Métro Belgique n°4196 17 mar 2020
Métro Belgique n°4196 17 mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4196 de 17 mar 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : des bancs vide à Bruxelles.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 GREEN MARDI 17/3/2020 metrotime.be 11 Le perturbateur endocrinien, cet ennemi Récemment, les experts du Conseil supérieur de la santé (CSS) ont tiré la sonnette d’alarme face à la multiplication des agents chimiques qui ont comme effet de perturber l’équilibre endocrinien ou entraînent des mutations incontrôlées. Dans notre vie quotidienne, nous sommes constamment en contact avec ces perturbateurs endocriniens qui s’attaquent à notre santé, et bien plus encore aux jeunes enfants et aux femmes enceintes. Mais que sont-ils ? Que font-ils ? Et comment les éviter ? Ph. Unsplash « Nous disposons de données épidémiologiques moléculaires suffisantes pour affirmer que les agents mutagènes, les perturbateurs endocriniens, les substances qui se lient à des récepteurs hormonaux ou à des récepteurs nucléaires agissent en tant que facteurs de transcription dans les polluants et les produits synthétiques. Et contribuent au risque de maladie cardiovasculaire, de cancer, de diabète, de dysfonctionnement de la reproduction féminine et masculine, mais aussi aux troubles du neurodéveloppement et de la cognition » « expliquait le toxicologue Nicolas Van Larebeke, dans Le Soir. Sur 145.297 produits chimiques répertoriés en Europe, seule une centaine a été évaluée quant à leur dangerosité. Un sur cinq serait à exclure, à terme. QUELS DANGERS ? En perturbant l’équilibre hormonal, les perturbateurs endocriniens peuvent être très nocifs pour la santé en altérant des fonctions telles que la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, le sommeil, la circulation sanguine, la fonction sexuelle et reproductrice, etc. Même à très faible dose, ils provoquent des changements graves, notamment sur le fœtus, l’embryon et les jeunes enfants. Malformations génitales, ménopauses et pubertés précoces, infertilité et même cancers peuvent être des conséquences de l’exposition à ces substances. QUELLES SUBSTANCES ? La liste de ces produits dangereux est longue. On y trouve notamment le bisphénol, les phtalates, les pesticides, le PCB, le cadmium, le mercure, le plomb, le Triclosan, les parabènes ou encore le téflon. Parmi toutes ces substances, la justice européenne a confirmé en juillet dernier la classification du bisphénol A comme « substance extrêmement préoccupante », une désignation qui était contestée par l’industrie du plastique. S’il n’est pas la substance la plus toxique de tous les noms cités plus haut, il était par contre le plus répandu dans nos habitudes de consommation. Il intervenait en effet dans la fabrication des matières plastiques (dont les biberons), dans les résines ‘époxydes’des faces internes des boîtes de conserve et des cannettes, ainsi que dans les emballages de plats préparés. L’industrie alimentaire a donc été contrainte de remplacer le bisphénol A par du… bisphénol S dont on ne connaissait alors que très peu les effets sur le corps humain. Mais une récente étude française, parue en juillet dernier, a suggéré que le ‘S’était potentiellement encore plus dangereux que le ‘A’. D’après des chercheurs de l’Université de Grenade en Espagne, près de 90% des… tickets de caisse contiendraient encore du bisphénol A. Selon le professeur Nicolas Olea, « les tickets ne doivent pas entrer en contact avec des aliments pendant qu’on déballe les courses dans la cuisine. Ne froissez pas les reçus avant de les jeter à la poubelle, ne les laissez pas traîner dans votre voiture ou dans votre sac. » FAST-FOOD ET SANDWICHES Parmi les autres perturbateurs endocriniens en contact avec nos aliments, on peut également citer les phtalates présents dans les emballages alimentaires et qui peuvent migrer dans la nourriture, notamment lors d’un passage aux microondes. D’après une étude américaine parue l’an dernier, prendre ses repas à l’extérieur augmenterait d’ailleurs son exposition aux phtalates de près de 35%., indique une étude américaine. Les adolescents -les plus gros consommateurs de restauration rapide et de produits à emportersemblent particulièrement touchés  : leurs niveaux de phtalates étaient 55% plus élevés par rapport aux participants de l’étude qui mangeaient exclusivement à la maison. Burgers et sandwiches figurent parmi les produits alimentaires les plus à risque « s’ils ont été achetés à un fast-food, un restaurant ou une cafétéria » avec une exposition aux phtalates augmentée de 30%. Si notre alimentation baigne dans un environnement de perturbateurs endocriniens, c’est également les cas des cosmétiques. Que ce soit les shampoings, les gels douche, le dentifrice, les crèmes à raser, les lingettes jetables, les déodorants, ou encore les colorants pour cheveux, la plupart contiennent des phtalates, mais aussi des parabènes, du triclosan et des alkyphénols. Des produits qui modifient l’équilibre des hormones thyroïdiennes mais qui sont aussi toxiques pour le foie et les voies respiratoires. Enfin, un récent adage affirme que l’air de nos intérieurs est plus pollué que celui à l’extérieur. Et c’est vrai ! Les sources ne manquent pas  : des peintures aux tissus sur les meubles, des produits d’entretien aux vêtements, des matelas aux cires pour parquet, etc. Certaines huiles essentielles sont même à éviter fortement. COMMENT LES ÉVITER LE PLUS POSSIBLE ? La règle de base est d’éviter au plus possible les contenants (bouteilles, conserves, canettes, sacs plastiques), et d’acheter les produits en vrac. Ce qui est de plus en plus simple grâce à cette tendance de consommation ‘zéro déchet’depuis quelques années. Pour mettre en place une stratégie, de petites actions peuvent être facilement mises en place  : utiliser un sac cabas pour les courses, boire dans un verre, refuser les sacs plastiques et les tickets de caisses, acheter des plats en bocaux, mais aussi boire de l’eau du robinet en la filtrant, réchauffer les aliments dans des plats en verre, et enfin bien laver et éplucher les fruits et légumes bio ! Pour les bébés, il vaut mieux se fournir dans les magasins de puériculture bio pour les couches, les jouets, l’alimentation, les biberons et les vêtements. Côté ménage, le savon noir, le vinaigre blanc et le bicarbonate de soude sont redevenus à la mode. N’hésitez en outre pas à aérer le plus possible votre intérieur. Pour les cosmétiques, c’est plus compliqué. S’il est facile de trouver des produits sans parabène, il est plus difficile d’échapper aux phtalates. Le bon réflexe est donc de vérifier que la liste des composants est courte et qu’on n’y trouve pas de parfums, de MIT (methylisothiazolinone), des sulfates, de BHA, de BHT ou encore de Triclosan. Enfin, s’il est bon de consommer du poisson, il vaut mieux éviter d’en manger plus de deux fois par semaine tout en diversifiant les espèces et leur provenance. On trouve bien souvent dans leur chair grasse des résidus de métaux lourds tels que le mercure, mais
metrotime.be MARDI 17/3/2020 GREEN 13 Une Liste Rouge pour les abeilles de Belgique Face au déclin avéré des abeilles sauvages, de nombreux projets voient le jour. Parmi eux, la publication d’une liste rouge pointe les espèces et les habitats à protéger prioritairement. Un outil central pour les politiques de conservation. De nombreuses études ont souligné ces dernières années le déclin des abeilles sauvages en Europe. En Belgique, la dernière évaluation remonte à plus de 25 ans et pointait déjà une régression de 25% de ces espèces essentielles écologiquement, économiquement et patrimonialement. Afin de contribuer à l’amélioration des connaissances, la Liste Rouge des abeilles de Belgique vient d’être finalisée dans le cadre du projet de recherche BELBEES (2014-2018), financé par la politique scientifique fédérale belge BELSPO. Ce travail regroupe l’ensemble des données d’abeilles disponibles sur le territoire belge, dont Natagora représente l’un des principaux contributeurs par le biais de leur programme de sciences participatives ! Les abeilles représentent les principaux pollinisateurs de nos régions et contribuent grandement à la reproduction de nos plantes à fleurs sauvages et cultivées. Malheureusement, ces insectes subissent un déclin massif en Europe et la dernière évaluation de la situation des populations d’abeilles sauvages en Belgique remonte à plus de 25 ans. Or, les pressions auxquelles fait face la biodiversité ne font que s’accentuer. Il était donc urgent d’entreprendre une mise à jour du déclin de ces espèces essentielles afin de conscientiser les autorités et prioriser les futures actions de conservation. Cette liste rouge a été réalisée en suivant la méthodologie proposée par l’UICN (Union Internationale de Conservation de la Nature), qui vise à identifier la probabilité d’extinction pour chaque espèce d’une région donnée et de les classer au sein de différentes catégories de menace. Les résultats sont alarmants et pointent que plus de la moitié des espèces d’abeilles de notre territoire est menacée d’extinction (33%) , a disparu de notre pays (12%) ou est en passe d’être menacée (7%). Ce constat souligne la tendance évolutive et grandissante du phénomène, mais aussi que certains groupes d’espèces à écologies particulières (ex. abeilles sociales) sont plus impactés. C’est notamment le cas du groupe des bourdons pour lequel 80% des espèces sont menacées d’extinction, d’ores et déjà éteintes ou en passe d’être menacées. Bien entendu, l’activité humaine sans cesse croissante est largement pointée du doigt. Citons notamment la perte et la modification des habitats et des ressources florales par le biais de l’agriculture intensive, l’urbanisation grandissante et toutes actions induisant l’altération, la destruction et la fragmentation des biotopes. En outre, les événements climatiques extrêmes tels que les canicules ainsi que l’augmentation graduelle de la température traduisent des changements globaux en cours qui impactent déjà les populations de certaines espèces. Ce travail met aussi en lumière le manque de connaissances pour l’évaluation de certaines espèces. En effet, près de 10% des espèces ont été classées dans la catégorie « Données insuffisantes » en raison de l’incertitude des auteurs quant à leur possible menace. De même, certaines régions telles que l’Ardenne ou la Flandre-Occidentale sont sous-échantillonnées et donc méconnues quant à la caractérisation de leur faune d’abeilles. L’amélioration des connaissances dans les prochaines années représente dans ce contexte un objectif prioritaire ! Les listes rouges représentent un puissant outil pour informer et catalyser les actions dédiées à la conservation des espèces. Certains « hotspots » de diversité locale ont ainsi pu être mis en exergue et représentent des habitats particuliers et menacés (ex. pelouses calcaires, landes) qu’il est important de protéger en priorité. Les résultats de ce travail pourront être utilisés pour mettre en œuvre un large éventail de mesures de conservation visant à globalement améliorer le statut de menace des espèces. Maxime Drossart Pour contacter l’auteur  : maxime.drossart@umons.ac.be enatagora Bombus Veteranus Ph. Jean-Sébastien Rousseau-Piot Andrena pandelleiPh. Hubert Baltus CE CONCOURS N’EST NI ORGANISÉ NI SPONSORISÉ PAR LA LOTERIE NATIONALE 50 BILLETS « SUBITO » A GAGNER ! 6026 ENVOYÉ/REÇU 1,00 EUR/SMS MT20w12 200317WF-SUB RÉPONDEZ À LA QUESTION SUIVANTE  : Qui a interprété la chanson du thème du film Titanic ? A Whitney Houston B Céline Dion C Barbra Streisand CONNAISSEZ-VOUS LA RÉPONSE ? Envoyez TITANIC A, B ou C (ex.  : TITANIC A) par SMS au 6026 ou composez le 0905 23 180 à partir d’un téléphone fixe et tentez votre chance 50 fois de remporter 75.000  € . GAIN MINIMAL GARANTI DANS CHAQUE PAQUET Les concours de la Loterie Nationale sont interdits aux mineurs d’âge Renseignements  : 03/216 46 84 - info@mconcept.be - Participation possible jusqu’au 31/03/20 à 23h59 - Coût de participation  : par appel 2,00 EUR - par SMS envoyé/reçu  : 1,00 EUR, participation complète par SMS  : 4,00 EUR - Participation interdite aux mineurs d’âge - Les prix ne sont ni échangeables ni convertibles en espèces - Les coordonnées fournies par les participants sont enregistrées dans une base de données de MConcept sp et sont destinées à l’organisation et au traitement de ce concours. Les participants ont le droit de consulter, corriger et/ou effacer leurs données. Ces concours sont organisés par MConcept sp, n°d’entreprise 0826.398.329, Desguinlei90 n°12B, 2018 Anvers. -18 0 r



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