Métro Belgique n°4159 21 jan 2020
Métro Belgique n°4159 21 jan 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4159 de 21 jan 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : place à la jeunesse !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 mi GREEN MARDI 21/1/2020 1 metrotime.be Refuser le plastique, c’est possible Ph. Unsplash L’Union Européenne décidait en décembre dernier de faire la guerre au plastique. L’objectif  : interdire une liste de dix objets en plastique de notre quotidien d’ici 2021. Pailles, couverts, assiettes, gobelets sont tous amenés à disparaître. Ils composent à eux seuls 49% des déchets retrouvés dans les océans. L’heure n’est pourtant pas à la panique puisque de nombreuses alternatives existent. Chaque année, des milliards d’objets en plastique à usage unique se retrouvent dans les océans. Cela prend parfois des siècles pour ces objets de se recycler naturellement, ce qui est dévastateur pour l’environnement. C’est sans parler du danger que celuici représente pour la faune, à commencer par les poissons, tortues, oiseaux, et autres mammifères. Les objets à usage unique les plus utilisés au quotidien représentent 49% des déchets marins. Le plastique dans sa globalité totalise 80 à 85% des Ph. Bali Boo déchets marins, d’après la Commission européenne. Partout dans le monde, le commerce juteux des couverts en plastique est estimé à 2,3 milliards € . Pourtant, se passer de tous ces « faux-amis » est possible et loin d’être problématique ou gênant, comme le démontrent ces nombreuses alternatives tournées vers demain. TOUT SAUF LE PLASTIQUE Si chez vous, la question des couverts en inox ne se pose même pas, rien ne vous empêche de les utiliser lors de vos déplacements, pour manger au boulot comme pour aller piqueniquer. Plus légers et adaptés aux voyages, vous pouvez également trouver des kits de couverts en bois ou en bambou. Il est également préférable d’éviter les assiettes en carton, parfois recouvertes d’une fine couche de plastique. Par ailleurs, évitez les gobelets jetables et leurs couvercles, les ballons et leurs tiges, les sacs en plastique, les filtres dans les mégots de cigarette, les emballages divers et même les cotonstiges ou certains produits d’hygiène. Si tous ne vont pas être interdits, certains de ces objets seront taxés et feront l’objet d’une sensibilisation. DU VERRE POUR CHANGER SON MODE DE CONSOMMATION Utiliser des bocaux en verre pour contenir les aliments, c’est sans doute le geste le plus fort que l’on peut poser en matière d’écologie. Il permet en effet de réduire les contenants en plastique qui se trouve dans nos armoires. En plus, il implique et encourage la consommation en vrac. Cela permet de consommer des produits locaux, « eco-friendly », qui permettent de moins gaspiller et de faire vivre les commerces à proximité. LE BAMBOU, ALTERNATIVE TOUCHE-À-TOUT C’est la matière réutilisable la plus en vogue du moment et pour cause  : le bambou peut remplacer beaucoup d’objets à usage unique. Ainsi, vous pouvez trouver des verres, des assiettes, des couverts, des pailles et même des brosses à dents fabriqués à base de ce matériau 100% biodégradable. À titre d’exemple, 100 millions de pailles sont utilisées dans l’UE. De nouvelles entreprises comme « Bali Boo » proposent donc désormais des kits permettant de réutiliser une paille produite en bambou à Bali. D’après Frédéric Kreder, l’impact écologique est déjà compensé après 50 utilisations  : « Le bilan carbone par rapport à des pailles à usage unique est largement positif. » UNE ASSIETTE POUR LE DESSERT ? Quoi de mieux que de faire disparaître la vaisselle dans notre estomac pour éviter de devoir la laver ou la jeter ? Une entreprise polonaise, Biotrem, produit 15 millions d’assiettes comestibles par un an, qu’ils exportent un peu partout dans le monde. L’entreprise estime d’ailleurs que le chiffre de production de ces assiettes à base de son de blé, pourrait être multiplié par 100 voire par 1000 à la suite de la décision de l’UE de bannir le plastique de nos vies. Notre mode de consommation est bouleversé par l’urgence climatique et voit éclore de nouvelles façons de vivre sans plastique. Le premier magasin en vrac n’a ouvert qu’en 2014. Depuis, ces établissements fleurissent un peu partout dans le pays, jusqu’à atteindre le nombre de 300. La décision de l’UE devrait marquer un nouveau tournant en Europe, avec l’espoir que les géants de ce monde suivent son exemple. Sébastien Paulus
metrotime.be I MARDI 21/1/2020 GREEN 13 Les galles, des OGM avant l’heure Depuis quelques années, un vaste inventaire des galles a lieu sur l’entité de Virelles, et principalement dans les 130 hectares de réserve Natagora qui se déploient autour de l’étang de Virelles. De nombreux naturalistes se sont succédé, pour recenser ces excroissances, bourrelets, enroulements, et autres amas poilus végétaux. Les galles sont des déformations structurées des plantes, créées par des organismes étrangers. Elles servent de gîte et de couvert aux espèces qu’elles hébergent. Celles-ci, très variées (des acariens, des champignons, des pucerons, des mouches, des petites guêpes ou encore certains micropapillons ou coléoptères), ne peuvent mener à bien leur cycle de reproduction qu’à travers la présence d’une galle. Chacune de ces espèces (qu’on appelle « cécidogène », la galle elle-même étant appelée « cécidie ») est habituellement limitée à un nombre restreint d’espèces de végétaux très voisines, voire à une seule espèce. Par leur forme particulière et la plante hôte sur laquelle elles se trouvent, les galles sont le reflet des organismes qui les ont créées. Elles peuvent donc la plupart du temps être identifiées. On a déjà recensé en Belgique plus de 700 espèces de galles, mais il y en a certainement encore beaucoup à découvrir. À LA CROISÉE DE LA BOTANIQUE ET DE L’ENTOMOLOGIE L’étude des galles (la cécidologie) requiert donc des compétences autant botaniques qu’entomologiques, et parfois mycologiques. Ce qui en fait un domaine peu exploré. Heureusement, la discipline se développe ces dernières années en Wallonie, grâce à la création d’un groupe de travail dédié qui poursuit les travaux du professeur Jacques Lambinon, botaniste réputé et cécidologue averti. Et le sujet est passionnant. La formation d’une galle est déjà toute une aventure en soi, fruit de centaines de millions d’années d’évolution conjointe. Comment la simple ponte d’un minuscule insecte peut-elle mener à la création de structures aussi exubérantes que le bédégar des églantiers ou solides que la galle-cerise du chêne ? Le parasite commence par choisir une partie bien précise de sa plante-hôte  : la feuille, le bourgeon, la tige, la fleur ou la racine. Chaque espèce cécidogène étant spécialisée dans cette unique partie. Une série d’actions et de processus vont alors se succéder pour induire la création de la galle. LE GÎTE ET LE COUVERT Dans le cas des cynips (une famille de petites guêpes), les œufs peuvent être pondus à la surface ou à l’intérieur du végétal. La femelle dépose alors une série de sécrétions (enzymes, acides aminés…) qui initient la formation de la galle. L’œuf, ou la larve à l’éclosion, continue ensuite à produire des molécules qui vont interférer localement avec la plante. Les tissus de cette dernière se modifient alors pour créer la structure qui hébergera la larve (ou les nombreuses larves) jusqu’à sa sortie de la galle. Mais l’interaction va plus loin  : la galle comporte une série de tissus nourriciers qui permettent à son hôte de se sustenter, même dans un environnement entièrement clos. Certaines femelles de cécidomyies (de minuscules mouches) adoptent une autre stratégie en introduisant des spores de champignons en même temps que ses œufs lors de la ponte. Ceux-ci, en se développant, tapissent l’intérieur de la galle et fournissent nourriture et protection supplémentaires à l’hôte. Les galles sont donc de petites merveilles de coévolution entre des règnes biologiques pourtant totalement différents. Elles méritent certainement une attention plus poussée de la part des naturalistes. Sensibles aux modifications de l’environnement, elles peuvent jouer un rôle de bio-indicateurs. Il semblerait d’ailleurs, à l’image de l’entomofaune globale, que leur présence soit plutôt en déclin. Des études comme celle menée à Virelles mériteraient d’être multipliées dans d’autres réserves naturelles, dans d’autres milieux, et réserveraient certainement de nombreuses surprises. I 41‘. rata g ora CE CONCOURS N’EST NI ORGANISÉ NI SPONSORISÉ PAR LA LOTERIE NATIONALE 50 BILLETS « SUBITO » A GAGNER ! 6026 ENVOYÉ/REÇU 1,00 EUR/SMS MT20w04 200121WF-SUB Benjamin Legrain Photos  : Gilles San Martin RÉPONDEZ À LA QUESTION SUIVANTE  : Quel est le mot italien pour maître ou enseignant ? o A Maestro B Cheffe C Professor CONNAISSEZ-VOUS LA RÉPONSE ? Envoyez ITALIEN A, B ou C (ex.  : ITALIEN A) par SMS au 6026 ou composez le 0905 23 180 à partir d’un téléphone fixe et tentez votre chance 50 fois de remporter 75.000 € . GAIN MINIMAL GARANTI DANS CHAQUE PAQUET Les concours de la Loterie Nationale sont interdits aux mineurs d’âge Renseignements  : 03/216 46 84 - info@mconcept.be - Participation possible jusqu’au 31/01/20 à 23h59 - Coût de participation  : par appel 2,00 EUR - par SMS envoyé/reçu  : 1,00 EUR, participation complète par SMS  : 4,00 EUR - Participation interdite aux mineurs d’âge - Les prix ne sont ni échangeables ni convertibles en espèces - Les coordonnées fournies par les participants sont enregistrées dans une base de données de MConcept SPRL et sont destinées à l’organisation et au traitement de ce concours. Les participants ont le droit de consulter, corriger et/ou effacer leurs données. Ces concours sont organisés par MConcept sprl, n°d’entreprise 0826.398.329, Desguinlei90 n°12B, 2018 Anvers. -18



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