Métro Belgique n°4158 20 jan 2020
Métro Belgique n°4158 20 jan 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4158 de 20 jan 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Vanaken offre le Topper à Bruges.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 NEWS LUNDI 20/1/2020 metrotime.be 11 Préserver les Seychelles du tourisme de masse ANSE BAZARCA Un poste de radio crache du reggae à l’ombre de quelques arbres sur le sable immaculé d’Anse Bazarca, une plage du sud de l’île de Mahé. Quelques vivaneaux frétillent sur le barbecue et Nareen, Seychelloise de 32 ans, se ressert un verre de rhum coca. Tradition locale oblige, Nareen et sa famille profitent du week-end sur une des nombreuses plages libres de déchets faisant la réputation de l’archipel. Seuls touristes en vue à une cinquantaine de mètres de là, un couple titille du bout des pieds les eaux turquoise de l’océan Indien. « On n’a pas de tourisme de masse aux Seychelles et c’est très bien ainsi », sourit la Seychelloise, travaillant elle-même dans le secteur touristique, sur un yacht de luxe, qui contribue à plus de 60% du PIB du seul pays d’Afrique considéré à « haut revenu » par la Banque mondiale. Paradis du tourisme de luxe, les Seychelles ont accueilli plus de 360.000 visiteurs en 2018, principalement européens, soit deux fois plus que dix ans auparavant, et près de quatre fois la population du pays (95.000 habitants). « Plus de touristes, c’est mieux pour l’économie, mais il n’y a pas que cela qui rentre en ligne de compte aux Seychelles », souligne Nareen, résumant parfaitement les débats qui animent cet archipel de 115 îles menacé par le réchauffement climatique et chantre d’un tourisme respectueux de l’environnement. Les suites les plus chères sont aux États-Unis et en Suisse GÉRER L’AFFLUX Car si les Seychelles, en défaut de paiement au sortir de la crise financière de 2008, ont redressé la barre en s’appuyant sur le tourisme, le pays se pose sérieusement la question du nombre de visiteurs qu’il est en mesure d’accueillir. En attendant les résultats d’une enquête sur la question, le gouvernement a décrété en 2015 un moratoire sur la construction de grands hôtels sur les trois îles principales, Mahé, Praslin et La Digue, à la fois pour protéger son environnement et promouvoir des établissements plus petits tenus par des Seychellois. Sur les îles extérieures, les autorités pratiquent une politique baptisée « une île, un resort ». « L’idée, c’est de contrôler le nombre de touristes en contrôlant le nombre de chambres d’hôtel », souligne le ministre du Tourisme, Didier Dogley. « Notre estimation à l’heure actuelle, c’est que nous pouvons aller jusqu’à 500.000 touristes par an », explique-t-il, en soulignant que le nombre actuel de chambres d’hôtel est de 6.000 et que la construction de 3.000 chambres supplémentaires est prévue dans le cadre de projets approuvés avant l’entrée en vigueur du moratoire. LAS VEGAS 200.000 $ (environ 180.000  € ). Tel est le montant pour dormir dans la suite la plus chère du monde, qui se situe à Las Vegas, et où il est imposé de réserver deux nuits minimum. Elite Traveler, le magazine des jets privés, a publié le palmarès des suites les plus coûteuses sur la planète et celui des plus grandes. Les États-Unis et la Suisse, et plus précisément Genève, condensent les adresses où les suites sont les plus onéreuses. Au Palms Casino Resort, de Las Vegas, le tarif défraie la chronique et devance de loin la concurrence, d’autant que les hôtes chanceux qui y séjournent doivent y dormir un minimum de deux nuits. La Royal Penthouse Suite de l’hôtel Président Wilson sur les bords du lac Léman à Genève coûte 81.000 $ la nuit (environ 72.500  € ), et prend la deuxième place du palmarès d’Elite Traveler. Et direction New York pour rêver de la troisième suite de ce classement. La Mark Penthouse à l’hôtel The Mark nécessite un budget de 75.000 $ (environ 67.000  € ). S’il faut compter les mètres carrés, il faut retourner aux États- Unis, à Genève mais aussi voyager au Mexique, à Bali et aux Maldives pour visiter les suites les plus impressionnantes par leur superficie. L’Empathy Suite du Palms Casino Resort s’adjuge aussi ZONES PROTÉGÉES Cette introspection seychelloise peut sembler disproportionnée au vu des problèmes causés par le tourisme de masse en d’autres endroits du globe. Près de la moitié des 455 km 2 du pays est classée zone protégée. La partie protégée de son immense territoire marin – plus de 1,3 million de km 2 - atteindra 30% en 2020, dans le cadre d’un programme de rachat d’une partie de la dette publique par des organisations de défense de l’environnement, contre cet engagement. Deux sites naturels sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco, la vallée de Mai et ses célèbres cocos de mer, ainsi que l’atoll d’Aldabra et ses tortues. Et à quelques exceptions près, comme la populaire plage de Beau Vallon sur Mahé ou celle d’Anse Source d’Argent sur Praslin, régulièrement citée comme une des plus belles plages du monde, l’absolue quiétude est de mise. De nombreuses plages semblent inviolées et la majorité des hôtels se fondent dans une dense végétation tropicale aux allures de jardin d’Eden. « Mais tout dépend évidemment des standards que l’on s’impose », analyse Nirmal Shah, directeur exécutif de l’ONG de défense de l’environnement Nature Seychelles, estimant qu’à de nombreux endroits, comme sur La Digue, la capacité maximale a été largement atteinte. Selon Ph. Palms Casino Resort, Las Vegas le titre de plus grande suite d’hôtel du monde, grâce à ses 836 m². ◀ AFP/Y. Chiba lui, les Seychelles « n’ont absolument pas envie » de voir leurs côtes bétonnées comme à certains endroits en Espagne. Mais si les efforts de protection de l’environnement sont salués à l’international, la marge de progression sur la voie d’un tourisme durable est encore importante. « Au vu de notre population, le nombre de touristes est énorme, et c’est difficile d’absorber l’empreinte d’autant de visiteurs », estime Nirmal Shah, notant que plus d’un quart de la main-d’œuvre L’Italie reste une valeur sûre est importée, principalement dans le tourisme et la construction, alors que le pays connaît une situation de plein-emploi. Si les grands groupes hôteliers mettent en œuvre de nombreuses mesures visant à limiter l’impact sur l’environnement, l’empreinte de leurs hôtels de luxe est par définition plus importante. Malgré des mesures incitatives de l’État, les établissements seychellois, plus modestes, n’ont pas toujours les moyens d’investir dans des mesures similaires, souligne-t-il. ◀ Ph. scaliger/Istock.com ROME Avec 130.253 hébergements primés, l’Italie demeure la championne des hébergements qui satisfont le plus les voyageurs sur le géant de la réservation Booking.com. La France demeure troisième dans l’attribution de ces ‘travellers review awards’, derrière l’Espagne. Déjà en tête de liste en 2019, l’Italie confirme donc sa place de leader, devant l’Espagne où 66.755 hébergements ont été primés et la France, qui compte 61.492 adresses reconnues comme de qualité. La suite du classement permet d’identifier une liste de pays où réserver sur Booking-.com est une valeur sûre pour assurer un heureux séjour  : l’Allemagne (49.777), la Croatie (42.763), les États-Unis (42.112), le Royaume-Uni (41.848), la Pologne (36.793), la Russie (36.296) et la Grèce (33.259). ◀
metrotime.be LUNDI 20/1/2020 NEWS 9 Une collection hommage à David Bowie PARIS L’année 2020 débute sous le signe de la nostalgie et de la musique chez Hugo qui présente toute une collection en l’honneur de David Bowie. Les vêtements et accessoires de cette capsule seront proposés à la vente dès février prochain. Ph. Hugo Chacune des pièces de la collection ne s’intéresse pas à l’ensemble de l’œuvre du chanteur britannique, mais uniquement à une période de sa vie et de sa carrière  : son séjour à Berlin. Rappelons qu’entre 1976 et 1979, David Bowie s’installe à Berlin et commence à travailler sur ce qui deviendra sa « trilogie berlinoise », composée de trois albums en partie enregistrés dans la capitale allemande  : « Low », « Heroes », et « Lodger ». Ce sont les chansons de ces trois opus qui inspirent aujourd’hui le label Hugo pour la conception d’une collection de prêt-à-porter et d’accessoires. « Les chansons de David Bowie parlaient de liberté absolue, l’idée qu’on pouvait être qui on voulait et vivre sa vie comme on l’entendait. Cette collection est l’occasion de célébrer l’impact que David Bowie a eu sur le monde et ses valeurs que nous partageons », explique Bart de Backer, directeur artistique de Hugo Homme. La collection met non seulement en avant plusieurs clichés de l’un des collaborateurs réguliers de David Bowie, le photographe Masayoshi Sukita, mais également le nom des albums de cette trilogie et les paroles extraites de certaines de ses chansons comme « Demain appartient à ceux qui peuvent l’entendre venir ». Le tout décliné sur une sélection de T-shirts, de sweatshirts, et d’accessoires dont des casquettes et des écharpes. ◀ AFP/J. Saget Des Belges « extravagants » à la Fashion Week PARIS L’« opulence » et l’« extravagance » ont été comme les mots d’ordre du Belge GlennMartens pour la marque Y/Project, lors de la Fashion Week de Paris. L’idée n’était pas de « créer un pull sympa », mais de jouer avec les détails et « faire avancer le design ». Sa collection ludique a été présentée dans une aire de jeux gigantesque remplie de milliers de ballons orange, plongeant les invités dans les heureux souvenirs de l’enfance. Dans ce défilé mixte, homme et femme, il a exploré le thème du corset confortable. Des silhouettes à pointes gigantesques sur les épaules et les chaussures et même sur les joues pour se protéger  : telle est la métaphore du monde d’aujourd’hui de l’avant-gardiste belge Walter Van Beirendonck dont le défilé s’appelle « War » (la guerre). Avec des inscriptions comme « I hate fashion », « save the planet » ou « stop buying fast fashion », il évolue « vers la beauté et les paysages et les fleurs et même les imprimés des années 70 ». « J’ai toujours inclus des messages politiques dans mon travail, mais je pense qu’aujourd’hui, a-t-il dit, il est encore plus important que jamais de faire ce genre de déclarations, donc c’est un peu une surdose cette fois ». ◀ AFP/F. Guillot PARIS En 1999, le Japonais Kenzo Takada quittait la mode et son rythme effréné. À 80 ans, il se lance dans le design faisant revivre ses fameux imprimés graphiques et floraux dans des intérieurs oniriques. « Il y a 20 ans je ne voulais plus travailler, mais voyager », raconte-t-il dans son grand studio lumineux dans le centre de Paris entourés de deux jeunes collègues qui ont œuvré avec lui ces trois dernières années pour la nouvelle marque, K3, où le chiffre s’écrit à la japonaise avec trois traits horizontaux. Le créateur, qui a vendu en 1993 sa marque de vêtements au géant LVMH et s’est retiré de la mode six ans plus tard, a certes fait de nombreuses collaborations depuis. Mais débordant d’énergie, il reconnaît que travailler pour soi lui avait « manqué ». Il opte pour le design, plus « intemporel » que les vêtements, qui « concerne vraiment l’art de vivre » et qui permet de travailler de façon moins intense que dans la mode avec ses quatre Fashion Week par an. « Dans les vêtements, il faut être tout le temps dans les collections, cela demande une plus grande organisation, des ateliers et tout cela  : je ne peux plus travailler comme ça », dit le créateur. Comme son nom le suggère, le style de K3 est un mélange II Kenzo se lance dans le design MILAN David Beckham a choisi Instagram pour offrir à ses 60,2 millions de followers un aperçu de la gamme DB Eyewear by David Beckham, après son lancement officiel à Milan. La collection, conçue avec l’aide du groupe Safilo, comporte des montures optiques et des solaires aux silhouettes modernes et intemporelles. Toutes les paires sont fabriquées en Italie. « Je suis très fier de vous présenter ma toute première collection de lunettes aujourd’hui », écrit l’ex-sportif. Le partenariat de dix ans qui lie Beckham à Safilo a été annoncé en 2019. David Beckham n’est pas le seul nom célèbre à se lancerdans ce savant d’Orient et d’Occident dont un fauteuil de style Louis XV couvert de tissu à motif japonais est un parfait exemple. Meubles, tapis, papiers peints, céramiques, draps, linge de maison et de salle de bain dessinés par Kenzo, le panel est large. La première collection s’organise autour de trois thèmes  : « Shogun », masculin, sobre et solennel, dominé par le noir et blanc, « Sakura », qui incarne harmonie et tranquillité et comprend quelques notes d’or intégrées à une subtile palette pastel et « Maiko » avec des couleurs rouge et rose vives qui rendent hommage aux kimonos et maquillage de jeunes geishas. ◀ Beckham lance une collection de montures Ph. Instagram/@davidbeckham "7:r-111 segment. Au mois de novembre 2019, Jennifer Lopez et Alex Rodriguez ont fait équipe avec Quay Australia pour proposer une série de solaires et de montures. ◀



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