Métro Belgique n°4149 7 jan 2020
Métro Belgique n°4149 7 jan 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4149 de 7 jan 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : Bruxelles se prépare à la zone 30.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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10 GREEN MARDI 7/1/2020 metrotime.be S’occuper de son potager en hiver L’hiver approche et, avec lui, le froid, la neige, et le vent qui attaqueront votre potager. Il est donc temps de prendre les choses en main pour le protéger et le préparer au retour du bon temps. DÉSHERBER La première étape à l’approche de l’hiver et après votre dernière récolte est de désherber votre potager. Pour ce faire, arrachez à la main les jeunes plants dès leur apparition pour les empêcher de proliférer. Ne succombez pas à la tentation des pesticides qui sont aussi mauvais pour vous que pour le sol et vos plantes. Pensez également à retirer vos dernières cultures. Ramassez finalement les ultimes feuilles mortes, vestiges de l’automne, que vous mettrez dans un compost, lui-même utilisé pour ameublir et aérer le sol. Une de votre priorité pour protéger votre potager est d’ores et déjà de défendre ce dernier contre les dures conditions hivernales. Pour y arriver, plusieurs solutions naturelles existent. Vous pouvez par exemple semer de l’engrais vert, c’est-à-dire des plantes comme le trèfle, la moutarde, ou le sarrasin, qui sont cultivées pour être fauchées juste avant leur floraison. Ces plantes créent un véritable tapis qui permettra à votre sol de ne jamais être à nu. S’il est généralement conseillé de les semer en septembre ou octobre pour l’hiver, un autre semis peut également être effectué de février à avril. Parmi les autres avantages liés à l’utilisation de ce type d’engrais, on note notamment une amélioration de la structure du sol, une meilleure circulation de l’eau sous terre et un ralentissement du développement de mauvaises herbes. Attention cependant que certaines plantes sont plus recommandées que d’autres en fonction de la période de l’année. PAILLER En hiver comme en été, le paillage est également une solution qui présente plusieurs avantages. Lorsqu’il fait chaud, un bon paillis protège votre sol de la chaleur et limite l’évaporation de l’eau. En hiver, l’effet recherché est Préparer le printemps Ce n’est pas parce que l’hiver s’est installé que vous devez oublier votre potager et votre jardin pendant plusieurs mois. S’il est évidemment plus difficile de semer et de planter à cause du froid, il est par contre bel et bien possible de continuer à récolter certains légumes résistants plutôt bien au froid. C’est notamment le Ph. Unsplash inverse. Installé au pied de plantes et d’arbustes, le paillis va protéger les racines et la terre contre le froid et le gel. Ce paillis peut être créé à base de vos déchets de jardin, qu’il s’agisse d’herbe tondue ou de feuilles mortes. Mais aussi d’autres déchets organiques, comme des copeaux de bois, de la paille, ou encore du compost. Pour préserver un maximum la chaleur, d’autres adeptes pratiquent plutôt la méthode du buttage qui consiste à former des buttes de terre aux pieds des plantes pour protéger un maximum leurs racines. Une autre solution tout aussi efficace consiste à placer une voile d’hivernage pour protéger vos cultures sensibles. Ce tissu léger, perméable à l’air et à l’eau tout en laissant passer la lumière, va en effet permettre de protéger certaines plantes contre le gel et le froid de l’hiver s’il n’est pas trop vigoureux. On estime généralement que cette technique permet de gagner entre 3 o C et 4 oC. Ce voile se met à l’approche de l’hiver ou dès que les premières gelées matinales s’annoncent. cas de plusieurs sortes de choux, de poireaux, de salsifis, voire du cerfeuil. Profitez également de cette période pour vous renseigner sur ce que vous allez semer et préparez vos premières commandes pour ne pas être surpris par le retour du printemps, ce qui pourrait vous faire perdre un temps précieux. ◀ Le voile doit être maintenu à chaque extrémité par un objet lourd pour éviter que le vent ne souffle dessous. NETTOYER L’hiver est également la meilleure période pour réaliser des travaux d’aménagement que vous reportez depuis plusieurs mois. Pourquoi ne pas profiter de ce moment plus calme pour réaliser l’un ou l’autre changement dans votre environnement extérieur ? C’est par exemple le moment idéal pour réaliser une allée, préparer du terrain pour un jardin ou une haie, voire aménager une terrasse. Enfin, profitez de l’hiver pour ranger et nettoyer vos outils que vous utilisez le reste de l’année. Enlevez la terre qui est inévitablement collée à ces derniers et n’hésitez pas à retirer la rouille grâce à du papier de verre. Aiguisez vos lames émoussées et huilez les manches pour les protéger de l’humidité. Placez-les finalement dans un endroit sec à l’abri du froid pour augmenter un maximum leur durée de vie. ◀ N’oubliez pas vos pots Ph. Pexels Dans un pot, les racines souffrent plus du froid qu’en pleine terre. Dès l’arrivée des premières gelées, les pots doivent être rentrés dans un abri couvert et lumineux, comme une véranda ou une serre. Sinon, la proximité d’une fenêtre à l’intérieur d’une maison devrait également faire l’affaire. Pour les pots plus volumineux non déplaçables, n’hésitez pas à les recouvrir d’un voile ou d’une bâche en plastique afin de les protéger un maximum du vent et du froid. ◀ Ph. Unsplash
metrotime.be MARDI 7/1/2020 GREEN 11 La fonte des glaces continue de nous menacer Alors qu’on ne compte plus les rapports qui mettent en évidence les dangers liés au changement climatique et que certains gouvernements essayent de limiter leur production d’émissions fossiles, la fonte des glaces, elle, continue. À la fin du mois de septembre dernier, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) tirait de nouveau la sonnette d’alarme. Le niveau de la mer augmente beaucoup plus vite que ce que les scénarios d’il y a à peine dix ans imaginaient. En pratique, sur la période de dix ans qui s’est écoulée entre 2006 et 2015, cette augmentation est estimée à 3,6 centimètres alors que la hausse sur tout le 20 e siècle avait été de 15 centimètres. En janvier, un autre rapport allait également dans le même sens. Selon une étude publiée dans les Compte rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS), la fonte des glaces en Antarctique est plus rapide que jamais, allant même six fois plus vite qu’il y a quarante ans. Les chercheurs ont en effet déterminé qu’entre 1979 et 1990, l’Antarctique avait perdu en moyenne 40 milliards de tonnes de masse glaciaire par an. À partir de 2009 et jusqu’en 2017, ce chiffre est passé à 252 milliards de tonnes chaque année. Plus inquiétant encore, les scientifiques ont repéré des zones dans l’Est, autrefois considérées comme relativement à l’abri du changement, mais qui perdent désormais beaucoup de glace. De l’autre côté du globe, le phénomène est également observable. Des scientifiques affirment en effet que si rien ne change, la glace du Groenland pourrait fondre entièrement durant ce millénaire, alors que ses glaciers fondent également à vitesse grand V. En juillet dernier, un record de température a d’ailleurs été battu au point habité le plus au nord de la Terre. À Alert, ville du Canada située à environ 820 kilomètres du pôle nord, le mercure a atteint les 21 oC. Un record absolu pour cette localité où la moyenne quotidienne pour un mois de juillet est de 3,4 degrés. UN CERCLE VICIEUX Si la fonte des glaces est intimement liée au réchauffement climatique, elle s’accélère aussi à cause de plusieurs cercles vicieux. En raison de la chaleur, la glace située en Arctique fond par exemple de plus en plus vite en été et a des difficultés se reconstituer en hiver. La nouvelle glace, plus fine et moins résistante, fond donc également plus rapidement l’été suivant, et ainsi de suite. Autre conséquence de cette fonte  : la AFP/M. Hoppman surface blanche de la glace, moins présente, reflète avec moins d’efficacité les rayons du soleil qui sont alors absorbés par l’océan. Cela occasionne une augmentation de sa température et un dégel plus rapide des glaces. Un phénomène similaire est observé avec la fonte du pergélisol (permafrost), ce sol imperméable car gelé depuis plus de deux ans qui recouvre 24% de l’hémisphère nord. Ce sol, qui représente une surface de 23 millions km 2, est également en train de dégeler. Une fonte qui libère du protoxyde d’azote, plus connu sous le nom de gaz hilarant, mais qui contribue surtout au réchauffement climatique en étant 300 fois plus « réchauffant » que le CO 2. Belga/N. Maeterlinck DES CONSÉQUENCES DÉSASTREUSES Quoi qu’il en soit, les conséquences de la fonte des glaces s’annoncent d’ores et déjà désastreuses. Le Groenland pourrait contribuer par exemple à une montée des eaux mondiales de 5 à 33 centimètres d’ici 2100. Et dans les 1.000 prochaines années, dans le pire des scénarios, l’intervalle le plus probable serait de 5,23 à 7,28 mètres. Pour le Giec si rien n’est fait pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, la hausse du niveau de la mer pourrait, au total, être d’1,5 centimètre par an en 2100, de plusieurs centimètres par an au 22 e siècle et de plusieurs mètres par an d’ici 2300. Avec des conséquences évidemment La Belgique aussi touchée désastreuses pour les centaines de millions de personnes qui habitent dans des régions côtières, mais aussi celles vivant en haute altitude qui pourraient être touchées par la fonte des glaciers. Les événements naturels extrêmes, comme les grandes marées et les tempêtes, vont aussi devenir plus fréquents alors que la fonte des glaciers, en Europe notamment, entraînera des risques accrus de glissements de terrains et d’inondations. Pour diminuer au maximum ces conséquences néfastes, il n’existe qu’une solution selon les experts  : limiter à 2 o C la hausse des températures par rapport à l’ère préindustrielle. (cd) En Belgique aussi, on risque de ressentir les conséquences de la fonte des glaces. C’est en tout cas ce qu’affirme le WWF. « En tant que pays côtier, la Belgique est très vulnérable. Avec la montée des eaux, l’écosystème côtier sera coincé entre l’érosion croissante côté mer et l’urbanisation côté terre. Le phénomène est connu sous le nom de « compression côtière » (coastal squeeze) », souligne l’ONG. Cela se traduit notamment par la disparition des immeubles se trouvant le long du littoral à cause de la montée des eaux. « Pour que la côte puisse s’adapter, nous devons créer de l’espace pour la nature. La Belgique doit intensifier ses efforts pour lutter contre le changement climatique et accroître la résistance de la côte face à l’élévation du niveau de la mer. Nous devons restaurer notre défense côtière naturelle dans laquelle polders, dunes, plages et bancs de sable jouent un rôle principal », explique Sarah Vanden Eede, chargée des politiques Océan au WWF-Belgique. ◀ I



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