Métro Belgique n°4148 6 jan 2020
Métro Belgique n°4148 6 jan 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4148 de 6 jan 2020

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (235 x 315) mm

  • Nombre de pages : 18

  • Taille du fichier PDF : 3,2 Mo

  • Dans ce numéro : la réponse de l'Iran sera militaire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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metrotime.be LUNDI 6/1/2020 BELGODYSEE 9 UNE PETITE COMMUNAUTÉ MONTRE QU’IL EST POSSIBLE DE VIVRE EN MODE ÉCOLOGIQUE, NOVATEUR ET DURABLE « La ville est une jungle urbaine où je ne trouve pas ma place » Ph. D.R. Qui suis-je ? Ph. D.R. Nom  : Rojin Ferho Âge  : 23 ans Études  : Bachelier en journalisme à l’Erasmushogeschool à Bruxelles Domicile  : Alost www.linkedin.com/in/rojinferho-67b08716a Plus de huit Flamands sur 10 ayant participé à l’enquête sur le climat du SPF Santé publique demandent une prise en charge urgente du changement climatique. À Sint-Katelijne-Waver, et plus précisément au Weegbree, les habitants essaient de s’attaquer à la problématique à leur échelle. Cette communauté écologique adopte depuis plusieurs années des techniques novatrices et durables pour faire la différence pour notre climat. La communauté écologique Weegbree à Sint-Katelijne-Waver est un petit paradis naturel. L’automne y a porté ses fruits, car le paysage magique y est aujourd’hui entouré de feuilles et dégage une ambiance chaleureuse. Une dizaine de personnes qui y cultivent localement vivent à cet endroit. Le message est ici de consommer le moins possible et de partager le plus possible. L’un de ses habitants, Til Roose (28 ans), nous attend à l’entrée de la communauté. « Bienvenue au Weegbree ! Avez-vous trouvé facilement ? », demande-t-il. Mon binôme de Belgodyssée, Aude, et moi, nous avons dû au moins trois fois rebrousser chemin. Nous avons eu en plus l’idée géniale de prendre une auto-stoppeuse et nous l’avons déposée, sans trop réfléchir, dans un endroit moins stratégique. Ce n’était pas notre décision la plus intelligente. « Nous avons facilement trouvé », répondons-nous néanmoins, pratiquement de concert. Til nous emmène immédiatement dans l’espace commun et nous montre le poêle rocket (ou poêle dragon) de fabrication maison. « Ce poêle est fabriqué avec l’argile que nous trouvons ici dans le sous-sol et la chaleur se diffuse via des tuyaux sous les banquettes, donc quand nous nous réunissons ici tout le monde a les fesses au chaud ! », s’enthousiasme-t-il. La glace est immédiatement rompue. UNE INITIATIVE LOCALE Le Weegbree contribue au climat en appliquant des techniques novatrices. C’est ainsi que la communauté a imaginé un système de purification de l’eau de façon naturelle. « Elle est évacuée via des conduites vers le ruisseau dans notre jardin. Mon colocataire y a installé des plantes spéciales qui filtrent l’eau », explique Til. Au début du ruisseau l’eau est trouble, mais cinq mètres plus loin elle est transparente. « Vous voulez boire un verre d’eau de notre source ? », demande-t-il. Aude est d’emblée conquise. LES VOISINS ET L’ADMINISTRATION COMMUNALE Le Weegbree est situé dans un quartier chic avec de nombreuses habitations traditionnelles, mais la dlie\hi BELGODYSSEE La Belgodyssée est une initiative de la RTBF, de la VRT et du Fonds Prince Philippe, en partenariat avec Metro et les Éditions de l’Avenir, et avec le soutien de la Chancellerie du Premier Ministre. Ce concours de reportage annuel favorise la collaboration entre jeunes journalistes en devenir, issus des différentes communautés de notre pays, qui travaillent en duos bilingues. À l’occasion de l’édition de cette année, ils mettent en exergue des initiatives positives dans la lutte contre le changement climatique. Rojin Ferho a visité avec son binôme une communauté située à Sint-Katelijne-Waver qui essaie de vivre en mode le plus écologique possible.communauté alternative entretient de bonnes relations avec le voisinage. Noralie Neyman (29 ans) habite depuis 5 ans à Weegbree et organise régulièrement des activités pour l’environnement. « Nous donnons des cours ou nous organisons une fête de la moisson afin d’impliquer nos voisins dans notre communauté, qui est aussi une asbl », explique-t-elle avec enthousiasme. L’Administration communale de Sint-Katelijne-Waver, qui est entièrement N-VA, soutient l’initiative locale. « Ils croient en notre projet de transition dans le cadre duquel nous transmettons régulièrement cet endroit à de nouveaux habitants qui veulent garder Weegbree en vie », poursuit Noralie. « Nous avons même siégé récemment au conseil culturel. » UNE JUNGLE URBAINE Til Roose inspire et expire profondément et explique que se promener dans les environs est un véritable enchantement. « Avant, j’ai toujours vécu en ville », raconte-til. « Quand j’y retourne, j’essaie de respirer profondément, mais je m’y sens toujours oppressé. » Il n’habite que depuis un mois à Weegbree, mais il ne se voit pas revenir de sitôt en ville. « La ville est pour moi une jungle urbaine où je ne me sens pas à ma place. J’y deviens dingue parce que je m’y sens obligé de consommer toujours plus. Pourtant, nous n’avons pas besoin de grand-chose pour être heureux ! » ◀
10 ON THE ROAD LUNDI 6/1/2020 metrotime.be La japonaise passe de la course à la route Toyota prépare une Yaris ultra-sportive qui servira de base à sa prochaine voiture de rallye. Nous avons pu tester en exclusivité une version de présérie. Quand on pense Toyota, on pense à hybride et bon père de famille... mais pas à sport ! Et pourtant, le japonais est le constructeur généraliste le plus impliqué en compétition automobile. Ainsi avec le titre « pilotes » en championnat du monde des rallyes pour Ott Tänak, deux victoires aux 24 heures du Mans, Toyota est aussi le dernier vainqueur du Dakar. Un palmarès exceptionnel qui ne rejaillit pas nécessairement sur l'image de la marque. « On y travaille », nous confie Vincent Dewaersseger, le responsable communication de Toyota Europe. D'où cette Yaris GR-4 un PRO Performances Comportement ultra sain Stabilité et tenue de route Confort CONTRA Places arrière limitées aux enfants Consommation Visibilité ¾ arrière Endurance des freins en conditions extrêmes. peu spéciale. La voiture est la base de celle qui disputera le championnat WRC en 2021. Or, pour obtenir l'homologation pour le Championnat du monde des rallyes il faut produire 25.000 unités. Et plutôt que de faire une voiture de route pour l'adapter à la course, le constructeur japonais a choisi de faire l'inverse. La Yaris qui nous a été présentée n'est pas dans sa version définitive, de quoi expliquer le camouflage de la carrosserie et de l’intérieur. Il n'empêche on en apprend déjà beaucoup. C’est une troisportes dotée d'une large calandre et de voies arrière élargies, pour optimiser la stabilité et la motricité. Pour gagner en performance, les ingénieurs ont chassé le poids. Ainsi le capot et les flancs sont en aluminium, le toit en carbone, de quoi arriver à 1250 kg. Et puis il y a le moteur, un 1600 turbo, 3 cylindres, le plus léger et le plus compact du marché. Pas de chiffres précis à ce stade mais « au moins 250 ch et 350 NM de couple » confie Naohiko Saito l'ingénieur en chef de la GR-4 pour quatre roues motrices disponibles selon trois modes de conduite. SAINE ET RAPIDE La première prise en main s’est faite sur la route. On en profite pour essayer le mode « normal » qui privilégie la traction, 60% sur l’avant, 40% sur l’arrière. Les accélérations sont franches et la Toyota se montre bien équilibrée avec une direction très précise. Le confort est étonnant, les bosses sont absorbées en douceur, on sent parfaitement les roues qui « cherchent » le contact avec la route. Autre ressenti, le levier de vitesse, six rapports, ferme et direct. La consommation grimpe malgré tout assez vite, 9,6 litres quand on arrive à la piste. Le circuit nous permet de pousser la petite sportive dans ses derniers retranchements. On commence en mode « track », 50% de couple sur l’avant et 50% sur l’arrière. Les passages en courbes sont très rapides, avec des glissages des 4 roues faciles à contrôler, la Yaris fait preuve d’une excellente motricité. Un comportement rassurant. Test ensuite en mode « sport » (70% de la puissance aux roues arrière), logiquement le survirage s’accentue et demande plus de technique. Au final, la japonaise procure beaucoup de plaisir, elle se montre à la fois joueuse et efficace, sans jamais trahir son conducteur. Évidemment dans ces conditions la consommation devient hallucinante, 18,3 litres aux 100 km ! EN BREF 1 Philippe Jacquemotte Moteur 3 cylindres, essence, turbo, 1600 cm 250 ch/350 Nm Transmission Boite manuelle, 6 rapports L/L/Hnc Poids à vide 1250 kg Volume Coffrenc Réservoir 50 L 0 à 100 km/hnc Vitesse maxi +/- 250 km/h Conso mixte 9,6 L/100 km CO2nc Prix



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