jacobs Depuis le confinement, les citoyens sont nombreux à repenser leur mobilité et à vouloir se mettre en selle. Entre des aménagements parfois défaillants et un code de la route qui n’est pas toujours respecté, difficile pour les nouveaux cyclistes de se sentir à l’aise au milieu de la circulation. « Ce qui est important, c’est de pouvoir les accompagner », souligne le GRACQ. « Le déconfinement et le retour de la circulation marquent le besoin de formations pour apprendre à rouler dans le trafic. » À Bruxelles comme en Wallonie, le GRACQ organise régulièrement des formations « Vélo-trafic » qui rencontrent un véritable succès. Elles visent à aider les cyclistes à acquérir les bons réflexes de sécurité et à prendre confiance en eux au milieu de la circulation. Toutes les informations  : www.gracq.org
metrotime.be MARDI 23/6/2020 MADE IN BELGIUM 11 Des rencontres à bonne distance Je vous parle d’un temps que même les moins de 20 ans connaissent bien. Souvenez-vous de ces premiers rendezvous qui avaient lieu au cinéma, au resto ou plus simplement autour d’un verre. Si l’horeca a pu rouvrir ses portes le 8 juin dernier, le virus court toujours, la distanciation sociale est encore recommandée et les gestes barrière sont toujours d’actualité. Mais comment notre vie amoureuse peut-elle alors s’y adapter ? De quelle manière peut-on réinventer ce premier rendez-vous ? Comment apprendre à se connaître tout en restant à bonne distance ? On vous lance ici quelques pistes de travail. LA VISITE À VÉLO Le confinement ainsi que cette volonté d’éviter les transports en commun ont permis au vélo de connaître un certain essor. Alors profitons-en. C’est le moment de faire un tour en ville ou aux alentours, à deux, pour y faire découvrir ses spots. L’idée serait de proposer 2-3 de ses endroits préférés chacun, tout en se maintenant à bonne distance. Une balade romantique qui en dira long sur les goûts et la personnalité du partenaire potentiel. LA PROMENADE DANS LA NATURE Un premier rendez-vous autour d’un verre, c’est directement une bonne dose de stress. Mais de quoi va-t-on parler en face-à-face, entre quatre yeux ? Comment m’asseoir sur cette chaise ? Et que faire de mes coudes ? Je le/la regarde ou pas ? En promenade, toutes ces Ph. Pexels questions n’ont plus cours. Et dans la nature, le naturel revient au galop. Détendez-vous, laissez-vous aller, et débarrassez-vous de cette énergie négative en découvrant simplement l’autre dans un parc, une réserve naturelle, un bois ou un sentier. Tout en se gardant à bonne distance. LA GALERIE D’ART Le retour des foires d’art n’est pas pour demain, mais Bruxelles regorge néanmoins de très belles galeries. Si la population est souvent très présente lors des vernissages, elle est souvent très absente les autres jours. Des beaux endroits rien que pour vous, tout en se tenant à bonne distance, et qui vous permettront de jauger si votre intérêt prononcé pour l’art est partagé. D’UN TRAIT Mais vous pouvez passer à l’étape supérieure en art, et proposez une petite séance en pleine nature, avec papiers, toiles, blocs de croquis, chevalets, crayons, acryliques et autres huiles. Assis à deux mètres l’un de l’autre mais regardant déjà dans la même direction, on vous promet des discussions qui chantent. Ph. Unsplash À MÉDITER Suivez l’exemple de David Lynch et proposez à votre cible une petite séance de méditation au grand air. La période que nous avons traversée fut particulièrement anxiogène. Partez donc sur de bonnes bases en partageant quelques instants de silences et d’introspection, de paix et d’intimité. Ces instants sans parole vous permettront d’estimer rapidement la longueur de vos ondes communes. Et cela, en toute décontraction. PIQUE-NIQUE À SA SAUCE La sortie au resto, c’est le moyen le plus évident d’en mettre plein la vue. On propose le dernier endroit hype trouvé sur ‘Brussel’s Kitchen’, l’étoilé qui met des étoiles dans les yeux ou le bar à vins pour mieux disserter sur le Chardonnay. Mais pourquoi n’inviteriezvous pas à un pique-nique ? Composer entièrement par vos soins, cela permettrait d’en dire long sur vos goûts, vos talents, vos audaces, tel un Top Chef sur gazon. LIVE ON WEBCAM Et enfin, les rencontres vidéo que proposent de nombreuses applications permettent également de créer rapidement une véritable intimité émotionnelle. Vous pouvez même partager un repas à distance. Si le lien physique, à bonne distance, permet une connexion plus directe, le contact par webcam pourrait en effet faire tomber quelques barrières de timidité. De quoi faire d’une rencontre « en vrai » une cerise sur le gâteau… pour plus tard. Romance is not dead… Se tenir à distance lors d’un premier rendez-vous peut paradoxalement vous permettre de vous rapprocher un peu plus, et peut-être même plus vite que vous ne le pensez. Le tout est de prendre tout cela avec jeu et philosophie. Pierre Jacobs Remplacez votre ancienne chaudière au gaz et obtenez  € 500 gas.be/energiepositive



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