Métro Belgique n°4144 18 déc 2019
Métro Belgique n°4144 18 déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4144 de 18 déc 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (259 x 365) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : circulation perturbée sur le rail.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Mercredi 18 décembre 2019 metro 10 10 CULTURE Le top 10 de l’an 2019 SOUND CHECK Sleaford Mods « Eton Alive » Vampire Weekend « Father of the Bride » Schoolboy Q « Crash Talk » Bon Iver « i.i » 2019 en musique La musique, c’est comme le vin…À chaque millésime, sa qualité. De bonnes années solaires laissent parfois la place à d’autres moins marquantes. Et, si 2019 nous aura offert quelques belles petites perles, il est très probable que cette année ne restera pas dans les glorieuses annales de l’histoire de la musique contemporaine. Il n’empêche que nombre d’albums nous ont néanmoins ravis dans des genres très divers. C’est donc à l’exercice toujours très subjectif du ‘best of’de l’année que l’on se plie ici, sans classement, mais avec néanmoins un top-10 parmi les 50 albums à retenir en priorité. Pierre Jacobs FKA twigs « Magdalene » neelat M.1 Roméo Elvis « Chocolat » Slowthai « Nothing Great About Britain » Zwangere Guy « Wie is Guy » Little Simz « Grey Area » Hamza « Paradise » Teebs « Anicca » Rammstein « Rammstein ». et'Michael Kiwanuka « Kiwanuka » Carla dal Forno « Lookup Sharp » 4. Liam Gallagher « Why Me ? Why Not. » The Murder Capital « Nothing Great About Britain » Fontaines D.C. « Dogrel » Un premier album réussi pour le groupe postpunk de Dublin à ranger entre Parquet Courts et Joy Division. Nick Cave and the Bad Seeds « Ghosteen » Le deuil plus présent que jamais mais sublimé par une écriture à la fois lumineuse et poétique. Un véritable voyage intérieur. Billie Eilish « When We All Fall Asleep, Where Do We Go ? » Elle a beau s’habiller flashy, la jeune Billie Eilish nous offre une pop noire qui joue sur les deux facettes de l’adolescence. Lana Del Rey « Norman Fucking Rockwell ! » Lana nous chante le côté face du glamour hollywoodien et californien. Des bribes de rêve américain qui part en morceaux. Jay-Jay-Johanson « Kings Cross » L’éclat d’un diamant dans la pénombre, une perle noire, et une précieuse mélancolie sans tristesse. Et 40 albums à (re)découvrir Kate Tempest « The Book of Traps and Lessons » Balthazar « Fever » n ri Charli XCX « Charli » r Philippe Katerine « Confessions » Sam Fender « Hypersonic Missiles » Kompromat « Traum und existenz » Cage the Elephant « Social Cues » Temples « Hot Motion » Denzel Curry « Zuu » Ninho « Destin » Kedr Livanskiy « Your Need » PNL « Deux frères » Chance the Rapper « The Big Day » Chelsea Wolf « Birth of Violence » The Amazons « Future Dust » Ariana Grande « Thank U, Next » Fat White Family « Serfs Up ! » Angel Olsen « All Mirrors » Une pop-folk lyrique et une puissance dramatique qui prend aux tripes. Le groupe anglais a délaissé le garage-rock un peu sale pour nous offrir un album plus pop mais ambitieux. Foals « Everything not saved will be lost- part 1 » La première partie de leur diptyque est un joli exercice de style dance-rock qui cache des paroles à la mélancolie appuyée. Tyler, the Creator « Igor » Si ce n’est pas lui qui vient en premier à l’esprit lorsqu’on évoque le rap américain, Tyler nous propose pourtant ce qu’il se fait de plus audacieux sur cette scène aujourd’hui. Young Thug « So Much Fun » Le natif d’Atlanta garde son style radical et influence toujours en grande partie la scène rap US actuel. Kanye West « Jesus Is King » Nekfeu « Les étoiles vagabondes » Paula Temple « Edge of Everything » Dave « Psychodrama » Floating Points « Crush » 111 Tool « Fear Inoculum » Pond « Tasmania » Robag Wruhme « Venq Tolep »
metro Mercredi 18décembre 2019 CULTURE 11 ANCESTORS  : THE HUMANDKIND ODYSSEY S’AVENTURE SUR PS4 ET XBOX ONE Plongez aux origines de l’humanité XB1/PS4/PC Vous avez déjà fini tous les jeux majeurs de 2019 et vous cherchez de quoi occuper vos longues soirées d’hiver ? Même s’il risque de ne pas plaire à tout le monde, Ancestors  : The Humandkind Odyssey mérite vraiment que l’on s’y attarde. Attention OVNI vidéoludique. Sorti à la fin de l’été sur PC, Ancestors  : The Humankind Odyssey s’invite sur PS4 et Xbox One. L’occasion parfaite pour revenir sur ce projet atypique « made in Québec » créé par Patrice Désilets. Cet ancien directeur créatif de la saga Assassin’s Creed a quitté Ubisoft pour fonder le studio Panache Digital Games, dont Ancestors est le premier jeu. IL Y A 10 MILLIONS D’ANNÉES De mémoire de joueur, nous n’avons jamais connu un tel voyage dans le temps dans un jeu vidéo. Il y a bien eu Sapiens, une simulation d’homme préhistorique sortie en 1986 qui emmenait les joueurs 100.000 ans en arrière. Plus récemment, Far Cry Primal se déroulait 10.000 ans avant J-C. Mais Ancestors The Humankind Odyssey remonte bien plus loin dans le temps et explore une période jamais vue auparavant dans un jeu vidéo. En effet, vous vous retrouvez plongé il y a 10 millions d’années dans l’Afrique du Néogène aux commandes d’un singe ! Le but du jeu est de prendre part à l’odyssée de l’évolution humaine. Rien que ça ! Pour cela, vous allez devoir tout apprendre et transmettre vos connaissances à votre descendance pour ainsi évoluer au fur et à mesure des générations. Des brancards et du fun SWITCH Les fêtes de fin d’année, c’est aussi l’occasion idéale pour se retrouver, entre amis ou en famille, autour d’un bon party game. Que diriez-vous de vous mettre dans la peau de deux ambulanciers ? C’est l’étonnante proposition de The Stretchers ! D’Overcooked à Mario Party, si vous cherchez un jeu pour vous amuser à plusieurs, il y a l’embarra du choix sur Switch. Le mois dernier, un petit nouveau a fait une apparition surprise dans le catalogue de Nintendo  : The Stretchers. Cette exclusivité Switch, développée par le studio suédois Tarsier (Little Nightmares), vous propose d’incarner deux ambulanciers. Le titre est jouable seul, chaque stick permettant de contrôler un personnage, mais c’est bien à deux qu’il prend tout son sens. Les duos devront se coordonner pour secourir des civils blessés. Il faudra d’abord prendre les commandes de son ambulance pour se rendre sur les lieux du drame. Après avoir localisé les blessés (et pour certains, c’est un parcours du combattant semé de pièges et d’embûches qui vous attend), vous devrez les mettre sur un brancard et enfin, les amener jusqu’à l’ambulance. Le but est de réussir cela en un minimum de temps pour décrocher le plus grand nombre de points et d’étoiles. Malgré le contexte, The Stretchers est un jeu qui ne se prend jamais au sérieux. Rapidement, le jeu vire à un joyeux bordel. Il y a plein de petites animations sympas à débloquer et de découvertes à faire dans les niveaux. Au-delà de la coordination que nécessite le jeu à deux, The Stretchers repose sur des petits puzzles dont la résolution est nécessaire pour terminer le niveau. Par exemple, pour récupérer certains blessés, il faudra les faire tomber EXPLOREZ, DÉVELOPPEZ ET ÉVOLUEZ Les premiers pas sont extrêmement déstabilisants. Le principal reproche fait à la version PC était que le jeu ne prenait pas assez les joueurs par la main. Les développeurs ont amélioré cet aspect sur les versions Xbox One et PS4 en intégrant des aides et des petits didacticiels. Néanmoins, malgré ces efforts, Ancestors reste un jeu exigeant et difficile à prendre en main. C’est pourtant aussi tout ce qui fait son charme. Aux commandes d’un hominidé, vous allez devoir tout apprendre, de A à Z. Rapidement, vous allez ainsi être confronté à la faim. C’est seulement en découvrant, en sur un trampoline, mais encore fautil que celui-ci soit correctement orienté. The Stretchers ne demande toutefois par l’habileté qu’il faut pour Overcooked. Il s’adresse ainsi à un public plus large. Il procure davantage de fous rires et moins d’engueulades que le jeu de Team 17. La prise en main est immédiate et le fun est au rendez-vous. Bien que la répétitivité pointe rapidement le bout de son nez et que le prix est un poil élevé (20 € ) pour une durée de vie assez faible, The Stretchers réserve de bons moments en couple, entre amis ou en famille. (tw) ★★★✩✩ Ph. DR analysant et en goûtant différents aliments (fruits, champignons, mollusques…) que votre singe va apprendre ce qu’il peut manger ou au contraire ce qu’il doit éviter pour ne pas être empoisonné. Comme le principe du jeu reste l’évolution de l’espèce, si vous avez des bébés sur votre dos ou que vous faites ces expériences devant d’autres singes, cela leur permettra aussi d’apprendre. La nourriture n’est qu’un tout petit exemple des choses à apprendre. Rapidement, votre primate aura comme objectif de se construire un nid douillet où il pourra se reposer. Pour cela, vous allez devoir trouver le feuillage adéquat et l’empiler. C’est à ce moment seulement que la possibilité « construire » apparaîtra et que vous pourrez créer une sorte de lit. L’étape suivante sera de trouver un(e) partenaire, de vous mettre en couple et pour vous reproduire, un élément indispensable dans le jeu. Mais là encore, les choses sont bien plus compliquées qu’un simple « match » sur Tinder. Ce n’est qu’après plusieurs longues séances de toilettages qu’un(e) singe acceptera de dormir avec vous. Ancestors est un jeu extrêmement long et lent mais c’est ce qui le rend si passionnant et attachant. Chaque apprentissage est une petite victoire qui apporte une grande satisfaction. C’est l’anti Call of Duty par excellente et clairement, il ne plaira pas à tous les joueurs. Il demande d’apprendre et de découvrir de nombreuses choses par soi-même. L’avantage est que comme la version PC est sortie depuis près de quatre mois, il y a déjà de nombreux Wiki et conseils de la communauté sur le web. PETIT MAIS COSTAUD Du côté de la réalisation, la taille du jeu (seulement un peu plus de 5 GB) nous a inquiétés mais Ancestors nous a rapidement rassurés. Évidemment, ce n’est pas la claque de l’année, loin de là, mais il s’en sort avec les honneurs. Les textures ne sont pas hyper détaillées et une sorte de flou vient masquer les faiblesses graphiques. Il reste cependant très agréable de se balader de branche en branche et de découvrir de nouveaux environnements. Ancestors pousse le joueur à l’exploration. Une grande partie du jeu repose sur l’utilisation de deux sens  : l’ouïe et l’odorat de votre primate. Évidemment, il n’y a pas d’armes et vous devrez apprendre à créer des outils pour vous défendre face aux prédateurs. Enfin, une fois que vous aurez fait assez de découvertes, vous pouvez décider de passer à la génération suivante. Vous vous retrouvez ainsi 15 ans plus tard, tout en conservant les savoirs que vous avez déjà acquis. NOTRE VERDICT Ancestors  : The Humandkind Odyssey ne s’adresse clairement pas à tous les joueurs. C’est un projet atypique et original qui ne prend pas les joueurs par la main et qui demande beaucoup de temps et de patience. Pour moins de 40 € , ceux qui s’y prendront la peine de s’y plonger découvriront un jeu passionnant et unique en son genre qui fait vivre les premiers pas de l’humanité. (tw) ★★★★✩ PALAIS 12 CLUB BRUSSELS EXPO GAMES VENDREDI 8 MAI2020 TICKETS  : GREENHOUSETALENT.BE TICKETS  : GREENHOUSETALENT.SE



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