Métro Belgique n°4150 8 jan 2020
Métro Belgique n°4150 8 jan 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4150 de 8 jan 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : un bain en père Noël.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 Cà CULTURE MERCREDI 8/1/2020 I metrotime.be GAMES Cinq jeux qui devraient marquer 2020 de leur empreinte 2020 sera marquée par le lancement de la nouvelle génération de consoles de salon avec la sortie de la PS5 et de la nouvelle Xbox. Ce ne sera pas pour autant une année de transition, bien au contraire. En 2020, les gamers auront de quoi faire ! Cyberpunk 2077 98 jours, voici le nombre de jours restants avant la sortie de Cyberpunk 2077. Dire qu’il est le jeu le plus attendu de l’année est un euphémisme. Et pourtant, à trois mois de sa sortie, aucun journaliste n’a pu y jouer manette en mains. Est-ce une raison d’être méfiant ? Pas vraiment lorsqu’on sait que cela fait désormais plus de sept ans que les équipes du studio polonais CD Projekt travaillent sur cette nouvelle licence, issue d’un jeu de plateau. Les créateurs de The Witcher 3 (notre jeu de l’année 2015 qui connaît actuellement un pic de joueurs depuis la diffusion de la série sur Netflix) emmèneront cette fois les joueurs dans un univers futuriste dans la ville de Night City. Action-RPG en vue FPS, Cyberpunk 2077 promet une aventure solo longue et passionnante et s’annonce déjà comme l’un des jeux de l’année 2020. Cyberpunk 2077 sortira le 16 avril 2020 sur PS4, XB1 et PC The Last of Us Part II En 2013, Naughty Dogs, le studio américain à l’origine des sagas Crash Bandicoot et Uncharted, avait réussi à séduire les joueurs avec The Last of Us, un jeu de survie post-apocalyptique dans lequel on suivait les aventures d’Ellie, une ado de 14 ans, et de Joel, un homme d’une cinquantaine d’années. Il aura finalement attendre fallu près de sept ans pour que ce chef-d’œuvre connaisse une suite. The Last of Us Part II se déroule cinq ans après les événements du premier épisode. La réalisation graphique s’annonce sublime et la narration sera toujours au cœur du jeu, sans oublier une bonne dose de survie au milieu des infectés. Pour patienter durant les cinq mois qui nous séparent de la sortie, on ne peut que vous conseiller, si ce n’est pas encore fait, de vous (re)plonger dans l’univers du jeu, en jouant à The Last of Us Remastered, disponible pour une poignée d’euros sur PS4. The Last of Us Part II sortira le 29 mai exclusivement sur PS4 Final Fantasy VII Remake La génération actuelle de consoles de salon aura connu jusqu’au bout son lot de remaster, de remake et de portages. Attendu par les fans depuis de nombreuses années, Final Fantasy VII Remake sera pourtant bien plus qu’une simple refonte graphique du jeu original sorti en 1997 sur PlayStation. Les équipes de Square Enix ont fait bien plus que de simplement dépoussiérer ce jeu culte des années 1990. Ce premier volet d’une (longue ?) série vous propulsera aux commandes de Cloud dans la mégalopole de Midgar. Outre le moteur graphique à des années-lumière de celui de 1997, les développeurs ont mis au goût du jour le système de combat, qui alternera entre les phases d’action en temps réel et les bonnes vieilles phases en tour par tour. Final Fantasy VII Remake sera-t-il à la hauteur de l’attente et des espérances des fans ? Pour le savoir, rendez-vous dans moins de deux mois ! Final Fantasy VII Remake sortira le 3 mars 2020 sur PS4 Watch Dogs Legion Dévoilé lors de l’E3 2019, Watch Dogs Legion devait sortir en mars prochain, avant de finalement être repoussé à une date indéterminée. Si l’on ne connaît pas encore sa date de sortie, on en connaît déjà beaucoup de Watch Dogs Legion et ce que nous en avons vu nous a donné furieusement envie d’y jouer. Cette suite de Watch Dogs 2 se déroulera dans une ville de Londres post-Brexit ultra-connectée et surveillée. Le jeu se distingue de son prédécesseur en permettant d’incarner et de prendre possession de n’importe quel personnage rencontré dans le jeu, mais aussi du fait que chaque mort sera permanente et définitive. Si vous êtes à la recherche de fun et de liberté, Watch Dogs Legion pourrait bien proposer l’open world le plus réussi de l’année ! Watch Dogs Legion sortira courant 2020 sur PS4, XB1 et PC Senua’s Saga : Hellblade II La fin de l’année 2020 sera marquée par les sorties de la PS5 et la nouvelle Xbox Series X. Si l’on ne connaît pas encore grand-chose des spécificités de ces nouvelles consoles, on connaît déjà l’un des jeux qui figurera dans le line-up de lancement de la nouvelle Xbox. Il s’agira de Senua’s Saga : Hellblade II. Sorti durant l’été 2017, le premier opus avait été une expérience marquante. Les équipes de Ninja Theory avaient proposé un jeu sublime, exploitant parfaitement les possibilités de la Xbox One X. On peut donc compter sur eux pour faire de même avec cette suite qui sera une vitrine pour montrer ce que la Xbox Series X a dans le ventre, et on a hâte de voir ça ! Senua’s Saga : Hellblade II sortira fin 2020 en exclusivité sur la nouvelle Xbox et sur PC Thomas Wallemacq
metrotime.be MERCREDI 8/1/2020 CULTURE 13 ‘ADORATION’ : FANTINE HARDUIN, L’ÉTOILE MONTANTE DU CINÉMA BELGE « Fabrice Du Welz m'a conseillé ‘L’Exorciste’ » Rien ne semble arrêter Fantine Harduin. Révélée à onze ans dans ‘Happy End’ de Michael Haneke, où elle donnait la réplique à Isabelle Huppert et Matthieu Kassovitz, la jeune Mouscronnoise passe à la vitesse supérieure dans ‘Adoration’, du cinéaste belge Fabrice Du Welz (‘Calvaire’). Un conte horrifique qui lui a valu un prix d’interprétation lors du dernier FIFF, et qui ne fait qu’augmenter son appétit pour le cinéma. Rencontre ! Comment as-tu envisagé le rôle de Gloria, cette ado s’échappant d’un hôpital psychiatrique ? Fantine Harduin : « J’y ai vu un défi, car ce n’est pas un personnage facile. J’aime bien ça, la difficulté. J’ai senti que j’allais passer un cap et toucher à un rôle un peu plus adulte. Je voulais m’en sentir capable. Et puis l’histoire du film me plaisait énormément. Sa douceur, son émotion. » Tu ne penses pas que ‘Adoration’ est un film d’horreur ? « Pas seulement. Bon, on me voit le visage inondé de sang sur l’affiche, c’est vrai (rires). Mais le film est vécu comme un conte de fées à travers les yeux de Paul (interprété par Thomas Gioria, le jeune héros de ‘Jusqu’à la garde’). C’est EN QUELQUES LIGNES REVIEWS un garçon très doux, qui ne comprend pas encore la violence du monde des adultes. Ce regard adoucit toute la violence de Gloria, qui est parfois dure avec lui. » Comment Fabrice t’a-t-il présenté les thèmes de son film ? « C’est vrai qu’on parle de santé mentale, de destruction et d’éveil à la sexualité. Tous des sujets que Thomas et moi n’avions jamais expérimentés. Fabrice nous a conseillés quelques films à regarder, comme ’L’été meurtrier’, ’Possession’ et ’L’Exorciste’. On a beaucoup parlé, puis il m’a laissée construire mon personnage. Je savais que c’était ma responsabilité et que Fabrice était là pour m’aider. Tout était basé sur l’idée de confiance mutuelle. Je me chargeais du rôle, et lui Il était une fois… un garçon nommé Paul. Sa mère travaille dans un hôpital psychiatrique perdu au fond des bois, où il vit en harmonie avec les animaux qui l’entourent. Tout bascule quand il rencontre Gloria, une patiente de son âge, qui lui demande de l’aider à s’échapper. Le nouveau long-métrage du Belge Fabrice Du Welz (‘Calvaire’, ‘Alleluia’) est un peu frustrant. Magnifiquement filmé, il nous plonge dans une ambiance onirique osant marier la cruauté des Frères Grimm à la conceptualisation de l’innocence par Rousseau. Mais le filtre du rêve ne suffit pas à justifier les incohérences dans la construction psychologique de ses personnages. Qu’ils s’enfuient, qu’ils s’aiment ou qu’ils se détruisent, toutes leurs actions semblent forcées, au point d’effriter notre intérêt pour la narration. C’est d’autant plus ennuyeux que son duo de jeunes acteurs (Fantine Harduin et Thomas Gioria) crève l’écran, entre générosité adolescente et magnétisme instinctif. N’empêche, on reste curieux de savoir ce que Du Welz garde sous le coude, tant son plaisir de (bien) filmer est tangible. (si) 1917 ●●●○○ Ras-le-bol des films de guerre ? Pas si vite ! Le réalisateur Sam Mendes est là pour vous surprendre… et vous en mettre plein la vue ! Construit sur une histoire assez basique (deux jeunes officiers britanniques doivent traverser un no man’s land pour empêcher leurs camarades de tomber dans un piège allemand), ‘1917’ nous emporte par sa mise en scène, complètement folle. Foto R.V. Imaginez la virtuosité du long plan-séquence de ‘Birdman’ rencontrant l’envergure visuelle de ‘The Revenant’. Suivant les codes du parcours du combattant (ou d’un jeu vidéo, chacun ses références), l’histoire balade nos deux héros dans une multitude de situations allant de la tranchée boueuse au bunker piégé, sans oublier le champ de bataille. Mais ce n’est pas tout. Profitant de cette mosaïque de décors, Mendes convoque toute une volée d’acteurs célèbres pour un véritable bingo du star-system anglais : Colin Firth, Benedict Cumberbatch, Richard Madden, Mark Strong, Andrew Scott, ils sont tous là ! Le tout est sublimé par la photographie brûlante du génial Roger Deakins, qui frappe tout aussi fort que dans ‘Blade Runner 2049’. Une expérience captivante, qui vous laissera bouche bée… et la larme à l’œil.(si) ●●●●○ MOVIES Foto K. Dewitte du film. » Tu avais déjà vu ses films ? « Non. J’avais 12 ans quand il m’a castée ! J’ai voulu regarder ’Alleluia’, mais j’ai préféré arrêter le film parce que je le regardais avec mon père, et je ne voulais pas qu’il panique pour rien. Maintenant que je connais bien Fabrice et qu’on a tourné ’Adoration’ je vais pouvoir le terminer (rires). » Il y a même une scène où tu joues en flamand ! « Ce n’était pas trop difficile pour moi parce que je suis en immersion à l’école, et je suis donc la moitié de mes cours en néerlandais depuis la troisième maternelle. Mais je ne suis vraiment pas bilingue pour autant. Je peux tenir une conversation mais pas pendant des heures. Du coup, j’ai reçu l’aide d’une coach pour perfectionner mon accent. C’était bien utile parce qu’il y avait énormément d’improvisation pendant le tournage. » Tu viens de gagner un prix d’interprétation lors du dernier FIFF de Namur. Pas trop la pression ? « Ça m’a tellement touchée ! Je pense que c’est une reconnaissance qui fait plaisir, et dont on peut avoir besoin. Ce n’est pas toujours facile de travailler tout en gérant à l’école. Et puis tu reçois ce prix qui te dit : ‘tu joues bien’… Ça donne envie de continuer. » Qu’est-ce que tu ressens avant de te lancer dans un tournage ? « Il y a toujours un peu de stress parce que je me demande si je vais être à la hauteur des attentes du réalisateur. Mais j’ai surtout hâte en fait. Il y a toutes ces scènes qui ont l’air drôles à tourner, toute l’expérience à emmagasiner, les nouvelles personnes à rencontrer aussi. » Tu as travaillé avec des acteurs qui font rêver (Duris, Huppert, Kassovitz, Poelvoorde). Tu t’en rends compte ? « Oh oui ! Et comme je suis plutôt timide à la base, je n’ose pas toujours leur parler au début. Sur ’Happy End’ je me suis d’abord mise un peu sur le côté. Puis ils sont venus vers moi pour me parler, pour m’apprendre des choses, sans être condescendants. C’était assez impressionnant comme échange. » Et si tu pouvais choisir le prochain nom sur la liste ? « Jack Nicholson ! Ou Anthony Hopkins ! Si tu me laisses parler, je ne m’arrête pas. Oh, et Robin Williams aussi. Je sais qu’il est mort mais je crois qu’il m’aurait énormément fait rire. » Et les réalisateurs ? « Je vise très haut, mais les Dardenne, ça serait dingue. Et sinon Jean-Pierre Jeunet et Tarantino. J’adore les films de Tarantino ! » Stanislas Ide 21 Bridges (Manhattan Lockdown) 21 ponts et tunnels. Autant d’ouvrages relient la presqu’île de Manhattan au reste de New York. Autant d’issues que l’inspecteur Andre Davis (Chadwick Boseman) fait boucler durant toute une nuit pour coincer deux malfrats qui, lors d’un banal braquage, ont provoqué un véritable bain de sang dans les rangs de la police.Au cours de son enquête,il découvre cependant une conspiration à grande échelle. Je dis ‘enquête’, mais Foto R.V. en réalité Monsieur Davis a très peu de recherches à faire. Les indices lui tombent constamment tout cuits dans le bec, et à chaque fois qu’il patine un peu, il se passe quelque chose quelque part permettant de relancer l’enquête. L’intrigue simpliste que sert ‘21 Bridges’, ne serait pas un grand problème si les personnages avaient suffisamment de couleur et de saveur, mais là aussi, c’est fort décevant.Boseman copie tout simplement son héros intègre de ‘Black Panther’, quant à ses adversaires, ils n’ont guère plus de profondeur qu’une assiette creuse. Les scènes d’action réussies sauvent le film de l’oubli total, même s’il ne reste quand même pas grand-chose à se mettre sous la dent. (rn) ●●○○○



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