Métro Belgique n°4138 10 déc 2019
Métro Belgique n°4138 10 déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4138 de 10 déc 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (259 x 365) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 3,0 Mo

  • Dans ce numéro : Wellington, un volcan meurtrier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Mardi 10 décembre 2019 metro 10 GREEN Les moutons, des tondeuses écologiques à quatre pattes ! Oubliez tondeuses, débroussailleuses et autres engins à moteur bruyants et polluants. Sheep Solution propose une alternative écologique à l'entretien des espaces verts  : l'écopâturage ! Leurs précieux auxiliaires ont quatre pattes, une laine frisée et bêlent de plaisir devant toute cette verdure ! Sheep Solution, c’est d'abord l’histoire de deux copines, Amélie Jacques et Céline Ernst, qui ne voulaient plus entretenir pelouses et prairies de manière classique. Renseignements pris auprès d’éleveurs et de professionnels, elles se rendent compte que l’écopâturage est peu utilisé en Belgique. En novembre 2018, elles troquent donc talons et robes contre salopettes et bottes. Elles achètent un troupeau de moutons et se lancent dans un projet fou  : Sheep Solution ! Leur objectif  : lancer une alternative, durable et écologique d’entretiens des espaces verts. Nos deux éco-débroussailleuses ont opté pour le mouton d'Ouessant qui est le plus petit ovin au monde. Sa laine se feutre assez vite, il produit peu de viande, mais ses qualités de super brouteur sont reconnues ! DIMINUTION DE L’EMPREINTE CARBONE L'écopâturage à l'aide de moutons ou de chèvres est sans doute la plus ancienne et la plus écologique méthode d'entretien des espaces semi-naturels. On lui doit par exemple l'existence ou le maintien des fameuses pelouses calcaires, à haute valeur biologique. Les promotrices de Sheep Solution y voient aussi quantités d'autres atouts. Avec les moutons présents à l’année, les espaces verts sont ainsi entretenus continuellement. Ces animaux sont aussi de véritables accélérateurs de biodiversité. À l'inverse de la tonte mécanique ou de l'utilisation d'herbicides, ils ne nuisent pas aux insectes, oiseaux ou abeilles. Ils sont même pleinement compatibles avec Balade entre bois et campagne aux Enneilles Des itinéraires de balades liés aux réserves de Natagora sont désormais disponibles sur le site de l’association. Celle du « bois d’Enneille », à Durbuy par exemple, vous mène dans un parcours mi-forestier mi-rural, à la découverte de sous-bois ombragés et de beaux panoramas sur l’Ardenne. Elle longe largement la réserve naturelle des Enneilles dont la visite peut conclure la journée. Si vous passez par Durbuy, vous ne manquerez évidemment pas de visiter la vieille ville ou de profiter de ses nombreuses terrasses. Mais la culture et l’histoire ne sont pas les seuls atouts de la commune  : située à la jonction de trois zones géologiques, le Condroz, la Famenne et l’Ardenne,la région offre une grande diversité de paysages qui se découvrent merveilleusement à pied. Profitez des congés qui arrivent pour aller vous dégourdir les jambes ! TROIS HEURES DE BALADE La balade du Bois d’Enneilles, répertoriée sur le site de Natagora,permet de découvrir les paysages au sudouest de Durbuy et de visiter la réserve naturelle des Enneilles, attenante au parcours. Le départ se fait au village de Grande-Enneille, où un panneau d’information mentionne les onze kilomètres et trois heures de balade qui vous attendent. Des rectangles bleus balisent le parcours et vous permettent de boucler l’itinéraire sans autre équipement qu’une bonne paire de bottines. Il est temps de se mettre en marche  : vous quittez rapidement le village pour poursuivre vers le bois d’Enneille, petit massif qui donne son nom au parcours.Vous longez ici une haie d’aubépines qui dissimulent le natagora.be/balades vallon où le ri des Sourdants, qui forme la limite communale avec Somme-Leuze,poursuit sa route vers l’Ourthe qui coule plus à l’est. À droite, le fond paisible et désordonné des jardins accueille de nombreux oiseaux hivernant. CHÊNAIE-CHARMAIE DU BOIS D’ENNEILLE Vous entrez ensuite dans le bois d’Enneille, parcouru de nombreux ruisselets qui descendent vers les Sourdants avant de rejoindre le plateau que recouvre le bois. Ici, les arbres sont jeunes ; les charmes le disputent aux chênes et forment un milieu apprécié des nombreux pics épeiches. Après un petit bout de nationale 953, à suivre prudemment, vous atteignez le GR 577 du « tour de la Famenne ». Une jolie piste qui, après le bois Favereau et ses épicéas, La nature est un patrimoine naturel commun qu’il importe de partager. Dans la mesure du possible, tant que ne sont pas mises en danger des populations d’espèces vulnérables, Natagora ouvre ses réserves au grand public afin qu’il découvre cette biodiversité préservée et puisse s’y ressourcer. L’association vient ainsi de mettre en ligne plusieurs itinéraires de balades, liées aux réserves naturelles qu’elle gère. Vous pouvez télécharger tous les itinéraires gratuitement en quelques clics. Vous y trouvez la carte de la balade, mais également les infos d’accessibilité, la description de la réserve et des focus sur quelques espèces exemplaires que vous pourriez rencontrer. À vos bottines ! Ph. Belga propose de belles vues panoramiques sur les premiers reliefs boisés de l’Ardenne. Le GR continue vers Durbuy, mais votre parcours vous ramène,lui,vers le village de Petite-Enneille et la réserve Natagora des Enneilles. MOSAÏQUE VÉGÉTALE La réserve des Enneilles compte plus de 50 hectares. Elle est constituée de milieux variés, une mosaïque végétale qui s’y est peu à peu façonnée au cours du temps et du travail des hommes. Au printemps, les pelouses sur les pentes des collines se couvrent de plantes variées, petite pimprenelle, renoncule bulbeuse ou rhinante crête de coq butinées par les papillons. Les bois sont, là aussi, constitués de chênaies-charmaies qui abritent le hibou moyen-duc, le la présence de ruches, de mares et le respect de plusieurs normes écologiques (EMAS, ISO 14001, politique RSE). L'option est aussi économique. Selon Amélie et Céline, l’écopâturage coûte jusqu’à 25% moins cher qu’un entretien par des engins mécaniques (achats, personnel et entretien), tout en affichant un bilan carbone bien plus avantageux. UN PRIX À LA FOIRE DE LIBRAMONT Depuis, nos deux bergères et leurs associés laineux ont fait du chemin, ou plutôt brouté de la prairie. Le projet a reçu le prix coup de cœur du groupe One et de la Fédération wallonne des agriculteurs lors de la dernière Foire de Libramont. Le Bureau économique de la Province de Namur, la ville de Gembloux et l'Union des classes moyennes font partie de leurs clients. Et bientôt, des moutons devraient faire leur apparition sur des espaces verts autour du commissariat de Nivelles ! Avec la saison de reproduction qui s'annonce, de nouveaux moutons devraient également rejoindre les fidèles associés à quatre pattes d'Amélie et Céline. Didier Dillen www.sheepsolution.be Cet article provient du magazine belge indépendant BIOTEMPO qui a pour credo  : « Comprendre, changer, agir maintenant ». BIOTEMPO ! Ph. Natagora geai des chênes ou la sittelle torchepot. De rustiques vaches galloways pâturent les terrains ingrats quand les prairies plus fertiles sont, elles, le domaine des blanc-bleu ou des fauchages tardifs favorables à la biodiversité. En longeant ces parcelles préservées, vous atteignez bientôt le village de Petite-Enneille et ses belles maisons anciennes. Une route bitumée mais tranquille vous reconduit à votre point de départ. Quelques centaines de mètres au pied d’une falaise proposent, entre les arbres, un dernier beau panorama sur la vallée de l’Ourthe. Benoît Vignet Ne natagora
metro 1 Mardi 10décembre 2019 GREEN 11 Les animaux de compagnie, un désastre écologique L’empreinte écologique d’un chat ou d’un chien est proche de celui d’un véhicule de type SUV. Un constat alarmant pour les propriétaires d’un animal de compagnie soucieux de l’environnement. Tour d’horizon des solutions pour réduire cet impact. LE CHOIX DE L’ANIMAL Diminuer l’impact écologique de son animal de compagnie se pose avant même que celui-ci n’ait mis un pied dans votre salon. Le poids écologique des animaux de compagnie est aggravé par leur prolifération. Il est donc préférable de se tourner vers un refuge pour adopter un animal dans le besoin plutôt qu’encourager des élevages gérant les naissances. LA LITIÈRE Un propriétaire de chat achète en moyenne 30 kg de litière par an pour les besoins de son animal. Du point de vue de la durabilité, il est recommandé d’éviter la litière minérale, qui est produite à partir d’argile, et est ensuite incinérée. La litière végétale, composée de copeau de bois, sciure et sable, est un peu plus chère, mais moins polluante. Idéalement, il faudrait ensuite composter cette litière végétale, pendant deux ans, afin qu’elle puisse servir de terre pour des fleurs et arbres fruitiers. Les propriétaires de jardin habitueront leurs animaux à faire leurs besoins dehors,ce qui constituera également une belle économie pour leur portefeuille. LA NOURRITURE C’est le poste de dépense numéro un pour tout propriétaire d’animal de compagnie. Premier réflexe à avoir  : ne pas acheter d’ingrédients suremballés ! Certains magasins proposent désormais de les acheter en vrac. Évidemment il faudra veiller à éviter le gaspillage alimentaire, tout comme pour les êtres humains. Le chat, un danger pour les écosystèmes Ph. D. R. Diverses études se sont penchées sur l’influence des chats sur la biodiversité. Le charmant félin se révèle être un véritable tueur ! Chaque année, il est responsable de la mort de milliards d’oiseaux et petits mammifères, souligne Nature. L’union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), qui alerte chaque année sur les espèces en voie de disparition, a ainsi classé le chat parmi les espèces… agressives et nuisibles ! Le constat n’est toutefois pas sans solution  : il est recommandé de fixer une clochette au cou de son chat. Celle-ci aura pour effet de sévèrement diminuer ses talents de chasseurs. Il est également important de stériliser ses chats, afin d’éviter que des spécimens ne retournent à l’état sauvage et se transforment en chasseurs redoutables. LES ACCESSOIRES Jouets, accessoires (panier, boite de transport…) et gamelles sont une source de consommation de plastique. La première question à se poser est celle de leur réelle utilité.Pour les indispensables, il est possible de se tourner vers l’occasion, même si cela impliquera parfois une étape de nettoyage. Ph. D.R. Un impact lourd sur l’environnement Lidl a les marques propres les La mobilisation en faveur du climat se renforce d’année en année. Tous les secteurs sont priés de se repenser afin de limiter les émissions de CO 2, de la mobilité à l’habitat en passant par la consommation. Il en est pourtant un qui est souvent oublié parmi les pistes évoquées  : la possession d’animaux de compagnie, et la consommation qu’elle génère. En Belgique, le poids économique du secteur des animaux de compagnie dépasse le 1,3 milliard  € par an. En Europe, 550.000 emplois y sont liés, avec un chiffre d’affaires qui approche les 25 milliards  € . Si ces animaux font le bonheur de leurs maitres, ils ne sont pas sans impact sur l’environnement, du fait de leur nombre élevé. Ils sont responsables d’une importante consommation de ressources, qu’il s’agisse de production alimentaire ou de bien de consommations. Selon le Huffington Post, les chiens et les chats seraient responsables de près de 30% de l’impact de l’agriculture animale sur l’environnement aux États-Unis. moins chères de belgique.



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