Métro Belgique n°4193 12 mar 2020
Métro Belgique n°4193 12 mar 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4193 de 12 mar 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 4,5 Mo

  • Dans ce numéro : Weinstein condamné.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 10 - 11  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
10 11
10 FEELGOOD JEUDI 12/3/2020 metrotime.be La pyramide alimentaire évolue et s’offre quelques changements Food in Action et le département diététique de l’Institut Paul Lambin ont dévoilé une nouvelle version de la pyramide alimentaire. Voici comment la décrypter. LA PYRAMIDE ALIMENTAIRE, QU’EST-CE QUE C’EST ? La pyramide alimentaire est la représentation des bases d’une alimentation variée et équilibrée. Elle donne une vue d’ensemble des denrées qui composent une alimentation équilibrée. C’est un outil éducatif créé pour les adultes. Elle sert notamment de support visuel aux diététiciens. La première pyramide alimentaire a vu le jour au début des années 1970, en Suède. Le concept a ensuite été repris dans de nombreux pays du monde. La pyramide alimentaire n’est pas universelle. Chaque pays l’adapte à ses propres recommandations nutritionnelles. Elle évolue aussi avec le temps « pour refléter au plus près les connaissances en nutrition, notamment sur les relations entre aliments et santé, tout en intégrant l’aspect de la durabilité, et en tant compte des habitudes alimentaires et modes de consommation », souligne Food in Action. COMMENT LA DÉCRYPTER ? Le principe de la pyramide alimentaire est très simple. À la base de celle-ci, on retrouve les aliments indispensables, devant être consommés en grande quantité dans le cadre d’une alimentation équilibrée. Plus on monte dans la pyramide, plus on retrouve des familles d’aliments « moins indispensables », sans toutefois parler d’aliments « interdits ». Au-delà de la base (l’eau) et de la pointe (les aliments peu recommandables), la pyramide alimentaire belge version 2020 est divisée en trois niveaux  : les aliments à favoriser et à privilégier, les aliments tolérés, et pour finir les aliments à consommer à l’occasion et avec modération. LES CHANGEMENTS DE LA VERSION 2020 Food in Action annonce directement la couleur  : la pyramide alimentaire 2020 n’est pas une révolution, c’est une évolution. Elle se veut plus équilibrée et plus durable. « Elle a été revue dans son contenu et son graphisme, de manière à être en parfaite cohérence avec les enjeux actuels, dont les recommandations alimentaires pour la Belgique, et avec un look plus actuel », indique l’organisation. Eau et boissons non sucrées  : Pas Ph. Food in Action de bouleversements à la base de la pyramide, l’eau peut toujours être consommée « à volonté ». Les changements sont visuels puisque la bouteille d’eau en plastique a disparu au profit d’une gourde métallique. Les fruits et les légumes  : Le nombre de fruits et légumes qu’il est conseillé de consommer quotidiennement a été remplacé pour le poids  : 250 g par jour de fruits et minimum 300 g par jour de légumes. Dans une optique de durabilité, la banane et l’avocat disparaissent de la pyramide alimentaire. Les féculents  : Au centre de la pyramide alimentaire, les féculents (y compris les pommes de terre) sont toujours conseillés à chaque repas. Les céréales complètes sont mises en valeur par un message (en consommer au moins 125 g par jour) mais aussi visuellement avec l’apparition de pâtes et de riz complets. VVPOLAV (viandes, volailles, poissons, œufs, légumineuses, alternatives végétales)  : Les recommandations ne changent pas mais elles sont plus précises. Le poisson et les fruits de mer sont conseillés à raison à raison d’une à deux fois par semaine, les légumineuses au minimum une fois par semaine et la viande rouge maximum 300 g par semaine (poids de la viande cuite). Produits laitiers et alternatives végétales enrichies en calcium  : 250 à 500 g de lait ou équivalents laitiers par jour mérite d’être précisée  : 250 ml de lait correspondent environ à deux yaourts de 125 g, à 100 g de fromage frais ou 30-40 g de fromage à pâte dure. L’avant-dernier étage de la pyramide concerne les matières grasses ajoutées (à consommer modérément en variant les sources) et les fruits à coque et les graines (15 à 25 g par jour). Le sommet de la pyramide est détaché du reste de l’édifice pour bien faire comprendre aux consommateurs qu’il ne s’agit pas des aliments les plus importants, au contraire. Cette pointe regroupe tous les aliments « non indispensables ». Dans cette nouvelle version, ce groupe accueille les viandes transformées, représentées par une tranche de salami. Une pyramide inversée et critiquée En 2017, une nouvelle pyramide alimentaire a été dévoilée en Flandre par le Vlaams Instituut Gezond Leven. Elle se présente comme une pyramide inversée avec les aliments qu’il est le plus conseillé de consommer en haut et à l’inverse, les moins conseillés en bas. En dehors de la pyramide, dans un cercle rouge, sont placés les aliments à réduire, voire à bannir, de son régime alimentaire comme l’alcool, le chocolat, les frites ou encore les pizzas. Cette pyramide inversée a néanmoins été l’objet de critiques, notamment à cause de son manque de nuances. ◀ (tw)
metrotime.be JEUDI 12/3/2020 FEELGOOD 11 En finir avec le tabou de la masturbation au sein du couple La masturbation, ou l’art de se faire plaisir en solitaire, est encore souvent perçue comme un geste pervers au sein du couple. « Mon partenaire est-il insatisfait au lit avec moi ? », « Fait-il cela seul parce que je ne lui plais plus ? » sont des questions que la sexologue Valérie L’Heureux a l’habitude d’entendre en consultation. Pourtant, il s’agit, d’après elle, d’une pratique tout à fait saine qui peut apporter beaucoup au sein du couple. Dépoussiérons ensemble ce tabou sur le plaisir le plus intime qui soit ! Au cours de l’Histoire, la masturbation a longtemps été réprimée, soit par les religions, soit par les normes sociétales. Si sa pratique s’est normalisée au cours du 20 e siècle, voire plutôt au cours du 21 e pour les femmes, elle n’en reste pas moins un sujet parfois difficile à aborder au sein du couple. « Avant cette normalisation de la pratique, environ dans les années 60, il y a eu un 19 e siècle qui faisait de ce geste un pêché et qui était profondément ancré dans la culture et dans les familles. Il y avait en plus de cela un certain puritanisme qui affirmait que c’était mauvais pour la santé, on retrouve d’ailleurs encore cette idée dans le sport, alors qu’on est en 2020 », explique la sexologue Valérie L’Heureux. SE MASTURBER, EN COUPLE, POURQUOI FAIRE ? De prime à bord, on pourrait se demander l’intérêt de se masturber lorsque l’on a un compagnon avec qui partager des moments intimes. Parfois diabolisée et considérée comme réservée aux célibataires, elle a pourtant bel et bien sa place au sein de votre relation. C’est une des raisons Ph. Unsplash Ph. Unsplash pour laquelle elle est légitime, car le désir n’est pas toujours présent au même moment pour les deux membres d’un couple. Nos libidos ne sont pas toujours réglées de la même manière et la masturbation permet de rééquilibrer son désir sans créer de sentiment de frustration ou harceler son partenaire. Et naturellement, cela n’a rien à voir avec l’attirance que l’on éprouve pour lui ou pour elle. Cette pratique lorsque l’on est en couple est souvent associée à un manque de désir pour l’autre, voire pour une insatisfaction, choses qui s’expliquent notamment via notre rapport à la pornographie, affirme Valérie L’Heureux  : « On sait qu’environ 98% des garçons utilisent un support pornographique pour se masturber. Lorsque les images ne concernent pas la fille elle-même, ça peut être vécu comme une trahison, car l’excitation visuelle concerne quelqu’un d’autre. Pourtant il ne s’agit que d’une stimulation, et cela n’a souvent rien à voir avec la personne présente sur le support. » D’après notre experte, il est toutefois important de dédramatiser cette pratique tout à fait saine  : « Les couples sont parfois dans une idée plus romantique de la sexualité. Dès lors, ils veulent mettre les rapports avec l’autre en principal, garder le meilleur pour l’autre. » CHOISIR SON MOMENT Il est donc important de penser à soi-même et de s’accorder des moments intimes. Lorsque l’on vit ensemble, il est parfois compliqué de se trouver un moment et un endroit pour se retrouver avec soi-même, que cela soit pour la masturbation comme pour d’autres raisons. Toutefois, il n’est pas toujours indispensable de le dire à l’autre, notamment lorsque son partenaire n’a pas envie de faire l’amour. « Je ne pense pas que cela soit nécessaire de dire à l’autre l’heure, l’endroit et la façon dont on s’est masturbés. Ce n’est pas agréable de savoir que son partenaire a pu se masturber en pensant à quelqu’un d’autre. Il faut laisser sous-entendre que l’on est autonome pour se faire plaisir, mais pas spécialement plus », estime la spécialiste. Par contre, cela peut être intéressant de discuter de cette pratique avec l’autre pour savoir ce qui lui plaît et pour mieux connaître ces organes qui peuvent être extrêmement complexes à apprivoiser. On a beaucoup à apprendre de ce que l’autre aime. L’essentiel, c’est donc de faire preuve d’ouverture envers l’autre et d’accepter que son partenaire puisse ne pas avoir besoin de quelqu’un pour avoir une sexualité épanouie. SE FAIRE PLAISIR, SANS QUE CELA DEVIENNE UN PROBLÈME Cette pratique ne doit pas non plus devenir un refuge, pour Valérie L’Heureux  : « Quand cela prime sur la relation sexuelle, c’est qu’il y a d’une certaine manière un dysfonctionnement. Si cela devient plus plaisant tout seul et que lorsque l’autre vient vers nous, on éprouve plus de désir, cela devient problématique. » Dès lors, il est important de trouver son équilibre, entre moments pour soi, qui ont naturellement leur légitimité, et moments de partage avec l’autre. Même son de cloche pour la masturbation qui précède un rapport dans une optique de performance, toujours selon la sexologue  : « C’est effectivement quelque chose qui peut arriver et ce n’est pas dérangeant. Maintenant cela ne doit pas devenir une sorte de médicament que l’on prend de façon systématique. Je pense que cela doit être fait dans de bonnes conditions, ni trop vite, ni trop peu avant le rapport. » Comme souvent, il est donc recommandé de trouver un juste milieu afin que les deux membres du couple aient une sexualité épanouie, dans laquelle la masturbation existe en complément des relations sexuelles. Sébastien Paulus Et le sextoy dans tout ça ? AFP/S. De Sakutin Le sextoy est souvent associé au plaisir solitaire et n’est pas spécialement quelque chose auquel on pense tout de suite lorsque l’on aborde la sexualité au sein du couple. Pourtant, il est possible de pimenter vos ébats avec ces accessoires, qui peuvent facilement devenir des jeux entre vous. Réfléchissez-y  : télécommandes à distance, sextoy en plus durant le rapport ou encore anneaux péniens peuvent servir d’accessoires fun, pour faire grimper encore un peu plus vos soirées en amoureux. Il peut également permettre de mettre la femme plus à l’aise et de la stimuler comme elle l’apprécie, si elle a été habituée à se masturber avec un sextoy. Le web et autres sexshops regorgent de sextoys aussi loufoques qu’intrigants, il serait tout de même dommage de s’en priver ! ◀



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :