Métro Belgique n°4115 6 nov 2019
Métro Belgique n°4115 6 nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4115 de 6 nov 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (259 x 365) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : le belge, bon élève en anglais.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Mercredi 6 novembre 2019 metro 12 CULTURE LA VIE HORS NORME DE JEAN-MICHEL JARRE « Il m’est arrivé des choses totalement inattendues » La vie de Jean-Michel Jarre est un roman. Une mère grande résistante pendant la guerre, un père multi-oscarisé mais qui l’a abandonné dans la précarité quand il avait cinq ans, des concerts dans des pays très fermés, des live face à plusieurs millions de personnes, un précurseur en musique électronique, des rencontres avec les plus grands de ce monde… Une existence hors norme qui méritait bien une autobiographie. Mais celle-ci a un goût en plus. Jean-Michel Jarre n’est pas un écrivaillon. C’est avec un véritable talent romanesque qu’il nous conte cette suite de moments choisis. « Mélancolique Rodéo » est bien plus qu’un bouquin à ranger au rayon musique. Quand on a eu une vie aussi romanesque que la vôtre, c’était une obligation de la raconter ? « C’est une vraie question par rapport à la création d’un livre comme celuilà. Parce que ce qui est toujours ambigu dans une autobiographie, c’est la part de narcissisme. En quoi ma vie va-t-elle intéresser qui que ce soit ? Moi, j’avais envie d’écrire un roman depuis très longtemps. Je ne l’ai pas fait par timidité. Mais l’idée de raconter des histoires avec des objets me titillait depuis longtemps. Et puis, je me suis dit que j’avais rencontré des gens tout à fait incroyables, et qu’il m’était arrivé des choses totalement inattendues. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai eu des rencontres avec des personnages réellement romanesque, à commencer par mon père et ma mère qui étaient antinomiques, des oxymores émotionnels. Je me suis dit ‘Et si je commençais par là’. Comme la création d’un album, on le fait d’abord pour soi. Ce n’est pas un geste égoïste mais un besoin. Je me suis donc lancé là-dedans, avec l’idée que les objets me permettraient de rompre avec la chronologie classique des autobiographies. Je voulais faire des sauts entre le passé et le présent. Après huit saisons suivies par des milliers de téléspectateurs, The Voice Belgique se met en mode « kids ». Septante candidats, tous âgés de huit à quatorze ans, ont été retenus pour participer aux blinds, la première épreuve de ce concours de chant. Pour accompagner ces jeunes talents, on retrouve trois coachs bien connus du public belge, puisqu’il s’agit de Vitaa, Slimane et Matthew Irons (Puggy). Pour animer l’aventure, on retrouvera la pétillante Maureen Louys. Les enfants pourront aussi compter sur la présence de Prezy.Sa mission ? Les détendre grâce à sa bonne humeur et à son humour. « On essaye de rigoler avec eux, de matérialiser leur stress », explique l’animateur. « Je négocie avec leur stress et lui demande de partir. » UN FORMAT SPÉCIAL KIDS Si le principe du jeu reste identique, la formule Et ça m’a permis d’avoir une ambition romanesque, de raconter une histoire comme un ‘page turner’. » Comment avez-vous choisi ces objets et ces moments clé ? « Quand je travaille en musique, je le fais sous la forme d’une boîte à outils. Je mets pas mal d’éléments puis j’essaye de les relier les uns aux autres et non de manière linéaire. Pour ce livre, je me suis dit que j’allais aborder cela via des objets qui sont des portes d’entrée vers des tranches de vie particulières. J’ai passé pas mal de temps à trouver l’ordre. Par exemple, le prologue était d’abord au milieu du livre, mais je l’ai mis au début parce que j’avais envie de rentrer dans quelque chose qui fourmille plus. C’est très musical ce que je dis. J’adore les livres fourmillants comme les ‘Cent ans de solitude’de Garcia Marquez ou encore Dostoïevski. Dès le début, on rentre dans un univers de plain-pied. J’avais envie de çà. Et en fin de compte, j’ai fait une continuité de tous ces éléments. » On découvre à la lecture de ce livre un vrai talent de romancier. Vous en étiez conscient ? « J’ai toujours aimé écrire et j’ai toujours eu une certaine facilité pour le faire. J’ai fait des textes de chansons comme ‘Les Mots bleus’, ‘Les Paradis perdus’, ‘Faut pas rêver’, ‘Où sont les femmes ?’, etc. Mais écrire une chanson, ce n’est pas la même chose qu’un roman. J’ai toujours avec moi des carnets Moleskine remplis de notes qui m’ont moins aidé que je ne le pensais. Je les ai surtout compulsés est sensiblement différente de celle de la version pour adultes, puisqu’elle est entièrement adaptée aux enfants et à leur bien-être. Pas de « coach bloqué » ni de « talent volé » pour ce format spécial Kids. Les sessions sont calées sur les rythmes scolaires. Le concours comptera aussi moins d’étapes, pour un total de huit émissions (quatre blinds,trois battles en trio et enfin la grande finale).Les artistes en herbe ne seront donc pas soumis à l’épreuve des lives. Enfin, une psychologue sera présente tout au long de l’aventure, et une salle de repos hors caméra est à la disposition des jeunes talents. Si le coaching sera sûrement moins technique pour me rappeler de détails. Je me suis rendu compte que je me souvenais de pas mal de choses au fur et à mesure que j’avançais. » Avec un premier chapitre consacré aux funérailles de votre père, le compositeur Maurice Jarre, on rentre dans le vif du sujet. C’était pour directement percer l’abcès ? « Pas du tout. J’ai commencé par la fin par rapport à mon père pour ensuite rétrograder et repartir sur l’enfance et les raisons pour lesquelles j’ai eu cette absence, cette béance et cette épine dans le cœur qui m’a finalement permis de me construire d’une certaine manière. Mais surtout, parce que c’est une scène de film, elle aurait pu être dans ‘The Big Lebowski’ou dans un Almodovar. Je suis venu pour les obsèques avec mon fils David et ma sœur Stéphanie. Sans nous, il n’y aurait eu qu’une seule personne pour cet homme qui avait trois Oscars et une étoile sur Hollywood Boulevard. Et je découvre un cercueil luxueux qui était de location. Quand j’en parle à sa veuve, elle me répond que ça met trop longtemps à brûler. C’est déjà surréaliste. Puis on va sur la colline où il y a le crématoire, et on voit notre père dans un carton d’emballage comme on aurait pu en trouver au supermarché, avec les pieds qui dépassent. C’est absurde mais quand c’est son père, c’est d’autant plus triste et pathétique. » Vous avez rencontré des personnages prestigieux toute votre vie, mais dès votre plus jeune âge vous avez croisé Chet Baker ou BOOKS Ph. Peter Lindbergh encore John Cage. « On pourrait croire que je suis né avec une cuillère d’argent dans la bouche, ce qui n’est absolument pas le cas. Ma mère se trouvait par hasard dans un endroit où John Cage passait. Il a posé sa main sur son ventre quand elle était enceinte de moi, et il a dit ‘Il y a un musicien là-dedans’. C’est assez incongru. Quant à Chet Baker, ma mère discutait avec sa copine au bar Le Chat qui Pêche. Pendant ce temps-là, je suis descendu dans cette cave où j’ai rencontré des gens comme Don Cherry, Archie Sheppet Chet Baker. Et pour mes neuf ans, ce dernier me joue un morceau juste pour moi, tandis que ma mère est en haut et ne le sait même pas. À chaque fois que je raconte cette histoire, je me souviens du son de la trompette sur ma poitrine. C’était ma première émotion physique de l’impact du son sur le corps. Et ça, c’est très fondateur. Puis il me dit ‘tu vois, ce qui est important dans la musique, c’est la mélodie, mais surtout de pouvoir s’en échapper pour aller à la chasse aux sons’. C’est pour ça que j’ai toujours pensé qu’il y avait une analogie étrange entre le jazz et la musique électronique. C’est une quête du son, une volonté de sortir de la mélodie pour pouvoir aller explorer les textures. » Pierre Jacobs « Mélancolique Rodéo », par Jean-Michel Jarre, éditions Robert Laffont, 384 pages, 21 € ★★★★✩ The Voice Kids débarque en Belgique MEDIA La première édition de « The Voice qu’avec les adultes, les enfants bénéficieront Kids » Belgique arrivera début 2020 de plus de répétitions pour être le plus à l’aise sur La Une. Septante artistes en herbe possible au moment de leur prestation. « Je ont été sélectionnés pour participer pense que je vais être très étonnée.Les enfants aux blinds. Tous ne rêvent que d’une apprennent très vite. Et avec le chant, s’ils ont chose  : voir les majestueux fauteuils l’envie et la passion, on n’est pas à l’abri de rouges se retourner pour intégrer voir de très belles progressions », se réjouit Vitaa. l’une des trois équipes, emmenées par Vitaa, Slimane et Matthew Irons. Ph. The Voice Kids DES COACHS ENTHOUSIASTES ET IMPRESSIONNÉS Du côté des coachs, on se réjouit de cette nouvelle expérience. « Avec les kids, ça enlève les côtés plus lourds de « carrière » ou de « dernière chance » que l’on peut avoir avec les adultes, pour revenir à l’essence même du jeu », souligne Matthew Irons. « Ils chantent, et il n’y a rien d’autre.Ça allège l’exercice,ça le rend plus fun et plus ludique ». Un avis partagé par Vitaa  : « Humainement, il n’y a pas d’égo, pas de pression. Ils sont là pour s’amuser. Parfois ils sont déçus, mais dès qu’on leur parle, ils relativisent et passent à autre chose. C’est plus dynamique et énergique. Moi je m’éclate dans cette saison ! » « C’est même important pour nous parce que ça nous ramène à ce que l’on a été », ajoute Slimane. « Ça nous rappelle pourquoi on chante, et l’innocence que l’on avait à la base. Je pense que les téléspectateurs vont être surpris par le niveau et surtout par cette ambiance qu’il y a sur le plateau. » Il faut dire que cette atmosphère qui règne en plateau, c’est surtout aux coachs qu’on la doit. Les trois artistes connaissent désormais très bien l’émission et le public belge. Complices, le trio garantit une excellente ambiance durant les tournages. Les trois coachs sont aussi unanimes sur un point  : ils sont tous bluffés par le niveau de nos jeunes talents. « Honnêtement, j’appréhendais vachement de partager cette machine qu’est the Voice avec les enfants. Je me disais qu’ils ne seraient pas prêts. Mais j’ai pris une grosse claque sur le niveau ! » admet Vitaa. « On se rend compte de la détermination qu’ils ont. Ils arrivent complètement prêts, talentueux et forts ». UN CONTRAT AVEC UNIVERSAL Rappelons-le, même si les enfants chantent accompagnés d’un orchestre live, il n’y aura pas d’émission diffusée en direct live.Le grand vainqueur de « The Voice Kids » ne sera donc pas élu via un vote des téléspectateurs, mais bien par un vote du public présent sur le plateau. Le gagnant pourra, s’il le souhaite, singer un contrat Universal pour produire un single. (or)
metro Mercredi 6novembre 2019 CULTURE 13 LA THÉORIE DU Y  : « Les histoires d’amour hétéros sont les mêmes que celles des LGBT » Six mois après être partis à Berlin, Anna et Malik sont de retour à Bruxelles dans la seconde saison de la théorie du Y. Si Anna s’épanouit en explorant sa part lesbienne, Malik, lui, est dans une mauvaise passe et semble fuir Anna. Découverte de cette nouvelle saison avec Caroline Taillet, une des créatrices de la série. Pourquoi avez-vous décidé de davantage vous intéresser au personnage de Malik dans cette nouvelle saison ? « On a dit beaucoup de choses sur la bisexualité en saison un. On s’est demandé si on avait encore des choses à dire pour cette deuxième saison.On en a trouvées,mais on voulait ouvrir la série car on parle de gens qu’on connaît, de la communauté LGBT de Bruxelles. Et le personnage de Malik est un profil qu’on rencontre partout mais qu’on ne voit jamais dans les fictions. On avait donc envie de s’intéresser à un homme gay qui vit à Bruxelles. On souhaitait vraiment représenter des personnes différentes,que l’on voit généralement moins.C’est la même idée que l’on a eue avec Lucie, une femme hétéro célibataire d’une trentaine d’années. Elle se sent un peu seule car toutes ses amies sont mariées et ont des enfants. Elle, elle ne sait plus trop avec qui sortir et elle se retrouve finalement dans le milieu gay car il y a plus d’opportunités pour faire la fête même si ce n’est pas là qu’elle va rencontrer l’homme de sa vie. On voulait montrer des profils de gens qui ne sont pas assez représentés, pour nous, dans les fictions. » La première saison a beaucoup fait réagir. Les commentaires étaient-ils plutôt positifs ou négatifs ? « En majorité positifs car beaucoup de gens se reconnaissent dans nos personnages. Ils nous remercient car, pour une fois, ils se sentent représentés. Il y a aussi eu quelques critiques négatives, certains commentaires homophobes. Mais on n’y répond pas. Cela nous conforte dans l’idée qu’il est important de faire ce que l’on fait.En montrant que les histoires d’amour hétéros sont les mêmes que celles des LGBT,on va peut-être faire changer les choses. Cela se fait petit à petit via la représentation, comme quand on voit deux femmes qui s’embrassent ou deux hommes qui font l’amour. Ce sera le cas dans la saison deux et cela va passer à la télévision. Habituer le public à ces images va permettre une banalisation. Et cette banalisation est nécessaire car,encore aujourd’hui,voir deux hommes ou deux femmes qui se tiennent la main dans la rue pose problème à certaines personnes. » La première saison était basée sur une pièce de théâtre. Avez-vous dû changer votre façon de travailler pour la seconde ? « On a fait beaucoup d’interviews de personnes qui ont le profil de nos personnages car on veut vraiment se rapprocher du réel, même si on ne peut pas raconter l’histoire de tout le monde. On a interviewé des femmes bisexuelles, des hommes d’origine maghrébine ou encore des femmes trentenaires célibataires. On a vraiment voulu s’inspirer de leur vécu car on parle de sujets sensibles et on veut être le plus proche possible de la réalité. On ne prétend pas tout savoir même si, Martin (l’autre créateur,ndlr) et moi, on évolue dans ces milieux-là et ce sont des choses qui nous touchent. » Vous avez également créé une exposition itinérante en parallèle à la série. « Unité 42 » de retour sur la RTBF John Engel, producteur de la série « Unité 42 », est revenu pour Metro sur ce qui attend les spectateurs dans la deuxième saison de cette série qui a su trouver son public, que ce soit en Belgique ou à l’international. Comment ont évolué les personnages, sachant que deux ans séparent la fin de la première saison et le début de la seconde ? « Sam a repris du poil de la bête et est sorti de sa dépression. Je ne vais pas en dire trop mais il va avoir une relation affective assez dangereuse. C’était un grand défendeur de la loi, il semblait très rigoureux. Et il l’est toujours, sauf que ce sont ses critères de justice à lui, plutôt que ceux qui sont dans les livres, qui vont compter. De son côté, Billie a retrouvé K4os, son amoureux avec qui elle vit. Elle vivra un peu l’inverse de Sam. L’amour et la loyauté qu’elle a toujours eus pour lui vont être mis à rude épreuve dans le courant de la saison 2 pour diverses raisons ». Comment expliquez-vous le succès international de la série sur un marché assez concurrentiel ? « Je dirais le fait que les gens se retrouvent dans les personnages. Il y a aussi cet équilibre entre des enquêtes cyber qui sont relativement entraînantes et haletantes, mais aussi beaucoup d’émotions. Ces RTBF émotions passent par cette intimité, cette réalité que l’on voit lorsque Sam rentre chez lui et qu’il est avec sa famille, quand ils sont confrontés à des frictions à l’intérieur de leurs familles, quand le boulot pèse sur leurs épaules… Toutes ces choses rendent les personnages émotionnellement proches d’un certain type de spectateur. » Ph. RTBF Vous avez ressenti de la pression après le succès de la première saison ? « Moins de la pression que de la stimulation. On a vraiment beaucoup travaillé pour ne pas être complaisants et toujours exigé plus, tant dans les enquêtes, les lieux, les situations, mais aussi ce qu’il se passe avec les personnages. On a vraiment poussé très loin l’aboutissement de cette saison deux. » Vous avez continué à travailler avec la Computer Crime Unit ? « Absolument. Olivier Bogaert est toujours notre conseiller technique numéro un sur tout ce qui traite des ‘cyber crimes’. Ils sont vraiment sympas, et vu qu’ils aiment beaucoup la série, ils sont au taquet. C’est chouette. » SERIES « Oui. Dans la série, Anna rentre dans l’équipe d’un café lesbien assez investi et on s’est demandé ce qu’elles allaient pouvoir faire comme projet. Assez vite, elles ont l’idée de montrer la sexualité entre deux femmes car il y a plein de clichés qui entourent ce sujet  : elles ne font pas vraiment l’amour,une fait l’homme et l’autre la femme, elles font la position du ciseau… Ce sont plein de choses qu’on a dans nos têtes et a voulu donner la parole à des femmes pour voir ce qu’elles ont à dire par rapport à ces clichés. Et voir ce qu’elles font vraiment. En pratique, l’expo se divise en deux pans. Anna l’expose dans la fiction et nous dans la réalité. Ce seront des photos de onze femmes qui aiment les femmes. Il y aura un QR code à côté de chaque photo renvoyant à une interview dans laquelle ces femmes s’expriment sur leur sexualité. » Le succès de la première saison vous a-t-il mis la pression par rapport à la seconde ? « Oui, mais en même temps cela nous a surtout boostés. On ne s’attendait pas du tout à cela.On avait créé la première saison sans imaginer une seule seconde que l’on en ferait une deuxième.D’ailleurs,les personnages sont partis à Berlin à la fin de la première et on se demandait ce qu’on allait bien pouvoir faire avec cela.Mais le succès nous a vraiment motivés. » Une saison 3 est-elle prévue ? « Honnêtement,on n’en sait rien.On attend de voir si la saison 2 a un bon accueil. On devra également se demander si l’on a encore des choses à dire. » (cd) Deux nouveaux épisodes chaque jeudi jusqu’au 14 novembre sur Auvio, Youtube, avant une diffusion en télévision sur la Deux. Le vernissage de l’exposition intitulée « Inverties - Amours entre femmes » aura lieu ce jeudi 7 novembre à la galerie Art et Flux. Vous travaillez avec des réalisatrices et acteurs néerlandophones. Y a-t-il des différences dans la manière de travailler entre le nord et le sud du pays ? « Cela dépend si on parle de la réalisation ou du côté technique. Côté technique et fonctionnement, il y a des habitudes un peu culturelles. Au nord du pays, il y a une manière de travailler assez efficace et en même temps une bonne humeur assez constante. Côté francophone, il y a aussi énormément d’attachement au travail et d’efficacité, mais peut-être aussi un tempérament plus chaud et plus de bavardage. La combinaison des deux crée quelque chose de chouette. J’ai l’impression que ce mélange aide au niveau de la bonne humeur qui a régné sur le tournage. Cela a créé une sorte d’harmonie. Au niveau de la réalisation, ils ont beaucoup d’expérience au nord du pays en termes de séries. Ce n’est pas facile de trouver des réalisateurs avec cette expérience côté francophone. Comme notre série répond à des codes, comme le policier, il y avait un besoin d’efficacité et de connaissances de ce type de sujet qui ont fait que, malheureusement, on ne pouvait pas expérimenter avec des réalisateurs novices. » L’écriture de la saison 3 est en cours. Vous pouvez nous dire un mot là-dessus ? « L’écriture de la saison 3 commence. C’est un peu tôt pour teaser mais disons qu’on va vouloir continuer dans l’effort pour s’améliorer. Je crois qu’on peut annoncer que la présence des personnages sera toujours plus importante. » (cd) Unité 42 saison 2, deux nouveaux épisodes chaque dimanche dès le 3 novembre à 20h50.



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