Métro Belgique n°4168 3 fév 2020
Métro Belgique n°4168 3 fév 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4168 de 3 fév 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Melbourne, Djoko en force.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ci 1 8 NEWS LUNDI 3/2/2020 metrotime.be La pollution invisible des vêtements BRUXELLES De la banquise aux abysses, les microfibres synthétiques crachées par nos machines à laver sont partout. Nos vêtements sont une source majeure de la pollution plastique des océans, fléau invisible qui peut être attaqué sur plusieurs fronts. Sacs, bouteilles, pailles, emballages divers… La chasse aux plastiques a commencé partout dans le monde, pour tenter de réduire les 8 millions de tonnes de plastique qui finissent chaque année dans l’océan, sous forme de morceaux ou de microparticules. Mais un des premiers coupables de cette pollution marine est souvent oublié  : le textile synthétique, polyester, nylon ou encore acrylique. « La majorité de nos vêtements sont en plastique », souligne Imogen Napper, chercheuse à l’université de Plymouth. « Nous pensons que le lavage de nos vêtements pourrait être une des sources principales de la pollution plastique dans l’environnement », poursuit-elle. DES MILLIONS DE MICROFIBRES Les chiffres varient d’une étude à l’autre et d’un matériau à l’autre, mais selon les scientifiques, à chaque lavage en machine, des millions de microfibres partent dans le circuit d’évacuation, dont une partie jusqu’à la mer.La fondation Ellen McArthur décrivait en 2015 une fuite de 500.000 tonnes par an de ces fibres minuscules, sur une production de 53 millions de tonnes de textile. Les microfibres, comme les autres microplastiques, sont néfastes pour les petits organismes qui les confondent avec de la nourriture. DES BONNES PRATIQUES « Quand vous faites une lessive, vous pouvez réduire l’impact par quelques gestes  : 30 o C maximum, lessive liquide plutôt que poudre qui a un effet gommage, pas de sèchelinge », explique Laura Diaz Sanchez, de la Plastic Soup Foundation. Et surtout « ne lavez pas autant vos vêtements ! », insiste-t-elle, appelant aussi à moins acheter. Parce que l’industrie textile est très polluante, mais aussi parce que des études montrent que les premiers lavages Ph. Unsplash Découvrez ce lundi 10 février le guide pratique pour les jeunes diplômés dans Metro START. crachent plus de microfibres. UN FILTRE POUR MACHINE Mais « nous pouvons arrêter ça », assure Mojca Zupan, fondatrice de la start-up Planet- Care, qui a conçu un filtre à installer sur sa machine à laver. « Votre voiture est équipée de filtres pour l’environnement. Votre machine devrait l’être aussi », plaide la cheffe d’entreprise. D’autres entreprises proposent des balles équipées de picots, des sacs ou autres dispositifs à placer dans le tambour pendant la lessive. « Ça peut être utile pour les gros enchevêtrements, mais pas pour les plus petites fibres », estime Francesca de Falco, chercheuse à l’Institut des polymères, composés et biomatériaux en Italie. Pas de solution miracle en vue, donc. « Il faut agir simultanément aux différentes étapes de la décharge des microfibres », depuis la fabrication du textile au traitement des eaux usées, insiste la spécialiste. CULTURE DE LA « FAST FASHION » Côté fabrication, chaque matériau synthétique a ses propres propriétés, et la façon dont les fils sont tissés entre aussi en jeu. Devrait-on se tourner vers le textile naturel ? Pas si simple, répondent les experts, insistant sur l’exemple du coton, gourmand en eau et en pesticides. « Les alternatives naturelles peuvent être chères, avoir leurs propres problèmes environnementaux », souligne Imogen Napper, pour qui le vrai problème est ailleurs. « Nous vivons dans une culture de la ‘Fast Fashion’. Quand on réalise le volume de vêtements qu’on achète, ça fait peur » … ◀
metrotime.be 1 LUNDI 3/2/2020 FOOD im 13 In Vino Veritas Ph. Unsplash Même en vin, il y a des idées reçues qui ont la peau tenace. Des phrases un peu toutes faites que l’on prend pour argent comptant. Mais qu’en est-il vraiment ? Quel est le vrai du faux ? UN VIN VIEUX EST MEILLEUR QU’UN VIN JEUNE Il n’y a aucune règle générale en la matière. Cela dépend du goût du consommateur, du vin en luimême, du cépage, du millésime et de la qualité du stockage. Certains nectars ont été conçus pour être bus dans leur jeunesse, d’autres sont intrinsèquement des vins de garde. Il peut arriver que certaines bouteilles aient besoin de quelques années avant de « s’ouvrir ». Mais l’idéal est de les boire à leur apogée. Cela peut être demain pour le beaujolais nouveau, de 2 à 5 ans pour une majorité de bouteilles vendues dans le commerce, et de 5 à 20 ans pour les grands crus de garde. Toutefois, un vin qui n’est pas bon jeune ne le sera très probablement pas non plus vieux. Et une bouteille qui aura passé l’année près du radiateur plutôt qu’en cave sera à verser directement dans l’évier. IL VAUT MIEUX LE DÉCANTER La décantation a deux buts essentiels. On parle de carafage quand il est question d’oxygéner un vin jeune pour en libérer les arômes. On utilise alors une carafe à base large, et on le laisse ensuite respirer deux heures. Mais pour être sûr de ne pas commettre d’impair, vous pouvez très bien ouvrir la bouteille 2-3 heures à l’avance. Par contre, s’il est question d’un vin vieux, on peut être amené à le décanter pour en éliminer le dépôt. C’est toutefois une opération très délicate à faire juste avant la dégustation pour éviter qu’il ne se gorge d’oxygène. LE VIN EST MEILLEUR EN MAGNUM Et oui… Le vin s’épanouira bien plus en magnum (1,5L). Une plus grande bouteille est en effet moins sujette aux chocs thermiques puisqu’il mettra plus de temps à refroidir ou se réchauffer en cas de changements de température. L’oxydation du vin est en outre plus lente en magnum que dans une bouteille de 75 cl, ce qui lui permet de garder une plus grande part de ses composants aromatiques. ROSÉ = BLANC + ROUGE Non ! Le rosé est le résultat du même processus de vinification que le rouge. La différence se situe dans le temps de contact avec les peaux des raisins qui sera très court pour ce vin d’été. Seuls certains champagnes rosés sont en effet des rosés d’assemblage. Mais cela s’arrête là. UNE COUPE DE CHAMPAGNE ? Le verre de type ‘coupe’n’est pas du tout une bonne idée pour la dégustation du champagne, malgré son look festif. D’une part, il précipite la diffusion du gaz carbonique, c’est qui est une hérésie pour un vin effervescent, et d’autre part il n’est pas assez haut pour permettre aux arômes de s’exalter. Un verre tulipe sera un meilleur choix si vous voulez en profiter. DU ROUGE AVEC DU FROMAGE C’est le mythe absolu qui a la peau dure mais qui est totalement faux. À de très rares exceptions, les rouges sont incompatibles avec les fromages. Ses tanins, son acidité et sa structure ne s’accordent pas aux ferments lactiques. C’est avec le vin blanc qu’ils s’accordent le mieux. Encore faut-il savoir ce que vous mangez. Un chèvre ira très bien avec un Sancerre tandis qu’un comté se mariera parfaitement à un Arbois. DU BLANC AVANT DU ROUGE « Blanc puis rouge, rien ne bouge, rouge puis blanc, tout fout le camp », nous dit l’adage qui ne s’arrête qu’à une simple considération digestive. Mais la réalité est un peu plus nuancée. Ce n’est pas sur la couleur qu’il faut s’arrêter mais sur la vivacité, l’intensité et la sucrosité. Un vin blanc sec et vif doit être bu avant un vin rouge puissant. Mais un moelleux ou liquoreux ira bien mieux après un rouge léger. UN VIN BLANC SE BOIT TRÈS FRAIS Pas trop de fraîcheur quand même… C’est entre 11 o et 12 o c que les vins blancs secs s’exprimeront le mieux, tandis qu’un champagne peut être servi à 7 o -8 o c et qu’un moelleux sera au mieux entre 9 o et 10 oc. Les grands vins blancs secs et autres vins jaunes doivent être dégustés à une température de 13 o à 14 oc. LE PORTO SE GARDE DES MOIS OUVERT On a tous connu le tonton qui garde sa bouteille de Porto ouverte dans son placard pendant des mois. Mais s’il est un vin muté, il n’est reste pas moins un vin, sensible à l’oxygène. Les tawnys et colheitas peuvent éventuellement se conserver jusqu’à deux mois au réfrigérateur une fois la bouteille ouverte. Mais les portos blancs, ruby, LBV et vintage ne peuvent pas être gardés au frais plus de deux semaines après l’ouverture. DU ROUGE AVEC DE LA VIANDE C’est globalement vrai. Et pourtant, des vins blancs de Bourgogne iront parfaitement avec certaines volailles, tandis que le veau pourra très bien s’accommoder d’un blanc âgé et structuré. Une blanquette ou une poularde à la crème demanderont ainsi un blanc assez riche, un peu gras et pas trop marqué par l’acidité. Pierre Jacobs



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