Métro Belgique n°4140 12 déc 2019
Métro Belgique n°4140 12 déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4140 de 12 déc 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (259 x 365) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : manifestation pour le climat à Sidney.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Jeudi 12 décembre 2019 metro 12 FEELGOOD Faut-il dormir avec son animal de compagnie ? L’heure de rejoindre les bras de Morphée arrive. Et, avec elle, votre animal de compagnie qui vous fait les yeux doux pour passer la nuit avec vous. Mais est-ce vraiment une bonne idée de partager votre sommeil avec lui ? DU POUR… Les recherches estiment généralement qu’un propriétaire d’animal sur deux laisse dormir son compagnon à quatre pattes avec lui dans sa chambre. Généralement, il s’agit de chats et de chiens peu imposants. Une bonne idée, selon une étude publiée en 2017 dans la revue Mayo Clinic Proceedings. Dans cette dernière, on apprend en effet que le sommeil pourrait être amélioré par la présence d’un animal dans la chambre. Pour le prouver, les chercheurs ont analysé les habitudes de 40 personnes qui dormaient avec leur animal. Ils ont découvert que ce dernier n’avait pas, ou très peu, d’influence négative sur le sommeil de leur propriétaire. Selon une des auteures de l’étude, dormir avec un animal pourrait même être réconfortant ! « Le fait d’avoir un chat qui ronronne ou un chien bien élevé à proximité peut être très relaxant pour les maîtres », expliquait d’ailleurs en 2014 Lois Krahn, auteure principale de l’étude, dans une vidéo pour la clinique Mayo, la prestigieuse fédération hospitalo-universitaire et de recherche américaine. Cette conclusion ne s’applique cependant que si l’animal dort au pied du lit, et non dans votre lit. Dans ce cas, la présence d’un animal réduirait la qualité du sommeil. Toujours selon la même clinique Mayo, mais dans une étude différente, 41% personnes qui dorment avec des animaux estiment que cela leur apporte un sentiment de paix et de tranquillité. Ce qui crée un environnement favorable pour bénéficier d’un sommeil de qualité. Un résultat notamment mis en exergue chez les personnes vivant seules, l’animal leur donnant un sentiment de protection et de sécurité, comme durant la journée. Chez les chats, ce serait le ronronnement qui apporterait ce sentiment de confort et de sécurité. Les vibrations auraient en effet une fonction apaisante, un peu de la même manière que la musique. … ET DU CONTRE Mais tout n’est pas rose pour autant, certaines recherches se montrant plus prudentes. En 2014, une étude de l’Université du Kansas présentée lors du « Sleep Meeting », un événement annuel mettant en avant les recherches sur le sommeil, affirmait déjà que dormir dans le même lit que son animal perturbait le sommeil. 63% des personnes qui dorment au moins quatre nuits par semaine avec leur animal de compagnie affirmaient en effet mal dormir. 5% des répondants n’arrivaient même pas à se rendormir après avoir été réveillés par leur animal ! Les animaux ont également un rythme du sommeil différent du nôtre. Les chats se réveillent par exemple régulièrement au milieu de la nuit (ou très tôt) pour vadrouiller. Il faut donc être prêt à leur ouvrir la porte sous peine de subir leurs foudres. Outre l’évidente question du sommeil, d’autres sont à soulever également. Et là, les réponses sont plus personnelles. Est-ce que cela vous dérange de retrouver des poils dans votre lit ? D’avoir un animal collé à vous pendant la nuit ? De subir ses ronflements et ses flatulences ? L’animal peut également avoir des conséquences sur votre couple. Pas facile de passer un moment intime ou de dormir à deux avec un animal couché dans le lit. Le fait de dormir avec votre chien peut également lui donner un sentiment de dominance. Il aurait par exemple de plus en plus tendance à aller dormir au lit sans la présence d’un humain. Reste la problématique de la santé. Même s’ils sont (très) rares, les Ph. Unsplash Ph. Unsplash exemples d’animaux contaminant gravement, voire mortellement, des humains existent. Et si votre Médor ou Félix n’est pas en bonne santé, c’est-à-dire qu’il a des puces, une maladie ou n’est pas à jour dans ses vaccins, vous mettez aussi votre santé en danger. Sans compter que votre animal peut vous lécher ou vous mordre pendant son sommeil. À l’inverse, si votre système immunitaire est fragilisé par une maladie, comme le cancer par exemple, vous devriez également éviter de passer la nuit avec votre boule de poils. Enfin, et c’est plutôt du bon sens, les personnes asthmatiques ou allergiques banniront également leur animal de la chambre. (cd) Et les enfants ? Pour éviter tout incident, interdisez l’accès de la chambre dans laquelle se trouve votre bébé/enfant à votre animal. Il risquerait de s’allonger sur lui et de l’étouffer, sans parler des éventuelles maladies qu’il pourrait lui transmettre via des parasites, griffes et autres morsures. Car si votre compagnon est l’animal le plus gentil du monde, on ne sait jamais à 100% comment il va réagir. Par contre, une étude présentée en 2014 au congrès européen de pneumologie à Munich dévoilait que le fait de dormir avec de la fourrure animale, pour un enfant, diminuait le risque de développer des allergies. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont suivi 2.500 bébés pendant dix ans. Ces derniers ont dormi dès l’âge de trois mois avec de la fourrure animale. Et selon les auteurs, ces jeunes présenteraient 79% de risque en moins de développer des allergies à partir de six ans. « On sait qu'un environnement riche en bactéries, quand on a beaucoup d'animaux, de moisissures, cela a un effet protecteur sur nos immunités. Dans les premiers mois de vie, les premiers éléments avec lesquels on est en contact peuvent déterminer beaucoup de choses dans notre vie future. C'est extrêmement important pour la suite de notre santé », expliquait à l’époque l’allergologue Nhân Pham Thi sur Europe 1.
metro Jeudi 12décembre 2019 FEELGOOD 13 Les Hautes Fagnes en skis de fond Les Hautes Fagnes sont un paradis pour les promeneurs en toutes saisons. En hiver, elles se couvrent fréquemment de neige. Plusieurs itinéraires de ski de fond parcourent la région, offrant de superbes paysages. I m Distance Dénivelé Durée Niveau de difficulté 19 km 260 m D+ 3h30 3/5 Ph.C. Goret Les bienfaits des sports doux ne sont plus à démontrer  : bons pour le cœur, pour le corps, pour la mémoire, pour le moral… Chaque semaine, Metro vous propose un parcours de plein air pour se faire du bien. À VOIR SUR LE CHEMIN  : Le centre nature de Botrange est l’endroit idéal pour se renseigner sur l’environnement bien particulier des Hautes Fagnes. Il dispose également d’une cafétéria et d’une cheminée. Son feu sera bien agréable pour se reposer après une promenade hivernale sur le plateau. LE PARCOURS  : Du centre nature du Signal de Botrange, une longue ligne droite permet de s’enfoncer dans la forêt. Ce premier kilomètre est parfois fréquenté par quelques promeneurs, mais ceux-ci se font de moins en moins nombreux au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre nature. En suivant ce chemin, le parcours arrive à une route où il est nécessaire de déchausser pour traverser. Une fois de l’autre côté, faire une cinquantaine de mètres, puis prendre à gauche. Un bref couvert forestier, mène à la bordure d’une fagne ouverte aux quatre vents qu’on longe pendant un petit moment. Après avoir passé un banc, la piste plonge à nouveau dans les sapins. En cas d’abondantes chutes de neige, ce passage plus étroit offre des points de vue magiques, avec un petit sentier qui se fraye un chemin au milieu d’arbres chargés de neige. Au terme d’une petite descente qui mène vers la vallée, la piste repart sur la droite, vers le Mont Rigi. Pour les plus fatigués, il est possible de revenir vers le point de départ. Les autres pourront se diriger vers la Baraque Michel en s’engageant une descente assez marquée (jamais simple à négocier en skis de fond, surtout qu’une grande flaque d’eau peut se former en bas, à la sortie du virage). On remonte ensuite vers la Baraque Michel en alternant les zones de fagne et de bois. À la Baraque Michel, la piste repart vers le Mont Rigi, puis redescend dans la vallée. On retraverse le Rau de Polleur, avant de grimper le versant opposé de la vallée. De là, après avoir croisé la route, la piste retourne vers le centre nature. Les plus courageux opteront pour un détour supplémentaire en suivant la piste marquée bleue sur la gauche. Elle emmène le skieur vers le Signal de Botrange, via un nouveau tour à travers une fagne. BON À SAVOIR  : En hiver, les températures peuvent devenir glaciales sur le plateau des Hautes Fagnes. En cas de vent, les températures ressenties peuvent même être polaires. Il est impératif de prévoir des vêtements chauds et respirants. Cette ambiance hivernale offre toutefois de superbes paysages. S’Y RENDRE  : On rejoint le centre nature de Botrange depuis les gares de Verviers ou Eupen, facilement accessibles en train depuis Bruxelles. Compter un peu moins de 2h30 au total. CARTE TOPO  : 50/1-2 (+trace GPS à télécharger sur Metrotime.be/tag/outdoor). Un plan des pistes est donné aux skieurs aux départs. Celles-ci sont fléchées et simples à suivre. Camille Goret camille_goret Ph.C. Goret Ph.C. Goret



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