Métro Belgique n°4197 2 jun 2020
Métro Belgique n°4197 2 jun 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4197 de 2 jun 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : Metro est de retour !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 FEELGOOD MARDI 2/6/2020 metrotime.be Des masques à la mode Parce que nous aimons combiner l’utile à l’agréable, nous choisissons des masques buccaux en tissu qui égayent nos tenues. Que diriez-vous d’un brodé, parfait pour les mariées ? Ou une version amusante avec Kim Kardashian ? Il y en aura pour tout le monde. JANNE VANDEVELDE Masked by MF 25  € WAXK 8  € aux veuves congolaises. The Mobile Make-Up Bar 24  € Kaart Blanche 15  € vont à l’UZ Gent. Façon Jacmin 25  € Eva Janssens 35  € Bouffante 5,95  € La vie est belge 15  € Maurice Knitwear 12  € Masked by EW 35  € De ce montant, 5  € vont entièrement ARMEDANGELS 10  € Pour chaque masque vendu, 2  € vont à Médecins sans frontières.
metrotime.be MARDI 2/6/2020 MADE IN BELGIUM 9 Les initiatives citoyennes se multiplient pour confectionner des masques Au fil des semaines et avec le déconfinement progressif qui se poursuit, le port du masque est devenu un élément clé pour endiguer la propagation du coronavirus. Complètement absent de notre quotidien auparavant, cet objet est devenu indispensable pour se protéger et pour protéger les autres. En Belgique, les initiatives citoyennes se sont donc multipliées afin de compléter les stocks de masques prévus par le gouvernement Depuis déjà près de trois mois, l’heure est à la solidarité partout en Belgique. La crise mondiale sans précédent causée par le coronavirus rend l’effort commun indispensable. Dès lors, couturiers et couturières professionnels n’ont pas été assez nombreux pour produire des masques, et c’est une nation entière qui s’est découvert une passion ou un hobby pour la couture. En effet, pour venir en aide au personnel soignant, mais aussi aux pharmacies et autres prestataires au contact du virus, ils sont nombreux à s’être mobilisés derrière leur machine à coudre. DES CLASSES DEVENUES ATELIERS Au Collège Saint-Michel de Bruxelles, les enseignants ont profité du confinement et de la fermeture des écoles pour mettre la main à la pâte. « À l’origine, nous avons souhaité profiter de notre imprimante 3D pour confectionner des visières destinées aux hôpitaux et autres prestataires de santé. Rapidement, grâce à une maman d’élève, un atelier couture s’est mis en place pour également confectionner des masques », explique Isabelle Borlée, institutrice primaire. Le groupe de bénévoles s’est organisé dans le but de fournir à tous les enseignants du collège cinq masques, ce qui représente pas loin de 1.500 masques. Mission accomplie après moins de deux semaines pour cette équipe motivée, raconte Mme Borlée  : « Ça a permis aux enseignants qui peuvent parfois se sentir isolés de s’occuper et de rendre service. » Désormais, avec l’été qui pointe le bout de son nez, les enseignants envisagent de poursuivre cet élan solidaire afin de faire face lors de la rentrée, qui présentera sans doute de nouveaux défis dans nos écoles. UNE INITIATIVE DE PLUS GRANDE AMPLEUR À un échelon moins local, la Région bruxelloise a financé un vaste projet de production de masques anti-projection. Une structure de production a alors été mise en place pour venir en aide aux soignants, coordonnée par EcoRes et Travie. Le second acteur, qui emploie des personnes handicapées, a rapidement réalisé que ses équipes ne seraient pas suffisantes. C’est à ce moment-là que l’idée d’une chaîne collaborative de production écoresponsable a émergé. « On a pris conscience du fait que si nous n’étions pas capables de produire dans nos infrastructures, il fallait délocaliser la production chez des bénévoles », explique Jean-Christophe Ghys, qui a coordonné le projet. Concrètement, Travie s’occupait donc de fournir des kits avec des élastiques et des masques, venant tous de Belgique. La société de livraison à vélo électrique Urbike s’occupait ensuite de se rendre chez les bénévoles. Grâce à certains relais médiatiques, ce sont près de 2.200 personnes qui se sont mobilisées. Après une vérification du matériel produit par les bénévoles, Travie a pu expédier les masques à Iriscare, qui s’est chargé de leur distribution auprès du secteur des soins et de l’aide aux personnes. Au total, environ 240.000 masques ont été produits et livrés par la plateforme en un mois et demi. « Nous pensions arriver à ce chiffre avant, mais les prévisions sont extrêmement difficiles à faire car chaque bénévole, qui est précieux, ne consacre pas le même temps et n’a pas les mêmes compétences en matière de couture, ce qui est normal », raconte Jean-Christophe Ghys. Si l’objectif de la plateforme a été atteint, l’aventure ne s’arrête pas là  : « Avec le déconfinement, le projet bénévole s’est forcément un peu essoufflé et il a été clôturé. Désormais, on lance un second projet en gardant la même structure, afin de fournir des masques à la population. Nous ne fonctionnerons plus qu’avec des couturiers professionnels et rémunérés, et vendrons les masques, qui seront toujours produits localement. » « LOGIQUE, VOIRE CHOUETTE À FAIRE » Pour Annabelle Mortiaux, étudiante en publicité de 24 ans, l’envie de coudre des masques et participer à l’effort collectif est venue dès le début du confinement. « Je me suis rapidement sentie inutile et je ne savais pas trop comment aider. Lorsque j’ai vu dans les médias qu’il était possible de devenir bénévole pour coudre des masques, je me suis directement proposée », explique-telle. La jeune femme n’a pas de réelle expérience en matière de AFP/G. Van der Hasselt – Photo d’illustration couture, mais rapidement, elle prend le pli  : « Ce n’est pas si difficile à faire que cela. Une fois que l’on en a fait un correctement, on a compris le truc, ça va tout seul. Par contre, cela prend du temps, mais je savais que Le 25 mai  : Journée Internationale des Enfants Disparus TANT QUE NOUS LES CHERCHONS, LES ENFANTS DISPARUS SONT TOUJOURS AVEC NOUS. Ensemble, retrouvons-les. c’était pour aider des personnes qui donnaient sans compter dans des conditions difficiles, cela m’a semblé logique, voire chouette à faire. » Sébastien Paulus



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