Métro Belgique n°4110 24 oct 2019
Métro Belgique n°4110 24 oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°4110 de 24 oct 2019

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : n.v. Mass Transit Media

  • Format : (259 x 365) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 5,7 Mo

  • Dans ce numéro : l'eau moins chère pour aider les sans-abri.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Jeudi 24 octobre 2019 metro 6 NEWS AFP/S. De Sakutin Le procès « Charlie » débutera en mai Le procès aux assises des attentats de janvier 2015, les premiers de la vague d’attaques jihadistes ayant frappé la France, est prévu du 4 mai au 10 juillet 2020 à Paris. Quatorze suspects doivent comparaître dans ce procès de la tuerie de « Charlie Hebdo ». Ils sont soupçonnés à des degrés divers de soutien logistique aux frères Kouachi et Amédy Coulibaly. AFP/B. Smialowski La Turquie ne reprend pas son offensive en Syrie Citron ou vinaigre ? Boeing limoge le patron des avions commerciaux AFP/D. Souleiman AFP/Getty/D. Ryder CHICAGO Boeing a annoncé le limogeage du responsable de sa division d’aviation commerciale (BCA), Kevin McAllister, premier départ d’un cadre dirigeant depuis le début de la crise du 737 MAX, immobilisé au sol depuis mi-mars après deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts. Kevin McAllister est remplacé immédiatement par Stan Deal, salarié du groupe depuis 1986 et jusque-là à la tête de la division proposant différents services (maintenance, formation des équipages…) de l’avionneur. Cet ingénieur de formation, arrivé de chez General Electric il y a deux ans et plébiscité pour sa bonne connaissance des usines, avait été propulsé en 2017 à la tête de BCA pour accompagner les montées des cadences de production des principaux programmes de Boeing (le 737 MAX, le 787 et le 777). Son départ intervient une dizaine de jours après que le grand patron, Dennis Muilenburg, s’est vu retirer le titre de président du conseil d’administration. « À ce stade, il n’existe pas de besoin de mener une nouvelle opération », a fait savoir le ministère. La Turquie a lancé le 9 octobre une offensive dans le nord de la Syrie. Baptisée « Source de paix », cette opération visait la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG), considérée comme « terroriste » par Ankara. Puis, en vertu d’un accord arraché par le vice-président américain Mike Pence, Ankara avait accepté le 17 octobre de suspendre son offensive pendant cinq jours, délai qui a expiré mardi à 19h. Cet accord prévoit la mise en place d’une « zone de sécurité » de 32 km de largeur en territoire syrien. « Au terme de la période de 120 heures, les États-Unis ont annoncé que le retrait des YPG de la zone est achevé », a précisé le ministère turc. Un nouveau brûlot sur Trump ANKARA La Turquie n’a « pas besoin » de reprendre son offensive contre les forces kurdes dans le nord de la Syrie car ces dernières se sont retirées des zones frontalières, a annoncé le ministère turc de la Défense. PÉKIN La Chine prévoit de remplacer la cheffe de l’exécutif hongkongais Carrie Lam, en difficulté après quatre mois de manifestations de plus en plus violentes dans le territoire autonome, a rapporté le Financial Times. En poste depuis mi-2017, Mme Lam cristallise la colère des protestataires, dont la plupart réclament sa démission de la tête de Hong Kong, ex-colonie britannique rendue à la Chine en 1997. Pékin offre jusqu’ici un soutien total à la dirigeante et dénonce les violences commises par les manifestants, qui exigent depuis juin davantage d’autonomie et de libertés civiles face à la mainmise jugée grandissante du gouvernement central. Mais selon le Financial Times, qui cite des personnes informées des délibérations en cours, les autorités centrales élaboreraient un plan pour la remplacer par un chef de l’exécutif « par intérim ». Déjà poussé dans les cordes par la procédure de destitution qui le menace, Donald Trump devrait bientôt endurer une nouvelle épreuve avec la publication d’un livre d’un haut responsable de son administration, auteur l’an dernier d’une tribune explosive dans le New York Times. « A Warning » doit être publié le 19 novembre aux éditions Twelve. ACCORD AVEC LA RUSSIE Selon une source diplomatique turque, ce retrait kurde a été confirmé au téléphone par le secrétaire d’État américain Mike Pompeo à son homologue turc Mevlut Cavusoglu. L’annonce de la Turquie intervient alors que les présidents russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan se sont entendus sur un contrôle de la frontière turco-syrienne. En vertu de cet accord, des militaires russes et syriens vont patrouiller dans les secteurs de la bande frontalière bordant la zone où l’armée turque a mené son offensive. L’offensive turque en Syrie a suscité un tollé international, plusieurs pays dont des européens, s’inquiétant du sort des civils mais aussi des nombreux jihadistes détenus par les Kurdes et qui pourraient s’enfuir. Pékin veut remplacer la cheffe de l’exécutif de Hong Kong « NE PAS CÉDER AUX VIOLENCES » Ces sources ont cependant déclaré que tout dépendait de la situation sur le terrain. Un retour à l’ordre serait un préalable à tout remplacement de Carrie Lam, afin de ne pas donner l’impression de céder aux violences. Si le président chinois Xi Jinping valide le départ Une désescalade grâce à l’accord de Sotchi AFP/B. AlkasemSOTCHI L’accord russo-turc conclu avant-hier à Sotchi sur un contrôle de la frontière syrienne et un retrait turc constitue une tentative pour parvenir à la fin du cycle actuel de violence, a reconnu l’Union européenne, via la présidence finlandaise du Conseil. « Concernant l’accord dit de Sotchi, la désescalade des hostilités au nord-est de la Syrie pourrait sauver des vies et prévenir des souffrances de populations civiles », a commenté Titty Tuppurainen, en charge des Affaires européennes. « Dans ce sens, nous l’accueillons comme une tentative pour arriver à la fin du cycle actuel de violences ». AFP/E. Jones de Carrie Lam, son successeur à la tête de l’exécutif hongkongais devrait prendre ses fonctions en mars. Dans un enregistrement audio dont le contenu a fuité en septembre, Carrie Lam avait déclaré qu’elle démissionnerait si elle en avait le « choix ». Elle avait ensuite démenti vouloir quitter son poste.
metro Jeudi 24octobre 2019 NEWS 7 Léonard de Vinci en majesté PARIS Cinq cents ans après la mort de Léonard de Vinci, le musée du Louvre a inauguré la plus grande exposition jamais mise sur pied autour de l’œuvre du génie de la Renaissance, qui s’annonce d’ores et déjà comme un succès populaire. Près de 162 peintures, dessins, sanguines, manuscrits, sculptures, objets d’art ont été réunis à l’issue d’un travail titanesque de dix ans. Seulement onze des quelque 20 tableaux attribués au maître y figurent. Mais ils sont mis chacun magistralement en valeur par le reste des œuvres qui les environnent et contribuent à en expliquer la genèse. « Il n’a rien publié, très peu peint, ses tableaux sont restés inachevés… Pourtant les gens étaient fascinés. C’est à l’image de sa vie », résume Vincent Delieuvin, conservateur du département des peintures du musée parisien et un des deux commissaires. Déjà plus de 180.000 tickets avec créneaux horaires ont été réservés. Casque sur la tête, le visiteur pourra aussi contempler la Joconde et lui sourire « en vrai » dans un petit film de réalité virtuelle qui la restaure dans sa luminosité première, sans la patine jaune du temps. Cette rétrospective est construite selon une scénographie ample, didactique  : elle se veut un voyage dans la personnalité foisonnante de ce peintre italien protégé des princes, déjà célèbre, célébré et commenté en son temps. Un personnage qui fait toujours l’objet de beaucoup de légendes, de livres Demandez la recette de la mayonnaise à Google Nest Hub. Le bâtard  : Né hors mariage, bâtard, malheureux affectivement mais non matériellement (il est issu d'une lignée de notaires toscans), il va très tôt se passionner pour les sciences naturelles. Son goût pour la science est peut-être une façon de fuir une réalité douloureuse, a-t-on analysé. Chez les puissants  : Très vite, quand il s'établit à Florence, il découvre l'atelier du réputé Verrocchio et fréquente les puissants. Selon Louis Frank, un des commissaires de l'exposition, il était « un homme grand, fort, très beau, lucide et mélancolique », qui « aimait beaucoup parler de ce qu'il faisait. Sa démarche était très rationnelle et pas du toutésotérique ». Il s'habillait d'une façon qui le faisait remarquer. En outre, n'ayant besoin de rien, matériellement assisté par les mécènes et les princes, « il avait fondamentalement le temps et il le prenait ». Homosexualité  : Son homosexualité a beaucoup été commentée. Y compris à travers certains de ses portraits de femmes, assez androgynes. Il sera accusé à Florence de « sodomie » avec un prostitué. On a parlé d'une liaison avec son assistant Salai, et d'autres jeunes hommes. Mais rien n'est attesté. AFP/F. Guillot et de fantasmes. L’exposition est riche en dessins remarquables, en documents et croquis passionnants, ainsi que des œuvres d’autres artistes de la Renaissance. Elles le restituent dans une époque agitée, où il circulera entre Florence, Milan, Mantoue, Venise, Rome Spectacles grandioses  : Son vrai métier sera d'organiser des spectacles extraordinaires pour les princes et leur cour. « C'était son métier de distraire, de raconter des histoires, il était très amusant », dit le commissaire. Il y consacrait beaucoup de temps. Chercheur  : Il y a ensuite le chercheur né, passionné. Recherches en anatomie, botanique, mécanique, astronomie, architecture. Il veut comprendre l'intérieur des phénomènes. « Il avait un sentiment intense du passage des choses, de l'universelle destruction. Il estimait et enfin la France. UNE TECHNIQUE ÉBLOUISSANTE Des réflectographies infrarouge à la taille des tableaux révèlent les différentes étapes de leur conception  : Léonard retravaillait ses sujets parfois durant 15 ans, et les laissait inachevés. Chaque peinture est une histoire, souvent riche en significations, en symboles, en nondits, en hésitations. Chaque geste, chaque doigt signifie quelque chose. L’expression des sourires a de multiples sens. Ainsi son « Saint Jean-Baptiste »  : grâce au « sfumato » (procédé technique qui estompe les contours et les détails) le prophète qui annonce la venue du Christ « sort à la fois de l’obscurité et retourne au même moment dans l’ombre » une fois son message proclamé, souligne Vincent Delieuvin. Signification forte, « éblouissant techniquement ! ». Très exigeant, Léonard mettait la science au service de la peinture, afin de donner de l’Homme et de la nature la vision la plus précise et la plus approfondie possible. L’exposition, insiste-t-on au Louvre, veut montrer que la peinture était essentielle et non secondaire pour Léonard  : un aboutissement visuel de ses recherches scientifiques, et non le contraire. Un homme aux multiples facettes PARIS Qui était Léonard de Vinci (1452-1519), ce « génie universel » ? Parmi les multiples facettes qui le caractérisent  : une curiosité insatiable pour décrypter le monde et une insatisfaction qui le contraint à remanier sans cesse ses œuvres. Ph. Zummolo/IStock.com AFP/F. Guillot que les quatre éléments (terre, air, feu, eau) désiraient revenir au chaos initial », souligne encore Pierre Frank. Inspiration mystique  : Les thèmes religieux du Salut -autour la Vierge, Sainte-Anne, Saint Jean-Baptiste, le Christ « Salvator Mundi », Saint Jérôme- l'inspirent profondément. Croyant mais pas pieux. Corps et machines  : Le corps humain, ses proportions, son harmonie ou sa disharmonie, le visage, ses expressions le fascinent. Ainsi son « Homme de Vitruve » exposé au Louvre définit les proportions du corps. Ses découvertes scientifiques qu'il couche dans les multiples croquis de ses codex lui permettront d'imaginer des machines, seront des sources d'inspiration pour les savants. Au service du condottiere Borgia, il sera même un temps ingénieur militaire et concevra des plans de machines de guerre. Le peintre génial  : Toute cette connaissance d'une vie, il la verse dans sa recherche picturale des visages, des expressions, de la vibration qui émane des silhouettes. Il laisse inachevées des parties entières pour faire ressortir l'essentiel. « Plus il avance dans sa carrière, plus il se concentre sur l'expression ellemême... Il supprime pour mettre en valeur les visages et l'expression des sentiments humains », souligne Vincent Delieuvin. Pour Léonard, « la peinture doit restituer la vérité de l'être humain, son anatomie, les passions de l'âme, mais aussi le monde », souligne-t-il.



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