Métro Belgique n°4115 6 nov 2019
Métro Belgique n°4115 6 nov 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4115 de 6 nov 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (259 x 365) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : le belge, bon élève en anglais.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Mercredi 6 novembre 2019 metro 10 CULTURE DEATH STRANDING  : LE JEU LE PLUS BEAU, LE PLUS MARQUANT ET LE PLUS BIZARRE DE 2019 Une expérience unique PS4 Un an après Red Dead Redemption 2, c’est Death Stranding qui s’apprête à faire couler beaucoup d’encre. À quelques jours de sa sortie, fixée au 8 novembre, nous venons de passer une quarantaine d’heures sur le nouveau jeu de Kojima. On vous dit tout sur cette expérience marquante qui risque de déstabiliser bon nombre de joueurs. Ce 8 novembre 2019, jour de la sortie de Death Stranding, va assurément entrer dans l’Histoire du jeu vidéo. Car oui, disons-le tout de suite, Death Stranding est une expérience unique, intense et marquante comme il y en a rarement. La nouvelle exclu PS4 (temporaire puisqu’elle débarquera sur PC en 2020) signée Hideo Kojima (le papa de la saga Metal Gear Solid) a des qualités, des défauts aussi, mais une chose est sûre, elle ne laissera personne indifférent. CE CONCOURS N’EST NI ORGANISÉ NI SPONSORISÉ PAR LA LOTERIE NATIONALE 25 BILLETS « WIN FOR LIFE » A GAGNER ! NEW 6026 ENVOYÉ/REÇU 1,00 EUR/SMS MT19w45 191106ZF-WFL ACCROCHEZ-VOUS ! Death Stranding, c’est d’abord une histoire qui, du début à la fin, va vous retourner le cerveau. Le scénario est volontairement tordu et part dans tous les sens. Vous risquez (comme nous !) d’être submergé par la complexité du scénario. Heureusement, on vous rassure, le jeu sait aussi s’apprécier sans chercher à absolument tout comprendre à l’histoire. Pour faire simple, et surtout pour vous laisser la surprise, vous incarnez Sam Porter Bridges. Dans un avenir proche et sur une Terre dévastée par le Death Stranding, vous avez le futur de l’humanité entre vos mains, ou plutôt sur votre dos. En effet, Sam est livreur. Son job est d’apporter des marchandises le plus soigneusement possible d’un point A et à un point B. Plus globalement, vous allez devoir relier la côte ouest et à la côte est de ce qui était anciennement les USA et qui sont devenues les UCA (United Cities of America). Une tâche longue est loin d’être évidente ! DE TOUTE BEAUTÉ Le premier contact avec Death Stranding est visuel. Et quelle claque ! Visuellement, sur la version PS4 Pro que nous avons testée, Death Stranding atteint un niveau de réalisme jamais vu auparavant dans un jeu vidéo. L’intro nous plonge dans des décors naturels sublimes, inspirés de l’Islande. On s’est demandé s’il s’agissait d’images filmées ou du moteur 3D du jeu, photoréaliste à l’extrême. Spoiler  : C’est bien le moteur du jeu ! Le jeu est une véritable prouesse technique mais il est aussi parfaitement optimisé. Ainsi, les chargements sont très rapides mais surtout, durant nos longues sessions, notre PS4 Pro n’a pas fait le bruit d’un avion de chasse comme c’était le cas sur les dernières exclus Sony. Pour réaliser Death Stranding, Kojima s’est aussi entouré d’un casting cinq étoiles. Des actrices et acteurs hollywoodiens prêtent ainsi leur physique et leur voix aux personnages du jeu. On retrouve ainsi Norman Reedus, Mads Mikkelsen, Léa Seydoux ou encore Guillermo del Toro. Tous sont parfaitement modélisés. Au-delà des graphismes, Death Stranding brille aussi par sa bande-son. On y retrouve notamment le post-rock envoûtant de Low Roar qui vous accompagnera lors de vos longues traversées en solitaire. Un régal pour les yeux mais aussi pour les oreilles donc ! RÉPONDEZ À LA QUESTION SUIVANTE  : Sur quelle île italienne se trouve Palerme ? A En Sicile B A Capri C En Sardaigne CONNAISSEZ-VOUS LA RÉPONSE ? Envoyez PALERME A, B ou C (ex.  : PALERME A) par SMS au 6026 ou composez le 0905 23 360 à partir d’un téléphone fixe et tentez votre chance de remporter 3.000 € par mois… à vie ! GAIN MINIMAL GARANTI DANS CHAQUE PAQUET Les concours de la Loterie Nationale sont interdits aux mineurs d’âge -18 Renseignements  : 03/216 46 84 - info@mconcept.be - Participation possible jusqu’au 30/11/19 à 23h59 - Coût de participation  : par appel 2,00 EUR - par SMS envoyé/reçu  : 1,00 EUR, participation complète par SMS  : 4,00 EUR - Participation interdite aux mineurs d’âge - Les prix ne sont ni échangeables ni convertibles en espèces - Les coordonnées fournies par les participants sont enregistrées dans une base de données de MConcept SPRL et sont destinées à l’organisation et au traitement de ce concours. Les participants ont le droit de consulter, corriger et/ou effacer leurs données. Ces concours sont organisés par MConcept sprl, n°d’entreprise 0826.398.329, Desguinlei90 n°12B, 2018 Anvers. GAMES SAM, L’ÉQUILIBRISTE Les premières heures de jeu sont déstabilisantes. On découvre que Death Stranding est avant tout un simulateur de marche et de livraisons. Après avoir accepté une commande, vous allez devoir répartir la marchandise correctement sur votre dos, sur vos épaules, vos hanches et dans vos poches, tout en surveillant la limite de poids que vous êtes capable de transporter. Ensuite, c’est parti pour quelques kilomètres à pied. Votre premier ennemi sera l’environnement. Vous devrez veiller à garder l’équilibre, à ne pas pencher trop à droite ou à gauche, à ne pas trébucher sur une pierre ou pire encore à vous faire emporter par le torrent d’une rivière. En gros, vous passez une bonne partie de votre temps avec les gâchettes L2 et R2 appuyées. Ces touches permettent à Sam de maintenir son sac à dos et de garder l’équilibre. Le risque ? En tombant, votre marchandise va se retrouver éparpillée sur le sol et s’abîmera. Et puis, vous risquez aussi de stresser BB. Ah oui, car on ne vous l’avait pas encore dit mais vous avez un bébé dans une capsule accrochée à votre ventre ! Il permet de détecter les Échoués sur votre route, ces entités surnaturelles issues du monde des morts. BB est donc votre compagnon de route mais également une source des nombreuses interrogations. Vous devrez donc vous en occuper, notamment en le berçant (en secouant la manette) pour le calmer et qu’il arrête de pleurer. Bien sûr, il n’y a pas que ça. Death Stranding est aussi… un simulateur de vie. Le héros doit uriner lorsque sa Un jeu communautaire vessie est remplie. De retour dans une chambre privée, il doit aussi régulièrement prendre une douche et utiliser les toilettes. Quand on vous disait que Death Stranding était une expérience… particulière ! Ce réalisme poussé à l’extrême a aussi un côté dérangeant. Pour reprendre des forces, Sam doit boire une célèbre marque de boisson énergisante dont les canettes sont reproduites jusqu’au moindre caractère. De mémoire de joueur, on n’avait pas vu un placement de produit aussi interpellant depuis « Quantum Break » en 2016. LE PREMIER COMBAT Il nous aura fallu attendre 5h de jeu pour rencontrer notre premier combat du jeu. Et encore, il consistait à assommer un membre des MULES, des terroristes qui volent les marchandises. Après 10h de jeu, nous avons parcouru 37 km et nous avons transporté une tonne de matos. Nous possédons enfin notre première arme et nous avons la possibilité de construire notre premier véhicule. Finalement, c’est Sam qui, mieux encore que le joueur, semble avoir tout compris. Lorsqu’il se met en route après avoir reçu une livraison, on l’entend souvent dire « On recommence, encore et encore ». Comme lui, on a parfois eu envie de tout abandonner mais on s’accroche, comme envoûté par Death Stranding. Après 20h, on a relié un peu plus de la moitié des UCA. On a débloqué quelques équipements, véhicules et armes supplémentaires. Les combats sont présents mais le cœur du jeu reste les livraisons. Heureusement car si l’infiltration parmi les Échoués est réussie et incroyablement prenante, les combats peinent à convaincre. On ne peut pas vous en dire plus sur le déroulement du jeu au-delà des trois premiers chapitres (sur 15 !) mais sachez que Death Stranding réserve quand même quelques surprises. Il nous aura fallu un peu plus de 42h pour terminer le jeu. Comptez une vingtaine d’heures supplémentaires si vous comptez explorer les moindres recoins de Death Stranding. NOTRE VERDICT Plus qu’un jeu, Death Stranding est expérience unique qui ne va laisser aucun joueur indifférent. Certains vont profondément l’adorer comme d’autres risquent de le détester. La création de Kojima ne s’adresse clairement pas à tous les joueurs. Elle demande beaucoup de temps, d’implication et d’attention. Mais ceux qui se laisseront prendre par l’univers de Death Stranding vivront une expérience unique, marquante et prenante. (tw) ★★★★✩ Parmi les nombreuses bonnes idées de Death Stranding, il y a l’aspect communautaire du jeu. Ce n’est pas un jeu multijoueur et vous ne croiserez jamais l’avatar d’un autre joueur durant votre aventure. Et pourtant, les autres joueurs sont omniprésents dans le jeu. En effet, Death Stranding repose sur l’entraide et le partage entre les joueurs. Une fois que vous avez relié une zone de jeu, vous pouvez voir et utiliser les échelles, les cordes, les ponts et les abris installés par une dizaine d’autres joueurs. Vous pouvez aussi participer en partageant et en aidant les autres. Il y a aussi des casiers partagés dans lesquels vous pouvez laisser des marchandises, armes et accessoires, mais aussi vous servir dans ce qui a été laissé dans les autres. Au final, tout cela fonctionne très bien et le concept est vraiment intéressant.
metro Mercredi 6novembre 2019 CULTURE 11 NICOLAS BEUGLET  : « L’ÎLE DU DIABLE », OU COMMENT LA VENGEANCE EST AFFAIRE DE MÉMOIRE Les traumatismes de nos ancêtres vivent en nous Après « Le cri » et « Complot », on retrouve l’inspectrice Sarah Geringën et la plume de Nicolas Beuglet pour un nouveau thriller haletant  : « l’Île du Diable ». L’auteur clôture sa trilogie en nous plongeant dans les zones d’ombre de l’histoire du communisme, tout comme dans celles du passé de son héroïne. Quelle est l’origine de ce nouveau roman ? « Ce livre, j’en ai eu l’idée avant d’écrire ‘Le cri’, il y a plus de cinq ans. Lors d’un déménagement d’amis, je suis tombé sur un livre qui restait, seul, dans le grenier. Sur la quatrième de couverture, j’ai découvert un événement absolument épouvantable qui s’est passé en Sibérie dans les années 1930. Je me suis dit  : ‘comment est-ce possible que je n’en ai pas entendu parler avant ?’En réalité, il n’y a qu’un livre qui en parle. Aussi terrible soit l’événement, personne n’en a parlé. J’ai su alors que la culpabilité que Sarah traîne en elle depuis toujours et dont elle ne connaît pas l’origine prendrait sa source dans cet événementlà. » Comment est-ce possible qu’un tel événement ait été passé sous silence ? « Il y a deux raisons. La première, c’est que jusque dans les années 1990, les archives russes n’étaient pas ouvertes. Tous ces événements des années 1930 sous Staline étaient consignés, inaccessibles à l’histoire et aux historiens. La seconde, c’est que la France, en général, a longtemps eu une grande complaisance à l’égard du communisme, et y compris des crimes du communisme. Globalement, l’intelligentsia française n’était pas très disposée à reconnaître qu’ils avaient soutenu, ou en tout cas passé sous silence, des événements aussi terribles que ceux décrits dans ‘L’Île du diable’ ». C’est une volonté presque pédagogique de BD confronter vos lecteurs à des réalités historiques extrêmement marquantes ? « Ce qui m’intéresse, c’est l’éléphant dans la pièce que l’on ne voit pas. C’est l’événement terrible et lourd de conséquences dont on ne parle pas. Généralement, lorsque l’on le révèle, cela change la vision du public sur beaucoup de choses  : la religion, la politique, la science, la relation familiale… » Sarah se retrouvera face à un dilemme cruel. Cela participe du même mécanisme ? « La volonté première, c’était de conduire Sarah à un moment de sa vie où, quel que soit le choix qu’elle fasse, elle soit en mesure de l’assumer. C’est un moment où le lecteur doit forcément faire un choix, lui aussi. En sachant qu’il n’y a pas un bon et un mauvais, et que chacun choisira avec sa sensibilité et ses ressources pour l’assumer. Le fond du livre, c’est le parcours que fait une personne pour se libérer de son passé, de l’héritage que lui ont légué ses ancêtres qui la traumatisaient, sans qu’elle ne puisse rien faire parce qu’elle ne savait pas d’où ça venait. Ça m’intéressait d’encourager les gens à se poser des questions sur leurs propres traumas, en se disant  : ‘peut-être qu’ils n’appartiennent pas à mon histoire mais à celle de mes parents’. » L’épigénétique est au cœur de vos romans. Que dit cette discipline ? « L’épigénétique dit que l’on porte en nous la mémoire génétique de nos ancêtres. Nos parents et nos grands-parents ont vécu des moments parfois À la découverte du Pays au Soleil Levant Architecte et Génie civil de formation, l’Italien Marco Reggiani est un amoureux du Japon. Il a notamment pu approfondir sa connaissance du pays au Soleil Levant en y décrochant son doctorat d’architecture. Dans « Japorama », il livre une introduction originale à ce pays qu’il aime tant. L’ouvrage se divise en sept parties bien distinctes. Cela va de la présentation de Tokyo et des plusieurs villes nippones aux habitudes alimentaires des Japonais, en passant pour le décryptage des attitudes et de l’art de vivre et de penser « à la japonaise ». Entre le guide pratique et le carnet de voyage, « Japorama » est un beau libre qui remplit d’anecdotes intéressantes. Vous y apprendrez l’art de faire la queue et celui de la courbette mais aussi pourquoi le prix des fruits est si élevé au Japon. Il reste néanmoins davantage destiné à celles et ceux qui ne sont jamais allés au Japon et qui aimeraient en savoir plus sur ce pays unique. Habituée à dessiner des livres jeunesse, Sabrina Ferrero s’est occupée des illustrations. Chaque double page a un style visuel qui lui est propre. Le rendu est parfois un peu trop chargé et conforte dans l’idée que « Japorama » s’apprécie davantage à petites doses. (tw) « Japorama », de Reggiani et Ferrero, éditions Casterman, 144 pages, 19,95 € ★★★✩✩ BOOKS traumatisants, qui ont laissé des marques biologiques, génétiques dans leurs corps. En réalité, ils nous transmettent ces traumatismes. Comment ? Il faut imaginer, dans chaque gène, un bouton de volume, qui monte ou descend en fonction de notre alimentation, de notre environnement familial, de notre travail, etc. Cela fait que tel gène va plus ou moins s’exprimer en nous. Si on vit un traumatisme, les curseurs vont monter très haut ou très bas. Ces réglages-là, que jusque-là on croyait remis à zéro, sont transmis. Le pendant, c’est que c’est réversible. » Nous ne sommes donc pas condamnés à avoir les mêmes réglages que nos ancêtres. « Non. Certes, on hérite des variations de l’expression des gènes de nos ancêtres, en bien ou en mal. Mais au cours de notre vie, on peut rétablir leur expression dans le bon sens en fonction de notre environnement, de notre vécu, etc. C’est très intéressant et ça ouvre une piste sur la résolution des problèmes psychologiques, mais aussi sur les maladies physiques. » Comment ne pas transmettre ces blessures à ses enfants ? « C’est à la fois salvateur de savoir que l’on peut s’en libérer, mais ça nous donne une responsabilité qui peut être hyperstressante. Se demander  : ‘pourquoi n’ai-je pas réglé ces problèmes avant d’avoir des enfants ? Que leur aije transmis ?’Cela étant, on peut faire Jules, rentier pour dames Quand le scénariste Aurélien Ducoudray (« L’anniversaire de Kim Jong-Il », « The Grocery ») rencontre le dessinateur Arno Monin (« L’adoption ») , le résultat ne pouvait être qu’intéressant. Cela donne « Monsieur Jules », un polar urbain se déroulant il y a une trentaine d’années dans le milieu du proxénétisme à Paris. On y suit les aventures de Jules, qui se décrit comme un rentier pour dames. Ce vieil homme solitaire et grisonnant est un proxénète « à l’ancienne », à une époque où des nouveaux réseaux de prostitution apparaissent dans la capitale française. Il partage sa vie dans une maison close avec Solange et Brigitte, deux vieilles tapineuses. Le quotidien de Monsieur Jules va être bouleversé par sa rencontre avec Tina, une jeune femme sénégalaise. Le dessin d’Arno Morin vient sublimer cette histoire à la fois sombre et touchante. Le scénario est intrigant et Jules est un personnage entouré de mystères. Seule la fin de ce one-shot nous a laissés sur notre faim. (tw) « Monsieur Jules », de Ducoudray et Monin, éditions Grand Angle, 88 pages, 16,9 € ★★★✩✩ Ph. R.V. évoluer leur vie à eux pour que le gène s’exprime dans le bon sens. Cela permet de se dire que le déterminisme n’est pas irréversible. On ne peut pas changer quelqu’un, mais on peut changer l’expression de ses gènes. » Vous présentez deux pistes de guérison  : la vengeance et le pardon. Le pardon peut-il aider à dépasser ces traumas ? « J’ai posé la discussion parce que je ne sais pas. Je ne prône pas la vengeance. Malheureusement, elle procure sur le moment plus de bien-être que le pardon. Le pardon c’est un renoncement. Et instinctivement, l’écho naturel, c’est EN QUELQUES LIGNES la vengeance. En réalité, on a remplacé la vengeance par la justice. Le problème, c’est que la justice va condamner le criminel, mais elle n’en a rien à faire de la victime. Elle ne va pas lui apporter cette pulsion de vie dont elle a besoin, contrairement à la vengeance… Même si ce n’est pas du tout compatible avec une vie en société. » Va-t-on retrouver l’inspectrice Geringën dans un quatrième volet ? « Non. Pour le moment, c’est fini. Sarah est partie d’une personne emprisonnée, traumatisée par sa culpabilité. Là, elle est libre. Elle a les moyens de devenir heureuse et d’assumer ses choix. Peutêtre que je la retrouverai plus tard, mais aujourd’hui le cycle est clos pour elle. » Un prochain thriller alors ? « Oui, un thriller dont la thématique va être, une fois encore, quelque chose d’énorme que l’on ne voit pas. Ça concerne tout le monde, les adultes comme les enfants, mais on n’en parle pratiquement pas. Pourtant, c’est un énorme sujet qui va vraiment tout changer dans les prochaines années, qui est en train de se faire en douce et… qui sera l’objet du prochain ! » Un nouveau sport est né Oriane Renette Sarah est pétrifiée. Face à elle, le cadavre est recouvert d’une mystérieuse poudre blanche,les extrémités gangrenées.Son père a été assassiné.Au fond de son estomac, une clef. Quelle porte ouvre-t-elle ? Que signifie cette étrange mise en scène ? Qui est donc cet homme, ce père qui n’est définitivement pas celui qu’elle croyait être. L’inspectrice Geringën devra percer les secrets de famille pour découvrir les racines de sa culpabilité. Des forêts de Norvège aux plaines de Sibérie, Sarah se lance dans une enquête haletante qui sera aussi celle de son passé. Que découvrira-t-elle dans ce vieux manoir perdu dans les bois ? Osera-t-elle se rendre jusqu’à l’île du Diable ? Dans ce nouveau roman aussi glaçant qu’intriguant, Nicolas Beuglet nous plonge dans les événements les plus noirs et méconnus de l’histoire du communisme. Il nous confronte à cette question essentielle  : pour le meilleur comme pour le pire, quelle part de nos ancêtres porte-t-on en nous ? « L’île du diable », de Nicolas Beuglet, XO Editions, 310 pages, 19,9 € ★★★★✩ Cette rentrée, Dargaud a lancé « Visions du futur », six récits d’anticipation dans lesquels autant d’auteurs livrent leurs visions du futur. Dans « Mécanique Céleste », Merwan dépeint un monde post-apocalytpique et divisé. Aster et son pote Wallis vivent, ou plutôt survivent, dans une forêt,en marge de la cité agricole de Pan. Mais alors que la république militaire de Fortuna menace d’envahir leur cité par la force, la jeune Aster et les habitants de Pan vous avoir l’occasion de briller et de s’illustrer. En effet, l’avenir de leur peuple va se jouer lors d’un tournoi de Mécanique Céleste, un sport futuriste inspiré de la balle aux prisonniers mais qui devient un véritable parcours du combattant quand les militaires modifient les règles à leur guise.Après un départ plutôt timide,ce long et bel album prend son envol avec les rencontres haletantes de Mécanique Céleste. L’ouvrage s’adresse davantage à un public adolescent et il est difficile de ne pas y retrouver l’influence de films comme « Hunger Games ». Il n’en reste pas moins, un excellent récit d’anticipation magnifiquement dessiné, tout en aquarelle, par Merwan. (tw) « Mécanique Céleste » de Merwan, éditions Dargaud, 200 pages, 24,99 € ★★★★✩



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