Métro Belgique n°4198 5 jun 2020
Métro Belgique n°4198 5 jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4198 de 5 jun 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : le monde se mobilise après la mort de George Floyd.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 STAYCATION VENDREDI 5/6/2020 metrotime.be À la découverte du massif ardennais en packraft Il y a mille et une façons de découvrir nos belles régions. Le packraft en est une, plutôt originale. Tout droit venu d’Alaska, le concept est simple  : associer balade en kayak gonflable et randonnée pour explorer les plus beaux coins des Ardennes belges. Plus besoin de choisir entre terre et rivière pour explorer nos plus belles contrées. Solide, stable et ultraléger, le packraft permet d’allier navigation et randonnée. Ce canoë gonflable de trois kilos tient directement dans son sac à dos. Un système ingénieux permet de gonfler l’embarcation avant de la mettre à l’eau  : on ouvre un sac en toile de parachute, un nylon extrêmement léger, qui capte l’air ambiant. On souffle ensuite cet air dans le bateau qui gonfle immédiatement. Ajoutez les pagayes démontables à votre sac à dos, et vous voilà parés pour naviguer en packraft. VENU D’ALASKA Ce concept parfait pour les amoureux de la nature nous vient d’Alaska. Importé en Belgique par Luc Van Ouytsel il y a six ans, le packraft connaît un succès grandissant. « On met son packraft dans le sac, on part d’un point au bord de l’eau, on remonte la rivière en rando et puis on la descend en packraft », résume le guide. « L’un des avantages du packraft, c’est que l’on revient au point de départ. Contrairement au kayak, on peut faire des boucles et donc éviter les déplacements en voiture », nous explique ce passionné. Il y a deux ans, Luc Van Ouytsel a fait la première traversée de la Belgique en packraft, en naviguant 300 km sur cinq rivières wallonnes, et en les reliant par 100 km de marche à pied. Une « Transbelgica » en autonomie totale durant neuf jours. POUR PETITS ET GRANDS Pour initier tout un chacun à cette activité, il propose des « journées découvertes », où l’on navigue en packraft au fil de l’Ourthe, en pleine nature. Le départ est donné à Nadrin près de Houffalize. On randonne une douzaine de kilomètres à travers les villages ardennais, avant de se laisser filer sur le lac de Nisramont et de profiter de sublimes paysages… « L’idée, c’est de se laisser sur le lac et de contempler la région sans trop se fatiguer. Ce n’est pas une sortie physique. » Cette activité est donc adaptée à tous, petits et grands. Les enfants peuvent embarquer dans des canoës biplaces avec un adulte. Pas besoin de matériel spécifique ni d’être un sportif de haut niveau pour apprécier cette expérience nature. Et aucun risque de se retourner  : « Il faudrait vraiment le faire exprès en tout cas ! Le packraft est beaucoup plus stable qu’un canoë classique. Surtout, il est extrêmement plat, on est presque assis à hauteur d’eau. Le point de gravité est très bas, il est donc quasiment impossible de se retourner. » « À LA CARTE » Le guide s’adapte au rythme et aux envies de chacun, et propose même des formules « à la carte ». Randonnée jusqu’au rocher du Hérou pour les plus sportifs, itinéraires simplifiés pour les enfants, et même des itinéraires sur mesure sur la Semois ou la Lesse pour ceux qui séjournent au bord de ces cours d’eau. Des formules packraft-bivouac de trois jours et deux nuits sont aussi au programme. En outre, il possible de louer ces packraft pour partir à l’aventure en solo ou entre amis. Ph. D.R. Ph. D.R. UN RETOUR À LA NATURE Cet été, le packraft risque d’être très prisé. « On a un peu peur de l’engouement pour les Ardennes belges cet été », confie le guide. « Il va y avoir énormément de monde sur les plans d’eau. » Or, poursuit-il, « l’idée packraft, ça reste un retour à la nature. C’est pour cela qu’on limite le nombre de personnes sur l’eau, et que l’on va limiter nos activités dans les Ardennes au mois de juillet. » SENSATIONS KAYAK En temps normal, l’organisation propose également des séjours packraft à l’étranger. Dès que les circonstances le permettront, Luc Van Ouytsel repartira pour En pratique M. Alexandre un stage dans les Alpes françaises, à la découverte de la vallée de l’Ubaye. « On fait de la rando, on dort sous tente et on apprend à naviguer sur l’Ubaye, une rivière alpine, plus torrentueuse. On fait ça de manière progressive, en commençant par des petits tronçons. » « L’avantage du packraft, c’est qu’ils sont extrêmement stables. Ça permet d’avoir vraiment des sensations de kayak, mais sans trop d’expérience », poursuit le guide. « Les rivières que l’on descend en packraft, il faut quelques années d’expérience pour pouvoir les faire en kayak. Le packraft permet de progresser très rapidement sur la rivière. » ♥ L’aventure packraft vous tente ? Réservations, disponibilités et contacts via www.packraft.be ♥ Journée découverte  : 42 € /personne ♥ Week-end Packraft-Bivouac (trois jours et deux nuits)  : 115 € /personne ♥ Départ depuis le village de Nadrin Oriane Renette
metrotime.be VENDREDI 5/6/2020 GREEN 11 Le temps du confinement, la nature a repris ses droits Lions, chèvres, rorquals, abeilles… De nombreux animaux ont profité du confinement pour se réapproprier des espaces occupés en temps normal par les hommes. L’image a fait le tour des journaux télévisés belges et français début avril. Après seulement 15 jours de confinement en France, deux rorquals communs (ph. 1), le deuxième plus grand animal vivant sur Terre, ont été aperçus au large des côtes françaises. Une rencontre qui « intervient après trois semaines d’observations naturalistes très riches  : dauphins, thons, oiseaux marins… Elle est indice supplémentaire d’un probable effet du confinement sur le comportement de la faune sauvage », détaillait le parc national des Calanques où ont été aperçus les animaux. Toujours en France, la Croisette cannoise, habituée à être foulée par une flopée de stars, a également accueilli un visiteur inattendu  : un sanglier s’est en effet promené le long des vitrines de luxe, avant de rejoindre le massif forestier d’où il venait sous escorte policière. « Une première », selon la police locale. Plus au sud, à Venise, les habitants ont vu l’eau des canaux (ph. 2) retrouver toute leur clarté après le départ des touristes. Un départ qui a aussi permis à de nombreux animaux de se réapproprier des espaces où on n’avait plus l’habitude de les voir. Les Vénitiens ont par exemple pu apercevoir des dauphins et des méduses, alors que des bancs de poissons et des canards circulaient également librement dans les canaux. À Rome, ce sont les abeilles (ph. 3) qui ont bénéficié du confinement. Elles ont notamment profité de la présence d’une plus grande variété de fleurs (150 pour une centaine en temps normal) pour augmenter la qualité de leur miel. LA DÉTENTE DES LIONS En Angleterre, des chercheurs ont constaté que « les hérissons étaient devenus très actifs ». Ces petits mammifères ont notamment profité de la diminution du nombre de voitures sur les routes. Tout comme ce troupeau de chèvres galloises qui n’a pas hésité à tirer parti de ce calme inespéré pour envahir la cité balnéaire de Llandudno (ph. 4). Dans le reste du monde, des milliers de méduses (encore elles) ont également profité de l’absence de touristes pour prendre d’assaut les eaux turquoises de la plage paradisiaque de Corong Corong, aux Philippines, offrant aux habitants un spectacle inoubliable (ph. 5).Dans le parc national Kruger, une des plus grandes réserves animalières d’Afrique, ce sont des lions qui ont été aperçus, profitant de l’ombre, sur une route fréquentée en temps normal par les touristes (ph. 6). Enfin, preuve supplémentaire de l’impact des touristes sur la faune, comment ne pas parler de ces singes qui ont été filmés en train d’envahir les rues d’une ville de Thaïlande (ph. 7) ? Habituellement nourris par les visiteurs, les animaux, particulièrement agressifs, ont envahi les rues thaïlandaises à la recherche de nourriture. LE DANGER DU DÉCONFINEMENT Mais à mesure que le déconfinement s’intensifie dans le monde, faut-il craindre pour le futur de certaines espèces ? « Il y aura un besoin de nature, et une surfréquentation qui peut être défavorable à la faune et la flore » avertit Jean-Noël Rieffel, directeur régional Valde-Loire de l’Office français de la biodiversité (OFB). Il donne l’exemple d’oiseaux nichés dans une cour d’école déserte qui pourraient être dérangés par la reprise des cours. Tout n’est pourtant pas noir. Pour Romain Julliard, directeur de recherche au Muséum national français d’histoire naturelle, le confinement a rappelé aux citoyens à quel point ils avaient besoin de la nature. « Le phénomène le plus important est peut-être que notre attention portée à la nature change  : les personnes confinées réalisent à quel point la nature leur manque », détaillait-il en mars. Une bonne leçon qu’il ne faudra pas oublier durant ces prochains mois. (cd) Ph 1 - CC BY 2.0 Megan Howes Ph. 3 - AFP/Yuri Kadobnov Ph. 4 - Ph. Twitter Ph. 6 - Ph. Twitter Ph. 7 - Ph.Twitter Et les émissions de CO 2 ? C’est une autre conséquence directe du confinement. D’après une étude parue le 19 mai dans la revue Nature Climate Change, la pollution mondiale au CO 2 a diminué de 17% au plus fort des confinements imposés, début avril. Sur l’année entière, la diminution pourrait être de l’ordre de 7%. La Chine, les États-Unis, l’Union européenne et l’Inde ont contribué pour les deux tiers à cette chute sur les quatre premiers mois de 2020, soit plus d’un milliard de tonnes de CO 2. Une bonne nouvelle qu’il faut cependant nuancer, la chute de CO 2n’aura que peu d’influence sur le réchauffement climatique à plus long terme et devrait être très Ph 2 - Ph. Twitter Ph - 5 Ph. Youtube temporaire. « Ces chutes seront probablement temporaires, car elles ne reflètent pas des changements structurels dans les systèmes économiques, de transports ou énergétiques », détaille Corinne Le Quéré, auteure principale de l’étude. Et sa prévision se confirme déjà. En Chine, les niveaux de polluants toxiques dans l’air étaient plus élevés en avril qu’à la même période l’an dernier, selon des données publiées début mai par Greenpeace Chine. Une tendance qui pourrait se confirmer dans de nombreux autres pays qui comptent sur les énergies fossiles pour relancer l’économie durement touchée par le Covid-19.



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