Métro Belgique n°4170 5 fév 2020
Métro Belgique n°4170 5 fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4170 de 5 fév 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : un Belge infecté par le coronavirus.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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mi 1 8 NEWS MERCREDI 5/2/2020 metrotime.be Un « été noir » en Australie CANBERRA Le Premier ministre australien Scott Morrison a évoqué un « été noir », après une saison des feux de forêt qui a déjà coûté la vie à plus de 30 personnes. AFP/J. Ross Le Premier ministre Scott Morrison s’adressait hier au parlement australien pour la première fois de l’année. « La fumée des feux de brousse nous a laissé une sensation oppressante dans la poitrine, nous disant que ce n’était pas normal. C’est l’été noir de 2019-2020 qui a prouvé notre caractère national et notre détermination », a déclaré M. Morrison. « Ces incendies doivent encore prendre fin et le danger est toujours à nos portes dans de nombreux endroits. Mais aujourd’hui, nous nous réunissons pour pleurer, honorer, réfléchir et commencer à tirer les leçons de cet été noir. » Des dizaines d’incendies étaient toujours en cours à travers trois États australiens en ce début de semaine, dont un feu incontrôlé en bordure de Canberra, la capitale. 12 MILLIONS D’HECTARES BRÛLÉS Par le passé, l’Australie a fait référence à des journées en particulier pour qualifier les incendies – comme le Black Thursday en 1851, le Ash Wednesday (mercredi des cendres) en 1983 ou le Black Saturday en 2009 – mais jamais à une saison entière. L’ampleur de ces feux est sans précédent. Quatre États ont été particulièrement touchés, avec plus de 12 millions d’hectares partis en fumée. Au moins 33 personnes sont décédées et 3.000 logements ont été détruits. Plus d’un milliard d’animaux ont péri. ◀ AFP/T. Akmen Cinq bébés mystérieusement empoisonnés BERLIN La justice allemande a annoncé poursuivre ses investigations pour comprendre comment cinq nouveaux nés ont pu être légèrement empoisonnés à la morphine et a présenté ses excuses à une infirmière incarcérée par erreur. Libérée après quatre jours de détention, elle fait cependant, au même titre que ses cinq autres collègues ayant travaillé la nuit de l’intoxication des bébés, toujours partie des personnes suspectées. « Jusqu’à présent, ces six personnes ont fait l’objet de soupçons initiaux en raison de leur proximité avec les bébés au moment de l’incident », a affirmé le porte-parole du parquet d’Ulm, Michael Bischofberger. Cependant, il a précisé que l’enquête était menée dans « toutes les directions » et que « aucune piste n’est exclue à l’avance ». Ces six personnes n’ont pour le moment pas repris leur travail à l’hôpital le temps de l’enquête, a indiqué le parquet. Les faits remontent au 20 décembre quand cinq prématurés avaient été pris presque au même moment de problèmes respiratoires aigus. Une analyse avait révélé des traces de morphine alors que ces bébés, qui ne portent pas de séquelles de l’incident selon l’hôpital, n’étaient pas censés en recevoir, ce qui avait Les avions britanniques vers la neutralité carbone LONDRES Le secteur aérien britannique a promis hier d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, grâce à des projets d’avions moins polluants et aux controversés mécanismes de compensation, ce que les ONG considèrent comme de la poudre aux yeux. L’organisation Sustainable Aviation (’Aviation durable’) s’est engagée à réduire les émissions carbone pour 2050. Elle regroupe notamment l’aéroport londonien d’Heathrow, les compagnies aériennes British Airways et EasyJet, les constructeurs Airbus et Boeing ou encore AFP/Ralf Zwiebler conduit l’établissement à déposer une plainte le 17 janvier. ◀ le motoriste Rolls-Royce. Ces groupes assurent pouvoir respecter cet objectif, qui est également celui fixé par le Royaume-Uni pour l’ensemble du pays, malgré la croissance de 70% du trafic aérien attendue d’ici 2050. Le secteur mise sur l’utilisation d’avions et de moteurs plus efficaces et moins gourmands en énergie ou le recours à des carburants qui utilisent moins de pétrole. Toutefois, ces technologies n’existent pas encore réellement dans le secteur. Les industriels réfléchissent à des projets d’avions électriques, comme EasyJet qui travaille sur le sujet avec la société VARSOVIE Au deuxième jour de sa visite en Pologne, Emmanuel Macron a mis en garde le pays contre la « négation des principes européens ». Dans un discours à l’Université Jagellone de Cracovie, le président français a ainsi critiqué à mots couverts les réformes qui menacent l’État de droit et l’indépendance des juges en Pologne. Ces mesures sont d’ailleurs la cible d’une procédure d’infraction de la Commission européenne. M. Macron a également averti que les subventions de l’UE en vue de la transition énergétique auront pour contrepartie un changement des politiques polonaises. « Ne vous trompez américaine Wright Electric. Un moteur est en développement pour équiper un avion de 186 places avec l’espoir de faire de premiers essais de vols en 2023. La baisse des émissions passera aussi par la « compensation carbone », qui représentera à elle seule le tiers des réductions prévues, souligne Sustainable Aviation. Ce mécanisme consiste à soutenir des projets verts, notamment dans la reforestation ou les énergies renouvelables, et de compenser ainsi les émissions de CO2. Une solution décriée par les ONG qui estiment qu’il s’agit de « greenwashing ». ◀ Macron met en garde la Pologne AFP/L. Marin pas ! » a-t-il lancé aux étudiants présents dans le public. « La Pologne ne pourra jamais faire toute seule un tel changement, elle ne le peut que par l’Europe, avec l’Europe ». ◀
August Diehl, cet acteur allemand au visage mémorable P.10 ALAIN CHABAT, ENTRE RÉEL ET VIRTUEL DANS #JESUISLA « Moins je réfléchis, mieux je me porte » Ne cherchez pas Alain Chabat sur les réseaux sociaux  : vous ne le trouverez pas. Le comédien culte de ‘La Cité de la Peur’admet qu’il y perdrait trop de temps, entre la reprise du Burger Quiz et les comédies des amis (‘Play’et on le verra bientôt dans ‘Kaamelott’). Mais pour #JESUISLA d’Eric Lartigau (‘La Famille Bélier’), il s’est prêté au jeu  : il va jusqu’en Corée pour une fille rencontrée sur Instagram… et devient un hashtag malgré lui. Comment choisissez-vous vos rôles en général ? Alain Chabat  : « Déjà, je vais vers des trucs que je n’aurais pas pu faire moimême. Ensuite, j’aime sentir que le ou la cinéaste a quelque chose à raconter qui lui tient à cœur -même si je ne comprends pas tout. Qu’il y a un point de vue, que je vais être dirigé… Sinon ça ne m’intéresse pas. Il y a aussi la façon de le faire. J’ai refusé des projets parce que je me suis dit que je n’allais pas m’entendre avec les gens. Je peux être casse-couilles sur des détails, on va dire. Mais si les valeurs essentielles sont là, en tout cas les miennes, j’y vais, même si ce n’est pas forcément une colonie de vacances. » Éric Lartigau a dit vouloir vous mettre dans une zone d’inconfort, vous avez senti ça ? « Il y a des films où je me dis ‘ça, jamais de la vie j’arriverai à le faire’ ; où c’est même plus une zone d’inconfort, mais d’incompétence ! Mais là je me suis dit, puisqu’il me demande, je vais Photos  : Benoît Fatou - Jino Park - Rectangle Productions pouvoir le faire. Je lui ai fait confiance. Faut pas que je réfléchisse, en fait. Moins je réfléchis, mieux je me porte -en tout cas quand je fais l’acteur chez quelqu’un d’autre ! » Les réseaux sociaux, c’était une zone d’inconfort aussi pour vous ? « C’est vrai que je n’ai pas d’Insta, pas de Twitter, pas de Facebook… Je pense que ça ne me servirait à rien. Enfin, je vois bien qu’il y a de quoi se marrer sur Instagram, que c’est un espace assez créatif. Mais je pense que ce qui me gênerait, au fond, ce sont les commentaires, positifs ou négatifs. Si on me dit ‘C’est super t’es génial’, soit je ne le crois pas… soit je le crois, et alors c’est l’enfer (rires). Et si on me dit ‘C’est de la merde’… soit ça me touche, et alors ça me démonte… » En fait, si vous n’êtes pas sur les réseaux sociaux, c’est parce que vous avez peur d’y passer trop de temps ? « Ouais. Déjà que je perds du temps avec mon portable à regarder des culture Lubna Azabal, impressionnante dans ‘Adam’trucs… c’est vraiment chronophage. Mais je pense que si j’étais là-dedans, je serais forcément tombé dedans. » À l’époque Nuls, vous n’étiez pas confronté à ces retours du public ? « Si, mais… C’est plus compliqué d’écrire des insultes, de plier la lettre, la mettre dans une enveloppe, lécher le timbre, poster le truc… c’est un moment d’énervement très long (rires). Dégainer un tweet, ça va plus vite ! » Selon vous, pourquoi Stéphane, votre personnage, reste aussi REVIEW P.11 Niko Tackian aborde la violence conjugale P.12 MOVIES longtemps dans cet aéroport ? « Bonne question. Je pense qu’il ne perd pas espoir. Et puis, il fait plein de petites rencontres qui le détournent un peu de son but. Je pense qu’il se laisse prendre dans cette bulle… vu qu’il flotte déjà un peu au départ, dans sa vie au Pays basque, où il n’est pas vraiment là. Et puis c’est particulier un aéroport, il y a un côté tout est possible, tu peux d’un coup dégainer un passeport et dire  : ‘Tiens, Bucarest ça a l’air bien’… » Elli Mastorou @cafesoluble Un restaurant qui marche bien au Pays basque, la nature, des enfants en âge de se marier… On dirait que Stéphane (Alain Chabat) a tout ce dont il a besoin autour de lui. Mais ce quinquagénaire nonchalant a un petit plaisir coupable  : papoter sur Instagram avec une Coréenne francophile nommée Soo. Une amitié 2.0 qui aurait pu en rester là… Mais Stéphane décide de rencontrer Soo pour de vrai. Il achète un billet, et hop direction Séoul… Il n’aurait jamais pu imaginer tout ce qui allait lui arriver. Et nous non plus ! Entre la romance, la comédie d’aventures et la quête de soi, Eric Lartigau (‘La Famille Bélier’) signe un film déjanté, improbable et avec un soupçon de mélancolie. À travers les (més)aventures réelles et virtuelles de son héros dans cet aéroport, #Jesuislà questionne notre rapport au présent. Drolatique et attendrissant, Alain Chabat s’avère parfait dans ce rôle de doux paumé. Juste dommage pour les longueurs de rythme, qui dilapident un poil le capital sympathie. (em) ●●●○○



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