Métro Belgique n°4173 10 fév 2020
Métro Belgique n°4173 10 fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4173 de 10 fév 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : Venise fait la fête.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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8 YOUNG GRADUATES 2020 START Spentys, quand entreprenariat et impact sociétal s’allient Comment rendre le port d’un plâtre plus agréable ? Lourds, encombrants, non-résistants à l’eau... Porter un plâtre est vraiment handicapant au quotidien. C’est à partir de ce constat que Louis-Philippe Broze et son acolyte Florian De Boeck ont fondé Spentys, une start-up spécialisée dans l’impression 3D d’orthèses sur-mesure. Le principe est assez simple. Après un scan en 3D du membre du patient à traiter, un logiciel développé par la start-up crée une attelle digitale unique, résistante et légère, qui est imprimée en 3D. « Quand nous avons eu l’idée de monter une boîte, nous voulions le faire dans la mobilité, l’énergie ou le médical. Nous trouvions ces secteurs plus intéressants surtout parce qu’ils pourraient avoir un impact », explique Louis-Philippe Broze. Après de nombreuses heures de réflexion avec son associé, l’idée leur est finalement venue. « Nous avons brainstormé pendant des jours et des semaines. Puis un jour, nous avons pensé aux plâtres. Ils sont lourds, ils grattent, ils ne peuvent pas aller sous l’eau et ils ne sont pas recyclables et cela n’a pas changé depuis des années. En plus, ils puent (rires). En y pensant, nous nous sommes dit que de meilleures technologies existaient forcément. Et c’est comme cela que nous nous sommes lancés ». ÊTRE SON PROPRE PATRON Il faut dire que depuis qu’il est tout petit, Louis-Philippe Broze aime l’idée d’être son propre patron. Déjà en secondaire, il participait aux projets de mini-entreprises de son école. « Le fait de pouvoir être son propre patron m’a toujours plu. C’est quelque chose qui m’anime depuis la 4 e secondaire je dirais... Nous avons aussi fait deux fois les mini-entreprises en 5 e et en rhéto avec mon associé. Je ne viens pas d’une famille d’entrepreneurs, les parents de Florian non plus. C’est vraiment une volonté d’avoir un impact direct sur la société, et puis le mode de vie fonctionne mieux avec nos caractères au niveau de la flexibilité notamment ». Et si cette volonté d’avoir un impact est toujours là et les fait avancer, il est plus difficile de la communiquer à leurs parents qui s’inquiètent pour eux. Surtout que les deux fondateurs de Spentys n’ont pas fini leurs études à cause de la start-up. « J’ai eu mon bachelier. Puis nous avons commencé Spentys en Master 1, nous l’avons réussi et puis nous avons validé la moitié de nos crédits en Master 2. Nous avons recommencé l’année passée, mais nous en sommes arrivés à un point où Spentys prenait trop d’ampleur et les études n’étaient pas notre priorité. Mes parents se sont réellement inquiétés quand nous avons arrêté les études. Et puis nous avons reçu un peu d’argent des investisseurs, donc ça les a calmés, mais ils sont toujours un peu fâchés à propos de ça (rires). De toute façon mes crédits sont validés à vie donc si Spentys plante, je referai ma dernière année d’étude ». Ph. Young Talents in Action S’INTERNATIONALISER Mais pas question de s’arrêter pour le moment, tant Spentys semble être parti sur de bons rails. En avril dernier, la start-up a en effet levé 750.000 € pour s’implanter aux Pays-Bas et en Suisse. Une belle somme, qui ne freine en rien les ambitions de son fondateur qui voit plus loin. « À court terme, dans les six prochains mois, nous voulons lever encore de l’argent et aider de plus en plus de patients et de médecins. Nous souhaitons également nous focaliser sur une internationalisation, surtout aux Pays-Bas, en Suisse et au Luxembourg. Après, à moyen terme, à partir de mi-2020, internationaliser Spentys dans toute l’Europe, au Moyen-Orient et aux États-Unis. À long terme, nous voulons vraiment avoir un impact global ». Après trois ans d’entreprenariat, Louis-Philippe Broze constate en tout cas que de nombreuses choses sont faites dans notre pays pour venir en aide aux jeunes entrepreneurs. « L’entrepreneuriat, c’est devenu un buzzword, c’est positif parce que cela devient plus accessible. Mon conseil à quelqu’un qui veut se lancer ? Quand tu es jeune, que tu n’as pas de ménage, de maison à rembourser, etc., tu peux prendre plus de risques. Il n’y a plus d’excuse en 2020, à Bruxelles, dans notre état providence, pour ne pas entreprendre. C’est impossible de ne pas trouver de financement ou de gens qui soutiennent les idées novatrices. L’État n’a jamais autant investi dans les événements, les financements de startup, et les incubateurs. Si tu as une idée, fais-le », conclut-il.
START 9 Le guide carrière de Metro YOUNG GRADUATES 2020 Katrien Herdewyn, de sa passion pour les chaussures à la Sillicon Valley Entre sa passion de toujours, les chaussures, et l’amour des sciences, que ses parents lui ont transmis, Katrien Herdewyn n’a jamais réellement pu se décider. Après des études à la KUL et des voyages partout dans le talons et hautes technologies avec la ligne de chaussures « Elegnano ». C’est une démarche pour le moins innovante qu’a lancée Katrien Herdewyn en 2014. En effet, la jeune entrepreneuse a décidé de combiner la nanotechnologie à la confection de chaussures à talons. Depuis qu’elle est une petite fille, elle est obsédée par les chaussures  : « C’était toujours spécial quand cela concernait les chaussures. Quand j’étais petite et que j’allais à une fête, il fallait que j’aie des chaussures spécialement pour aller là-bas. Je jouais à la vendeuse de chaussures devant le garage, cela m’obsédait presque (rires). » Les années passent et la mode passe au second plan de la vie de Katrien, qui se consacre à sa scolarité. Très vite, elle se rend compte qu’elle a les sciences dans le sang grâce à ses deux parents, et termine avec un master en nanotechnologie et nanosciences  : « À l’école, j’étais forte en sciences. Mes parents sont aussi scientifiques, donc je me suis naturellement dirigée vers cette branche. Je trouvais le cursus très intéressant, mais les jobs en soi n’étaient pas forcément pour moi. Cela me plaisait, mais je ne m’y voyais pas travailler sur le long-terme. Au cours de mon doctorat, j’ai étudié le design de chaussures comme passe-temps et c’est à ce moment que je m’étais rendue compte que ma passion pour les chaussures pouvait se mêler à mes connaissances scientifiques. » L’ÉMERGENCE D’UN PROJET Après ses études, la jeune femme effectue plusieurs voyages à l’étranger qui viennent sublimer son apprentissage  : « Il n’y a pas un pays où j’ai appris plus que dans un autre. Chaque endroit que j’ai visité m’a transmis une expertise sur différents sujets. Par exemple, en Italie, on apprend comment concrètement fabriquer des chaussures. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas étaient beaucoup plus orientés vers l’entrepreneuriat. » Forte de ces expériences, Katrien lance « Elegnano », en octobre 2014, une marque combinant nanotechnologies et chaussures. En effet, le design des chaussures est amélioré par les technologies qui, à titre d’exemple, sont utilisées pour améliorer la qualité, le confort et la durabilité du cuir Young Talent in Action Les jeunes connaissent-ils le potentiel de leurs propres talents ? Savent-ils tout ce que le marché du travail leur réserve ? Les emplois ne manquent apparemment pas aujourd’hui, mais le talent peine à arriver au bon endroit. Quel est le problème ? Et surtout...comment pouvons-nous faire mieux ? Pour adresser ces questions et y apporter des solutions, la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) a lancé Young Talent in Action (YTiA), une plateforme interactive où les jeunes peuvent dans les collections de cette marque. Le succès est rapidement au rendez-vous et la jeune entrepreneuse est récompensée dès 2015 par le prix de « Starter de l’année », remis par Unizo, l’organisation patronale belge  : « Cela a été un boost incroyable. Déjà d’un point de vue personnel, parce qu’on n’est jamais sûr de soi à 100% si le projet n’a pas été validé par des professionnels. En plus, je suis une jeune femme dans un monde qui était plutôt -et qui reste aujourd’hui toujours un peu- un monde d’hommes, et cela peut être très intimidant. Ensuite, d’un point de vue visibilité aussi  : grâce à ce titre, j’ai reçu beaucoup plus d’attention de la presse ! » VIVRE LE RÊVE AMÉRICAIN Cette consécration lui ouvre des portes que Katrien ne pensait pas pouvoir s’ouvrir. Désormais, elle se partage entre la Belgique et la Sillicon Valley, véritable Eldorado des nouvelles technologies aux États-Unis, pour d’autres projets que son bébé devenu grand. « Je fais aussi beaucoup de consultance pour d’autres entreprises aux États-Unis. Pour l’instant, c’est une entreprise qui combine l’architecture avec la nanotechnologie qui a fait appel à mon expérience et mon expertise » Désormais, il semble assez clair que l’avenir de l’entrepreneuse s’écrira découvrir leurs propres talents et ce qu’ils peuvent en faire sur le marché du travail. INVESTIS DANS TON PROPRE AVENIR... DEVIENS TOI AUSSI UN YTIA AMBASSADOR ! La communauté Young Talent in Action repose sur nos YTiA Ambassadors. Aujourd’hui, ils sont 250. Au nom des au-delà de l’Atlantique  : « C’est un projet plein de promesses que de se développer là-bas parce que la technologie y est énormément mise en avant. J’y vois une opportunité unique d’intégrer la nanotechnologie dans d’autres branches de la mode ainsi que dans d’autres domaines, et ce au cœur d’une ville où la technologie bat son plein. » L’ASPECT TECHNOLOGIQUE MIS EN AVANT Mais cette diversification dans les activités de Katrien ne l’empêche pas de continuer à développer « Elegnano », qui est un savant mélange entre savoir-faire artisanal et technologie à la pointe de la modernité. « Le but n’a jamais été de vendre des chaussures Elegnano dans tous les magasins du monde. Elles sont disponibles sur le site web et j’organise aussi beaucoup d’événements promotionnels partout dans le monde. La technologie qui a fait de la chaussure Elegnano ce qu’elle est aujourd’hui demeure le core business de mon activité. Cette technologie importe bien plus que la vente de chaussures en elle-même. Je veux vraiment développer ce côté de la marque, et que ce soit cela que les gens retiennent d’Elegnano ! », conclut la jeune femme ambitieuse. jeunes, ils font entendre leur voix sur le marché du travail. Parallèlement, ils constituent une précieuse caisse de résonance pour la FEB et les employeurs. Les YTiA Ambassadors ont aussi accès à un réseau unique (jeunes, chefs d’entreprise, décideurs et hommes politiques...). Ils prennent avant tout leur futur professionnel en mains. ●



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