Métro Belgique n°4172 7 fév 2020
Métro Belgique n°4172 7 fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4172 de 7 fév 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (240 x 325) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 4,4 Mo

  • Dans ce numéro : les manchots ont chaud.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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W2 vendredi 7 février 2020 metro weekend Tous les vendredis, Metro et un navetteur partagent avec vous leurs plus chouettes conseils de lifestyle. Cette semaine, nous mettons en vedettes deux tourtereaux pour notre édition Saint-Valentin. Comment vous êtes-vous rencontrés ? Ulrike : Via Tinder. Mais je savais déjà qui il était car nous avons des amis communs. Jan ne m’avait toutefois pas reconnue. Par la suite, nous nous sommes rendu compte que nous nous étions une fois parlé dans un café quand j’avais 18 ans, mais ce souvenir est très vague. À l’époque, je n’étais pas encore aussi canon qu’aujourd’hui. (rires) 3 x foodsharing romantique Que peut-il bien y avoir de plus romantique que de manger dans l’assiette de votre chéri(e) ? Cette Saint-Valentin, vous la passerez en mode la Belle et le Clochard dans l’un des restaurants de foodsharing suivants. Un dîner en amoureux, cela peut évoquer une mise au vert, dans un cadre bucolique, une quiétude absolue, entre quatre yeux, mais tout en dégustant une cuisine de haut vol. C’est tout ce que propose Vincent Gardinal, à la tête du restaurant Le Prieuré-Saint-Géry, à Solre-Saint-Géry, près de Beaumont. Étoilé depuis 1996, le restaurant se niche dans un ancien prieuré du 18 e siècle, et propose même plusieurs chambres au cadre romantique pour profiter pleinement du séjour. Dépaysement et raffinement garantis ! Le Prieuré Saint-Géry Rue Lambot, 9 – 6500 Solre-Saint-Géry Les conseils d’un navetteur TEXTE ET PHOTO  : JANNE VANDEVELDE ILLUSTRATIONS  : ELISE BUNTINX Que faites-vous quand vous sortez ensemble ? Jan : Nous allons découvrir des restaurants à Bruxelles. Aller au cinéma reste aussi un grand classique, d’autant plus au Palace dans notre rue, le boulevard Anspach. Nous sommes tous les deux fans de musique, donc nous allons souvent à des concerts dans cet autre temple de la culture situé dans notre rue : l’Ancienne Belgique. C’est un rêve d’ado d’habiter aussi près de l’AB. gauche au balcon 1 ! Quels sont vos petits noms ? Ulrike : Des mots commençant par « pou »  : poussin, poulet, poupoule... Cela fait bien rire mes collègues, mais pour moi, c’est la chose la plus normale au monde. Je dis très rarement « Jan ». De la même manière que ça fait bizarre de dire son propre nom. Jan : Il faut dire que son nom est (rires) Quel est le restaurant idéal quand on est en couple ? Ulrike : Pour les anniversaires, nous allons chez Ötap à Ixelles. Il y a plein de petits coins sympa à l’abri des regards et le jeudi, le menu est hyper délicieux. Nous sommes récemment allés à l’Osteria Winehouse, un petit restaurant italien à deux pas. C’était très romantique ! STICKS’N BOWLS Cet ancien restaurant de poké bowls a été repris en mains par le jeune et flamboyant chef Yuki Kimura (26 ans). Le feu qui brûle en Yuki, vous le retrouverez aussi dans ses plats, inspirés par la Ceinture de feu du Pacifique, une zone en forme de fer à cheval bordant l’océan Pacifique, où les tremblements de terre et les éruptions volcaniques sont monnaie courante. Vous y reconnaîtrez des saveurs venues de Thaïlande, du Vietnam, de Corée... mais aussi de notre petit pays. Le chou-fleur y est ainsi associé aux anchois et aux amandes, le riz est parfumé au jasmin et le calamar en provenance de la mer du Nord est servi avec des nouilles Soba. Reste à savoir si ces plats flamboyants raviveront la flamme de votre couple... Oude Vaartplaats 35 2000 Anvers Jan Van den Bogaert et Ulrike D’hauwer Maçon à Brussels Expo et présentatrice et rédactrice à Studio Brussel Bruxelles Bruxelles – Laeken et Schaerbeek @janvandenbogaert et @ulrikedhauwer Ulrike : Rénover notre appartement actuel. En un an, nous avons tout fait nous-mêmes : de la construction de murs intérieurs à la pose de carrelage. Avec le recul, notre nouveau chez nous valait bien tout ce stress, mais pendant les travaux nous nous sommes souvent dit que partir un petit week-end nous ferait tellement de bien ! On oublie bien vite les désagréments de la rénovation. Après un mois, Jan avait un nouveau « projet » en tête. Je le lui ai déconseillé. Jan : (en grommelant) Plutôt interdit... Ulrike : À la place, nous sommes partis en week-end à Disneyland. (rires) Dans quels vêtements trouvez-vous l’autre le plus beau ou la plus belle et qu’est-ce que vous aimeriez bien voir disparaître ? Ulrike : Jan est super beau quand il porte ce que nous appelons des « p’tits pantalons ». Pas un jeans, mais un pantalon plus chic qu’il peut quand même porter de façon décontractée. Je trouve horribles ses T-shirts avec des imprimés « rigolos » ringards de Star Wars ou Doctor Who. D’ailleurs, je les ai rapidement bannis de sa garde-robe ! Jan : Ses tailleurs pantalons, ils lui vont à merveille. Et pas que ça compte beaucoup, mais tant Ulrike s’habille très mode en journée, tant ses tenues de nuit sont négligées. Ulrike : C’est vrai, mais uniquement en hiver ! Jan : Comme elle a froid, elle associe un pantalon de jogging usé à des T-shirts qui ne sont absolument pas assortis. Ulrike : Je participe tout simplement au revival des années 80  : des lignes avec des pois, pourquoi pas ? Jan : Pourquoi oui ? Janne Vandevelde Journaliste LE CONTEUR « Le Conteur » porte bien son nom. Vous n’y partagerez pas seulement la nourriture mais aussi des histoires. Chaque plat conte en effet un récit du Moyen- Orient, à l’aide de recettes transmises de génération en génération. Vous vous sentirez accueilli dans ce restaurant chaleureux, comme si vous allez manger chez un membre de votre famille. Les serveurs se feront un plaisir de vous expliquer l’histoire d’un plat et virevolteront de table en table. Ne vous bourrez pas trop d’agneau délicieux ou de poulpe grillé, car vous devez absolument goûter le dessert « Chaos au chocolat » ! Cette douceur chocolatée est préparée devant vous et vous la partagerez avec votre chéri(e). Pour une sensuelle soirée orientale : une seule adresse ! Rue du Marché aux Poulets 32 1000 Bruxelles Tips & Trends. Ph. Le Prieuré Ph. K. Vlegel Ph. Le Conteur
Illustration : Elise Buntinx metro weekend vendredi 7 février 2020 W3 Le Belge, l’amour et le sexe, au fil des siècles Faire la cour, se marier, faire des câlins… Avons-nous encore des choses en commun avec nos ancêtres les Gaulois ou avec les paysans du Moyen Âge ? Didier Dillen, historien et journaliste, s’est intéressé à la sexualité des le sujet  : « L’histoire amoureuse des Belges », aux éditions La Boîte à Pandore. INTERVIEW DE LUCIE HAGE Nos ancêtres les Gaulois étaient plutôt partageurs apparemment ! « Oui, lors de la noce, tous les hommes pouvaient coucher avec la future épouse. Le mari en profitait en dernier. Mais contrairement à ce que l’on peut imaginer, ils étaient plutôt raffinés. Les femmes avaient leur mot à dire, contrairement à l’Empire Romain très patriarcal. Aussi, l’homosexualité ne choque personne chez les Gaulois. Il est normal par exemple qu’un guerrier se donne à un autre guerrier. » Et puis le dogme catholique a fait son œuvre... en tout cas en apparence. « Avec la religion catholique, l’abstinence est de mise. Rien ne doit être centré sur le plaisir. La procréation doit prévaloir. Il y a de très nombreux jours d’abstinence, jusqu’à 275 par an ! Il y a le dimanche, jour du Christ, le vendredi, la naissance du Christ, les jours de Carême, l’Avent, les jours des fêtes liturgiques... » Et les gens respectaient cela ? « On sait, grâce aux retranscriptions des confesses, qu’une confession sur trois était liée au sexe. Les gens ne respectaient pas mais allaient se confesser. Le prêtre imposait alors des pénitences. Il leur demandait par exemple de ne manger que du pain sec et de l’eau ou de réciter des prières. Et ces pénitences pouvaient durer des années. Trois ou quatre ans parfois ! On voit également que dans les registres de naissance, une sur deux arrive quatre ou cinq mois après le mariage. Forcément, on en déduit que les préceptes de l’Église n’étaient pas toujours respectés ! » Et les habitudes sexuelles étaient plutôt variées, non ? « Oui et on sait beaucoup de choses sur ce point-là car les gens se confessaient parfois jusque dans les moindres détails. On y parle de fellation, d’anulingus, mais aussi et c’est plus étonnant, de godes-ceintures. Déjà au 11 e siècle ! Et ce qui est très drôle c’est que quand le prêtre demandait par exemple  : ‘êtes-vous certain de ne pas avoir fait cela ou cela ?’, et bien, l’effet escompté n’était pas atteint car cela donnait souvent des idées aux gens qui se disaient ‘ah, non, tiens ? Ça je n’ai pas encore testé, mais pourquoi pas...’ » Dans votre livre, vous expliquez le fameux « mariage dans l’année » quand on vide une bouteille... « Dans les familles paysannes d’alors, durant les longues soirées d’hiver, les voisins se réunissaient pour discuter, faire des occupations manuelles, boire un coup. Et évidemment, on y faisait se rencontrer les filles à marier avec les garçons du village. Les maisons où il y avait plusieurs filles à marier étaient évidemment les plus visitées ! Et quand un galant leur plaisait, elles pouvaient lui faire savoir, par exemple, en lui vidant la fin de la bouteille d’alcool dans son verre. On présumait alors qu’un mariage pourrait avoir lieu dans l'année. » La demoiselle choisissait donc son époux ? « Elle avait une marge de manœuvre pour choisir mais souvent, au final, ce sont les parents qui décidaient. Ceci dit, dans les villages, c’était parfois difficile de trouver chaussure à son pied, donc n’importe qui, parfois, faisait l’affaire ! Sauf dans la noblesse bien sûr. Mais dans les villages, on drague partout où l’on peut. On ‘hante’comme on dit en Wallonie. Et on sait également que les jeunes hommes se frottaient avec du purin de cheval pour aller draguer car si tu avais un cheval, c’était un signe de richesse. » Il y a de fortes différences entre Flamands et Wallons ? « Bien sûr que non, la Belgique est une conception récente. Il y avait des différences entre les nobles et les paysans par contre. Et même lors des débuts de la Belgique telle qu’on la connaît aujourd’hui, la puissance de l’Église était pareille des deux côtés linguistiques et les pratiques sexuelles aussi. Il y a, par exemple, la coutume du ‘kiltgang’où les jeunes filles pouvaient accueillir un jeune homme sur le lit durant une nuit mais il devait rester au-dessus des couvertures et déguerpir avant le lever du jour. Cela existait en Suisse, en Flandre, aux Pays-Bas, dans le nord de la France... On a des écrits de curés qui s’indignent et préviennent les parents que cette coutume va entraîner des âmes damnées. Mais les parents ont continué à accepter cela parce que l’époque était rude, qu’il fallait être deux pour affronter les vicissitudes de la vie et qu’on ne trouvait pas facilement un partenaire. Un dicton paysan dit qu’une ferme sans fermière, c’est comme un bateau sans gouvernail. » Et on se marie plutôt tard d’ailleurs ! « De la fin du Moyen Âge, jusqu’au 19e, siècle, on se marie à 25 ans en moyenne. Dans certaines régions, l’âge moyen est même de 30 ans pour les garçons. C’est un peu plus tôt dans la noblesse. En 1807, dans la ville flamande d’Eeklo, l’âge du premier mariage se révèle même être 28 ans pour les filles et 32 pour les garçons. Et on ne restait pas mariés longtemps puisque l’espérance de vie était courte et que de nombreuses femmes mourraient en couche. » Et puis on se mariait ‘pour rire’aussi... « Oui, ça, c’est un folklore très répandu à l’époque. À Vressesur-Semois par exemple, il y avait le capitaine de la jeunesse, un chef de bande à peu près officiel, qui avait le droit de se marier pour de faux, avec une cérémonie, devant la pierre à marier. Cette pierre existe toujours. Après, les deux époux devaient rentrer sur le village attachés par une corde et traînant une souche d’arbre ou un gros cailloux, ce qui devait représenter le poids du mariage. L’histoire ne le dit pas mais ça devait certainement concrétiser certaines idylles sous-jacentes ! À certains endroits, on s’amusait aussi à faire des mariages rigolos comme marier les plus jeunes avec le plus vieux... » Et au 20 e siècle, la ville de Sluis a commencé à avoir une certaine réputation, pourquoi ? « Les Belges allaient chercher leurs coupons de banque à Sluis aux Pays-Bas car c’était un peu le Luxembourg de l’époque. Les Belges allaient également acheter des kilos de beurre car il y était moins taxé qu’en Belgique. Ensuite, la législation étant plus permissive en Hollande que chez nous, les premiers sex-shops et ce qui va avec, sont apparus, et les Belges ont été s’y encanailler. Le tourisme y est devenu énorme ! » Partez en croisière cet été ! Même si les vacances d’été vous semblent encore loin, on y sera très rapidement et il est grand temps de penser à réserver ! Et si vous partiez en croisière ? Cet été, MSC Croisières propose trois destinations phares  : la Méditerranée, les Caraïbes et l’Europe du Nord. Il y en a pour tous les goûts et pour tous les budgets. Visitez-nous au stand 5080 au salon des vacances de Bruxelles et découvrez pourquoi chaque croisière est un moment unique pour partager du temps en famille, en couple ou entre amis et visiter chaque jour de nouvelles destinations. N’attendez plus et réservez dès à présent vos vacances d’été sur www.msccroisieres.be. MSC CROISIÈRES



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